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10 - Les cimetières et leurs tombeaux, les monuments aux morts

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3-31 Le cimetière de lEgalité et le château fort6 Tombe collective des écclésiastiques2-33 Tombe du père GiacomoLuz              
                        Les cimetières et leurs tombeaux

"De tous les monuments, les tombeaux sont ceux qui présentent peut-être le sujet le plus vaste aux études de l’archéologue, de l’ethnologue, de l’historien, de l’artiste, voire du philosophe. Les civilisations, à tous les degrés de l’échelle, ont manifesté la nature de leurs croyances en une autre vie par la façon dont elles ont traité les morts… On pourrait faire l’histoire de l’humanité à l’aide des tombeaux."  
 Viollet-Le-Duc

Le décret du 23 prairial de l’an XII (12 juin 1804).

C’est le décret napoléonien  qui fixait les questions funéraires et l’organisation des cimetières. Fondement du  droit actuel, il avait pour but de faire disparaître tous les problèmes sanitaires antérieurs. Les cimetières devaient être éloignés des habitations et les inhumations interdites à l’intérieur des villes, des bourgs et des édifices religieux. C’était la fin des cimetières autour des églises.
(La fin des tombes à l'intérieur des églises avait été diligentée par l'ordonnance royale du 15 mai 1776.)
Les inhumations  devaient se faire « dans une fosse séparée assez profonde et remplie de terre bien foulée et distante des unes des autres. » C’était la fin des fosses communes, des tranchées : on parlait désormais du terrain commun. Et l’article 15, imposait aux communes de fermer le cimetière par des murs afin d’éviter la divagation des chiens errants. À l’intérieur, des fossés ou des haies vives, devaient être réalisés « en autant de parties qu’il y a de cultes différents avec une entrée particulière pour chacune. »


Cet article qui organisait des « carrés » selon l’origine cultuelle du défunt ne fut pas vraiment respecté à Lourdes et dans bien d’autres communes. Par simplification, les morts furent tous considérés comme ayant en commun la religion catholique.

L’organisation des cimetières de 1804 à nos jours
Le décret du 7 mars 1808, instaurait les servitudes pour les constructions voisines du cimetière (maisons, puits...) et l’ordonnance du 6 décembre 1843 réglementait les concessions, en créant trois classes : perpétuelle, trentenaire et temporaire (15 ans).

La loi du 14 novembre 1881, abrogeait l’article 15  du décret du 23 prairial de l’an XII, en interdisant les carrés confessionnels, afin de faire cesser les conflits de personnes, de confessions et de régler les problèmes des mécréants, suicidés, ou des enfants morts sans avoir été baptisés.

En 1905, la loi de séparation de l’Église et de l’Etat interdisait, par son article 28, tout emblème religieux dans un emplacement public, sauf dans les terrains de sépulture, les cimetières et monuments funéraires. En 1993, la loi fut  réactualisée avec la suppression du monopole des pompes funèbres. 

                                                                         
Avant 1804

Petit résumé historique des pierres tombales :
À l’instauration du christianisme vers le Xe siècle, les premières pierres tombales sans inscription, ni date se trouvaient à l’intérieur des églises. La famille omniprésente connaissait l’emplacement du défunt. Nul besoin d’y graver un nom et encore moins une date « le mort est entrée dans l’éternité, cela suffit » (1). Cette coutume d'enterrer les morts à l'intérieur des églises sans cercueil, les générations successives se superposant perdura jusqu'au XVIIIe siècle (ordonnance royale de 1776). Ce droit de sépultures des familles du village était associé au droit de s'agenouiller. L'endroit où les familles pouvaient prier, allumer leur cires de deuils (candélous) communiquer avec leurs défunts était délimité par l'emplacement de la dalle familiale. Ce "droit d'agenouilloir" était généralement inclus dans les actes notariés de vente de la case (maison).
Les prêtres étaient enterrés dans l’allée centrale de la nef. N’ayant pas d’assistant-témoins ou de liens familiaux avec le village, un signe distinctif devait rappeler leur mémoire, d’où la présence de certaines inscriptions et dessins gravés comme un calice, une croix, le monogramme du Christ. Les « errants » bohémiens, ouvriers agricoles, les sans attaches avec une maison-foyer  du village se voyaient relégués à l’extérieur de l’église, sous le porche. Pour distinguer leurs pierres tombales, des inscriptions s’avéraient nécessaires. Par la suite, avec l’évolution démographique, les pierres tombales émigrèrent dans l’enclos de l’église qui reçut alors toutes les personnes décédées dans le village avec ou sans  attache familiale. Afin de distinguer les défunts et leur appartenance à un « clan », à un métier, la pierre tombale fut vite surmontée d’une pierre verticale sur laquelle étaient gravés le nom, la date de naissance et de décès du défunt et parfois des instruments de son métier : marteaux, ciseaux, fils à plomb… L'enclos du cimetière et l'église attenante étaient des lieux sacrés, toute effusion de sang nécessitait leur fermeture et leur purification. Cela pouvait durer plusieurs mois.


(1) Louis Colas :
La tombe basque


                                               Lourdes

Le cimetière ancien
Il est situé rue de l’Égalité (réminiscence de l’idéologie de la Révolution). Il n’a pas, bien sûr, la notoriété du « Père Lachaise » de Paris, mais une visite rapide peut nous permettre de retrouver tous les noms (à l’exception de Bernadette) qui ont fait ce que la petite cité est devenue aujourd’hui. C’est un lieu de mémoire par excellence.
ll n’est pas très beau : sans espace vert, ni plantation, il traduit bien, l’absence de souci esthétique ou environnemental des autorités locales de l’époque.

3-31 Le cimetière de lEgalité et le château fort

                                                            Cimetière ancien de Lourdes. Photo J. Omnès


Mais les noms sont illisibles et le panneau est à l'envers.  Photo J. Omnès

Des Mérovingiens à 1804.
Jadis, les tombes se trouvaient à l’intérieur de l’ancienne église paroissiale Saint-Pierre, puis avec la démographie galopante, dans son enclos. Des sarcophages mérovingiens furent découverts sous le chœur et autour de l’abside de l‘église millénaire et dégagés par l’architecte de la ville, Ernest Seyrès, en 1906, lors de la démolition du bâtiment. Ces découvertes prouvaient que le site de tout temps a été une nécropole. Certains sarcophages sont exposés au château fort de la ville. De nouveaux sarcophages furent aussi découverts dans les rues environnantes (rue Basse, rue des 4 Frères Soulas) lors de la réalisation du parking de l’office de tourisme en 1991, par l’archéologue Jacques Omnès. Sous la Révolution, par les décrets du 4 novembre 1789 et du 5 novembre 1790, la propriété des cimetières fût transférée aux communes, ce qui leur permit de récupérer l’entretien. Aussi, les autorités, à la recherche de salpêtre pour confectionner de la poudre, dite tyrannicide, ouvrirent un certain nombre de tombes, mais la puanteur était telle que leur déménagement fut envisagé, mais ne fut réalisé qu'en 1804, sous la municipalité Dufo. Le cimetière fut réaménagé hors des murs de la ville vers le quartier de l’Arberet, dans un enclos, pour éviter l’entrée de chiens errants, au bout du chemin devenu rue de l’Egalité. 

 

  

 2-11 Sarcophage mérovingien du BéoutEgalité bas
Sarcophage mérovingien. Coll. privé.                           Cimetière Égalité partie basse Photos J. Omnès

Les tombeaux
Les tombeaux se répartissent dans des ilots séparés par des allées. Aucune information sur leur emplacement n'est proposée.

Ce cimetière est partagé en deux parties : la partie basse qui est la plus anciennes et la partie haute, séparée de la basse, par un mur de soutènement.
Aux noms à consonances bien locales, se mêlent de nombreux noms étrangers. Ce sont les pèlerins et parfois leurs brancardiers décédés dans la cité mariale. Les tombes des brancardiers sont reconnaissables à la médaille de pierre au crucifix inversé (tête en bas), en mémoire du martyre de saint Pierre. On rencontre également les tombes de quelques hospitaliers aux noms prestigieux et celles de quelques familles nobles qui avaient fait de Lourdes l’objet de leur devoir ancestral de protection des plus faibles. S’ajoutent naturellement, les sépultures collectives des nombreuses congrégations religieuses installées dans la région depuis les Apparitions.

6 Tombe collective des écclésiastiques

                             Monument des ecclésiastiques

Les oblats                                                                       Les Oblats                  


Décoration de brancardier
Décoration de brancardier (croix à l'envers). Photos J. Omnès

On rencontre quelques tombes aux noms locaux connus. Celle des parents de Bernadette Soubirous est la seule tombe fléchée. Bernadette ne repose pas à Lourdes, ville qu’elle chérissait par-dessus tout, mais à Nevers. À quand son retour dans sa terre natale ? À côté, reposent le peintre Louis Capdevielle et son père ardoisier ; le buste sur le socle, réalisé en 1879, est son œuvre (souvenir de son apprentissage de sculpteur). Témoignage de pitié filiale. Le frère de Louis, Jean-Marie paiera la moitié de la facture

Puis, la famille Pailhasson (colonne tronquée), chocolatier célèbre à l’épouse à la beauté non moins célèbre. Reposent également la famille Malespine (la pastille à l’eau de Lourdes), celle du maire Lacadé (de l’époque de Bernadette). Le sépulcre le plus imposant et le plus haut, est, comme il se doit, celui de Soubirous-Roques (propriétaire de l’hôtel Moderne et de  la villa éponyme de la Mairie) .


Tombe des Soubirous                                  Famille Soubirous, ilot 2, dont le père et la mère de Bernadette. Photo J. Omnès

7 Tombe du baron de Mohremhein ambassadeur de Russie2 Tombe des Soubirous-Roques
                      Soubirous-Roques                          Baron de Mohremhein. Ilot 7. Photos J. Omnès

3-32 Buste de L. Capdevielle au cimetière de lEgalité  Malespine

Tombe de L Capdevielle, peintre.  Malespine, ilot 4, créateur de la pastille Vichy à l'eau de Lourdes. Photos J. Omnès


Duviau
Eugène Duviau, archiviste et historien de la ville. Photo J. Omnès

Parmi les hospitaliers, on retiendra dans l’îlot 5, la tombe du comte Étienne de Beauchamps, ancien président de l’Hospitalité de N-D de Lourdes ; un véritable CV en lettres d’or orne la pierre. La noblesse n’est pas en reste avec, à l’îlot 3, le vicomte de Beaurepaire-Lovigny, à l’îlot 5, le vicomte de Pouy, à l’îlot 1, le baron de Mohremhein, ancien ambassadeur de Russie sous Napoléon III. Beau vitrail.
Enfin et surtout, le mausolée de la famille de Béarn (Galard de Béarn), ancienne détentrice du comté de Bigorre. Il se trouve à l'îlot 6, au fond sur la gauche ; comtes, vicomtes, princes et princesses se côtoient pour l’éternité. Cette tombe a été érigée par le prince Henry de Béarn-Viana et de Chalais, diplomate, membre de l'Hospitalité de Lourdes, chef de service des brancardiers de la grotte pendant vingt-clnq ans, et camérier secret de S.S le pape Pie XII (1). Henry est le père de Gaston de Béarn et le fils d'un autre Gaston, prince de Béarn et de Viana. Ce dernier reçut en remerciement du don d'un carillon de la basilique et de cinq vitraux qui ornent la basilique supérieure, des parcelles du rocher de la grotte.

(1) Information de Jean Barbet dans La Dame plus belle que tout, le livre contemporain,1958, page 196.


les princes de Béarn 001  Gilles de Béarn 3  
                              Tombes des princes du Béarn, îot 6.              Dernière plaque.
                      
Notre préférence va à la tombe qui se trouve au fond, à l’extrême droite. C’est la seule sans nom, composée d’un parterre en pelouse et entourée d’arbustes. Trop rare pour ne pas la mentionner. À l’opposé, la plus sophistiquée, celle de la famille Campbell, est l’œuvre d’un architecte de Tarbes, L. Grimal (auteur d'un des bronzes du monument aux morts)  : « Propriété artistique réservée ». La statue de l’ange a été exécutée en marbre de Carrare par un sculpteur de Rome. L’ensemble restauré par le marbrier Voldoire d’Arcizac-ez-Angles est composé de deux monuments grandioses qui mériteraient un classement aux Monuments historiques. À l'arrière, un des deux pilastres s'est détaché du mur. Cette sépulture hors du commun sert de dernière demeure à la famille Campbell-Johnston, vieille et importante famille, d’origine écossaise, installée à Brive-la-Gaillarde. L’oncle du dernier défunt, Diarmid Ian Alexander, a été camérier de Léon XIII et de Pie X.

Campbell  34 Tombe des Campbell au cimetière de lEgalité
             Tombeau des Campbell.  Réalisée par le sculpteur- entrepreneur Grimal. Photo J. Omnès

Tombe BéguèreDouste -Blazy
 Sépulture Béguère, ancien maire et Douste- Blazy père de Philippe, ancien ministre, îlot 4.
 Photo J. Omnès

Dans la partie basse du cimetière, ilot 1,nous trouvons la tombe de Blanche d’Orléans, princesse de la maison royale de France et celle de la famille Pailhasson le fameux chocolatier ( sans croix, ni signe religieux).

Pailhasson   Louise Ouzous
 Famille Pailhasson (les fameux chocolats). Tombe de Louise Ouzous, modèle de Louis Capdevielle, îlot 1. Photos J. Omnès

Les soeurs Ouzous, modèles du peintre Louis Capdevielle dans son tableau l'Atelier de couture, 1880 (Voir page 16 de l'ouvrage ce Jean Cassou) ne s'entendaient pas ; aussi, avant  leur décès, elles se firent construire deux tombeaux identiques par le même entreprise, l'une (Louise) dans la partie haute, l'autre  (Antoinette), dans la partie basse du cimetière. On ne sait sur la toile, si c'est Louise ou Antoinette qui est représentée.
.
Une mention particulière pour Louis Le Bondidier. Une affection pulmonaire l'emporta le 9 janvier 1945. Il fut alors inhumé temporairement dans ce cimetière. Puis, selon ses dernières volontés, sur le turon de la Courade, à Gavarnie, à côté de Frantz Schrader.

Lourdes ComteLourdes marquise 1  Lourdes Beauchamps
Tombe d'hospitaliers et familles nobles.

Ci-dessous, la tombe DAUZAT DEMBARRERE, personnage important de la ville (voir patrimoine humain) est la 29ème, à droite contre le mur, entrée côté gardien (rue Arberet). Entre les tombes de la famille Brenjot-Larrive-Fourcade et la famille Ponnau. La tombe est en piteux état, on peut décrypter :
                          DAUZAT DEMBARRERE
              Jean Comte Dembarrère, pair de France,  Lieutenant Général des Armées du Roy   L'Abbé....Pierre [?]    Grand officier de la légion d'honneur -  Chevallier de Saint-Louis        
              Né à Tarbes, le 3 juillet 1747.  Décédé à Lourdes, le 5 mars 1828.
Suivent des noms de femmes : épouse et fille ?  

Dauzat    
Tombe Jean Dembarrère et famille          

Lourdes Ross     
LourdesLacade
Tombeau des Ross, créateur des grottes de Bétharram ; à droite, tombeau des Lacadé, maire de la ville à l'époque de Bernadette, îlot 1.


Lourdes marquise 2    Dozous

Tombeau  de Lacadé, îlot 1, maire de la ville lors des Apparitions, tombeau du docteur Dozous, îlot 1, médecin sous Bernadette. Photos J. Omnès. Ci-dessous une plaque qui a été apposée en 2015. Dozous un "athé septique" sic

Dozous 2

Pomian 1   Pomian 2
Tombe de l'abbé Pomian, le confesseur de Bernadette, à côté de celle de l'ambassadeur de Russie, à l'arrière sur la droite.

Le cimetière nouveau, rue de Langelle


Ce nom vient de la présence de la statuette de l’ange située dans une niche, face à la Poste.

Sa construction a été décidée en 1929, puis sa surface a été agrandie en décembre 1943 par l’adjonction du terrain Le Rodellec. Les différents pèlerinages demandèrent dès son ouverture, une concession, car il devenait habituel que les pèlerins décédés à Lourdes soient enterrés dans la cité mariale. Ainsi, furent construits les monuments pour recevoir les tombes communes pour les pèlerins belges, italiens, anglais, irlandais, flamands et  alsaciens.
Au fond de ce cimetière se trouve la tombe de la famille Doerr et de Pitso manouche, devenu sédentaire à Lourdes. Un grand violon de granite rose remplace la croix symbolique. La dalle est recouverte de poèmes honorant les artistes manouches et les manadiers qui viennent discrètement rendre visite à leur frère, en passant par  l’entrée de service au fond du cimetière. Lui et sa famille animait musicalement le restaurant du café de la Rotonde, rue de la Grotte. Elle était parfois rejointe par Django Reinhardt qui logeait alors rue de Cagots.


Pitso Doerr  Jardin du souvenir
         Tombeau des Doerr.              Jadin du souvenir pour disperser les cendres des défunts. Les noms sont inscrits sur les plaques de marbre.  Photos J. Omnès

Autre tombe qui fait la renommée du cimetière, celle du père Giacomo. Elle est fléchée et facile à distinguer : elle est recouverte de fleurs et de plaques d’ex-voto qui entourent un piédestal supportant une Bible ouverte. Il s’agit de la tombe d’un capucin italien : Giacomo Filon, faiseur de miracles. Confesseur à Udine, il était réputé pour soulager les détresses, toutes sortes de détresses. Malade, il partit pour Lourdes en affirmant que la cité mariale serait sa dernière demeure. Il mourut en 1948, le soir même de son arrivée, en prononçant ces mots : Je suis heureux car la Vierge Marie me veut ici.Même mort il est censé avoir des pouvoirs thaumaturgiques. Une boutique, au 96, rue de la Grotte : Sainte Marguerite, propose des images du prêtre avec relique (bout de tissu) et un petit livre sur la vie de l’homme.     
2-24 Dos de la tombe du père Giacomo 2-35 Vers la tombe du père au cimetière rue de Langelle
                                  Dos du tombeau du père Giacomo. Photos J. Omnès

La tombe voisine est celle de Madeleine Marty (1907-1945), pieuse gardienne durant des années, de la sépulture du capucin.

Le "cimetière" du château fort

Le château fort abrite un petit "cimetière". En fait, il s'agit d'un dépôt lapidaire. Il est composé de tombes dont une étonnante à deux niveaux, et de sarcophages trouvés par l’architecte Seyrès en 1906, lors de la démolition de l’église paroissiale millénaire et lors de plusieurs chantiers.  On y trouve aussi de nombreuses copies de tombes basques au fronton discoïdal.

Cimetière fort

                                                                     cimetière fort 
             Sarcophages mérovingiens et tombes basques au château fort de Lourdes. Photos J. Omnès

Un petit film réalisé par Deï Mian
  : https://www.youtube.com/watch?v=DldKcU7qu2o#t=42
Cette petite vidéo, fort bien faite est bien rafraichissante par sa naïveté (réelle ?). Il n'y a aucun corp enterré. La plupart de ces stèles discoïdales sont des copies en ciment, de tombes basques réelles, réalisées par Louis et Margalide Le Bondidier, ancienne conservatrice. Louis Le Bondidier a été inspiré dans ses recherches par Louis Colas, auteur de La tombe basque (1923) avec qui il avait une correspondance suivie. Il semblerait qu' il ait également fait des recherches sur des tombes berbères. A ce jour, à notre connaissance aucune étude sur ce "cimetière" n'a été réalisée.
Le petit personnage représente généralement le défunt, parfois le Christ avec la présence d'une croix. Ici, il s'agit de commémorer un drame souletin qui s'est passé au XVe siècle, vers 1434 aux environs d'Etchebar. Le petit homme est Berterreletxe assassiné par les hommes de Louis de Beaumont, car il avait convoité la belle Margarita sa "promise" . Cet assassinat fit grand bruit à l'époque, une ballade fort connue en Soule, nous rappelle cette histoire : la ballade de Berterreletxe
Les lettres représentent à gauche, stylisé, le Ihs du Christ, le ma du nom de Marie, et le cercle et le u inversé (mal reproduit), le soleil et un croissant de lune.
Pour ce qui est des sarcophages mérovingiens qui n'ont rien à voir avec les stèles, ils sont originaires des carrières du Béout et proviennent des différentes fouilles faites au château et aux alentours de l'ancienne église paroissiale. Il n'y a là aucun mystère à la Roswell.


stele-Orant-les-Casses  Pierre
Le Christ ou le défunt, cliché Google         La pierre tombale de Lourdes-Etchebar. Photo J. Omnès

Lourdes cimetiereIHS
Modèle de la tombe de Lourdes provenant de l'ouvrage de Louis Colas. IHS sur une autre tombe au cimetière de l'Egalité. Photo J.Omnès

Dalle Bereterrexte10 Tombe double
Dalle d'origine en Soule.                               Tombe double.     Photos J.Omnès

Anclades (hameau)

Anclades 2 1Anclades 2 2
Etonnante tombe

Anclades
Cette statue à servi de modèle à la Vierge du Rocher.

Divers

La tombe de Mgr Rodhain, fondateur de la cité Saint -Pierre, se trouve à la cité, à côté de la copie de la grange de Bernadette de Bartrès. Simple dalle face à la ville de Lourdes.

Rodhain

Étonnante découverte de la tombe d'un héros de Dien Bien Phu, Bernard Hay, bienfaiteur local qui avait créé en 1986, le fameux et magnifique centre de dialyse de Bartrès, actuellement fermé. Jadis, plus de 600 dialyses par an étaient effectuées dans ce centre. La tombe se trouve aux pieds du bâtiment dans un magnifique cadre avec vue sur les montagnes. Une épitaphe en lettres d'or du général Bigeard orne la pierre.


Bernard Hay1

Bernard Hay 2  Ses décorations

 

                                               LES CANTONS DE LOURDES

Lourdes-Est Arcizac-ez-Angles, Arrayou-Lahitte, Arrodets-ez-Angles, Artigues, Berberust-Lias, Bourreac, Cheust, Escoubès-Poust, Gazost, Ger, Germs-sur-L'Oussouet, Geu, Gez-ez-Angles, Jarret-Ayné, Julos, Juncalas, Les Angles, Lézignan, Louzourm, Lugagnan, Ourdis-Cotdoussan, Ourdon, Ousté, Ossun-ez-Angles, Paréac, Saint-Créac/ Justous, Sère-Lanso. 
Lourdes-Ouest Adé, Bartrès, Poueyferré, Vallée de Batsurguère : Aspin/Chapelle Saint-Georges, Omex, Ossen, Ségus, Viger


Cotdoussan

Cotdoussan cimetiere
Belle croix en fonte avec les symboles de la Passion : éponge, tenailles, marteau, lance.

Ger

À Ger, se trouve le tombeau familial de la famille Billères, originaire du village, dont René Billères (1910-2004) qui fut député, sénateur et ministre

.Geu R. Billères  Geu Billères
  Tombeau de la famille Billères. Photo J. Omnès

Geu R. Billères 2



Viger

Quelques églises conservent encore leur cimetière dans l'enclos et leur monument aux morts à l'intérieur.

cimetière Viger

 




                  Les monuments aux morts- Lourdes et ses cantons 

Lourdes-Est Arcizac-ez-Angles, Arrayou-Lahitte, Arrodets-ez-Angles, Artigues, Berberust-Lias, Bourreac, Cheust, Escoubès-Poust, Gazost, Ger, Germs-sur-L'Oussouet, Geu, Gez-ez-Angles, Jarret-Ayné, Julos, Juncalas, Les Angles, Lézignan, Louzourm, Lugagnan, Ourdis-Cotdoussan, Ourdon, Ousté, Ossun-ez-Angles, Paréac, Saint-Créac/ Justous, Sère-Lanso. 
Lourdes-Ouest Adé, Bartrès, Poueyferré, Vallée de Batsurguère : Aspin/Chapelle Saint-Georges, Omex, Ossen, Ségus, Viger

Lourdes

Suite à une décision municipale de 1920 et un concours en décembre 1922, François Mourgues (1894-1954) sculpteur parisien, a réalisé en 1926-27, sur ce monument imposant, édifié par l'architecte Georges Gay de Neuilly, un bas-relief en bronze commémoratif de la guerre 14-18, d'un style  réaliste, néo-classique,  représentant un poilu encadré par deux femmes, on peut supposer la mère et la sœur. Il faudra attendre janvier 1929 pour la pose du bronze et l'inauguration et  1935 pour la pose des grilles, depuis enlevées.
Sur  le côté Nord, dans une représentation très Art déco, l'artiste nous présente une femme les bras ouverts pour accueillir ses enfants morts au combat en 1939-1945. Mais la paternité parfois affirmée de L. Grimal secondé par l'architecte de la ville Ernest Seyrès mentionnés dans de nombreux documents, dont le  catalogue de Sylvio Brianti, est contredite par plusieurs textes qui laissent perplexe. D'après certains auteurs, dont Roger Mézaille dans Maires de Lourdes (pages 568 et 569, cette sculpture est aussi attribuée  au sculpteur François Mourgues. Pour Delphine Pereira dans le numéro spécial de La Dépêche, Bienvenue Benoît XVI (page 54), l'auteur serait le "Pyrénéen Mengue" (1). On reste confondu par ces informations contradictoires et surtout par le fait que ces deux sculptures ne semblent pas provenir du même sculpteur, ni du même atelier de fonderie. Si l'une façade Nord est en bas-relief,  celle de la façade Sud est plutôt en haut-relief.  Faute de précisions jusqu'à présent, on peut imaginer que le socle est bien dû à l'architecte Georges Gay, Ernest Seyrès ne serait intervenu que pour l'aménagement du second bronze éventuellement de L Grimal, ainsi que la grille l'entourant. On peut cependant être étonné que dans l'ouvrage Les Maires de Lourdes, il ne soit pas fait mention de la pose d'un second bronze après la seconde guerre mondiale, ce qui accréditerait le texte de R. Mézaille : les deux bronzes seraient du même auteurs et auraient été posés en même temps en 1929, les plaques commémoratives de 1939-45 auraient été scellées par la suite...
(1) Il est l'auteur du monument aux morts de la guerre du cimetière rue de l'Egalité. Il y a peut-être confusion chez l'auteure de l'article.
 

Grimal
Façade Sud, en hommage des soldats morts entre  1914 et 1918.Grimal 2Façade Nord, en hommage aux soldats morts entre 1940 et 1945.
Tombe soldats

Au cimetière de l'Egalité. Soldats morts pour la patrie, réalisé en 1928 pour la ville. Auteur M. Mengue, architecte (2). Photos J.Omnès
(2) Les maires de Lourdes, page 566.


Monument morts Lourdes Cimetière de l'Egalité, monument en hommage aux morts réfugiés et soldats des territoires occupés par l'ennemi en 1914-1919.
Photo J. Omnès

Lacrampe 8  Lacrampe 6
Cénotaphe pour les morts de Belgique réalisé par ? Les panneaux de bronze du bas sont des panneaux d'influence religieuse alors que ceux plus proches du sommet représentent les différentes provinces du pays. Les inscriptions sont en flamand d'un côté et en wallon de l'autre.

Lacrampe 7

Autre cénotaphe peu connu à la mémoire des pèlerins belges morts à Lourdes.

LE CÉNOTAPHE BELGE, texte de l'archiviste de la ville Jean-François Labourie

Il existe au cimetière de l’Égalité de Lourdes un monument commémoratif dédié aux pèlerins belges décédés à Lourdes. Situé à la jonction des ilots 5 et 6 (mur Est), ce monument n’abrite aucun cercueil, c’est donc un cénotaphe.
Le conseil municipal du 27 avril 1898 a donné une suite favorable à une « demande du comité de pèlerinage belge » pour une « plaque commémorative au cimetière (…) sur laquelle serait gravés tous les noms des Belges décédés et inhumés à Lourdes depuis 1858. » 
La demande est faite par Émile Christophe, un des fondateurs de l’Hospitalité Notre-Dame de Lourdes. En 1897, année du premier pèlerinage belge (6 trains pour 2 300 pèlerins), est créé un vice-consulat belge à Lourdes (Annales Notre-Dame de Lourdes, mai 1897, p. 25). Émile Christophe est nommé vice-consul, d’où sa requête auprès de la municipalité.
Plus tard, Emile Christophe deviendra un élu de la municipalité et jouera un rôle important au moment de la Séparation de l’Église et de l’Etat. Il  meurt à Paris le 9 février 1922.
Le monument est composé, de bas en haut : dans son chapiteau en demi-cercle figure le blason de l’Hospitalité belge, fondée en 1895 et dont le nom précis est Hospitalité de Notre-Dame de la Croix. Plus bas, l’inscription : « Les Belges à leurs compatriotes ».  Dessous, nous lisons une liste de 22 noms : il s’agit de Belges décédés et inhumés à Lourdes. Enfin, au plus bas une plaque en bronze, gravée. On lit dans une police de caractère néo-gothique :

« RECONNAISSANCE  A LA VILLE DE LOURDES
J/CAZAUX-MOUTOU ETANT MAIRE DE LA VILLE
E/CRISTOPHE  ETANTCONSUL DE BELGIQUE
J/LACRAMPE ETANT ARCHITECTE DE LA VILLE » 

Trois blasons sont gravés, de gauche à droite : celui de la ville de Lourdes, celui de la Vierge, celui du royaume de Belgique qui représente un lion.
La surprise de ce monument tombé dans l’oubli est celui de son architecte, Jean-Marie Lacrampe (1855-1917) qui fut architecte municipal, celui du Sanctuaire, des maisons religieuses, architecte privé et décorateur. Il dessina des pierres tombales au cimetière de l’Égalité. Ce cénotaphe ajoute une pierre à son œuvre déjà considérable.

Lourdes belges 1

Belges 2

Anclades, hameau de Lourdes

Petit monument contre le mur de l'église, noms à peine lisibles

Bartres


Bartres 2  Bartres
Devant l'église et dans l'église. Photos J.Omnès

Castelloubon

Monument commun aux villages du Castelloubon (Cantons de Lourdes Est). Sur la pierre centrale, carte du Castelloubon avec les différents villages. Sur les deux colonnes l'encadrant, les noms des morts pour la France du pays. Avant cette réalisation le monument aux morts se trouvait dans l'église de Cotdoussan.

Castelloubon église 3


Ger

Jer morts
Monuments aux morts de la guerre 1914-18 contre le mur de l'église. Les noms sont à peine lisibles.

Geu

Geu monument morts
                                                         A côté de l'église. Photo J.Omnès

Julos


Julos
Lézignan

 Lézignan

Omex
Monument aux morts
     



Omex4

Omex5
Omex 1   Photos Fadette Bruel

Ossen

Monument aux morts. Photos Fadette Bruel

 


Ossen

Ossen3Ossen2

Paréac

Paréac

Poueyferré

Poueyferré

Ségus

Monument aux morts. Photos Fadette Bruel


Segus 1


Ségus4Ségus3

Le Boustu (au-dessus de Ségus)

Boustu 1 Boustu 3

Viger

 Autour de l'église de Viger (Vallée de Batsurguère). Photo J. Omnès

Viger 1 Viger 2
Monument aux morts à l'intérieur de l'église. Photos Fadette Bruel



                            Cimetières canton de Saint-Pé

Saint Pé
En visitant le cimetière de Saint-Pé, à la recherche de la tombe du général napoléonien Vergez, nous avons trouvé celle de l'abbé Abadie, professeur de  mathématiques du Collège Peyramale de Lourdes et célèbre spéléologue, auteur du Sanglier du Boucharrot. Il a découvert plus de 50 cavités dans le massif saint-péen de Tres crouts.  

Saint Pé
Abadie 3


                                                        Monument aux morts, canton de Saint-Pé
Peyrouse

Peyrouse Calvaire
A Peyrouse, monument aux morts-calvaire restauré en 2015, à droite montjoie avec sainte Marguerite. Voir le dossier montjoies. Photos J. Omnès

Peyrouse


Peyrouse
Monument aux morts sur la place. Photo J. Omnès

Saint Pé



Monument commémoratif de 1914-1918, à l'intérieur de la mairie

St Pe Monument morts


                                                    Cimetières canton d'Argelès-Gazost

 

En se dirigeant vers le Lavedan (Sud de Lourdes), les escarpements se multiplient et les terres planes pour l'installation de cimetières se font de plus en plus rares. La plupart de ces derniers se trouvaient et se trouvent encore autour des enclos de leur église. Quelques pierres tombales jonchent le sol des plus anciens sites. D'autres sont utilisées comme dallage ou marches. Certains villages ont préféré déplacer entièrement leur cimetière de l'enclos de l'église vers des terrains périphériques, laissant ainsi place à une pelouse ou un espace libre.

Adast
Le cimetière qui se trouvait dans l'enclos de l'église a été déplacé avec le tombeau de Despourrins, le poète gascon. Mais nous n'avons pas retrouvé son emplacement. Peut-être est-il enterré à la chapelle du château Miramont ? Les recherches se poursuivent. J'ai appris d'un responsable de la SESV que lors du déplacement du cimetière de l'église vers son nouvel emplacement, les restes de C.d'Espourrins, fautes d'entretien de son tombeau seraient restées sur place. Son corps se trouverait donc sous la pelouse près de l'église.

Cyprien d’Espourrins (Despourins ou Despourri) : poète montagnard (1698-1759). Né d’un père béarnais et d’une mère lavedanaise, dans la vallée d’Aspe où il passa toute son enfance, le chevalier d’Espourrins, après des études au collège de Lescar, se maria avec une jeune fille d’Adast en Lavedan. Il habita alors la demeure familiale maternelle : le château Miramont au-dessus du dit village (actuellement propriété de Jacques Chancel). Amoureux de la nature et doué pour la poésie, il ne cessa de mettre en pastorales, bergers et bergères, ruisseaux et forêts. Ses poèmes et chansons bucoliques, écrits en béarnais, furent mis plus tard au goût du jour par un certain Alfred Roland. C’est sous forme de chansons en chœur donc que Là-Haut sur la montagne, son chef d’œuvre, nous est parvenu, admirablement interprété par les Chanteurs montagnards de Bagnères et de Lourdes. Son poème le plus populaire chez les Béarnais est sans conteste : Dus pastous à l’oumbrèto. Pour plus d’informations, voir  le dossier hommes célèbres.
 

Agos

Agos Cimetière
Agos, délimitation de l'ancien enclos, sur les hauteurs du village. À droite, l'église et son entrée. Photo J. Omnès

Argelès-Gazost
Le cimetière d'Argelès, tout en hauteur, face aux Pyrénées, n'a pas de tombeaux imposants comme à Lourdes ; peu de chapelles et de monuments collectifs à l'exception de la chapelle des Cénac. Beaucoup de tombes sont abandonnées. Le plan avec la liste ne donne qu'une idée approximative des emplacements, tant les sépultures sont imbriquées les unes dans les autres. Le site se distingue surtout par une zone nord (partie la plus ancienne) et une zone sud plus près des montagnes. Nous y trouvons le tombeau de Jean Bourdette l'historien local, celui des Tamboise apparentés aux Bourdette, celui des Behague de Ker... (famille du conseiller général). Le tombeau épuré d'une princesse russe et d'un officier du Tsar évoque la Belle Epoque de la station balnéaire. Le monument des Mendaigne est l'un des plus imposants de cette nécropole. Voir l'histoire de Mendaigne dans le dossier châteaux. La tombe d'Hector Sassère en marbre blanc, le bienfaiteur de la cité mériterait une restauration. La tombe de Romain Dupré, grand-père maternel du maréchal Foch se présente sous la forme d'un obélisque à large base. On peut noter la présence de plusieurs colonnes tronquées. Tombes maçonniques ?

Cimetière Argelès                                                         Cimetière d'Argelès-Gazost, face aux montagnes

Officier du Tsar            Tombeau Mendaigne
Princesse russe et officier du Tsar                                        Famille Mendaigne. Photos J. Omnès.

     Argeles Bourdette    Tamboise  

 Tombeaux de J . Bourdette, l'historien du Lavedan et de la famille Tamboise (apparentée). Photos J. Omnès

Tombe du vicomte d'Agrain et famille. Le vicomte est auteur d'ouvrages sur le Lavedan et à l'origine de l'édification de plusieurs villas autour du parc du casino.

Argeles Behague   Argeles Agrain



Dupré Argeles 001 4 Tombe de Romain Dupré, père de Germain Dupré, professeur en médecine, conseiller général de Tarbes-Nord, président du Conseil général des Hautes-Pyrénées et sénateur de 1882 à 1891. Lui -même  premier adjoint du maire d'Argelès-Gazost. Il est connu comme grand- père maternel du général Foch. Photo SESV.

Sassère1.Hector Sassère est à l'origine de la station thermale. Il eut l'idée de faire venir par une longue canalisation, l'eau de Gazost, village en face, à une dizaine de kilomètres. Sur la tombe on peut lire du moins deviner : Hector Sassère ancien administrateur au Conseil d'Etat, avocat 1847-1912. La pierre mériterait d'être restaurée.


Intérieur de la chapelle Cénac, famille de notables de la ville. La chapelle est le plus grand monument funéraire du cimetière.

Argelès Cénac



Argels colonne Belle colonne tronquée sans plaque


Nous n'avons pas trouvé la sépulture de : 
Éliane Embrun, chanteuse et parolière à la voix expressive et sensuelle des années 50, décédée en février 2009. Eliane Embrun, de son vrai nom Éliane Branchard, était née en mars 1923 à Argelès-Gazost. Nous lui devons "Au chant des mandolines", "Congo", "La semaine d’amour", "Valse perdue" et bien d’autres.... : Eliane Embrun avait chanté au Liban, en Belgique, au Brésil et en Egypte. 
Elle avait fait des émissions télévisées "Music-Hall Parade" avec Gilles Margaritis et au cinéma, elle avait joué un rôle dans "Une fille à croquer" aux côtés de Serge Reggiani et Louise Carletti.
Arès avoir mis fin à sa carrière vers 1960, pour des raisons personnelles et familiales, elle retourna dans son pays natal.
https://www.youtube.com/watch?v=m_R6kic-IcA

Ayros-Arbouix
À Ayros deux tombes attirent l'attention, celle que ressemble à un mausolée et celle de l'entrée. La première, édifiée sur la hauteur abrite les dépouilles de plusieurs prêtres. La seconde avec son calice sculpté, est la tombe d'un des curés de la paroisse. 

Ayros cimetière    Ayros Arbouix 2 

Ayzac -Ost
Autour de l'église, il n'y a plus de tombe dans l'ancien enclos depuis fin  1901, à l'exception de deux monuments, dont l'un en marbre blanc est dédié à Cadogan, officier anglais, ancien seigneur du château vers 1850, et l'autre est la croix du cimetière qui sert maintenant de monument aux morts pour la France. On peut y déceler le nom de  Louis Lareng.  
                                              


                                                                              Armoirie de Lord Cadogan      Armoiries Cadogan                       
  Ayzac tombeau ayzac Tombe
                                       En 2015, l'urne est tombée et se trouve au pied de la tombe. Photos J.Omnès


Ayzac Ost  Ayzac
Tombeau de la famille de Lavedan de Cazaubon d'Ost, seigneur d'Ost. A droite, l'urne a été reposée en septembre 2016.

Boô Silhen
A Boô, les dalles tombales  anciennes ont été réutilisées comme marche pour accéder à l'église. 

marche tombes
Pierres tombales en escalier à l'église de Boô. Photo J. Omnès



Préchac                                                                     

Préchac enclos
Préchac, enclos


Saint-Orens et les villages environnants
Le prieuré, comme celui de Saint-Savin avait un monopole des inhumations pour les villages alentours : Ortiac, Artalens, Villelelongue et Saint-André. Vers la fin du Moyen Âge, aux environs de 1450, les habitants de ces villages obtinrent l'autorisation d'enterrer leurs morts dans leur village, sans oublier cependant de payer en espèces et en produits (pains et cierges) les moines de Saint-Orens. Artalens fut le premier village à bénéficier de ces mesures ; les habitants ne se firent pas prier, tant le transport des corps leur posait problème à travers des chemins escarpés pour arriver à l'abbaye.

Saint-Savin
et les villages du Pasc(h)al (Pascaou)
Historique

Le Pascal (Pascaou de Saint-Savin). Entre 1059 et 1078, les communes d’Adast, Balagnas, Soulom et Uz, communes de Bencer (ancien nom de Saint-Savin), étaient obligées d’enterrer leur mort  dans la « paroisse mère » de Saint-Jean-Baptiste, nom de  l’ancienne église du village.  Cette obligation fut transférée vers 1071, à l’abbaye voisine et étendue à de nombreux autres villages, dont ceux de la vallée d’Azun. Dans ces villages, les abbés laïques  (abbés lays) depuis les temps les plus reculés, ensevelissaient leurs morts dans leur propre église et leur enclos. Il y eut un soulèvement général contre cette exclusivité donnée aux moines par les comtes de Bigorre. Car, non seulement le déplacement des corps par des chemins escarpés et en mauvais état n’était pas chose facile, surtout l’hiver, mais une obole avec un pain de circonstance (soberfos) s’ajoutaient à ce désagrément, pour le bénéfice exclusif des moines qui récupéraient aussi les brancards qui avaient servi à porter les cadavres. Les enfants en bas âge et les pauvres en étaient exempts.

Malgré les refus de ces obligations et les procès sur procès par les villages contre l’abbaye, cette dernière obtint petit à petit, des comtes successifs, une exclusivité sur pratiquement toutes les trois vallées (Azun, Cauterets et Barèges). Ce qui représentait près de 60 communes en 1533. Lentement, vu les oppositions, ces obligations de sépultures furent remplacées par des obligations de procession à des dates déterminées. Les premiers à en bénéficier furent les Azunois. Ils s’engagèrent à venir chaque année, le lundi de Pentecôte pour une procession. Cette dérogation fut accordée petit à petit, au cours des siècles aux autres villages. Il faut dire que le sol de l’abbatiale  était totalement recouvert de dalles tombales et que les espaces à l’extérieur (la place Trey) et les alentours de l’église paroissiale (près de l’hôtel Panoramique) étaient saturés d’ossements. Un nouveau cimetière communal s’avérait urgent. En 1776, un édit royal de Louis XVI pour des raisons de salubrité, interdit tout ensevelissement dans les églises. Cet interdit développa l’importance des cimetières dans les enclos des églises, puis la création de nouveaux cimetières à l’extérieur des villages.


Sain Savin
Place du Trey. Litho de Dandurain-Mailhé, 1833. A droite, l'enclos de l'église paroissiale Saint-Jean

Les lieux de sépultures de Saint-Savin

 Les premiers lieux de sépulture  se trouvaient à l’intérieur de l’abbaye, de l’église paroissiale Saint-Jean-Baptiste et de la chapelle N-D de Piétat. Y étaient surtout enterrés les membres du clergé, les nobles et les riches bourgeois. Puis intervint la place du Trey et les abords de l’église Saint-Jean vers 1673 (date supposée de  la création de ce cimetière). Et enfin au quartier Mailhoc, à l’église Sainte-Marie- Madeleine et son enclos, lieux réservés aux Cagots décédés.

En 1795, devant l’urgence  de la situation sanitaire afin « que les évaporations de la terre ne portent aucune atteinte pour empêcher l’infection qui continue à se manifester », il est décidé l’édification d’un nouveau cimetière hors les murs. Mais il faudra attendre l’année 1874, avant sa réalisation, là où il se trouve actuellement. Pendant ce temps, le cimetière Saint-Jean sera agrandi. Il prendra l’emplacement de l’église paroissiale démolie entre 1827 et 1874.
 Le nouveau cimetière, à l’emplacement de l’actuel ne sera mis en service qu’en 1877. Il sera agrandi en 1924 et en 1936-38. 

Saint-Savin 
Le nouveau cimetière se trouve en contrebas, face à l'abbaye. Cimetière en gradins, il abrite deux tombeaux insolites, celui du curé du village dont la pierre présente un calice et une étole gravée et celui d'un couple catholique-protestant orné de la croix du Christ catholique et de la colombe des Réformés.
La tombe médiévale du saint, en marbre noir poli et verni se trouve à l'intérieur de l'abbatiale.

Cimetière St Savin Saint-Savin curé
                          Saint-Savin, cimetière en gradins. Tombeau du curé du village. Photos J. Omnès

Saint-Savin 2 Saint-Savin
Alice et Louis réunis pour l'éternité                            Tombeau "montagne" très présent en pays toy. Photos J. Omnès


Savin Duhourcau     Duhourcau 2
Tombeau de la famille Duhourcau. C'est ici qu'a été enterré Bernard Duhourcau (1911-1993), auteur, entre autres, du célèbre guide des Pyrénées mystérieuses, éditions Tchou. La tombe est abandonnée. La maison Duhourcau, grande maison traditionnelle a été transformée en maison de la Communauté des communes.

                                                                    Dans l'abbatiale de Saint-Savin

Tombeau St Savin                                                Tombeau médiéval de saint Savin. Photo J. Omnès

Arcizans-Avant  avec d'autres paroisses dépendait de l’abbaye de Saint-Savin (Voir ci-dessus le Pasc(h)al de Saint-Savin). Aussi durant le Moyen Ȃge, les morts (sauf les pauvres et les enfants) devaient être enterrés à Saint-Savin, à côté de l’église paroissiale Saint-Jean, sur la place du Trey. Ce n’est qu'en 1279, que les habitants se révoltèrent pour obtenir  l’autorisation d’enterrer tous leurs morts autour de leur église. Ils obtinrent cette autorisation en janvier 1709.  Mais, nous savons cependant, qu'en 1618, suite à l'élection d'un syndic, il existait déjà un cimetière, et que même jusqu'en 1771, ils enterraient certains de leurs morts dans l'église, probablement les pauvres et les enfants. Cette coutume fut interdite par l'ordonnance royale de Louis XVI en 1776. Un plan cadastral de 1889, nous indique que le village avait deux cimetières, un au sud et un au nord.


Nestalas
Le cimetière qui se trouvait dans l'enclos de l'église a été déplacé pour la réalisation d'un jardin.

nesatlas cimetière   Nestalas cimetière
                       Emplacement du cimetière avant les travaux de rénovation. Photo J. Omnès


Salles
Il se trouve à l'intérieur de l'enclos de l'église, composé de hauts murs et dont l'accès se fait par un portàu abritant une niche encadrée de deux sculptures représentant des têtes énigmatiques. La statue de la vierge a été placée récemment par le curé actuel, le père Abadie.
 
   Salles cimetière  Portau Salles 
                      Cimetière et sa porte à niche, au fond il surplombe la vallée

Uz

Uz 4  Le cimetière de l'enclos de l'église étant devenu trop étroit, il a été décidé vers les années 1900, de le déplacer plus bas, à droite du chemin des Courriers donnant accès à Pierrefitte. Mal en pris à la commune, le terrain choisi entouré d'un beau mur de pierre et d'un portail en fer forgé surmonté d'une croix s'avéra être très humide lors du creusement de la première tombe. Il a été transformé par la suite en verger communal de pommes à cidres

Uz




                             Monuments aux morts canton d'Argelès

Arcizans-Avant

Arcizans monument aux morts Arcizans
                       
         Dans l'église, plaque commémorative aux morts de 1914-18
Argelès-Gazost
Argelès  de Maupas 3
Monument aux morts de la guerre de 14-18, peinture sur toile de de Maupas, dans l'église.
Photo J. Omnès
De Maupas 2


Argeles monument 4
Monument aux morts de la guerre 1914-18, construit en 1922, par le statuaire tarbais Caumont. Il a remplacé le monument au poète Cyprien Despourrins qui a été déplacé vers le bas de la ville près du château  de Roquette-Buisson.

Argeles monument
Gez-Argelès

Gez monument
Nestalas
Nestalas
Plaque dans l'église

Saint-Pastous
st Pastous morts

Saint-Savin
Saint Savin

Salles
Salles 2

Soulom

Soul monu 2


Villelongue
Villelongue monument aux morts



                                        Cimetières   canton d’Aucun 
Arrens-Marsous
Le cimetière se trouvait dans  l'enclos du cimetière fortifié. Il a été déplacé récemment lors de la rénovation de l'ensemble du sanctuaire.
 
Cimetière Arrens                                             Emplacement du cimetière dans l'enclos fortifié


Gallagos



Cimetière Gaillagos
Cimetière classique de montagne autour de l'enclos de l'église. Photo J. Omnès



                              Monuments aux morts canton d'Aucun
Aucun

Aucun monument

Aucun

Bun


A Bun, le monument aux morts se trouve à l'intérieur du cimetière

Estaing 4

Ferrières (cliché Loucrup65)

Ferrière monument




                            Canton de Luz-Saint-Sauveur

Dans cette région, les pierres tombales à la forme de montagnes découpées sont assez courantes.

Tombeau montagne
Type de Tombe à la forme de silhouettes de montagne et avec la cocarde du souvenir français (Jarret).

Luz
L'ancien cimetière se trouve dans l'enclos de l'église. Les dalles des tombes des XVIIIe et XIXe siècles sont alignées sur la pelouse, les unes à côté des autres, tout le long des remparts. Certains tombeaux sont adossés aux murs. Ils doivent probablement concerner les familles importantes de la région. Les inscriptions sont illisibles. Victor Hugo a visité ce cimetière avec Juliette Drouet il nota dans son journal : " J'ai tourné autour, entre l'église et le mur crénelé. Là est le cimetière, semé de grandes ardoises où des croix et des noms de montagnards creusés avec un clou s'effacent sous la pluie, la neige et les pas des passants."

Cimetière église Luz  CIMG6853
Le nouveau cimetière se trouve depuis 1835, à l'extérieur de la ville, près du départ du chemin de l'empereur. Plusieurs pierres tombales représentent les cimes des montagnes environnantes. Ce thème de la montagne est fréquent dans cette région. Une tombe étonnante attire l'attention, c'est celle d'un officier polonais mort à Barège. De nombreux soldats blessés venaient à Barège, prendre les eaux, dites d'arquebusade, pour soigner leurs blessures. Son tombeau est décoré comme d' autres tombeaux de militaire, de la cocarde du souvenir.

Militaire polonais Luz  Cimetière LuzTombeau du militaire polonais et sa cocarde du souvenir    Dalles en forme de montagne. Photos J. Omnès

Betpouey


Betpouey L'ancien cimetière, carte postale


Gavarnie
Le cimetière : à côté de l’église. Un peu triste et laissé à l’abandon, malgré le nombre important de personnalités qui y reposent. Les grands guides de Gavarnie : les Passet dont Laurent (1810-1864), Hippolyte (1813-1884), Henri (1845-1920) et le plus connu Célestin (1845-1917).
Quelques tombes de Pyrénéistes : en sortant de l’église, au fond, à droite, celle du Savoyard Jean Arlaud (1896-1938), médecin montagnard, fondateur en 1920 du groupe des « Jeunes » (GDJ), il participe en tant que médecin à l'expédition française au Karrakoran dans l'Himalaya ; à côté, un rocher commémoratif aux nombreuses victimes de la montagne.
Plus avant, la sépulture de l’abbé Ludovic Gaurier (1875-1931), grand spécialiste des lacs et des eaux, initiateur du barrage d’Artouste. La plaque de bronze est due au sculpteur béarnais Gabard.
Tombe de Diego Calvet (1898-1922) avec hommage du C.A.F. (1) et l’épitaphe : « Des plus purs sommets, des montagnes les plus ardues dont il aimait les grands horizons et les dangers, il est parti vers les sommets éternels, n’ayant pas connu dans la vie, l’ombre de la vallée ».
Tombe de Georges Ledormeur (1867-1952), employé dans un cabinet d'architecte à Tarbes ; il a près de 1 500 sommets, dont 120 au-dessus de 3 000 mètres à son actif. Il est à l'origine des plans de la construction du refuge qui porte son nom au Balaïtous et d'un guide richement documenté avec cartes qui servira plus tard, pour organiser les passages en Espagne (1943-1944).
Celle des guides Salles, François Bernat (1855-1934) qui avait conduit en 1889, Brulle et Bazillac dans la célèbre première couloir de Gaube.
et Henri Courtade-Salles dit Mahon (1875-1934)

Un lieu si empreint d’histoire mériterait une meilleure présentation



cimetiere pyreneistes                                                                  Cimetière des Pyrénéistes à Gavarnie



tombeu ledormeur  Jean Arlaud
 Tombe Ledormeur et Jean Arlaud. Photo J. Omnès

Ludovic Gaurrier
Ludovic Gaurier

(1) Club Alpin Français

Le tombeau des Le Bondidier, Louis et Margalide, créateurs du Musée pyrénéen de Lourdes en 1920, se trouve face au cirque, sur le turon de La Prade, proche de celui de Franz Schrader. Les deux plaques de bronze sont illustrées par une devise de Schrader : «  Quand la montagne vous a pris le cœur, tout vient d’elle et tout vous y amène ».

Le Bondidier 001
                                          Tombeau des Le Bondidier. Photo Antonin Nicol



Gèdre 





Sère- en- Barège

Le site de cette église semble avoir été de tous temps un lieu sépulcral, tel une nécropole recevant les défunts du Pays toy. Cette constatation fait suite à de nombreuses découvertes. En 1856, dans Voyage historique et archéologique de la Bigorre de Cénac Montaut, il est  évoqué la présence de nombreuses  tombes de schiste mises au jour  à la suite de travaux. Cette constatation fut confirmée  en 1980, quand la municipalité dû  agrandir le cimetière, puis en  1992, lors de l’élargissement de la route, de même en 2006-2008, lors des travaux d’assainissement. Nous avons peu de photos sur les nombreux sarcophages découverts (à l’exception de celles de Madame Rivière Accornero) et d’études sur ces trouvailles, la DRAC ne s’étant pas manifesté avec enthousiasme pour analyser  les pierres et ossements en sa possession. Les chantiers ont rapidement recouvert de terre les lieux de fouille.

Origine
Vu l’ancienneté de certains sarcophages (époque carolingienne), on peut imaginer que la nécropole était antérieure à l‘édification de l’église. On peut imaginer aussi la présence d’une chapelle avant cette construction.  Le site sur un promontoire, sa facilité d’accès, l’espace libre hors de toute habitation a dû en faire un terrain de prédilection pour les inhumations des gens de la vallée. Par ailleurs,  l’église  édifiée au XIe siècle étant archiprêtré, au moins depuis 1292,  de la vallée de Barège, elle avait une prédominance sur les éventuelles églises de villages environnant (1), et son curé  devait certainement obliger les gens à faire inhumer leur défunts à Sère, d’où l’importance relative du bâti par rapport à la faible population locale. Importance qui permettait au comte d’y tenir les assemblées valléennes. Espérons qu’un jour, lors de l’aménagement de la prairie eth trey autour de l’église on pourra reconstituer une évocation de cette nécropole avec les quelques tombes que l’on ne manquera pas de découvrir. Pour plus d‘information voir l’article de Dominique Henri Laffont  dans le bulletin 2014 de la SESV (1) Voir le cimetière de Saint-Savin et le "Pascal" de l’abbaye.

                                              Monuments aux morts du Canton de Luz

Chèze  

 Chèze

Esquièze
                               esquièze monument

Esterre


Gèdre

Gedre

Luz 


Luz monument
Monument dû au sculpteur Michelet

Sassis


À l'entrée de l'église : plaque pour les morts de la guerre de 1914-18.

Sassis morts

Viscos
Dans l'église du village : 
Viscos


                                                             Canton de Saint-Pé
Poueyferré

Le mausolée Pied, nom d'une importante famille locale qui a été propriétaire du château d'Antin. En 1854, décéda Jacques- Antoine Pied. Sa famille obtint sur un tertre probablement un tumulus, jamais fouillé une concession perpétuelle. Sur ce tertre fut édifié un petit temple au fronton triangulaire. Malheureusement le bâtiment a souffert des outrages du temps et des hommes. La porte a été fracturée, la tombe  profanée, le toit éventré. Restent au sol la dalle tombale et le crucifix. Une rénovation s'avère urgente, car le lieu au milieu de marécage et entouré d'un ruisseau mérite un détour.


Pied2  Pied3
Erreur sur le nom                               Le tertre-tumulus entouré d'un ruisseau

          Pied4 Pied6
                      Mausolée et dalle tombale
                                                                                                                Pied 1
                                                                             Toit éventré. Photos J. Omnès