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                                          Le jeu de quilles de neuf


Contrairement à ce qui est souvent écrit (souvent pour simplifier), le jeu de quille gascon n'est pas l'ancêtre du bowling. Ce dernier vient d'un jeu de quilles allemand importé aux U.S.A., puis transformé. Le jeu gascon est un jeu original, peu connu du grand public, mais prisé en Bigorre, et surtout en Béarn et dans les Landes.
C’est un sport d’intérieur qui nécessite un espace moins grand que le jeu de paume. Sur un carré ou plantier de près de 8mx8m sont disposées 9 quilles (taillées dans du hêtre) par rangées de trois, distantes les unes des autres de 2,15 m. Ces quilles, renflées au milieu, mesurent 96 cm ; la boule de bois ou boló taillée dans du noyer, pèse 6 kg. Le jeu consiste à renverser les quilles avec la boule en respectant des règles précises et des figures préétablies. Douze figures courtes et longues, plus près de six rabattues, sont envisageables.

Historique
Originaire, pense-t-on, du Béarn (XIVe siècle), où la cour de la vicomté aurait participé à des compétitions, ce jeu sportif s’est ensuite développé dans tout le Sud-Ouest vers le XIXe siècle. D'après Marinette Aristow il existerait un texte de 1378, décrivant ce jeu dit de "quilles au bâton".
La plupart de cafés  possédaient un plantier pour attirer la clientèle. Cela pouvait se résumer en un simple terrain à l'arrière de l'établissement. Un des premiers plantiers arrivé à notre connaissance dans la région est celui de Saint-Savin. Il se trouvait sur un terrain de l'estaminet appelé au XIXe siècle "chez Bilou" et devenu Café de la Poste. Sa présence est mentionnée en 1441. Si la maison existe toujours, voir photo ci-dessous, le plantier a dû être fermé après la guerre de 1939-45 à cause de bruits qu 'il occasionnait le soir tard dans le village.
Si au Béarn on jouait aux quilles de six, en Bigorre, et en Lavedan en particulier, on jouait aux quilles de 9. La première compétition officielle connue est celle de Dax en 1898.
La fédération française de quilles de 9, créée en 1948, à Orthez, fait partie actuellement de la Fédération française de bowling et de sport de quilles (F.F.B.S.Q.). Un site :  www.quilles.net

Ousté Quillier 10                                                                                        Plantier d'Ousté. Septembre 2016

Voir les différents quillers ou plantiers dans le dossier petit  patrimoine architectural

Les règles du jeu :
quilles de 9 règles du jeu 001


 plantier4

 


Plantier 7 plantier 5  

Equipe de Loucrup.
      
                           plantier 3
Plantier d' Ousté
Jeu de quilles
Jeu de quilles, musée Salies de Bagnères -de-Bigorre. Photo J. Omnès

jeu de quilles


             
La chasse à la palombe

avec des pantières. C'est à Saint-Pé, au lieu-dit plateau du Mousqué (nord du village) que l'on trouve l'emplacement où jadis, du Moyen-Age à 1914, l'on chassait les palombes avec des filets (pantières). ils étaient tendus dans un collet entre des arbres. et  permettaient grâce à un système ingénieux, de piéger un nombre considérable de cet oiseau migrateur  : de 4 000 à 5 000 par an.

Définition sur Wikipédia
 L'origine de cette méthode de chasse est plutôt obscure : on raconte que c'est un berger du côté du col d'Ibañeta qui un jour en voyant passer un vol de palombes au-dessus de sa tête, lança dans leur direction une pierre blanche. L'effet fut immédiat et les palombes prenant la pierre pour un épervier plongèrent d'un coup pour passer le col au ras du sol. Ce berger récidiva sur le vol suivant et l'effet fut le même. Il continua pour s'amuser. Un moine de l'abbaye observant avec attention le manège eut l'idée de faire monter des filets verticaux au milieu du col où passaient les oiseaux… les pantières étaient nées.

Des améliorations techniques furent rapidement apportées : on remplaça les pierres par des palettes de bois peintes en blanc, on installa des hommes le long de la vallée pour crier et secouer des drapeaux blancs (chatars) dans le but de diriger les vols vers les emplacements des filets, on laissa des trouées dans le manteau forestier du col pour faire croire à la palombe qu'il y avait une voie possible pour s'échapper.

Les filets utilisés au début étaient en chanvre, filés et tissés par les marins de la côte. Ils étaient lourds et difficiles à manœuvrer les jours humides mais n'offraient que très peu de résistance au vent. Avec le temps sont apparus les filets en nylon en forme de cage (auparavant, on laissait un ventre au filet pour que le vol s'y engouffre). Ils sont beaucoup plus légers, plus faciles à manipuler pour récupérer les captures et à hisser, mais ils comportent quelques petits inconvénients : le nylon brille au soleil, et plus légers, ils offrent une résistance au vent plus importante qui les font bouger les jours de brise, ce que la palombe détecte facilement, et qu'elle évite aussi facilement.

Les chasseurs jouent sur l'instinct de survie de la palombe face à ses principaux prédateurs : l'épervier et l'autour.

Ceux-ci attaquent les palombes avec une très grande vitesse par le dessous en frappant la palombe à la poitrine. Pour acquérir cette vitesse, ces rapaces plongent de très haut et passent au dernier moment sous le vol. C'est ce qu'imitent les raquettes lancées par les chasseurs. Pour déjouer ces attaques, les palombes n'ont qu'une seule solution : réduire la distance qui les sépare du sol pour empêcher l'oiseau d'attaquer par dessous. C'est pour cela qu'elles plongent elles aussi vers le sol. Et c'est là que les attend le piège des filets.

Déroulement de la chasse

  • Les premiers chasseurs postés le long du couloir que forme la vallée agitent des drapeaux (chatars) et crient pour guider le vol vers l'emplacement des filets.
  • Entrent ensuite en jeu les lanceurs de raquettes qui font baisser le vol.
  • Ensuite, le dernier rabatteur finalise le travail de ses prédécesseurs toujours à l'aide de raquettes pour faire plonger les palombes dans les filets.
  • Les palombes apeurées rentrent dans le piège et les responsables des filets les ferment.
  • Les chasseurs qui sont autour des filets sortent des caches pour ramasser les palombes capturées dans le filet qui est maintenant fermé au sol.
  • Une fois les palombes au sol, emmaillotées dans le filet, les ramasseurs se glissent sous l'avant du filet. Ils ramassent les palombes très rapidement au cas où un autre vol arriverait. Ils glissent les oiseaux dans la chamara, veste de toile bleue ou noire très ample, ouverte sur le devant et serrée à la taille par un cordon. Les filets peuvent donc être relevés très rapidement.

    Les palombes sont donc prises vivantes. Celles du début de saison peuvent être vendues aux chasseurs pour servir d'appelants en cabane. Plus tard, les captures sont vendues mortes à des particuliers ou à des restaurateurs.

    Le directeur de chasse tient à jour les comptes des commandes et des jours de présence des chasseurs, car à la fin de la saison, il lui faudra faire le partage. Pour certaines pantières, il faudra réserver une certaine quantité des prises à la commune "hôte" qui aura "cédé" son droit de chasse ou aux différents "propriétaires". Pour d'autres, les chasseurs sont rétribués en fonction des prises, non pas en palombe cette fois-ci mais bel et bien en argent. Certaines louent une partie du territoire de rabat à la commune et doivent donner une palombe à chaque habitant … .

    Chaque pantière a sa façon très spécifique de gérer ses prises.

    On trouvera aussi sur quasiment toutes les pantières des locations de tir au vol derrière les filets, une manière de financer l'entretien et le maintien de l'activité de certaines qui ont failli être définitivement fermées il y a quelques années.  Il y a beaucoup de paramètres qui rentrent en jeu dans la capture des palombes au filet :

  • Les conditions climatiques,
  • le savoir-faire des chasseurs,
  • la discrétion des visiteurs (la plupart des sites sont ouverts au public),
  • la nervosité des tireurs au vol.
  • Assez de paramètres pour que très souvent les palombes évitent le piège au dernier moment.On commence par le plus ancien des sports, le jeu de


    St Pé 4 Forêt du Mousquet


    avec des palombières. Ici à Sireix, près des palombières une dizaine de cages contenant les appelants (pigeons domestiques) sont disséminées dans la forêt.

     sireix7
      Palombe Sireix



                                    La chasse à l'ours

    Chasse à lours Chasse à mlours 3jpg
                  Du côté de Cauterets au XIXe siècle. Musée 1900, Cauterets.     A l'époque de Fébus


    Chasse à lours 1 n Chasse à lours 2


    Chasse à lours 4 Levasseur n
    Les Pyrénées par Lavasseur



                                     La chasse à l'isard

    Chasseur dizard    Maurice chasseur disards
    Lithographie  romantique : chasseurs d'isard en vallée de Barèges. A l'arrière, les chasseurs-touristes. A droite, chasseur d'isards litho de Ch Maurice, vers 1850.

    Chasse à lisard Chasse en famille à Gavarnie, 1835.


                                                                                                   
                                                  Le rugby
    en préparation

    Si on jouait à Lourdes au rugby depuis 1905, au club l’Etoile Sportive Lourdaise, le premier club de rugby à XV a été fondé en 1911 avec pour nom le FC Lourdais Izards. Ce club était dirigé par Monsieur Cros des grottes de Bétharram. Puis, en 1925, il fut dirigé par Lucien Pourxet. Ingénieur à l’Ophite (carrières de Lourdes), il fit acheter en 1928, par la ville de Lourdes, le terrain où son équipe jouait, à Joseph Prat, père de Jean et Maurice Prat. A la mort de L Pourxet, assassiné en 1937, par un mari jaloux, le stade pris le nom de Louis Pourxet et ce jusqu’en 1962, où il prit le nom d’Antoine Béguère, maire de la ville, nom qu’il possède toujours. J’ignore quand l’appellation Izards a disparu.

    Logo FC Lourdes svg
    Le Football club lourdais  est un club de rugby à XV. Huit fois champion de France (1948, 1952, 1953, 1956, 1957, 1958, 1960, 1968), il évolue actuellement en Fédérale 2 (D4).Ce club prestigieux (invaincu à domicile de 1948 à 1960) est le traditionnel organisateur du Challenge Béguère, du nom de son Président Antoine Béguère. Durant les quinze années dorées de l'après-guerre (ainsi l'équipe compta-t-elle alors pas moins de 8 internationaux en activité en 1948 et encore 7 en 1958), des records, des titres, mais surtout un style de jeu inégalé à ce jour.Bibliographie :Lourdes, une certaine idée du rugby, de Jean Abadie, éd. Marrimpouey Jeune (Pau), 1976Lourdes, une certaine idée du rugby pour... survivre avec son temps, de Jean Abadie, éd. Atlantica, 2006 (édition revue et augmentée)Le petit FC lourdais illustré - Lourdes, 100 ans de passion partagée, éd. La Dépêche du Midi, juillet 2011 "Monsieur rugby"

    Jean Prat : né à Lourdes en 1922, fut « Monsieur Rugby ». Arrière à 16 ans, puis troisième ligne, il participa à son premier match international en 1945, aux côtés de Jacques Chaban-Delmas. Tour à tour troisième ligne, demi de mêlée et demi d’ouverture, il marqua le premier essai de la finale contre Mazamet en 1958 après quarante-cinq secondes de jeu, puis enchaîna trois minutes plus tard par un drop. Il entretenait sa forme physique par des randonnées fréquentes en montagne. Il a été 51 fois international. Son frère, Maurice, 31 fois. Prédestination, tous deux sont nés près du stade, dans une belle maison qui se trouve dans le parc du terrain de camping de Maurice Prat. Cette maison avait été auparavant la ferme Arriouet, puis la laiterie Simacourbe. Elle appartenait à Madame Milhet, tante du peintre Louis Capdevielle. C’était une partie de l’ancienne propriété du domaine de Vizens de Benoit Dembarrère. Pour les 80 ans de Jean Prat, la route de Pontacq a été rebaptisée avenue Jean Prat, bel hommage de la municipalité à cette figure locale. Jean Prat est décédé à Lourdes,  fin février 2005, à la suite d’une longue maladie. Il avait 81 ans. Pour ceux qui veulent en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Prat_(rugby_à_XV)



                                                                                     Le ski  

                                                                                

    Le ski
         Evolution des skis, musée 1900 de Cauterets.                  

     

    Sport dhiver-Cauterets  Détachement de soldats  italien au championnat international de Cauterets

         Luge Cauterets    ski Cauterets

    Cartes postales anciennes  : Cauterets

    Cauitertets patin     Cauterets
     Cauterets patinoire

    Ski3 Cauterets n      Cauterets luge 2

    François Vignole : sportif et résistant. Né à Lau-Balagnas en 1914. L’« homme aux semelles de vent » fut  élu meilleur skieur international et champion de France de slalom en 1935.
    Il obtint la même année la médaille de bronze aux championnats du monde de Mürrren (Suisse). Il fut le principal artisan de la renommée du ski club de Barèges.

     


                                                                                                 
                                                                                     Le Golf

    Les Anglais, nombreux dans la station climatique d'Argelès voulaient un golf,afin de séduire cette importante clientèle, le propriétaire de l'hôtel de France, Jules Peyrafitte leur trouva un terrain propice à leur sport favor,  au Sailhet, près du Gave. C'est ainsi qu'en 1908, fut créé le Golf Links. Suite aux nombreuuses crues du gave, la pratique du golf s'arrêta en 1931.

    Argelès golf                                   Le golf au Saillet  (Sailhet)à Argelès-Gazost. Photo coll. privée

                                                                                      L'équitation

    http://sports.loucrup65.fr/equitation.htm

    Si Tarbes  a été l’un des plus grand centre équestre de France, il ne faut pas oublier que Lourdes, grâce à Pierre-Benoit Dauzat Dembarrère, l’élevage chevalin obtint le summum de sa notoriété dans tout le Sud-Ouest.

    Dès 1847, il construisit sur la lande, en bordure de la route de Pau, un immense bâtiment destiné à recevoir deux cent cinquante chevaux, et des annexes destinés aux dépendances de l’élevage,  comme des forges, des lazarets pour les chevaux malades, une infirmerie, des entrepôts de bois et de nourritures.  Le centre pris le nom de Centre Nemours en l’honneur du duc second fils de Napoléon III, bien connu dans la région comme pyrénéiste.

    Le centre dut fournir nombre de montures lors des guerres de l’Empire. Sa location fut d’un grand intérêt pour Dauzat-Dembarrère. Mais le besoin de montures devint tel pour l’armée des hussards que le centre de Tarbes ne suffisait plus, l’armée dû acheter le centre Nemours  en 1861, sans les annexes. Le logement des soldats se fit à l’établissement proche de Visens (ou Vizens) et chez l’habitant. Bernadette Soubirous a été pendant un certain temps « baby sitter » chez la femme d’un officier de Vizens, madame Marrescau.

    Bonapartiste engagé, Pierre-Benoit fut mis à la retraite en 1870, par la IIIe république. Spolié d’après son fils par les Missionnaires des Sanctuaires qui achetèrent à bas prix, en 1889, son hôtel particulier de Tarbes, il s’éteignit ruiné a à Bagneux en 1878.


     

                                                                     Les jeux médiévaux

    Les ardoises gravées du Castet  Nau, d'Arras -en -Lavedan
     
    La Haute-Bigorre a la chance de posséder l’un des plus riches sites français d’ardoises gravées médiévales. Il s’agit du site du Castet Nau d’Arras- en- Lavedan. Son propriétaire, Jacques Omnès, après plus de 15 ans de travaux de « dévégétalisation » et de  déblaiement a récupéré un certain nombre d’ardoises qui constituaient les couvertures de différents bâtiments, du chemin de ronde, donjon, des rigoles d’écoulement des eaux pluviales etc. L’omniprésence de ces ardoises, que leur propriétaire pense provenir de Nouaux (1), a permis durant aux gardes du château, d’avoir sous la main de la matière première pour jouer, durant les temps de pose, à de nombreux jeux dit de plateau. Dans un article du bulletin de la Société d’Etudes des Sept Vallées (SESV) No 46 de 2015, J. Omnès en a fait l’inventaire avec pour une pièce unique, l’interprétation par J-F Le Nail, ancien archiviste du département.
    Nous y trouvons des fragments ou des plateaux entiers de jeux :

  •  d’échec à 10 X 10 cases, de dames à 8X8 cases,

  • de mérelle, devenu jeu du Moulin après le XVIe siècle. C’est un jeu très ancien et très populaire au XIVe siècle, mais qui fut interdit par l’Eglise catholique, puis, par une ordonnance royale de 1625, tant il entrainait des troubles dus aux querelles entre joueurs,

  • de poursuite du lièvre. D’origine arabe, ce jeu serait arrivé dans la région avec l’invasion des maures.

  • Et un jeu non identifié, probablement d’origine anglaise, proche du jeu de tâb scandinave.

  • Il a été également répertorié différents signes comme le nœud de Salomon ou nœud  gordien que nous rencontrons parfois dans nos églises, des polygrammes divers, un énigmatique lis, des dessins géométriques, des têtes d’homme barbu avec couvre-chef et de nombreux dessins supposés grivois.
    Le clou de ces trouvailles est une grande plaque de schiste gravée de cinq lignes en gascon, antérieur au XVIe siècle dont J-F Le Nail a donné la traduction : »  [Je] vous fait savoir que moi, Per de Boria, d[e]° Coarraze doit rester un an au marché d’Argelès [pour] faire ce qui lui plaît. J-F Le Nail nous offre une imposante étude explicative sur ces quelques lignes.
    L’inventeur conclut : « Nous pensons que la mention du marché d’Argelès peut révéler l’auteur de l’inscription : un érudit qui sait écrire à la charnière des XIVe-XVe siècle ; un clerc au château, qui s’amuse à dessiner sur ardoise des nœuds gordiens, possible signature graphique. Notre graveur amateur de jeux de plateau et peut être de dessins grivois, ne serait-il pas le placier du marché d’Argelès, l’homme chargé d’encaisser la ledza (2) pour le châtelain du Castet Nau ? »

    1. A côté de l’usine hydroélectrique Lemonier.
    2. Ou lédz (s) o : ancienne taxe féodale sur le sol consistant à une « paumade [paume de la main] » par sac de marchandise.

    Jeux 2   Jeux lièvre

    Jeu du lièvre
    Lis 1  2       Lis 3

     Lis ?

     Signes   Têtes

                                               Noeud de Salomon                                     Têtes de barbus

     Texte

    Texte du placier