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patrimoine sportif et jeux

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Jeu de quilles
Chasse à la palombe
Chasse à l'ours
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Bicyclette -Tour de France
Jeux médiévaux

                           Le jeu de quilles de neuf


Contrairement à ce qui est souvent écrit (souvent pour simplifier), le jeu de quille gascon n'est pas l'ancêtre du bowling. Ce dernier vient d'un jeu de quilles allemand importé aux U.S.A., puis transformé. Le jeu gascon est un jeu original, peu connu du grand public, mais prisé en Bigorre, et surtout en Béarn et dans les Landes.
C’est un sport d’intérieur qui nécessite un espace moins grand que le jeu de paume. Sur un carré ou plantier de près de 8mx8m sont disposées 9 quilles (taillées dans du hêtre) par rangées de trois, distantes les unes des autres de 2,15 m. Ces quilles, renflées au milieu, mesurent 96 cm ; la boule de bois ou boló taillée dans du noyer, pèse 6 kg. Le jeu consiste à renverser les quilles avec la boule en respectant des règles précises et des figures préétablies. Douze figures courtes et longues, plus près de six rabattues, sont envisageables.

Historique
Originaire, pense-t-on, du Béarn (XIVe siècle), où la cour de la vicomté aurait participé à des compétitions, ce jeu sportif s’est ensuite développé dans tout le Sud-Ouest vers le XIXe siècle. D'après Marinette Aristow il existerait un texte de 1378, décrivant ce jeu dit de "quilles au bâton".
La plupart de cafés  possédaient un plantier pour attirer la clientèle. Cela pouvait se résumer en un simple terrain à l'arrière de l'établissement. Un des premiers plantiers arrivé à notre connaissance dans la région est celui de Saint-Savin. Il se trouvait sur un terrain de l'estaminet appelé au XIXe siècle "chez Bilou" et devenu Café de la Poste. Sa présence est mentionnée en 1441. Si la maison existe toujours, voir photo ci-dessous, le plantier a dû être fermé après la guerre de 1939-45 à cause de bruits qu 'il occasionnait le soir tard dans le village.
Si au Béarn on jouait aux quilles de six, en Bigorre, et en Lavedan en particulier, on jouait aux quilles de 9. La première compétition officielle connue est celle de Dax en 1898.
La fédération française de quilles de 9, créée en 1948, à Orthez, fait partie actuellement de la Fédération française de bowling et de sport de quilles (F.F.B.S.Q.). Un site :  www.quilles.net

Ousté Quillier 10                                                                                        Plantier d'Ousté. Septembre 2016

Voir les différents quillers ou plantiers dans le dossier petit  patrimoine architectural

Les règles du jeu :
quilles de 9 règles du jeu 001


 plantier4

 


Plantier 7 plantier 5  

Equipe de Loucrup.
      
                           plantier 3
Plantier d' Ousté
Jeu de quilles
Jeu de quilles, musée Salies de Bagnères -de-Bigorre. Photo J. Omnès

jeu de quilles

Joueur de quilles
Plantier d'Argeles par Claude Max. Musée Pyrénéen

             

La chasse à la palombe

avec des pantières. C'est à Saint-Pé, au lieu-dit plateau du Mousqué (nord du village) que l'on trouve l'emplacement où jadis, du Moyen-Age à 1914, l'on chassait les palombes avec des filets (pantières). ils étaient tendus dans un collet entre des arbres. et  permettaient grâce à un système ingénieux, de piéger un nombre considérable de cet oiseau migrateur  : de 4 000 à 5 000 par an.

Définition sur Wikipédia
 L'origine de cette méthode de chasse est plutôt obscure : on raconte que c'est un berger du côté du col d'Ibañeta qui un jour en voyant passer un vol de palombes au-dessus de sa tête, lança dans leur direction une pierre blanche. L'effet fut immédiat et les palombes prenant la pierre pour un épervier plongèrent d'un coup pour passer le col au ras du sol. Ce berger récidiva sur le vol suivant et l'effet fut le même. Il continua pour s'amuser. Un moine de l'abbaye observant avec attention le manège eut l'idée de faire monter des filets verticaux au milieu du col où passaient les oiseaux… les pantières étaient nées.

Des améliorations techniques furent rapidement apportées : on remplaça les pierres par des palettes de bois peintes en blanc, on installa des hommes le long de la vallée pour crier et secouer des drapeaux blancs (chatars) dans le but de diriger les vols vers les emplacements des filets, on laissa des trouées dans le manteau forestier du col pour faire croire à la palombe qu'il y avait une voie possible pour s'échapper.

Les filets utilisés au début étaient en chanvre, filés et tissés par les marins de la côte. Ils étaient lourds et difficiles à manœuvrer les jours humides mais n'offraient que très peu de résistance au vent. Avec le temps sont apparus les filets en nylon en forme de cage (auparavant, on laissait un ventre au filet pour que le vol s'y engouffre). Ils sont beaucoup plus légers, plus faciles à manipuler pour récupérer les captures et à hisser, mais ils comportent quelques petits inconvénients : le nylon brille au soleil, et plus légers, ils offrent une résistance au vent plus importante qui les font bouger les jours de brise, ce que la palombe détecte facilement, et qu'elle évite aussi facilement.

Les chasseurs jouent sur l'instinct de survie de la palombe face à ses principaux prédateurs : l'épervier et l'autour.

Ceux-ci attaquent les palombes avec une très grande vitesse par le dessous en frappant la palombe à la poitrine. Pour acquérir cette vitesse, ces rapaces plongent de très haut et passent au dernier moment sous le vol. C'est ce qu'imitent les raquettes lancées par les chasseurs. Pour déjouer ces attaques, les palombes n'ont qu'une seule solution : réduire la distance qui les sépare du sol pour empêcher l'oiseau d'attaquer par dessous. C'est pour cela qu'elles plongent elles aussi vers le sol. Et c'est là que les attend le piège des filets.

Déroulement de la chasse

  • Les premiers chasseurs postés le long du couloir que forme la vallée agitent des drapeaux (chatars) et crient pour guider le vol vers l'emplacement des filets.
  • Entrent ensuite en jeu les lanceurs de raquettes qui font baisser le vol.
  • Ensuite, le dernier rabatteur finalise le travail de ses prédécesseurs toujours à l'aide de raquettes pour faire plonger les palombes dans les filets.
  • Les palombes apeurées rentrent dans le piège et les responsables des filets les ferment.
  • Les chasseurs qui sont autour des filets sortent des caches pour ramasser les palombes capturées dans le filet qui est maintenant fermé au sol.
  • Une fois les palombes au sol, emmaillotées dans le filet, les ramasseurs se glissent sous l'avant du filet. Ils ramassent les palombes très rapidement au cas où un autre vol arriverait. Ils glissent les oiseaux dans la chamara, veste de toile bleue ou noire très ample, ouverte sur le devant et serrée à la taille par un cordon. Les filets peuvent donc être relevés très rapidement.

    Les palombes sont donc prises vivantes. Celles du début de saison peuvent être vendues aux chasseurs pour servir d'appelants en cabane. Plus tard, les captures sont vendues mortes à des particuliers ou à des restaurateurs.

    Le directeur de chasse tient à jour les comptes des commandes et des jours de présence des chasseurs, car à la fin de la saison, il lui faudra faire le partage. Pour certaines pantières, il faudra réserver une certaine quantité des prises à la commune "hôte" qui aura "cédé" son droit de chasse ou aux différents "propriétaires". Pour d'autres, les chasseurs sont rétribués en fonction des prises, non pas en palombe cette fois-ci mais bel et bien en argent. Certaines louent une partie du territoire de rabat à la commune et doivent donner une palombe à chaque habitant … .

    Chaque pantière a sa façon très spécifique de gérer ses prises.

    On trouvera aussi sur quasiment toutes les pantières des locations de tir au vol derrière les filets, une manière de financer l'entretien et le maintien de l'activité de certaines qui ont failli être définitivement fermées il y a quelques années.  Il y a beaucoup de paramètres qui rentrent en jeu dans la capture des palombes au filet :

  • Les conditions climatiques,
  • le savoir-faire des chasseurs,
  • la discrétion des visiteurs (la plupart des sites sont ouverts au public),
  • la nervosité des tireurs au vol.
  • Assez de paramètres pour que très souvent les palombes évitent le piège au dernier moment.On commence par le plus ancien des sports, le jeu de


    St Pé 4 Forêt du Mousquet


    avec des palombières. Ici à Sireix, près des palombières une dizaine de cages contenant les appelants (pigeons domestiques) sont disséminées dans la forêt.

     sireix7
      Palombe Sireix



                                    La chasse à l'ours

    Chasse à lours Chasse à mlours 3jpg
                  Du côté de Cauterets au XIXe siècle. Musée 1900, Cauterets.     A l'époque de Fébus


    Chasse à lours 1 n Chasse à lours 2


    Chasse à lours 4 Levasseur n
    Les Pyrénées par Lavasseur



                                     La chasse à l'isard

    Chasseur dizard    Maurice chasseur disards
    Lithographie  romantique : chasseurs d'isard en vallée de Barèges. A l'arrière, les chasseurs-touristes. A droite, chasseur d'isards litho de Ch Maurice, vers 1850.

    Chasse à lisard Chasse en famille à Gavarnie, 1835.


                                                                                                   
                                                  Le rugby
    Dans le département, le premier club sportif intéressé par le nouveau sport football-rugby introduit par les Anglais fut par deux jeunes Tarbais qui fondèrent une équipe de joueurs appelée le Stade tarbais ou Stado (1). Très rapidement, elle intègre une société de sport d’escrime et de boxe créée en 1901, au nom de Ceste, du nom du gantelet de cuir que portaient les lutteurs. Le Stado-Ceste avec Dufour, Moutier, Galay et Brise venait de naître, il deviendra vite le Stadoceste. Le stade où ils se manifestèrent à leur début, devenu stade  Jules Soulé, sera inauguré en novembre 1907. L’équipe tarbaise battra en 1920,  le Racing club de France à Paris, au championnat national ; le club prendra comme mascotte donnée par les journalistes parisiens « l’Ours des Pyrénées ». Tarbes créera des émules à quelques 20 km au sud, à Lourdes.
                       Le Cri Catalan Le Stadoceste Tarbais 1910
                                                                          Le stado en 1910
    Logo Stado Tarbes Pyrénées rugby 2017                                                                      Logo 2017 du club
    Si on jouait à Lourdes au rugby depuis 1905, au club l’Etoile Sportive Lourdaise, le premier club de rugby à XV a été fondé en 1911 avec pour nom le FC Lourdais Izards. Ce club était dirigé par Monsieur Ross des grottes de Bétharram. Puis, en 1925, il fut dirigé par Lucien Pourxet. Ingénieur à l’Ophite (carrières de Lourdes), il fit acheter en 1928, par la ville de Lourdes, le terrain où son équipe jouait, à Joseph Prat, père de Jean et Maurice Prat. A la mort de L Pourxet, assassiné en 1937, par un mari jaloux, le stade pris le nom de Louis Pourxet et ce jusqu’en 1962, où il prit le nom d’Antoine Béguère, maire de la ville, nom qu’il possède toujours. J’ignore quand l’appellation Izards a disparu.

                                                                 Logo FC Lourdes svg
    Le Football club lourdais  est un club de rugby à XV. Huit fois champion de France (1948, 1952, 1953, 1956, 1957, 1958, 1960, 1968), il évolue actuellement en Fédérale 2 (D4).Ce club prestigieux (invaincu à domicile de 1948 à 1960) est le traditionnel organisateur du Challenge Béguère, du nom de son Président Antoine Béguère. Durant les quinze années dorées de l'après-guerre (ainsi l'équipe compta-t-elle alors pas moins de 8 internationaux en activité en 1948 et encore 7 en 1958), des records, des titres, mais surtout un style de jeu inégalé à ce jour.Bibliographie :Lourdes, une certaine idée du rugby, de Jean Abadie, éd. Marrimpouey Jeune (Pau), 1976Lourdes, une certaine idée du rugby pour... survivre avec son temps, de Jean Abadie, éd. Atlantica, 2006 (édition revue et augmentée)Le petit FC lourdais illustré - Lourdes, 100 ans de passion partagée, éd. La Dépêche du Midi, juillet 2011 "Monsieur rugby"

    Jean Prat : né à Lourdes en 1922, fut « Monsieur Rugby ». Arrière à 16 ans, puis troisième ligne, il participa à son premier match international en 1945, aux côtés de Jacques Chaban-Delmas. Tour à tour troisième ligne, demi de mêlée et demi d’ouverture, il marqua le premier essai de la finale contre Mazamet en 1958 après quarante-cinq secondes de jeu, puis enchaîna trois minutes plus tard par un drop. Il entretenait sa forme physique par des randonnées fréquentes en montagne. Il a été 51 fois international. Son frère, Maurice, 31 fois. Prédestination, tous deux sont nés près du stade, dans une belle maison qui se trouve dans le parc du terrain de camping de Maurice Prat. Cette maison avait été auparavant la ferme Arriouet, puis la laiterie Simacourbe. Elle appartenait à Madame Milhet, tante du peintre Louis Capdevielle. C’était une partie de l’ancienne propriété du domaine de Vizens de Benoit Dembarrère. Pour les 80 ans de Jean Prat, la route de Pontacq a été rebaptisée avenue Jean Prat, bel hommage de la municipalité à cette figure locale. Jean Prat est décédé à Lourdes,  fin février 2005, à la suite d’une longue maladie. Il avait 81 ans. Pour ceux qui veulent en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Prat_(rugby_à_XV)


                                                           
       Le ski  

    La mode des sports d’hiver 

    Les premiers pionniers dans notre région furent les Anglais venus en villégiature à Pau. Acquis à ce nouveau sport Henri Sallenave va commander de skis à la Manufacture de Saint-Etienne en 1903 et en fait faire une copie par le menuisier palois Laffargue, à la même époque Louis Robach passe la même commande, et dès réception monte au lac de Gaube. En 1904 plusieurs de ses amis sont convertis au nouveau sport dont Louis Falisse, Charles Aubry, le docteur Basset et Maurice Heid. Ils font la première ascension à ski au pic Aneto. Les adeptes remontent à pied la moindre pente, comme les Lourdais à Barrau. Dès 1904 sera créée l’école militaire de ski à Briançon. En 1908, sont organisées à Gourette les premières compétions ; les spectateurs sont éblouis et vont se lancer dans cette nouvelle activité sportive. Des skis clubs vont se créer, dont celui de Nay en 1908 avec François Lacq futur président de la jeune fédération française de ski, de Barèges en 1924, de Lourdes en 1936. En janvier 1910 est organisé le concours international de ski par le Club alpin dans le site Les Eaux Bonnes-Cauterets. Concours toutes catégories pour les épreuves de : ski de fond, attelé, saut, bobsleigh, patinage, luge. En 1920 est organisé un concours de ski à Gripp–Artigues. En octobre 1924, fut créée la Fédération française de ski, la FFS et en 1937 l’Ecole française de ski.

    Les stations

    Barèges Dès les années 20, la station organise des concours  de ski. Mais, ce sont surtout des militaires de l’hôpital (créé en 1744, et reconstruit entre 1859 et 1861), qui utilisent ses pentes neigeuses. Ils fondent l’école de ski militaire en 1920. 

    En 1924, Barèges possède un club de ski le dénommée l’Avalanche de Barèges et en 1925, l'école de ski de Barèges est créée par Urbain Cazaux avec Laurent Honta, Palu, Fourtine, F. Vignole et Marcel  Lavedan, pour développer le ski local. Se joignent à eux, les frères Jeandel, Bernard Baa, les frères Cazaux et P.Marcou. François Vignole est alors champion de France de descente en 1932 et en 1935  et du monde de slalom en 1935. L’accès aux pentes, par la construction d’un funiculaire et d’un grand tremplin, s’avèrent  nécessaires. Une société anonyme d’extension de Barèges (SAEB) est  fondée par Urbain Cazaux. Et en 1936, a été réalisée  la première remontée mécanique des Hautes-Pyrénées, c’est le funiculaire du Lienz ; dans le prolongement a été édifié  le tremplin. Le funiculaire fut l’œuvre de Marcel Lavedan, qui devint par la suite maire d’Esquièze-Sère. Ce développement a classé Barèges parmi les premières stations de ski de France.
    En 1954 Barèges organise les championnats de France de ski.

    championnat france bareges 1954 3                                  Barèges, championnat de France, 1954.

    La Mongie a été bien plus tardive il a fallu attendre 1946 pour le premier téléski dit du « Pain de Sucre », sous l’impulsion de Pierre Lamy-de-la-Chapelle, téléski construit aux usines Soulé de Bagnères. La première liaison La Mongie-Barèges date de 1975 et la fusion date des années 2000.

    Les skis.

    Les menuisiers locaux se transforment en fabricant de ski avec des planches de frêne massif, formés à chaud avec de l’eau bouillante et maintenu en forme avec des cales. Viendront durant la seconde guerre mondiale les lamellés collés constitués de fines lamelles collées entre elles par du hickory une essence canadienne. Le métal fera son apparition après la seconde guerre. Puis dans les années 60 arrive le V2 Zicral du nom de l’alliage utilisé. Viendront enfin différentes matières plastiques.                                         

    Le ski ski Robach
    Evolution des skis, musée 1900 de Cauterets.   Skis de Robach.  Musée pyrénéen (réserves ?), cliché Loucrup 65.
    Ski 4                                                Evolution du ski Maison carrée de Nay, photo J. Omnès


    Four à ski                                       Four à ski, Luz Maison de la vallée. Photo J. Omnès

     

    Sport dhiver-Cauterets  Détachement de soldats  italiens au championnat international de Cauterets
         Luge Cauterets    Au championnat international de Cauterets, bobsleigh

    Cauitertets patin     Cauterets
     Cauterets patinoire

    Ski3 Cauterets n    

     Cauterets luge 2

     Cauterets ski Cauterets 5 affichen
                             
     Affiche du concours de 1910, affiche de 1913 de Gabard

    François Vignole 
    :
    sportif et résistant. Né à Lau-Balagnas en 1914. L’« homme aux semelles de vent » fut  élu meilleur skieur international et champion de France de slalom en 1935.
    Il obtint la même année la médaille de bronze aux championnats du monde de Mürrren (Suisse). Il fut le principal artisan de la renommée du ski club de Barèges.
    F. Vignole

     


                                                                                                 
                                                                                     Le Golf

    Les Anglais, nombreux dans la station climatique d'Argelès voulaient dès 1895,  un golf, afin de séduire cette importante clientèle, le propriétaire de l'hôtel de France, Jules Peyrafitte leur trouva un terrain de 40 hectares, propice à leur sport favori à Lau-Balagnas,  au Sailhet, près du Gave. Le terrain fut loué par Monsieur Peyrafitte par bail de 18 ans, en date du 2 octobre 1907. Construit sur un terrain engazonné en partie sablonneux, le nouveau golf permettait de « jouer par tous les temps » d’après les textes promotionnels de l’époque. Pour le tracé, les Anglais avec le président du club, Sir Everar Hambro, firent appel à des professionnels de Biarritz et de Pau. En 1908, purent avoir lieux les premiers championnats avec le Golf Club d’Argelès nouvellement créé. Un « prix de la ville d’Argelès » fut créé en plus des nombreux prix attribués par les Anglais.

    Ce sport concernaient les riches Anglais qui après la saison d’hiver passée à Pau venaient au printemps à Argelès en s’installant dans les hôtels de France et d’Angleterre. Le premier "Captain" a été le le baron Kilmaine avec au Comité : AH Foster Barham (Président du PGC en 1892), H Ross (Président du PGC en 1898) ou encore Sydney Platt (Président du PGC en 1895) etc.

    Les champions les plus réputés furent en 1908 ; le Capitaine Maul du BGC (1) : premier tour 72, M. Grassiat du BGC ; puis en 1909 M.W Chapman du PGC (2) : premier tour 76, M. Cunningham, professeur du Golf Club : premier tour 72 et en 1910  FF Jameson du PGC. Mais suite aux nombreuses crues répétées du gave, la pratique du golf s'arrêta en 1931, malgré la prolongation du bail de 10 ans. Informations de Pierre Nicollet de Fontainebleau SESV 26-1995)

    (1)    BGC Biarritz Golf Club
    (2)    PGC Pau Golf Club

    Argelès golf                                   Le golf au Saillet  (Sailhet)à Argelès-Gazost. Photo coll. privée
    Sailhet 2 001Sailhet 1 001                                          Photo SESV, No 18, 1987

                                        L'équitation

    http://sports.loucrup65.fr/equitation.htm

    Si Tarbes  a été l’un des plus grand centre équestre de France, il ne faut pas oublier que Lourdes, grâce à Pierre-Benoit Dauzat Dembarrère, l’élevage chevalin obtint le summum de sa notoriété dans tout le Sud-Ouest.

    Dès 1847, il construisit sur la lande, en bordure de la route de Pau, un immense bâtiment destiné à recevoir deux cent cinquante chevaux, et des annexes destinés aux dépendances de l’élevage,  comme des forges, des lazarets pour les chevaux malades, une infirmerie, des entrepôts de bois et de nourritures.  Le centre pris le nom de Centre Nemours en l’honneur du duc second fils de Napoléon III, bien connu dans la région comme pyrénéiste.

    Le centre dut fournir nombre de montures lors des guerres de l’Empire. Sa location fut d’un grand intérêt pour Dauzat-Dembarrère. Mais le besoin de montures devint tel pour l’armée des hussards que le centre de Tarbes ne suffisait plus, l’armée dû acheter le centre Nemours  en 1861, sans les annexes. Le logement des soldats se fit à l’établissement proche de Visens (ou Vizens) et chez l’habitant. Bernadette Soubirous a été pendant un certain temps « baby sitter » chez la femme d’un officier de Vizens, madame Marrescau.

    Bonapartiste engagé, Pierre-Benoit fut mis à la retraite en 1870, par la IIIe république. Spolié d’après son fils par les Missionnaires des Sanctuaires qui achetèrent à bas prix, en 1889, son hôtel particulier de Tarbes, il s’éteignit ruiné a à Bagneux en 1878.



                              Bicyclette –Tour de France

    Très vite, à l’apparition de la bicyclette, des magasins de vente et des ateliers de réparation vont se répandre dans le département. Les ateliers de mécanique et de réparation de machines agricoles se convertissent à la réparation des « vélocipèdes », puis d’automobiles. Tarbes avec son vélodrome et son Union cycliste organisera des compétitions de très haut niveau. Elles deviendront dès 1907, internationales avec Fournous d’Agen comme vainqueur, devant l’Allemand Rutt qui gagnera la revanche quelques jours plus tard. La même année est organisé le premier tour de Bigorre gagné par le Landais Lesgourgues.  Le cycle Peugeot dans la lancée des compétitions, organise différentes courses dans toute la France ; celles en Bigorre se dérouleront dès 1911, avec Tarbes-Bagnères-Lannemezan-Tarbes. Et celle dite « la course des tout petits » pour les coureurs de 14 à 19 ans sera organisée en 1912, sur le parcours Tarbes –Juillan-Tarbes. Parmi les classés : Aragnouet de Lourdes.

    Le tour de France. Il faudra attendre 1910 pour voir entrer en lice la Haute-Bigorre avec le Tour de France. L’organisateur, Henri Desgranges, n’hésitera pas à inscrire plusieurs cols dans le circuit : l’Aubisque, le Tourmalet, l’Aspin, et Peyresourde. Cela ne se fera pas sans anicroche, traité d’assassin, d’organisateur du « cercle de la mort », face à la détermination d’Henri Desgranges, les cols resteront inscrits. Ce sera l’heure de gloire d’Octave Lapize arrivé au sommet du Tourmalet en premier, devant Garrigou, puis à Bayonne l’étape, puis à Paris. Le Tourmalet entre alors dans la légende. Chaque année ce sont des milliers de fans enthousiastes de toute l’Europe qui viendront s’installer sur les bas-côtés de différents cols devenus célèbres, auteurs muets de la renommée de la région. En 2018 le Tour partira des sanctuaires de Lourdes.

    Une légende le tour a eu son épisode de légende avec le fameux exploit en 1913, d’Eugène Christophe, dit le Vieux Gaulois, qui porte le premier maillot jaune de l’histoire du tour. il fera 14 km à pied, le vélo de 15-20 kg sur l’épaule pour réparer sa fourche cassée en descendant le Tourmalet, à la forge de M. Gayet à Sainte Marie de Campan, avant d’arriver la nuit, à l’étape de Luchon. Un film pour la télévision a été réalisé en 2015 sur cette aventure. Petite video sur Eugène Christophe :

    https://www.youtube.com/watch?v=4hhvkIc65Lo

    Eugène Christophe
     260px Octave Lapize 1913
    Eugène Christophe -                                                   Octave Lapize. Photos Google

                                          « Apparition du vélocipède à Lourdes », le 11 août 1868. 
    Journal de Lourdes du 14 août 1868. 

    « Le vélocipède, ce nouveau mode de locomotion qui fait fureur à Paris, a fait son entrée dans notre ville, mardi dernier, dans la soirée. C’est un membre de la colonie anglaise de Pau ( nous le croyons du moins) qui nous a régalés de ce spectacle nouveau. Une foule considérable s’est portée sur le Marcadal à cette nouvelle et il faut dire que le gentlemen vélocipédiste a mis une grâce parfaite à faire admirer les évolutions de son véhicule, aux nombreux curieux que sa présence avait amenés sur la place. 
    La rapidité et la facilité d’évolutions du vélocipède sont quelque chose de vraiment merveilleux. Ce n’était plus une course, c’était une série d’arabesques qu’exécutait cet artiste en vélocipédie. 
    Une heure après, l’intrépide voyageur repartait pour Bagnères, monté sur son infatigable et économique coursier. » 
    E. Seyrès.


     

                                                                     Les jeux médiévaux

    Les ardoises gravées du Castet  Nau, d'Arras -en -Lavedan
     
    La Haute-Bigorre a la chance de posséder l’un des plus riches sites français d’ardoises gravées médiévales. Il s’agit du site du Castet Nau d’Arras- en- Lavedan. Son propriétaire, Jacques Omnès, après plus de 15 ans de travaux de « dévégétalisation » et de  déblaiement a récupéré un certain nombre d’ardoises qui constituaient les couvertures de différents bâtiments, du chemin de ronde, donjon, des rigoles d’écoulement des eaux pluviales etc. L’omniprésence de ces ardoises, que leur propriétaire pense provenir de Nouaux (1), a permis durant aux gardes du château, d’avoir sous la main de la matière première pour jouer, durant les temps de pose, à de nombreux jeux dit de plateau. Dans un article du bulletin de la Société d’Etudes des Sept Vallées (SESV) No 46 de 2015, J. Omnès en a fait l’inventaire avec pour une pièce unique, l’interprétation par J-F Le Nail, ancien archiviste du département.
    Nous y trouvons des fragments ou des plateaux entiers de jeux :

  •  d’échec à 10 X 10 cases, de dames à 8X8 cases,

  • de mérelle, devenu jeu du Moulin après le XVIe siècle. C’est un jeu très ancien et très populaire au XIVe siècle, mais qui fut interdit par l’Eglise catholique, puis, par une ordonnance royale de 1625, tant il entrainait des troubles dus aux querelles entre joueurs,

  • de poursuite du lièvre. D’origine arabe, ce jeu serait arrivé dans la région avec l’invasion des maures.

  • Et un jeu non identifié, probablement d’origine anglaise, proche du jeu de tâb scandinave.

  • Il a été également répertorié différents signes comme le nœud de Salomon ou nœud  gordien que nous rencontrons parfois dans nos églises, des polygrammes divers, un énigmatique lis, des dessins géométriques, des têtes d’homme barbu avec couvre-chef et de nombreux dessins supposés grivois.
    Le clou de ces trouvailles est une grande plaque de schiste gravée de cinq lignes en gascon, antérieur au XVIe siècle dont J-F Le Nail a donné la traduction : »  [Je] vous fait savoir que moi, Per de Boria, d[e]° Coarraze doit rester un an au marché d’Argelès [pour] faire ce qui lui plaît. J-F Le Nail nous offre une imposante étude explicative sur ces quelques lignes.
    L’inventeur conclut : « Nous pensons que la mention du marché d’Argelès peut révéler l’auteur de l’inscription : un érudit qui sait écrire à la charnière des XIVe-XVe siècle ; un clerc au château, qui s’amuse à dessiner sur ardoise des nœuds gordiens, possible signature graphique. Notre graveur amateur de jeux de plateau et peut être de dessins grivois, ne serait-il pas le placier du marché d’Argelès, l’homme chargé d’encaisser la ledza (2) pour le châtelain du Castet Nau ? »

    1. A côté de l’usine hydroélectrique Lemonier.
    2. Ou lédz (s) o : ancienne taxe féodale sur le sol consistant à une « paumade [paume de la main] » par sac de marchandise.

    Jeux 2   Jeux lièvre

    Jeu du lièvre
    Lis 1  2       Lis 3

     Lis ?

     Signes   Têtes

                                               Noeud de Salomon                                     Têtes de barbus

     Texte

    Texte du placier