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intro moulins
 
L’abondance des cours d’eau, torrents et cascades en Lavedan a permis dès le Moyen Âge, la multiplication de petits moulins à eau ou molis, pour moudre le grain. Saint Orens aurait été, à Villelongue, le premier à réaliser un moulin au Ve siècle. Il faut dire que les fors octroyés par les comtes de Bigorre aux populations locales leur ont laissé une certaine autonomie quant à la construction et à la gestion des moulins, comme pour l’usage des estives. 


                                                                                 Généralités
                                                     

En 1809, on dénombrait plus de 1 650 moulins à eau dans le département. Ils étaient le plus souvent implantés le long des affluents du Gave plutôt que sur le Gave lui-même, dont les débordements dévastateurs étaient fréquents. Ils étaient associés à des ouvrages de "petite hydraulique" : canal d'arrivée, bief, vanne , déversoir de trop plein et canal d'irrigation  ou "gaou" (0).

En 1708, fut instraurée une taxe sur les moulins par les Etats de Bigorre.  Seuls les documents sur la vallée de Barège (s) ont pu être retrouvés dans les archives de Luz. Ladite vallée abritait à cette époque 178 moulins. La plupart avec  une seule paire de meules.

Ils étaient surtout destinés à la production de farine de seigle, milloc, millet, maïs ou blé ; parfois à la production d'huile de noix et plus rarement au broyage de fèves de cacao (chocolats Pailhasson).
Chaque torrent était surmonté de plusieurs petits moulins, les uns à la suite des autres, en chapelet ; la même eau les faisait tourner tous ensemble. On peut encore le voir dans certains villages comme à Arcizans-Dessus ou à Sazos, par exemple. Très souvent, dans les villages pauvres, les moulins étaient propriété commune de plusieurs familles voisines (vesins) qui se répartissaient les jours de mouture. Les droits de moulande se transmettaient de génération en génération. En dehors du pays toy, il existait des moulins qui appartenaient au seigneur ou à une communauté religieuse qui les louait moyennant rétribution en nature. L'utilisation de ces moulins était obligatoire. Ce sont les moulins banaux (de banalité). Parmi les moulins banaux nous avons, d'après les Annales du Labeda de Jean Bourdette, ceux des seigneuries laïques (1) et ceux des seigneuries ecclésiastiques (2). Une particularité, les moulins banaux communaux avec la permission du roi (3).

Une réglementation très stricte de l’utilisation de l’eau rendait nécessaire un calendrier bien établi des jours et heures d’utilisation des ruisseaux, car les débits n’étaient pas réguliers.
Parfois les moulins surtout en plaine, servaient de maisons aux meuniers. C’étaient alors des bâtisses plus importantes, comme à Juncalas ou à Lourdes, les moulins de Boly et Lacadé où vécurent Bernadette et ses parents. L’apparition de la turbine au XIXe siècle, a permis aux moulins les plus importants de se transformer en minoterie ou en usine fournissant de l’électricité. Le premier du département à fournir de l’électricité fut celui de Saint-Créac. Il alimentait l’hôtel Moderne en 1885. Puis ce fut au tour des Grottes de Bétharram, du Pic du Jer, d’Argelès fin 1885 et de Cauterets en 1895. En 1897, les centrales de Calypso et du Pont de la Reine permettront d’actionner le tramway Pierrefitte-Cauterets-Luz  (P.C.L.). Démantelé depuis.

(0) Jean Bourdette dans ces Annales du Labéda en a fait l'inventaire, édition Lacour, tome 2, pages 208 à 211 et tome 3, pages 5, 6 et 546
(1) Les moulins des seigneuries laïques du vicomte du Castelloubon (5 moulins), de la seigneurie de Vieuzac, de celle d'Ourout, de Miramon d'Adast, du seigneur de la Pène à Sère-en Lavedan, du domec de Lias et de celui d'Arcizans -Avant, du baron des Angles (2 moulins, dont 1 à Arcizac-ez-Angles)
(2) Les moulins banaux des seigneuries ecclésiastiques du prieuré de Saint-Orens, du monastère de Saint-Savin et de l'Ordre de Malte à Gavarnie.
(3) Ceux des communes d'Agos et de Vidalos.
 
torrents
                     moulin plaine
             
Abondance de l'eau                Moulin de plaine (faisant office de moulin et de logement), ancien moulin Soubirous

Petits moulins à eau de montagne

Petit film du moulin de Sazos
Après le film d'animation

https://vimeo.com/44047110?ref=fb-share&1
 
 
 canal derivation         roue godets
         Canal de dérivation                             Roue à godets propulsée par le courant.
Photos J. Omnès                                        


Quelle que soit l’importance du moulin (simple cabane ou maison d’habitation), vous trouverez les mêmes outillages : comme le coffre à bluter et son tamis, la meule volante (près de 130 kg) tournant sur la meule dormante. C’est sur la dormante qu’étaient déversés les grains ou les noix. La meule volante (tournante) est en position verticale dans les moulins à huile ; cela permet de mieux écraser les cerneaux de noix. Vous en verrez un exemple à Villelongue chez Éric Garcie. À l’extérieur, la pierre plate située près de la porte servait à poser le sac de grain ou de farine avant le chargement. Beaucoup de portes possédaient une chatière. Le chat étant très utile pour éliminer les rongeurs. Sous la bâtisse, la roue à aubes ou à godets entraînait la meule volante. Sa vitesse était réglée par le contrôle du débit de l’eau.
Les céréales moulues étaient : le maïs ou eth milhoc pour le pastet, la tourradisse, le mesturet, les trusas et pour les animaux.
Le millet ou eth milh pour les bouillies.
Le sarrasin ou eth milh moro pour le pastet, les crêpes et le pain,
L'orge ou eth balharc surtout pour les animaux.
L'avoine pour les animaux était rarement moulu.
Quelques moulins à huile broyaient les cerneaux de noix et d'autres plus rares (moulins à billes) les fêves de cacao.

          moulin Sazos
    Plan moulin Sazos
                                                                                      Croquis de la mairie de Sazos, pour la visite des moulins


Moulin encyclopédie

                                                                            Mécanisme vu par les Encyclopédistes

   Explication du fonctionnement par un propriétaire de moulin en Béarn :

https://www.youtube.com/watch?v=OSGelsrfD4Q                                                                      

                                                                Fonctionnement du moulin à grains

L'eau du canal d'amenée était arrêtée  par uo estouridèro dont la vanne abaissée empêchait l'eau de s'introduire dans le bief (coubicoum). Ce dernier était formé d'un tronc d'arbre creusé, ou de planches jointes, formant conduite. On donnait au coubicoum une pente assez raide, dont l'eau, une fois la vanne levée, tombait sur la roue à godets ou  eth arroudet. Cet arroudet horizontal  actionnait un arbre horizontal (eth arbe) qui était implanté en son milieu. L'extrémité supérieure de l'arbre vertical traversait la meule dormante  et supportait la meule courante (eth hourat), l'entraînant en rotation au moyen d'une pièce de fer nommée andilhe, solidement fixée dans la masse de la meule.
Les deux meules précitées  étaient enfermées dans un coffre de bois ou tambour (eth cofré). On versait le grain dans une trémie (èra trémouye), sorte d'auge assez grande, carrée, large en haut et très étroite en bas, comme un tronc de pyramide renversé. Placée au-dessus des meules, elle était munie d'une ouverture vers le bas. Sous la trémouye se trouvait un petit auget ou sabot (eth carelh) légèrement incliné également ouvert vers le bas. Il était suspendu par des cordes enroulées sur de petits treuils qui servent à la rapprocher ou à l'éloigner de la trémie pour régler l'écoulement du grain.
Par ailleurs, le carelh était animé mécaniquement d'un mouvement régulier d'oscillation provoqué par la meule courante par l'intermédiaire d'un tourniquet, sorte de barre de fer ou èra tracadère. C'est cette tracadère qui produisait le tic-tac du moulin, et ce tic-tac donna le nom à l'objet puisque tracadère peut se traduire en français par la babillarde (qui parle beaucoup, bavarde).
Le grain arrivait entre les deux meules par un trou central de la meule courante et pénétrait dans l'intervalle des deux meules où il était broyé. La mouture tombait enfin dans une huche (èra massio), dans laquelle elle s'entassait. Pour séparer le son de la farine, on versait ladite mouture dans un sas formé d'un cercle de bois tendu d'une toile claire (ou sède), à l'aide d'une petite pelle aux bords relevés (èra palèto). La sède servait pour le blé, l'orge, le seigle et le sarrasin. On se servait aussi d'une toile plus claire (u sedas), pour le maïs. La sède ou sédas était ajustée sur la partie supérieure d’un coffre ou blutoir (èra baritadèro) dans lequel tombait la farine fortement secouée.
À l'aide d'une espèce d'écouvillon en peau d'agneau, la farine était mise dans des sacs en peau (barciès) pour la conservation, ou dans des sacs en toile de lin (saquetes). La sorte d'écouvillon qui servait à cela s'appelait u escoubalh.
Depuis le moulin, on pouvait ouvrir ou fermer la vanne de l'écluse, à l'aide d'une longue barre. De même, pour obtenir une mouture plus ou moins fine, on pouvait soulever la meule courante au moyen d'une sorte de levier ou  lhebade,  placé à l'intérieur du moulin.
Dans ces petits moulins, il se perdait beaucoup de farine. Le rendement était pauvre et la poussière (et’obe) de farine envahissait tout. De plus, peu à peu, l'usure provoquée par le mouvement sur les meules elles-mêmes mélangeait du sable à la farine et faisait "s'asseoir" la meule courante qui ne pouvait bientôt plus fonctionner. Il fallait alors repiquer, rhabiller les pierres à l'aide de pointes de fer  (puntes de rabilla.)
Texte inspiré de celui de la "Visite des moulins de la mairie de  Sazos". Voir également les articles de Christian Parrou dans le bulletin de la Société d'Études des Sept Vallées de 1981 (N013) .

             Roue à godets            trémis1 


                             Roue à godets                                        Double trémies.

Certains moulins possédaient jusqu'à trois meules, au piquage de la pierre différent afin de moudre trois variétés de céréales. Photos J. Omnès

                                                                        meules 2
                                                                                        Meule

                                                                                                                 moulin roue godets 

                                                       Sazos roue à godets                           

                                               Moulin à eau-roue à godets. Photos J. Omnès

                                                                                   MOULINS A NOIX

Il y avait également des moulins à noix pour en extraire l'huile. Le système était le même sauf que la meule mobile était verticale. La pate obtenue après écrasement des noix décortiquées était réchauffée sur un fourneau, puis pressée dans une presse à vis comme pour le vin afin d'en extraire l'huile.

                                                                        Les canaux dirrigation et de force motrice 

Les  gaous (gaùs) ou aygueràs

En pays du Lavedan où l’eau est abondante les habitants  ont su depuis des temps immémoriaux utiliser les eaux des nombreux torrents, par le creusement de canaux ou gaous (gaùs) afin d’arroser champs et prés  et faire tourner moulins et scieries. Cette coutume peu connue du grand public à fait l‘objet d’un texte de Monsieur Chausenque : «  L’habitant des Pyrénées, habile dans l’art de l’irrigation sans autre maître que l’expérience, a le coup d’œil sûr pour trouver les niveaux sur les pentes les plus tourmentées. De chaque ravin , il dérive un cours d’eau qu’il dirige presqu’horizontalement le long de la limite supérieure des terrains dont la déclivité est assez douce pour porter des prairies ; et de ce canal principal, entretenu avec soin, sortent des filets d’eau subdivisés à volonté au moyen d’ardoises mises de champ Par ces simples manœuvres , toutes les parties  de ces prés sont couvertes d’eau , dès que les foins sont fauchés  et une herbe nouvelle fraiche et vigoureuse, les pare de nouveau au bout de quelques jours… » Ces canaux, tant pour l’irrigation, que pour la marche des moulins et scieries nécessitaient une bonne entente entre tous les voisins et une acceptation des règles de partage des eaux, avec des ouvertures des vannes à des dates et heures précises pour chaque utilisateur, comme pour les moulins en chapelets le long de torrents, puissent bénéficier des actions de l’eau, en tant que force motrice et d’irrigation. Jean Bourdette dans son tome 2 page 209,  en fait un inventaire avec une description détaillée des deux  gaous d’Argelès : l’Escourra (Scourra) et l’Arriéou, appelées l’une et l’autre, Canal  des Moulins. Ils faisaient tourner sept moulins dont celui du domec de Vieuzac (Biéouzac)et  deux scieries.

 


Un moulin de plaine

La toponymie locale a l’avantage à ce que les  anciens noms bigourdans aient été conservés  dans les nominations de nombre de chemins et de routes. Aussi, le cami de la Moule ne pouvait que nous amener à un moulin… ou à ses ruines. Effectivement au bout du chemin, juste avant d’atteindre le gave se trouve un moulin encore en état. Il n’est pas mentionné sur les cartes IGN. C’est celui de la ferme voisine qui abrite une immense stabulation. Il s’agit d’un moulin de plaine actionné par les eaux d’un canal d’irrigation ou gaou (gaù) : le Gabaret. Ce canal aux eaux puissantes   part de la rive gauche du gave, traverse les plaines de Nestalas, d’Adas, de Balagnas, de Lau (Lau) et de Saint-Savin (Sén- Sabit) avant de rejoindre le gave juste avant de la confluence du gave d’Azun.  Il actionnait 7 moulins dont celui des Pères de Saint-Savin visible sur la gauche et irriguait cette zone à vocation agricole. Il est parfois appelé Petit gave. Les canaux de dérivation et de fuite de ce moulin ont été comblés et les vannes enlevées.

Adast la Moule 2  chemin de la Moule

                                                                   Adast la Moule
 
Adast le Gabaret  Le Gabaret

   

                                              Les moulins de village, par ordre alphabétique

1-Adast, 2-Adé, 3-Agos, 4-Arcizac-ez-Angles, 5-Arcizans-Avant, 6-Arcizans-Dessus, 7-Argelès-Gazost, 8-Arras, 9- Arrens- Marsous, 10-Artalens, 11-Aspin, 12-Ayné, 13-Ayzac-Ost, 14-Beaucens, 15-Boô, 16-Bun, 17-Cheust, 18-Escoubes-Pouts, 19-Estaing, 20-Gavarnie, 21-Gazost, 22-Gèdre, 23-Geu, 24-Juncalas, 25-Les Angles, 26-Loubajac, 27-Lourdes, 28-Omex, 29-Ourdis-Cotdoussan, 30-Ousté, 31-Ossen, 32-Ouzous, 33-Paréac, 34-Pierrefitte-Nestalas,  35-Poueyferré, 36-Préchéac, 37-Saint-Créac, 38-Saint-Pastous, 39-Saint-Pé-Rieulhès, 40-Saint-Savin, 41-Salles , 42-Sazos, 43-Ségus, 44-Serre-en-Lavedan, 45-Soulom, 46-Uz, 47-Vidalos, 48-Villelongue-Ortiac-Isaby 

                                                                                   1-   Adast

Le château du fief de Miramont, à Adast possède un vieux moulin, attesté par un acte notarié de 1650. Acte confirmé par un autre acte daté de 1681 et un autre de 1723. Ce moulin n'est pas inscrit comme moulin banier dans les Annales de Jean Bourdette (1), ni sur le chapitre concernant les taxes sur les moulins en 1708 (2). Assez imposant et toujours en état, il est visible de la route de Pierrefitte à Saint-Savin. Il est alimenté par un ruisseau passant sous la dite route, ruisseau  qui se tranforme en laquette artificielle.  Son débit est géré par une vanne. À côté de ce moulin à paire de meules horizontales, se trouve un moulin plus petit. Ce second moulin est mentionné dans l'acte de vente de 1840, de la famille Despourrins à Monsieur Abbadie-Gay de Sazos. S'agit-il d'un moulin à noix ?, nous n'avons pa vu les meules en place, mais probablement, vu les plantations de noyers sur le domaine. Tous deux sont en hauteur par rapport au château qui est en contrebas, ancienne propriété de la famille Despourrins et de Jacques Chancel. Le canal de fuite alimente un petit lac. Voir le dossier Patrimoine architectural : tours et châteaux.

                                          Adast 56b

adat 45 Les 2 moulins l'un au desus de l'autre

Adast 4   Adast 1

Adast 7  Adast 9

                                                                                                   Meule du grand moulin

(1) Les Annales de Jean Bourdette tome 4, page 647, (2) tome 3, page 438


                                                                           2- Adé                                                                      

Le moulin dit de Manet à la sortie du village sur la route de Bartrès sert actuellement d’entrepôt.                                               


Adé 2

      
                                          Adé 3  
Photo J. Omnès


                                                                                        3-Agos
                                                                                Moulin communal

                                             Agos Moulin
Photo J. Omnès

À l'entrée du village, c'est ce  beau moulin avec habitation, rénové. Il a appartenu jadis,vers 1957-60 à Alain Le Ster  de Lourdes. Il abritait à cette époque, un très beau poulailler avec loges à cochon en pierre de taille.
C'est l'un des rares moulins communaux de la région, avec celui de Vidalos. Edifié en 1608, "par permission du Roi"  (1) sur un terrain de la communauté appelé Tonete, ce moulin à deux meules avec prise d'eau sur le gave, était alors affermé tous les ans, par la communauté,  pour dix sacs de grains (bled et millet), et à partir de 1680, avec un loyer payé en argent.
La communauté avait en charge la fourniture des outils et l'entretien du canal et des digues, les paysans devaient prévenir le meunier 24 heures à l'avance et payer par pugnère (2). Le meunier devait moudre dans les 24 h, les grains présentés. Il devait d'aller chercher les sacs chez l'habitant et rapporter la farine. Il avait la charge, bien sûr,  de l'entretien de son outil de travail.

(1) Bail du 21 février 1608 chez Maitre Noguè. ADHP1/784, avec une charge annuelle de fief au bénéfice du roi, payable à la Toussaint.
(2) Vient de poignée, c'était un salaire en nature,  généralement un cinquième de la mouture.


                                                                 4- Arcizac- ez- Angles

Le village abrite quatre moulins le long de l'Echez. La plupart ont été transformés en habitations. Nous avons le moulin-scierie d'Artigusse, de Dussert au quartier Soulé, de Haillade et Sarabayrouse au quartier Bernède, au fond de l'impasse, où a travaillé François Soubirous. Il ne reste rien de l'ancien moulin, la maison est moderne.
On peut rajouter une ancienne maison-scierie, dite la Sarre, qui a fonctionné jusqu'à la seconde guerre mondiale. Attenante à la ferme, la scierie a gardé son système d'alimentation avec le ponceau de schiste qui recouvre le canal dérivé. Le bâtiment sert maintenant de stockage de bois.
J'ignore quel est le moulin qui appartenait au baron des Angles, existe-t'il toujours ?
 

                                         Moulin dArcizac

                                        Moulin d'Arcizac- ez- Angles au Petit Lourdes

                                                     5-Arcizans -Avant (Arcizas Daban)
 
Le village abriterait d'après Dédé Cuel, originaire d'Arcizans,  8 moulins, tous situés le long du gave d'Azun.  Mais certains  doivent être abordés par Argelès-Gazost et un par Balagnas. À Argelès,  la  délimitation entre cette cité et Arcizans se trouve le long de la promenade de l'Arrieulat sur la rive gauche du Gave, par de gros rochers-bornes. Ils sont situés  sur les rives avec une barre de fer enfoncée dans la pierre. L'un d'entre eux est situé avant le pont de bois de l'Arrieulat. Photo ci-contre
 

                                          11 borne limitrophe N 42 aval gave dAzun 2

 
1) Le moulin de Carassus (Dominique). Sur l'inventaire de Dédé,  il a le numéro 3
 

     6 Arcizans Avant panneau moulin Anthian Rémi Lucette 7

Situé sur la rive droite du gave d'Azun, dans le quartier Eths Arrabets, il est tout en pierres sèches, montées semble-–t-il sans mortier. Le peu qu’il reste est noyé sous la mousse et la végétation. Un arbre s’est abattu sur sa toiture. Le canal de dérivation et d’évacuation a profité d’une boucle du gave pour avoir son tracé tout droit.  Les biefs d'arrivée et  de départ sont bien visibles. En revanche, les meules semblent absentes. Un enlèvement des mousses serait bien utile pour avoir une meilleure vision. Il a gardé le nom de l'ancien propriétaire Dominique Carassus. Le dernier étant Remi Anthian Sarbatx

Son accès : à la sortie du village prendre de suite à droite la route du lac qui longe le réservoir sur sa droite  jusqu’au bout au lieu dit Les Lannes (Carte IGN), où se trouve l’ancienne décharge locale. Juste avant celle-ci, sur la gauche un passage est réservé entre les barbelés et deux poteaux de fer. À 15 mètres, un panneau annonce « moulin Carrassus ». La descente est rude, les arbres déracinés nombreux. Des cordes tendues au début de la rampe et des rubalises  facilitent la marche. Il s’agit plus d’un sentier muletier qui demande une certaine agilité. Peu recommandé aux enfants et par temps de pluie.  En bas, belle petite cascade et plage de gravier où il est interdit de se baigner. Compter environ 20 minutes de descente.

Ses coordonnées : latitude 42°59'32.97'' N ; longitude 0° 06' 59.53'' W  ; altitude 528, 86 m ; il a le numéro 15 sur le plan cadastral napoléonien

                                                                                 4 Arcizans Avant Moulin N 3 Carrassus Dominique 1

               Moulin Carassus.       Plan cadastral napoléonien  illustré par Dédé Cuel                                                            

                                                            Photos Jean Omnès du moulin Carasus

          Arcizans la corde     Arcizans cascade
                                              Descente abrupte                                   En bas petite cascade

                            Arcizans moulin 1

Arcizans Avant Moulin N 3 de Carrassus 1 Canal de dérivation, au fond le Gave

                                                                      Ruines du moulin

Arcizans plage Plage de petits galets, au pied du moulin

1bis) L'autre moulin répertorié, est celui du fief des seigneurs d'Arcizas (Arcizans –Avant),  propriétaire du château, dit communément du prince Noir. Ce n'était pas un moulin banal comme celui de la seigneurie des Angles, il n'appartenait pas non plus au Pascaou (Pascal) des moines de Saint-Savin (1). Il est situé à moins de 1 km, au sud-ouest du château, en contrebas sur le Gave d'Azun tel que mentionné dans les Annales du Labeda de Jean Bourdette (1). Les seigneurs d'Arcizas ont régné de 1050 à 1583. Il ne reste qu'à le trouver lui ou ses ruines au fond de la gorge du Gave d’Azun.

(1)  Jean Bourdette dans ses Annales, tome 1 pages 126 à 131, nous offre les preuves de cette indépendance vis à vis du monastère, du  fief des seigneurs d'Arcizas. Ils étaient vassaux du comte de Bigorre.    
Ps : son nom nous est inconnue. Peut- être est-ce celui de Carassus, vu sa proximité du château ?

 2) Le moulin Theye
Les ruines de ce moulin  se trouvent à l’est de la commune en limite du bornage avec Lau-Balagnas. Il a le numéro 26 sur le cadastre napoléonien, dans le quartier Eths Arrabets. Dans l’inventaire de Dédé Cuel, il a le numéro 7 des moulins d’Arcizans. Son nouveau propriétaire est Jeanne Vergez (1). 

En fait, bien que se trouvant sur le territoire d'Arcizans, rive droite du Gave, il faut aller à Balagnas  et remonter un champ derrière l'usine hydroélectrique, au bout du chemin. Une canal de dérivation important a servi aussi bien à irriger le champ qu'à faire tourner le moulin. De ce dernier il ne reste pratiquemnt rien si ce n'est la voute de passage de l'eau sur  laquelle à poussé un  arbre imposant. C'est dire la robustesse de l'ouvrage. Pour voir le départ de ce canal il faut monter bien plus haut. Il longe le gave. Voir le plan ci-dessous.

Ses coordonnées : latitude 42°59’52.18’’ N, longitude 0° 06’27.03’’ W, altitude 493,31m

(1)    Informations Dédé Cuel                                                            4 Arcizans Avant Moulin N 7 Theye Vincent 1 1

          Cadastre napoléonien ; le moulin Theye se trouve à  droite avec le numéro 7 d'après l'inventaire de Dédé Cuel

Arcizans Theye 3

                              Arcizans Theye 1
 
                                     Arcizans Theye 2
 
Arcizans Theye 5
Enorme arbre sur la voûte du moulin

                              Arcizans Theye 7

                                                                                  Photo Dédé Cuel
 
3) Le Moulin Lacarret
Lui aussi sur la rive droite du gave d'Azun, le premier en amont, dans le quartier Tachouas avec le numéro 2 sur le plan cadastral napoléonien. Il ne présente plus que des ruines. Il appartient à Joseph Pradet. Il est enregistré n° 1 dans l'inventaire Dédé Cuel.
Ses coordonnées : latitude 42°59'17.48''N, longitude 0°07'09.23'' W, altitude 551, 36 m. 
 

4 Arcizans Avant Moulin N 1 Biès Bernard

                                                    Cadastre napoléonien, le moulin Laccaret a le numéro 2
4) Le moulin Suberbie et ses deux voisins 

Lui aussi sur la rive droite du gave d'Azun dans le quartier Eths Arrabets avec le numéro 24 sur le plan cadastral napoléonien. Il ne présente plus que des ruines. Il appartient à René Pradet et est enregistré n° 6 dans l'inventaire Dédé Cuel.  Pour accédér à ces trois moulins il faut prendre le chemin  (sentier de promenade) et traverser le pont.
Ses coordonnées : latitude 42°59'49.85''N, longitude 0°06'37.32'' W, altitude 491, 43 m. 

                                 4 Arcizans Avant Moulin N 6 Pradet Dominique Suberbie

 Arcizans Pradet

Arcizans Pradet 4 

Canal de dérivation

5) Le Moulin Antoine Loubère

Lui aussi sur la rive droite du gave d'Azun dans le quartier Eths Arrabets avec le numéro 22 sur le plan cadastral napoléonien. Son accès comme  celui de ses deux voisins 20 et 24 se fait par le pont de l'Arrieulat à Argeles-Gazost  Il ne présente plus que des ruines couvertes de végétation, mais avec encore ses deux superbes meules. Il appartient à Jean Anthian Sarbatx et est enregistré n° 5 dans l'inventaire Dédé Cuel. 
Ses coordonnées : latitude 42°59'49.26''N, longitude 0°06'38.87'' W, altitude 505, 19 m

 

4 Arcizans Avant Moulin N 5 Loubère Antoine

                 Cadastre napoléonien. Moulin Antoine Loubère N° 22, à gauche le moulin Cazedebat n°20 et à droite le moulin Suberbie N° 24.

8 Pierres meulières moulin N 5 Loubère Antoine conso

                                                   Loubere
                                                                              Meules nettoyées le 28 03 2021
arcizans Loubere 1
                             Sortie de l'eau du moulin
Arcizans Loubere  
 
                                                  Arcizan Loubere 4
 
6) Le Moulin Cazedebat 

Lui aussi sur la rive droite du gave d'Azun dans le quartier Eths Arrabets à gauche  du moulin Loubère avec le numéro 20 sur le plan cadastral napoléonien. Il ne présente plus que des ruines. Il est enregistré n° 4 dans l'inventaire Dédé Cuel. 

7) Le Moulin Eras Arribes ou Alexis Sempé (ancien propriétaire)

Lui aussi sur la rive droite du gave d'Azun, tout en amont,  dans le quartier Eras Arribes avec le numéro 11 sur le plan cadastral napoléonien. Il ne reste plus que les deux pierres meulières. Il appartient à J.-M. Sarniguet et est enregistré n° 2 dans l'inventaire Dédé Cuel. 
Ses coordonnées : latitude 42°59'28.72''N, longitude 0°07'00.26'''' W, altitude 534, 26 m

4 Arcizans Avant Moulin N 2 Sempé Alexis

                                                                                     Indications Dédé Cuel

Arcizans Sarniguet Cliché D. Cuel

8) Le Moulin Antaya
 Il se trouve à l'extérieur de la zone du gave d'Azun. Il n'était pas mentionné dans les plans de 1826.
4 Arcizans Avant Moulin N 8 Antaya nexistait pas à lépoque                                                Cadastre napoléon, son implantation
                                Arcizans Anthaya

                               
                                                      6- Arcizans-Dessus
 

Présence de 22 moulins en chapelets dont seize ont été restaurés. Trois ont été transformés en gite. Jadis, ils étaient une centaine dans la région à moudre de tout : blé, orge, millet, sarrasin ou noix. Visites commentées en été. Dans certains moulins les deux meules sont imbriquées l'une dans l'autre, la meule dormante recevant encastrée la meule tournante.

Ce dispositif ne nécessitait pas de coffre de meules : un cadre de bois soutenant l'ensemble des deux meules  faisait l'affaire. Par contre la trémie et l'auget devaient être suspendus à une poutre ou une traverse fixée dans la charpente.

 

moulin arcizans


Arcizans-dessus     meule-arcizans7
Arcizans-Dessus. Photo J. Omnès                               Meules encastrées avec trémie suspendue 

Arcizans Dessus 8    Arcizans Dessus 4  
                                                                    
Arcizans Dessus

                                                         7- Argelès-Gazost 
                                                                                      
                               Les trois canaux d'Argelès-Gazost à partir du gave d'Azun :
1 de l'Arriéou  de Laou
2 de la Scourra (rue des Moulins, de l'Yser)
3 de l'Arrieulat (impasse de la Terrasse, rue des Lavandières et  Vieuzac)

Le gave d'Azun est à l'origine de ces trois canaux, les 1, 2 et 3

   Arrieulat 4 arrieulat 2
                                                               Le canal de l'Arrieulat

Argeles Yser           Le Gave d'Azun au fond, le canal 3 de l'Arrieulat, avec une vanne à gauche, canal 2 ou de la Scourra.
Photo J. Omnès

C’est surtout le canal de l’Arrieulat , canal 3 , plus long, qui alimentait nombre de moulins. 
Parti du gave d’Azun au sud-ouest d’Argelès, il va se jeter gave de Pau au nord-est. Il servait non seulement à alimenter onze moulins d’après Georges  Peyruc (1), mais aussi des fontaines et des lavoirs comme celui d’Ourout et celui de la rue des Lavandières, au pied de la tour Mendaigne. Il forme une belle cascade et fait tourner une grande roue visible de la nationale. Il irriguait près de 100 parcelles de la plaine. La partie busée la plus importante traverse le parc de la villa Suzanne et passe sous la nationale et va rejoindre le gave de Pau, en amont du confluent du gave du Bergons. La ruelle en escalier ou passage du Parc qui relie le bas de la ville au haut  est franchi par le canal. Au bas de la tour Mendaigne, impasse de la Terrasse,  le canal alimentait un moulin ancien du XVe siècle, qui arrêta son activité en 1953, actuellement démoli, mais dont il reste des ruines dans un jardin et une meule (voir photo). . Le moulin de Vieuzac (Biéouzac) se trouvait au bas de la tour, c'était le moulin banal des seigneurs des lieux, ancienne propriété du père de Bertrand Barrère.

 Sur le canal 2 ou de la Scourra , appelé aussi canal des Moulins, avec un dénivelé plus important . il  passe  sous la rue des Moulins la bien nommée et la rue de l'Yser. Nous avons  au 9 de la rue des Moulins, un ancien moulin devenu le siège des montagnards argelésiens , puis au 7, le moulin Meylouga actuellement maison Echerbault, avec dans son jardin une paire de meules et à côté une porte de fer, entrée de visite du canal, puis le moulin Bégarie avec son entrée rue Cabaliros et plus bas, rue de L'Yser, le second moulin banal, celui des seigneurs d’Ourout, Dépendant du château d'Ourout, il a était affermé ou vendu au XVIIe siècle, en 1619 à un certain G. Dantin ou d'Antin ?. Nous apprenons qu'en 1681, il possédait trois meules dont une blanche. Puis le canal se jette dans le gave de Pau, au niveau du pont du Tilhos après avoir irrigué les champs de la plaine.

D’origine fort ancienne  probablement  avant 1421 (existence d'un bail à fief), ce « canal des moulins » très important dans l’économie locale était géré par une association de meuniers. Au XXe siècle, certains bâtiments se transformèrent en minoterie, d’autres en usine de tissage de la laine de mouton (moulins Astérou et Carrère)  et en foulon (moulin Desrrues). Après la guerre de 1914, seuls subsistaient les moulins Bégarie et Meylouga. La réalisation de l’usine hydroélectrique de Lau Balagnas en 1933 nécessitant une grande quantité d’eau, ces deux moulins ne durent leur survie que par des moteurs électriques fournis par la centrale d’EDF. Le premier moulin arrêta son activité en 1945 et le second en 1984. Difficile lorsqu’on longe la bien nommée rue des Moulins de distinguer une maison d’habitation d’un moulin industriel. 

                                                    Argeles moulins

                    
      
                                                                 Argeles
                                  Les montagnards argelésiens, canal de la Scourra.u 9  rue des Moulins.
Photo J. Omnès

                               Argeles6
.                                            Moulin Bégarie, entrée rue Cabaliros, canal de la Scourra.
Photo J. Omnès

Argeles 9

Le Moulin Bégarie de la rue du Cabaliros
Echerbault 5                                           Moulin Meylouga (maison Echerbault), 7 rue des Moulins. Photo J. Omnès

                              Argeles Echerbault 1
7  rue des Moulins  au pied du moulin Meylouga ces deux  meules et la porte d'accès au canal ci-dessous

                                                                     Aregeles arrieulat

                                                                   Escalier d'accès au canal, 7, rue des Moulins

                                                                     aregeles 1
                              Ancien moulin banal d'Ourout, rue de l'Yser et son canal de la Scourra.
Photo J. Omnès

Argeles 0                                             Le moulin banal d'Ourout, rue de l'Yser. Photo J. Omnès

Argeles Impasse de la Terrasse 
    Ruines de l'ancien moulin du XVe siècle, d'Argelès, impassse de la Terrasse 

Argelès Maison du meunier à gauche, le moulin a été rasé, le canal 3 de l'Arrieulat passe au milieu du jardin.
Photos J. Omnès


        Argeles moulins                                                           
                  Le canal  passe dessous

Argelès moulin cental 2                                      Le canal de l'Arrieulat se trouve au centre, entre les rangées de pierres. 

      Argeles 8  
      Vieuzac, canal de l'Arrieulat
                           
(1) Dont six à Ourout, deux à Argelès, un à Vieuzac (Biéouzac), et deux à Ayzac.
Les canaux de dérivation étaient appelé localement gaou.

Le canal 2 de la Scourra du gave d'Azun qui est en grande partie recouvert de dalles ; ici, au niveau  de la rue de l'Yser.  Il en est de même pour celui de l'Arrieulat, caché sous les dalles.

                                                                                Argeles

7-À Vieuzac

Le domaine du seigneur de Vieuzac (Biéouzac), dont il ne reste que la tour, possèdait un moulin banier. Il a été démoli avec une partie du château et de  l'église par le proprétaire M. Alicot.  

                             Vieuzac

   


                                                                        7-  Argeles-banlieue

Moulin imposant qui semble abandonné et peut-être squatté à Argelès-Gazost, rue du Comté. Il possède deux meules, un logement du meunier à l'étage et un four à pain. La grange à côté, pas visible sur les photos, a été détruite par un incendie. Elle a été reconstruite en pierre apparente en 2020. Le moulin, lui, a été remodelé, difficile de reconnaître l'ancien moulin. 

Argeles 2

                                             Argeles 7  En 2020


Argeles 3   Argeles bis
Four à pain, transformé en annexe en 2020. L'entrée a été déplacé sur le côté gauche, son linteau démoli. Difficile de reconnaître l'ancien moulin
        Aregelès 5   Argelès 6
     Double meules. Elles ont été enlevées en 2020.

                                                            Argeles 7

          

                                                                  8- Arras-en-Lavedan

                     Arras 5


Moulin d'Arras sur la Moulette, en cours de rénovation. Le lavoir en marbre est récent, sculpture de J-J Abdallah.
Photo J. Omnès


                    Arras5 moulin
                                    Moulin du château


                                                                       9- Arrens-Marssous
La situation hydrologique
La commune d’Arrens–Marsous mais surtout Arrens est traversée par nombre de torrents et ruisseaux, surtout Arrens, plus proche des montagnes.
Le torrent le plus puissant est le gave d’Arrens  qui prend sa source sur les pentes du Balaïtous, s’incisant dans la vallée du Tech, il traverse le village du Sud-Ouest au Nord-Est puis  s’étend dans le val d’Azun pour rejoindre le gave de Pau à Argelès-Gazost.
Parmi les nombreux ruisseaux (1) venant apporter leurs embâcles, deux méritent une attention particulière le Hoô et le Laün.
Le ruisseau de Hoô affluent de la rive gauche du Gave arrivant du Nord, vu le nombre de dégâts  réguliers  lors des  différentes crues, a fait l’objet  d’une « artificialisation » de son cours dans la traversée du village. Il est devenu un cours d’eau d’agrément pour les pêcheurs en herbe.
Quant au ruisseau du Laün aux eaux pérennes, il  prend sa source sur les pentes du Gabizos. Egalement affluent de la rive gauche du gave d’Arrens. Il est rejoint par nombre de ruisseaux,  qui après avoir traversé le chemin des Basarèdes et la rue de Couret,  présente son cône de déjection dans  la plaine de Lanne, après le centre de vacances la Salamandre.

Tous ces cours d’eau de par leur impétuosité  et le nombre de leurs embâcles, sont surveillés  et régulièrement nettoyé  par Gemapi (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) géré par le PLVG (Pays de Lourdes et vallées des gaves).

L’intervention ancienne des hommes
Ces cours d’eau ont nécessité de nombreux ponts, dont à l’extrémité Sud  le très beau pont en bâtière  d’Abedet, en amont du Gave d’Arrens et au Nord le pont de Caillabet à double arche et entre les deux, le pont Gros.
Depuis les temps les plus anciens, grâce à la force motrice de tous ces cours d’eau, de nombreux moulins à blé et scieries avec leurs canaux de dérivation, s’alignaient sur la rue dite des Moulins et sur la plaine de Lanne.
De nos jours, rares sont les bâtis encore visibles, beaucoup ont été rasés, les pierres utilisées pour la construction ou réparation de maisons. Les canaux ont été comblés partie par l’EDF après la disparation ou la revente des droits d’eau et  par  la mairie.  On peut encore voir de ci de là quelques  écluses et roues de pierre contre les façades, comme au mini musée de Gainza et à la rue des Moulins.
Les quelques bâtisses encore visibles se trouvent face au bar du Tech. Le bâtiment est en partie ruiné avec trois ouvertures d’accès de l’eau. Sur la plaine, face au centre équestre, où encore deux moulins se côtoient à une centaine de mètres l’un de l’autre. Seul  l’un des deux est encore habité, mais le mécanisme a été démonté. Un pont reliant les deux rives est décoré par deux roues à godets.  Au camping, en amont sur la route de Marsous, on peut voir encore les restes d’une ancienne scierie.

(1)  du Hoô, de Laün,  du Baou, de Basarède, d’Artouech (Artoeys), des Borderes,des Barats, du Canau, de la Coustette,

                                                 Arrens moulin
                                                                             Ancien moulin et sa meule, à gauche

arrens moulin                                              Grand moulin en perdition, il mériterait une rénovation

      Arrens Moulin 5
        Trois arrivées d'eau , celle du fond est obstruée

       Arrens moulins 4     Arrens rue

                                                arrens rue des moulins
                                                                    Ancien moulin, rue des moulins

                                                                     Arrens roue 5

                                            Arrens molin 1
                       Dans la plaine de Lanne, seul moulin occupé, le gave est derrière.
Photos J. Omnès

                                                         Arrens moulin 1  
Entrée du moulin  datée 1833, sur la pierre au-dessus de la porte.

              Arrens moulin 2
                    Second moulin à 100 mètres 
Arrens pont 3 Pont sur le gave entre les deux moulins

Arrens scierie                         Ancienne scierie au camping d'Arrens dans la plaine de Lanne. Photo J. Omnès

 

                                                                                  10- Artalens-Souin

De nombreux moulins s’échelonnent en chapelet le long de l’Estibos. Le premier qui a été un peu restauré en parpaings de ciment, se trouve au bord de la route, à l’entrée du village près d’une aire de pique-nique. Celui qui se trouve à l’arrière avec son canal d’alimentation mériterait une bonne restauration. Pour visiter les autres moulins, il faut continuer sur la D10, traverser le village et après la boucle s’arrêter à la grange du Baou. Derrière la guérite en bois, présence de quelques moulins en chapelet dont certains ont le toit refait. Le plus proche du Baou possède encore la pierre étagère (à gauche de la porte) pour déposer le sac de grains. L'un d'entre eux était un moulin à  grains et à  noix, probablement celui avec l'appentis. Vu le nombre de moulins qui font la fierté du village, un panneau explicatif serait le bienvenu.

Une association de défense et de promotion des moulins d'Artalens vient d'être créée en septembre 2021. Responsable Dominique Mengelle.


         Artaens moulins 5       Artalens moulins 6
Au bord de de la route près de la zone de pique-nique. Derrière ce prmier moulin, un qui mériterait restauration.

Artalens moulins 8    

Roue à godets et son canal de dérivation.                                      

            Artalens moulins 4                Artalens moulins 3

Plus haut, plusieurs autres moulins
    moulin artalens   Artalins  en chapelet                                        
          Vieux moulin à Artalens-Souin. Photos J. Omnès                                         Artalens moulin

Moulin avec un  appentis, moulin à grains et à noix. son mécanisme est étudié par Christian Parrou dans le bulletin de la SESV de 1981, page163

                                                                                   
                                                                           11-Aspin

Le village possédait trois moulins activés par le ruisseau Lanusse. C'étaient de petits moulins à une meule qui étaient uniquement utilisés par leur propriétaire
                      Aspin moulin 2           

 Aspin-en-Lavedan, sur l'ancien chemin de Lourdes près du vieux pont.  Ruines au toit effondré qui mériteraient une restauration.
Photo J. Omnès 

 


                                                                                      12-Ayné

Adorable village avec sa mare à canards qui nous annonce dès notre arrivée que l'eau et les moulins sont omniprésents dans le secteur. Un moulin rénové a la particularité de pouvoir fournir de l'électricité en hiver, quand le débit de l'eau est assez fort. La conduite forcée est enterrée et il est équipé d'une turbine Pelton. Jadis il possédait deux meules en poudingue rouge. La dormante est visible dans la cour et la tournante se trouve dans le jardin du gite rural Brumous, au -dessus.

En amont du gite, se trouve caché dans les broussailles, un second moulin, mais abandonné.
À l'entrée du village, trône un grand moulin rénové au linteau de bois sculpté indiquant 1861 et dont nous ignorons l'activité actuelle.

Ayné Moulin abandonné

        Ayné Moulin                            Moulin Brumous                                                                Moulin abandonné. Photos J. Omnès

                                     Ayné grand moulin
                                              Grand molin rénové. Photo J. Omnès

                                       Ayné moulin 6

Ayné


                                                                                         13- Ayzac-Ost

                    Moulin

Beau moulin à Ost restauré et revisité :  la partie habitation a été construite à l'arrière, ce qui sauvegarde la façade d'origine .A l'intérieur, un plancher de verre  permet de voir l'eau couler. C'était un moulin seigneurial. Il appartenait au château qui se trouve devant. Il est alimenté par un canal de dérivation sur le Bergons. Une ruine aux murs larges, d'origine inconnue  trône dans le champ de la propriété. Photo J. Omnès

       Ayzac 2     Ayzac                               
Sa meule dormante. Août 2017 journée du débrousaillage des abords du canal. Photos J. Omnès
 
                                   Ost moulin 2 1 
Canal de dérivation après nettoyage août 2017

Ost moulin 2 2                                        Étonnantes ruines, le canal coule derrière, à droite. Photo J. Omnès


                                                                      14-Beaucens
Beaucens3

  
Beaucens 2

Beaucens

                              Beaucens 5


                                                                               15-Boô
 
moulin boo silhen
Logis dans un moulin à Boô -Silhen. Photo J. Omnès


                                                                              16- Bun

Bun

Bun 1
En contrebas de la route Bun -Estaing

Bun moulin

                                        Dans le rue principale, petit bâtiment abritant du matériel de moulin.
        bun 7      Sur la route d'Estaing en bord de route , rive gauche du gave de Labat de Bun. Moulin de Lachouze avec sa pierre de pose des sacs de grains.


                                                                                             17-Cheust

La commune abrite plusieurs moulins à eau alimentés par le Louey, dont un accolé au lavoir municipal. Moulin appartenant au maire qui, en juin 2018, engagea des travaux : enlèvement de la machinerie et réalisation dune pace de stationnement sur le côté droit.

 Cheust moulin   Cheust moulin 2


                                                                                     18-Escoubès-Pouts

Le Moulin d’Escoubès ou Moule Debat, chez Madame Laffont (depuis 1950). Elle ne fait plus de visite. Pas très pittoresque et nullement indiqué, si ce n'est par des sens interdit, propriété privée, défense d'entrer. Vous risquez de vous trouver nez à nez avec le chien de garde. C’est bien là, le moulin d'Escoubès sur la prise d'eau réalisée sur la rive droite de l'Echez. La machinerie encore en état se trouve à l’intérieur même de la maison d’habitation avec quelques objets domestiques anciens. Le moulin a une double trémie, l'une pour le blé l'autre pour le maïs. La mouture du blé s’est arrêtée en 1965, celle du maïs en 1983.
Dans le jardin se trouvent deux meules.
Son propriétaire avait des projets de réhabilitation qui ne semblent pas avoir été suivis d'effet. Ce moulin est connu, car c'est là qu'a travaillé le père de Bernadette, François Soubirous, d’octobre 1855 à avril 1856. La famille habitait alors à Arcizac-ez-Angles.

          Escoubes moulin 1  L'eau passe sous la maison à droite

 
Escoubes3 2                                                       S
ur la droite, il ya deux moules (blé et maïs).

                                  Moulin dEscoubes  

Un second moulin près de l'hérradet nous présente surtout des ruines, son canal de dérivation  bien perpendiculaire face au ruisseau. A côté du moulin, se trouve une grange en ruine également. L'accès se fait par une étonnante passerelle de schiste, d'une longueur impressionnante.

escoubes

Escoubes Pouts 2


                                                                                    19-Estaing 

  De très nombreux moulins, 28 parait-il, dont certains ont été rénovés pour être transformés en résidences secondaires, jalonnent le gave d'Estaing

               
 meule estaing       Estaing 76                                                                             Moulin et sa meule                       

 

                                     Estaing 35     

Estaing 56  Estaing 89

 

Estaing 90    Estaing 67   


                                                                                     20- Gavarnie

Le  moulin Couret, en bord de route face au camping. Il a été restauré en gîte d'étape. Le cours d'eau ou la cascade  n'est plus présente et le système a été enlevé pour sa transformation en habitation. Les meules sont exposées proches.     
                                                                       
Couret 2 2

         Couret 3      Couret

                                     

    Couret 5 2           Couret 4

                       


                                                                                   21-Gazost (scierie-thermale)

Une scierie se trouvant au fond de la gorge entre Nabias et Palouma  est mentionnée en 1820, suite à son incendie. Mais à sa reconstruction en 1824, nous en savons un peu plus sur son importance : un canal d’amenée d’eau, un puits, des turbines,  des écuries d’où partaient six à huit chevaux emportant des planches quatre à six fois par jour à Juncalas. Puis, un petit hameau s’édifia contre la scierie, comportant une chapelle, un restaurant, une maison d’habitation, des granges, des baraquements et … un établissement thermal qu’aurait fréquenté Napoléon III (1). Tout cet ensemble aurait été emporté en 1875, par une crue torrentielle, à l’exception de la scierie. Celle-ci d’après un local, M. Arrou aurait fonctionnée jusqu’aux années cinquante. Il aurait été responsable du démontage de l’atelier. Ne restent que de belles ruines aux murs épais recouverts de végétation et une montjoie au bord du ruisseau.
(1) Inventaire CPIE 2000.

           Gazost scierie 2    Gazost scierie 3
                                               Restes de la grande scierie de Gazost sur la route des sources.
Photos J. Omnès


                                                                                   22- Gèdre-Dessus

Se renseigner à l’Office de tourisme ou à la mairie pour la visite gratuite (en juillet et août, deux fois par semaine de 17 h à 19 h) des cinq moulins récemment réhabilités (1995) par la commune et le Parc National, sur les quinze restés longtemps hors d'usage. Ils appartenaient à différentes familles du village qui se regroupaient autour d'un même moulin. Les jours et heures d'utilisation étaient fixés à l'avance. lls étaient encore utilisés dans les années 1970 et l’un d’entre d’eux a même tourné jusqu’en 1985.
Pour y accéder prendre la direction de Gèdre-Dessus, c’est tout au bout du hameau, près du petit pont de pierre. L’endroit est charmant : petit vallon longeant le torrent Cambielh et couvert de frênes. La nuit, le site est même éclairé. Seul, le premier moulin sur la droite a eu son canal d’acheminement des eaux restauré, ainsi que sa machinerie ; la chatière de la porte n’a pas été oubliée. 
          
moulin gedre   moulin pont
Moulin en chapelet (cascade) à Gèdre-Dessus      Moulins en chapelet et pont. 
Photos J. Omnès

 


                                                                                           23- Geu

Le long du ruisseau Gros après le lavoir, se succèdent plusieurs petits moulins en chapelet. Les ruines de  trois édifices sont toujours visibles. Celui du milieu mériterait une restauration. Le canal de dérivation possède toujours ses vannes d'arrêt de l'eau. Les meules sont toujours en place. Il semblerait que le moulin du milieu servait à l'huile de noix, ses meules étant placées à la verticale. A moins ce se soit le résultat de la détérioration de l'ouvrage.

Geu moulin 12
                                                                          Moulin du milieu. Photo J. Omnès

                      Geu Moulin 9
                          Les vannes d'arrêt sur le canal de dérivation

Geu moulin 17
                                                               Meules verticales sur le second  moulin. Pghoto J. Omnès
                       Geu moulin 4
                  Meules horizontales sur le premier moulin. Photo J. Omnès

                                                                          24-Juncalas                 

Le moulin sur la D226 en direction d’Ousté, le long du Nez, au numéro 14, à côté du pont, très belle propriété pendant longtemps à l’état de semi-abandon avec un charme fou. Ce beau moulin appelé Mounie et ses dépendances appartenaient jadis à la famille Coumes (voir plus haut).  Acheté vers 2014,  il a été entièrement rénové et transformé en résidence. Une belle arche de schiste double le pont sur le canal de dérivation. L'ensemble aurait parfaitement convenu pour un écomusée.

Juncalas moulins 2
Un moulin à huile (de noix) ou moulin Crampe se trouve sur la gauche du Louey, en amont du village. Rénové, il a été transformé en maison d’habitation. Le canal de dérivation est toujours visible. La partie au fond gauche a été rajoutée par les propriétaires actuels. Il ne reste plus rien des mécanismes.


Juncalas 7

  La carderie
Elle a été transformée en maison d'habitation.

                   Juncals carderie 1

Juncalas carderie 2

                                                                                   25- Les Angles

Le moulin ou La Moule du castet (la Meule du château), était un moulin « banal » (de banalités médiévales), qui appartenait au baron des Angles, lequel avait le monopole de la mouture. Ce petit moulin situé sur l’Échez mentionné dès 1429, au pied du château seigneurial a été reconstruit en 1734 (date sur le linteau). Ce dernier possédait un deuxième moulin à Arcizac-ez-Angles. Il est cité sur le remembrement de 1765. À la Révolution, le droit de banalité aboli, le moulin est vendu comme bien national. Acheté par plusieurs familles (près de 20 propriétaires), il sera restauré en 1829 et en 1849. Sa roue tournera jusqu’en 1985. À l’abandon, la commune l’a racheté pour le restaurer en 2001, avec son alimentation en eau et sa machinerie. Il possède une meule à blé et une meule à maïs. Se visite sur rendez-vous. Il se trouve à la sortie du village, à gauche de la D7, en allant vers Arrodets. Démonstrations l’été. Renseignements à la mairie. Téléphone  et fax : 05-62-42-92-76.

moulin angles                                                  
Moulin banal rénové des Angles. Photo J. Omnès

 


                                                                                       26- Loubajac.
Moulin de l’Artigue
Au bout du chemin du Moulin (impasse), moulin-habitation dont la partie la plus ancienne date du XVIIIe siècle. Ce moulin  qui a fonctionné  jusqu’en 1965, a été l’un des plus grands du pays. Il conserve toujours son canal de dérivation et son mécanisme en entier. Avec ses deux meules, l’une pour le blé , l’autre pour le maïs, il possède également tamis et mesures.

Loubajac Artigues 5

                                                           Loubajac 3 Artigues

                   Loubajac

Canal de dérivation. Photo J.Omnès

      Loubajac2 2      Loubajac3 2
                                               La meule


                                          Loubajac4  

                                                                        Les tamis  photos J. Omnès                                              


                                                                                             Lourdes

Une dizaine de moulins à l'époque de Bernadette, longeaient la rivière Lapacca. Ne subsistent aujourd'hui que deux moulins : le moulin de Boly et le moulin dit maison paternelle de Bernadette.
Le moulin Boly, 4 sur le plan ou maison natale de Bernadette Soubirous, il s'agit d'un moulin de plaine à deux meules avec maison d'habitation du meunier. Depuis 2013, le moulin a été mis en activité avec la création d'un cours d'eau en boucle fermé. Mais le système ne fonctionne pas toujours. En revanche, tous les éléments sont bien présents et ont été remis en état. Le moulin dit de la maison dite paternelle ou moulin Lacadé 6 sur le plan, se trouve en amont.
                                   Lourdes moulins 001
          Plan de l'ouvrage les Maires de Lourdes, page 274 . auteur ?, probablement Jean Labourie

           MOULINS lOURDES 001
De gauche à droite : 
8 Moulin d'En bas qui appartenait à un oncle lointain de Bernadette, Armand Soubirous, vendu à l'évêque en 1875
7 Moulin Gras à l'emplacement de l'hôtel Sain-Rapahel, propriétaire Ribettes au XIXe siècle
6 Moulin Bain, propriétaire  Ribettes au XIXe siècle
5 Moulin Dembarrere- Baudéan, propriétaire Arqué au XIXe siècle
4 Moulin Sabiac-Boly, maison natale de Bernadette, propriétaire Labouret au XIXe siècle
3 Moulin Sabiac -Dessus, proriétaire Dufo au XIXe siècle
2 Moulin Destrade-Lacadé. Maison paternelle de Bernadette Soubirous
1 Moulin Caubotte dArramon, au niveau de l'hôtel Saint Expédit, propriétaire Domec au XIXe siècle
9 Moulin Laffitte
10 Moulin Pruède ou Moulin d'en Haut, propriétaire Abadie-Mazuel au XIXe siècle

Moulin de Boly-Maison natale de Bernadette


                  Moulin Boly XIX e  siècle  

                                                                                            Moulin de Boly au XIXe siècle 

Moulin de Boly                                                                               Après rénovation. Photo J. Omnès

                      Moulin  Lourdes
                             

 Lourdes roue à godets  2 trémis
                                 Roue à godets                                                 Deux trémies. Photos J. Omnès

Moulin Lacadé dit maison paternelle

Lourdes maison paterrnelle                                                       Moulin  Lacadé 2  sur le plan ou maison paternelle

Moulin paternel                                                         À l'origine moulin Lacadé et maison. Lithographie de P. Gorse

Moulin Lacadé  A

Au Petit Lourdes, sans le bâtiment latéral

Moulin de Savy

                                  Moulin de Savy

                                                                                     Au petit Lourdes

Moulin Gras 

                         Moulin gras

Emplacement du moulin Gras, 7 sur le plan (Hôtel Saint- Raphael), où a travaillé le père de Bernadette Soubirous. Il parait qu'il reste certains vestiges. Le moulin Boly est en amont. Photo J. Omnès

tour Moulin ClaudeLe moulin de la Pruède, 10 sur le plan, était un moulin fortifié comtal affiéfé en 1270. Il a été démoli en 1958, pour faire place à un hôtel, Hôtel de la tour du Moulin ; mais subsiste la tour médiévale, en partie arasée, qui a été sauvé de la démolition par quelques acharnés de la défense du patrimoine.


                                                                                           Omex

Au XIXe siècle, le village abritait six moulins à eau : quatre à une meule et deux à deux meules. Le ruisseau qui les actionnait, le Ribaout, n'était opérationnel que quelques mois dans l'année. Ils sont tous abandonnés.

                                 Omex moulin Situé à Trimebernède


                                                                                  Ourdis-Cotdoussan

Il s’agit d'une petite scierie de montagne alimentée par le Louey. Elle a remplacé vers 1900, un ancien moulin  qui a été reconstruit un peu plus bas sur le même ruisseau. Cette scierie dite Carrère a fonctionné jusqu’en 1968. Mais en 1998, son propriétaire, pour éviter sa destruction (et celle du moulin plus bas) la vendit à la mairie qui la restaura et lui redonna vie, pour la satisfaction des (faibles) besoins locaux et des amoureux du patrimoine. Son mécanisme est simple : la force hydraulique contrôlée par une planchette située dans le canal de dérivation fait tourner une roue verticale à pales ; celle-ci entraîne à l’aide d'une manivelle et d’une bielle, un cadre de bois sur lequel est fixée une lame scie. La rotation de la roue fournit ainsi un mouvement de bas en haut alternatif qui remplace le mouvement de deux scieurs. La simplicité du système ne nécessite qu’un manœuvre. Visite prévue par la mairie le mardi après midi.

      Ourdon scierie 2         Ourdon scierie 3
                  Canal de dérivation. À droite, la lame de scie verticale dans son cadre de bois.
Photos J. Omnès


                                       Ourdon scierie 4                     
 À droite, sortie du canal de dérivation qui fait aussi fonctionner le moulin Carrere en face, en contrebas.
Photos J. Omnès


Ourdis moulin                                                                        Le moulin                



                                                                               Ousté

Sur la route qui mène à Ousté, au bas de la côte, se trouve à droite du pont  un beau moulin rénové avec sa maison d'habitation. En face, de l'autre côté, vieux moulin dans son jus.


                                                                    Ousté moulin 

                                                                                          Vieux moulin "dans son jus"
   

                                                                                        Ossen

Le village abritait près de 21 moulins à eau à une meule. Alimentés par le Moulès, ils sont presque tous à l'état de ruines, à l'exception entre autres, de celui de la ferme Coudet sur le Lanusse, au quartier des Moulères,  en bon état de conservation, mais ne fonctionnant plus. Il est la propriété depuis 1941 de la famille Salvat. Il a fonctionné jusqu'en 1975, pour le maïs et l'élaboration de miquets. Si le blutoir a été démonté, il reste des meules pour maïs et noix. Le CPIE dans on inventaire de 2000, précise qu'en amont existe une importante retenue d'eau de 4mX7m sur 4m de profondeur, du fait qu'il manquait d'eau les 3/4 de l'année. Nous n'avons pas vu ce bassin ou gaou lors de notre visite.

Ossen Salvat
  Osssen moulin   Ossen moulin2
Moulin de la ferme Coudet, le long du ruisseau Lanusse, en bon état.  Il sert également de grange

          Ossen moulin ruines 2    Ossen moulin ruines  
Sur la route  d'Aspin à Ossen, à côté de la montjoie de st Christophe, le long du ruisseau Le Moulès, présence de plusieurs ruines de moulins (pans de murs).


                                                                          Ouzous

Sur le Bergons, on comptait sur le plan cadastral  de 1826, huit moulins et six moulins sur le ruisseau de l'Oulet.   


Ouzous
Ouzous moulin 1
  

Moulin rénové sur le Bergons
Ouzos moulin 2           
Ouzous mouilin 3 L'intérieur mériterait un emeilleure présentation                                          


                                                                                            Paréac
Moulin Lafourcade  dans un pré irrigué par deux ruisseaux dont le Pariaguet. Il jouxte un grand verger et en 2000 fonctionnait encore(C.P.I.E.).


                                                                                        Poueyferré

Moulin d'Angos, le long de la route de Pau. Mentionné sur les cartes IGN et aux  Archives départementales du département du 65 (1300-1342 - Angossio). Il était alimenté par l'Ousse. 

                                  Poueyferré Angos                                      

poueyferré Angos                                          


                                                                Pierrefitte-Nestalas

L'abbaye de Saint-Savin possédant la seigneurie de Pierrefitte, contrôlait de ce fait l'utilisation des cours d'eau pour l'installation de moulins, ce qui entraina plusieurs procès avec des particuliers, dont celui de 1724. L’accord de sa clôture a permis de connaître dans le détail, les modalités officielles de l'utilisation des canaux. Car à Pierrefitte-Nestalas nous sommes en présence de canaux ou gaous (gaùs) appelés localement arriéous de Peyra Hita (1), et non de torrents de montagne. Parti de la rive gauche du gave de Cauterets, il traverse Pierrefitte et se divise en deux à Nestalas (canal des Moulines et canal sans nom, le plus proche du gave) pour se rejeter dans le gave. Ces canaux abritaient depuis les temps les plus reculés, nombre de petits moulins familiaux à une paire de meules et de scieries.
Si, au XVIIIe siècle, on pouvait compter grâce au terrier de 1776, environ six moulins et une scierie, au XIXe siècle, en 1827, on pouvait en compter près de 16 et une scierie.

Du côté de Pierrefitte, nous avions 4 moulins cadastrés A 73, 249, 256, 257, et 12 avec la scierie du côté de Nestalas cadastrés B84bis, 97, 103, 110, 112, 125, 216, 228, 379, 391, 398, 402 et 92 la scierie.

Du côté de Pierrefitte 3 moulins furent achetés, avec leur terrain attenant et démolis en 1881, par la Compagnie royale asturienne. Celle-ci devint en 1884, The Pierrefitte Mining Company. il s'agissait  d’établir une station de lavage pour nettoyer les minerais de blende et de galène. Station qui produira durant de longues années des pollutions sporadique du Gave. Le quatrième, sur la parcelle A 257 fut modifié en scierie en 1896, puis vendue en 1916 à la Compagnie des Chemins de fer du Midi . Celle-ci la revendra en 1923, à un certain Pierre Pourtet.

Du côté de Nestalas
La scierie du XVIIIe siècle sur le B92 qui appartenait à un certain Palax deviendra en 1896, propriété de Léon Cazenave, puis en 1901 de Jean Bideau. Il en fera une usine hydroélectrique qui obtint la première concession pour l'éclairage public. Sources SESV

De nos jours

En 1942, il ne restait pratiquement plus un seul moulin et aucune scierie. La force motrice de l'eau étant essentiellement utilisée pour l'industrie minière et surtout hydroélectrique. Difficile de retrouver les emplacements des moulins et de la scierie du plan cadastral de 1827. Les deux canaux sont toujours présents mais passent une bonne partie de leur tracé sous les maisons et les rues-chemins. Pour retrouver les passages, il faut partir de la pace des Moulins et prendre la rue des Moulins. On peut imaginer très facilement la transformation de la scierie puis des différents moulins en maison d’habitation. Le canal principal ou canal des Moulins, traverse le jardin public, on peut facilement le suivre avec de bonnes oreilles et une certaine observation, jusqu’à la gare. Il alimente un lavoir récent. Le second, plus proche du gave est moins visible, sauf au niveau d’une maison de pierre apparente restaurée, visible de l’avenue Général Leclerc qui est un ancien moulin transformé. Sa meule courante a été reconverti en table dans le jardin.

(1)   Jean Bourdette, les Annales de Labeda, édition Lacour, 2001,  tome2, page 211.



Pierrefitte 3 001                     En rouge les moulins de Pierrefitte-Nestalas

Pierrefitte plan
                                       Place des Moulins et rue des Moulins. Géoportail


                                                       pierrefitte 1 001
                                     Ancienne scierie cadastre B92 à Pierrefitte . Litho Musée pyrénéen

Pierrefitte 2
                                                     Usine de lavage de minerai, carte postale

      Pierrefitte 6    Pierrefitte 7

                                                      Départ rue des Moulins

      Pierrefitte 8 Pierrefitte 15

Pierrefitte 9

Traverse le jardin public

                                                     Pierrefitte 14

                                                                                   Canal du lavoir

          Pierrefitte 23 2

                                                            Près du lavoir dans une impasse

      Pierrefitte 20  

               Le second canal plus proche du gave     

                                                                     Pierrefitte 21  

                                                                                             Le  second canal

                                                                                       Préchac          

                                                                        Préchac moulin
Moulin avec habitation. Il fait partie des huit moulins à huile de noix et à farine qui fonctionnaient sur 
L'ygue Berden descendant du Hautacam.

                             Préchac 1


Préchac 2                                             Le système roue à godets semble en bon état. Photo J. Omnès


                                    Préchac 3
         Réservoir d'eau, on ouvre une vanne pour faire couler l'eau. Photo J. Omnès

                                                      Préchac 7
                                                       Beau petit moulin transformé en résidence. Photos J. Omnès

                        Préchac 6

                                                              Préchec 9



                                                                                       Saint-Créac

Un canal parallèle à la rue et au ruisseau du Neez alimentait moulins et carderies. Il rejoint le Neez après la carderie.

Moulin-carderie Lucien Sassus
Ce moulin à double meules blé et maïs a été démoli par l'actuel propriétaire. Il ne reste que le canal de dérivation, quelques ruines couvertes par la végétation, l'axe en bois et la roue à godet dans l'eau cachés par les arbustes. La pierre visible après le petit pont semble être un morceau de meule. Le propriétaire actuel m'a raconté que M. Sassus allait vendre ses moutures à dos de mulet à Soumoulou, les vendredis de marché ! Il avait également à cet endroit, édifié une carderie


              Moulin Sassus   St Créac Sassus 1
                                                                                                   Probable morceau de meule.

                                                     St Creac moulin

Moulin JC-MB 1876
.
L'eau du canal de dérivation passe sous la route, on aperçoit l'arche

St Créac Moulin 1 
                                                                                                                      

                                                      St Créac 6
                                                                                            Imposte marqué 1876.

                                St Créac 5
                      Le canal de dérivation, à gauche le Neez. Photos J. Omnès

Moulin Justin Sassus

Moulin d'habitation daté de 1840. Sa prise d'eau se fait au niveau de la salle des fêtes. Le moulin se trouve à l'arrière de l'ancien terrain de camping.
    St Créac 9        St Créac 8

St Créac 7


St Créac 2
Micro centrale

À l'entrée du village, en venant de Lugagnan.  Ce moulin était une microcentrale qui alimentait en électricité l'hôtel Moderne de Lourdes appartenant à Roques-Soubirous. Voir le dossier industrie

Moulin à huile de noix à la sortie du village vers Juncalas, il ne subsiste que l'arche de pierre. Difficile à trouver dans la végétation


                                      Moulin inconnu

                             Pont ou arche de moulin à la sortie du village ?


                                                                                      Saint-Pastous

Près du pont d'accès au village, un moulin perdu dans la végétation qui mériterait une restauration, photos J. Omnès juin 2017 :

St Pastous 3                                                                                  La meule dormante 

                         St Pastous 2
                           Pas de trace de roue à godets  et curieux système à bascule.

Saint Pastous 8                                                              Le déversoir


                                                                              Saint-Pé et Rieulhès

 
                St Pé La Génie

Ruines de moulin le long de la Génie. Photos J. Omnès
Sur les bâtiments ruinés restants, un seul possède encore  un bâti en bon état. Il s'agit du moulin Pomès-Peyré dans le quartier du Bout du Pont. Ce dernier, dont l'origine est inconnue a arrêté son activité en 1966. Il a été transformé à la fin de ses activités en usine hydroélectrique pour alimenter la maison familiale.

      St Pé Pomes4 2         St Pé Pomès


    St Pe Pomes 4           St Pé Pomes 3

Saint-Pé a également abrité il ya fort longtemps, l'un des premiers chocolatiers de France M. Pailhasson (Voir Patrimoine humain). Son moulin se trouvait le long du gave (photo du bas à gauche). Suite à des crues, la famille se déplaça à Lourdes, au bord du Lapacca (Actuel hôtel du Moulin). Le moulin a été transformé en maison d'habitation. Seuls, subsistent quelques meules.

  Pailhasson usine  Pailhasson 1
                                                                                                                                     Photos J. Omnès
Le ruisseau du Rieulhes
a fit tourner un certain nombre de moulins dont il reste trois édifices en plus ou moins bon état.  Ils ont été répertoriés par M. J. Moissonnié des Amis du Vieux Saint-Pé en 1997.

L'ancienne scierie-carderie, face à l'usine d'hydroélectricité Toustard. Voir le dossier Patrimoine industriel.
Le trisaïeul de M. Toustard possédait un moulin sur la rive droite du Gave au niveau des trois fontaines. Lors de la construction du chemin de fer, il fut exproprié. Il acheta avec les indemnités, un terrain sur la rive gauche, au Bout du Pont. Il y installa vers 1890, un négoce de vente de bois, de charbon de bois et d’ardoises. Il édifia par la suite une scierie et une carderie. Mais la crue de 1937 détruisit une partie des bâtiments. Seule fonctionnait la carderie qui produisait édredons et couvre- pieds de laine matelassés. Elle n’arrêta son activité qu’en 1970 et fut remplacée par une usine hydroélectrique (voir au- dessus mini centrales).
Il reste encore dans la cour des pierres imposantes qui recevaient au XVIIIe siècle le martinet (lourd marteau à soulèvement, mu par un moulin à eau).

      St Pé carderie  St Pé scierie 2


                                                                       St Pé carderie
                                                                             La scierie-carderie face à l'usine hydroélectrique

                      65 SPE 001
 En arrière-plan le moulin Laurensot démoli en 1976. Fonds A. Dole, avec nos remerciements

Du côté de l'ancienne marbrerie Peyras, petit moulin :

St Pé moulin 1
Sur la route menant au couvent Bethléem sur le plat, à la patte d'oie, après la maison - ancien moulin, appelée Le Moulin, se trouve sur la droite une très imposante ruine cachée par une verdure luxuriante. Il s’agit de ruines d’un imposant moulin. Il a été achetée par les soeurs qui pensaient en faire une boutique monacale, semble-t-il de confiserie. Nous n’avons pu trouver d’informations sur son historique. Mais, vu la grandeur des bâtiments et l’épaisseur des meules, il devait avoir une certaine renommée dans le pays.

                                         St Pé 3

                             St Pé 4  

     Immense meule, la dormante est dessous. Photo J. Omnès

St Pé 5                                                                                Maison du meunier. Photo J. Omnès


                                                                                     Rieulhès
Sur la route de la ferme Cassadou avant d'attaquer la montée, un petit moulin  à double meule en bon état qui mériterait une rénovation.

Rieulhès

 Rielhes 1
Rieulhes moulin 6  Moulin à double meule


Rieulhes 5                                     Une arrivée d'eau au fond à gauche qui  continue par une pente en galets

  Rieulhes 76                  Rieulhes 9
                                       Les meules semblent toujours là

                                  Rieulhes 4  

            L'entrée d'eau à droite est prolongée par une pente de galets


                                                                              Saint-Savin                                         

LE MOULIN DES PERES DE SAINT-SAVIN

Un moulin banal d'une seigneurie ecclésiastique
Les moines possédaient un moulin en 1321 (1) dans la plaine, au bas de l'abbaye, le long du Petit gave Gabarret (Gabarèt) en fait un canal d’irrigation ou gaou (gaù) (2)   qui abritait huit moulins. Il est mentionné parmi les moulins payant la taxe sur les moulins instaurée par les Etats de Bigorre en 1708. C'était un moulin banal, les habitants étaient obligés d'y faire moudre leurs grains. Le meunier du couvent avait l'obligation de moudre les sacs apportés en 24 heures, sinon il était astreint à une amende. Le moulin fut vendu avec ses dépendances comme bien national,  d'après Jean Bourdette, le 24 fructidor (10 septembre) 1795, pour 20 400 livres à Clément Labat, médecin de Saint-Savin (Sén Sabi). Il appartenait en 1900 à la famille Clabèra.
Aujourd'hui, nous avons (re) trouvé le moulin des abbés bénédictins de Saint-Savin, le long du Gabarret, dans la plaine, vers Adast. Problème : il y a deux moulins, l'un refait à neuf depuis peu et le second à quelques centaines de mètres en aval, en piteux état et dont la toiture s'est écroulée. Pour certains érudits locaux et le bulletin de la S.E.S.V. de 1993, le moulin des moines serait celui en mauvais état, alors que le propriétaire des lieux nous précise que le moulin recherché est celui restauré. Il a obtenu cette information de sa grand-mère, famille originaire de la région depuis de nombreux siècles (Ayros-Arbouix).
Effectivement, dans un article collectif du bulletin postérieur de la S.E.S.V. de 2014, page 107, il est reconnu que c'est bien le moulin qui a été refait à neuf qui appartenait aux moines. Il possédait " trois meules en bon état de moudre avec ferrements et quatre marteaux de fer ou pics bien acérés pour aiguiser la meule. En 1648, il avait été affermé pour trois ans moyennant douze sacs de grains, moitié mesture (3), moitié millet, rendus à l'abbaye." Il devait en effet chercher à ses frais, les grains "mesurés" à l'abbaye et les ramener moulus. Le salaire du fermier provenait de la "pugnère" (4) ou droit que devait payer les particuliers.  Bien sûr, le moulin au toit effondré  mériterait une belle restauration. 

(1) Notices nobiliaires Opus cité page 121. Et les Annales du Labeda de Jean Bourdette. Édition Lacour, 2001. Tome II, page 52.
(2) Ce gaou partait de la rive gauche du  Gave  traversait les plaines de Nestalas, Adast, Balagnas et Saint –Savain (Sén Sabi) pour retourner au Gave, un peu avant son intersection avec le gave d’Azun (Azù).
(3) Il peut s'agir de farine de maïs ou de mélange seigle + orge
(4) de poignée, salaire en nature qui correspondait au cinquième de la quantité de grain moulu

                                                      
                                        Saint Savin 5 2
                                                                               Photo J. Omnès 2017

Saint savin 6
Saint Savin 4 2                                                      
Sant Savin 1                                                                  Le moulin des moines.  Photo J. Omnès 2018

                              Saint Savin 4 3 Photo J. Omnès


                                                                                      Salles
Ruines du moulin de la ferme XVIIe siècle sur la route du Bergons, voir dossier maisons nobles, tout en contrebas de la route.

Salles moulin


                                                                         Sazos

En direction du GR10, vers le chemin de Grust on peut visiter l’un des moulins restaurés par la commune sur la vingtaine qui longeaient jadis en chapelet (cascade) le Bernazaou. Au Moyen Age, ils étaient 12 et en 1708, année d'une taxation, il en avait été dénombré 31.
Le second moulin restauré sert de gîte. Les canaux d’arrivée et de fuite, parallèles au cours d’eau, servaient jadis à l’irrigation des jardins potagers et à l’alimentation du lavoir communal qui se trouve en aval. Certains appartenaient à une famille, d'autres étaient en indivision entre plusieurs familles. Ainsi aucune famille ne se trouvait dans l'obligation d'aller moudre ses grains ailleurs. Il semble que cela soit l'unique exemple dans le pays.

 

moulin sazos           Sazos moulin
Petits moulins en chapelet  (cascade) à Sazos.   À gauche, rénové et visitable, à droite "dans son jus"
Photos J. Omnès

 


                                                                                     Ségus

Au XIXe siècle, il y avait huit moulins à eau à une meule sur le ruisseau Caubère. Ils sont tous en ruine. Le long de la route s'échelonnent un nombre important de moulins,  dont certains ont été rénovés. Ici, celui d'un camping, il sert d'épicerie. Un autre en bord de route, photo du bas à droite.
Photos J. Omnès
                                                                                 

      Roiute Estaing 2  Route Estaing 3                                                                      
 route Estaing Sireix 3                                                              

                                                                                      Sère-en-Lavedan
                                                     

Sere

Vers 1925, d'ingénieux bricoleurs avaient imaginé un mécanisme d'exploitation de l'eau du gave pour faire tourner une scierie.
L'eau captée en amont, le numéro 1, depuis le gave est dirigée par canal, lettre A à la scierie. Puis, elle est amenée, soit vers, lettre B, une roue à aube, le numéro 3, soit évacuée selon les besoins, lettre C. La roue à aube faisait tourner un essieu et actionnait le mécanisme de commande des machines de la scierie. Un système de câble permettait de régler le débit d'eau nécessaire pour l'activité. Photo ancienne Petit patrimoine. Une remise en marche serait la bienvenue.

                    sere 6

   sere scierie 15            P1020435
                                      La scie 
scierie 67                                                                          
    Photo D. Houët, 2018  

sere 3
Scierie en 2020 (mai). Photo J. Omnès


sere scierie12                                                                                        Mai 2020. Photo J. Omnès

Les deux moulins. Ceux-ci sont mentionnés dans la monographie des instituteurs de 1887. Ne restent que des ruines et des meules au bord du Bergons. On y accède après le pont venant de Salles, descendre le champ jusqu'au bosquet

    sere              sere moulin 74
                                  Les moulins sont au bas de ce chemin. Photos J. Omnès

                             seres6


sere moulin

       sere moulin 7          sere moulin 89
                                                        La roue à godets
 
                         sere 1

                                                                                          Soulom

Un adorable petit moulin seul le long du canal de dérivation qui mériterait une restauration, ne manquent que l'axe et la roue à godets.

                         Soulom moulin 5

    Soulom 2    Soulom moulin 6 2                                                                         

Soulom moulin 2 1
                                    Soulom moulin 3
Une petite chute donne plus d'accélération à l'eau pour faire tourner la roue.

Soulom moulin4 2
                                                                                      Traces d'ancienne écluse.

                                                                                             Uz

En montant vers la chapelle de Pouey Aspé, à la sortie du village, sur la gauche, un chemin improbable  descendant, nous mène sur les restes de trois moulins alimentés par la Mouladère, petit ruisseau. L'un d'entre eux est en cours de dégagement, espérons qu'un jour il sera  restauré par un habitant du village qui n'a pas peur du travail à réaliser.

    Uz 3          Uz 2
                      Il semblerait que la plupart des pierres sont sur place.


                                                                                                        
                                                                                    Vidalos
Moulin commun comme celui d'Agos. Il est cité dans un contrat d'affermage de 1680. Il est alimenté par l'eau du Bergons au lieu- dit La Prairie. En l'an VII de la République, il fonctionnait toujours.


                                                                           Villelongue-Ortiac-Isaby
 

Le moulin historique des moine de Saint-Orens
Nous connaissons l’existence et le lieu du moulin banal de l’abbaye de Saint-Savin dans la plaine d’Adast, moulin du XIVe siècle rénové. En revanche, pour le moulin banal de l’abbaye de Saint- Orens, nous avons peu d’information. Si ce n’est, qu’on pense qu’il a été construit à l’emplacement du premier moulin édifié vers l’an 400, sur l’Isaby, par Orens lui-même. Ce moulin des moines de l’abbaye a servi aux habitants de Villelongue (Bielalounca) et d’Ortiac (Ourtiac) durant des siècles jusqu’aux environs de 1600. Date à laquelle, les moulins individuels devenant de plus en plus nombreux, le moulin banal perdit de son importance. Si bien que les moines, par un procès,  obtinrent satisfaction. Leur moulin par un jugement des Requêtes confirmé par un Arrêt contradictoire du Parlement de Toulouse en novembre 1614, fut confirmé dans sa fonction de moulin banal, avec obligation des habitants locaux de venir faire moudre leurs grains audit moulin.  En 1708, lors de l’application des taxes sur les moulins, nous retrouvons le moulin des moines. Puis plus de trace.

Existe-t’il des restes (ruines) du moulin des moines de Saint-Orens ? A suivre…


Les autres moulins
À Isaby, il y avait jadis près de dix moulins qui fournissaient en farine, la région de Pierrefitte. Il en reste cinq ou six. Certains ont été transformés en gîte et un  restauré, fonctionne  et peut être visité.
Celui qui fonctionne est un moulin à huile (de noix). Il  appartient à la famille Garcie. Ce moulin a été bâti sur un canal dérivé du torrent de l'Isaby. Il est dédié en fait à la double production de farine de céréales et d'huile de noix. Ici, deux systèmes se côtoient. La meule horizontale du mécanisme traditionnel, destinée à la fabrication de mouture des moulins à eau, se retrouve près de la meule tournante placée verticalement pour écraser les cerneaux de noix sur le même principe que les moulins à huile d'olive.
Les cerneaux de noix sont écrasés par la meule verticale et réduits en une pâte grasse. Cette pâte est conduite vers un canal d'évacuation et récoltée.
Elle est ensuite chauffée dans un chaudron dans la cheminée du moulin puis versée dans un sac que l'on place ensuite dans le réceptacle du pressoir. A l'aide d'une vis, la pâte est pressée afin d'extraire l'huile des noix.
Une première pression est réservée à la consommation des aliments. Une seconde pression permettra d'extraire une huile moins fine destinée à l'éclairage.


                                                    Villelonge-Isaby

                                                                                        Moulin Briquet en 2015

Moulin de Briquet 2 

                                                                                 Villelongue moulin 4
                                                                                         Moulin Briquet en 2016


                     Villelongue 2   Villelongue moulin de Briquet
                                                                            Les moulins transformés en gite

                      moulin isaby              meule-villelongue-roue2
                                     Moulin à huile                    Meules à cerneaux de noix du moulin Garcie

Villelongue                                             En allant vers la centrale hydroélectrique. Photos J. Omnès

Lire : 
Annales des sept vallées du Labeda de Jean Bourdette, édition Lacour, Tome 1, 2, 3, 4 , 2001. 
Les Moulins de Fance, revue
Le moulin de montagne par Jean Wehrlé, Marrimpouey, Pau, 1990






















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