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00 - Les montjoies-croix de mission, croix de montagne, statues monumentales de vierges

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Montjoie Betpouey  Montjoie Bun  Montjoie Gazost  Montjoie Segus  montjoie Ost 

Montjoies (mounjoya) des villages lavedanais, modestes éléments du petit patrimoine rural.

Petites constructions en dur, abritant dans une niche, derrière une porte grillagée, une statuette de la Vierge, plus rarement d’un saint ou d’une sainte. Ces petits oratoires, lieux de prière, sont les témoins de la ferveur religieuse populaire, peut-être les témoins d’un passé très ancien. Les villageois y sont encore très attachés : en attestent les bouquets de fleurs fraîches entourant les statuettes.

  
Montjoie Bun                                 montjoie Ost
                   Montjoie à Bun                                                                                 à Ost

 

L’étymologie la plus plausible est que le mot est formé sur un terme francique se décomposant en mount-gawi, du germanique munden : protéger et du gothique gawi : district, territoire. Protection, repère sur le chemin, un mot qui résonnait joyeusement à l’oreille du voyageur fatigué lorsque, sur son chemin, il trouvait une montjoie l’invitant à gagner un lieu de repos accueillant et chaleureux. À la fin du XVe siècle, Jean de Tournai mentionne, dans une de ses relations de pèlerinage, les montjoies, souvent de simples amas de pierres, qui lui ont évité de se perdre dans la neige : « Nous boutions nos bourdons bien souvent dans cette neige jusqu’au bout, pour savoir s’il n’y avait point de montjoie et quand nous ne trouvions rien nous nous recommandions à Dieu et allions toujours et quand nous oyons que notre bourdon cognait, nous étions bien joyeux car c’était à dire qu’il y avait une montjoie ». 

Cruz de                 Montjoie Betpouey     
 
           Croix de Ferro en Galice                                  Croix sur un amas de pierres à Betpouey
 

[Origines : il est raisonnable d’imaginer que, comme furent édifiés sanctuaires et églises romanes sur des sites de cultes païens, ces oratoires des campagnes, expressions de la foi des populations rurales, reprirent et christianisèrent d’anciennes constructions païennes le long des chemins antiques, commémorant la mort de proches avec invocation des dieux. Les régions romanisées étaient riches de ces monuments appelés piles ou tourraque en Gascogne que l’on ne pouvait confondre avec les milliaires chargées d’indiquer les distances. Ces piles, piliers à niches, servant de cénotaphes et d’abri pour les dieux protecteurs furent détruits en grand nombre sur les ordres de saint Martin ou remplacés par des édicules chrétiens avec croix et saints qui se multiplièrent dès le haut Moyen Age.] Jean Omnès

800px Tour de Biran

Tourraque de Lacouture à Biran (Gers). Photo Google

Les endroits où ces montjoies furent construites étaient des lieux sacralisés, lieux de cultes païens, antiques autels votifs, où le culte d’un saint remplaça le culte d’une divinité païenne

Montjoie Gazost                            croix Saligos à Larbèze  
                                         
 Montjoie à Gazost (Palouma)  à l’emplacement présumé
d’un autel votif gallo-romain                                                       Croix de Gardette, Saligos pierre levée
                                                                                                                      
Les montjoies étaient, le plus souvent, des repères :

À l’image des pierres levées (en Lozère, les pierres dressées sont appelées des montjoies), des roches bornes-frontière (marquées d’une croix et christianisées sous le nom de Pierres de Saint-Martin) ou des cairns servant de repères dans les régions polaires ou en montagne, les montjoies marquaient les chemins, les limites d’un pâturage, d’un village ou d’un pays.
En Lavedan, ces montjoies se trouvent aujourd’hui aux croisements de vieux chemins, à l’extérieur des villages, souvent annonçant une église, autrefois lieu d’asile.

 

               Ayzac croix                 Montjoie Segus
                          Montjoie à Ayzac                                     Ségus, croisement rue de Batsurguère et chemin de Pujo

                                                                                               
Comme les nombreuses croix qui les ont peut-être quelquefois remplacées et que l’on trouve aussi aux carrefours des routes et des chemins, les montjoies étaient le but de processions, notamment au printemps, le jour de la Fête-Dieu, ou pendant les journées des Rogations au cours desquelles le prêtre bénissait les bêtes, les champs et les futures récoltes ou encore le 15 août, fête de l’Assomption de la Vierge Marie.
Ces montjoies pouvaient être aussi des monuments commémoratifs ou funéraires :

À Villelongue, une montjoie abrite une statue de sainte Agathe, probablement d’origine païenne, récupérée par les chrétiens qui, retrouvant le mythe des pierres sacrées qui pouvaient faire pleuvoir, en ont fait un objet de culte que l’on plongeait dans le torrent en cas de sècheresse. Volée en 1973, la statue a été reproduite à partir de photos par le sculpteur local Jean-Jacques Abdallah.

Ste Agathe Reproduction de la statue de sainte Agathe


À Arrens, la tradition orale rapporte que la montjoie du chemin de Batbère, renfermant une statue de St Vincent, fut construite à l’endroit où avaient été enterrées dans des fosses communes, les 1300 victimes de l’épidémie de peste de 1652.

.            Montjoie Arrens Batbère       Montjoie Agathe                                                                                                     Saint -Vincent. Batbère,Arrens                                  Sainte Agathe Villelongue                                                                  
 

Il est possible que d’autres, parmi les nombreuses montjoies rencontrées marquaient des lieux de sépulture, les emplacements de tombes de gens du peuple enterrés aux carrefours des chemins, comme c’était la coutume lors des périodes de disette ou de famine du Haut Moyen Age. 

Ces montjoies abritaient une statue divine, la Vierge généralement, attestant dès le Moyen Age de la dévotion populaire à Marie, mère de Jésus. Les statues anciennes que l’on admire aujourd’hui dans les chapelles ornaient peut-être ces petits oratoires : la statue en bois polychrome (aujourd’hui dans l’église de Beaucens), de « Notre Dame de Bédouret », vierge nourricière, vénérée autrefois dans la chapelle du sanctuaire de Bédouret, très ancien hospice et lieu de pèlerinage, avait été placée dans la montjoie érigée à l’entrée nord du village de Beaucens.
Dès la fin du XIXe siècle, après les apparitions de Marie à la grotte de Massabielle et le développement du culte marial, des statuettes de la Vierge de Lourdes ont remplacé les anciennes statues.

Montjoie Aucun                            Montjoie Hautacam 
                Rue de Boularic, Aucun                                                            Hautacam 

Beaucoup de montjoies ont vraisemblablement disparu, suite aux aménagements divers des routes et villages ; d’autres, anciennes, ont été reconstruites, repeintes et de nouvelles montjoies ont été édifiées, à l’occasion de missions ou en action de grâce, comme, par exemple, à Cauterets, la montjoie érigée en 1942, à 3005 m d’altitude, au sommet de la Grande Fache. 
                                                                                                                                         
                                                                                                              Marie-Paule Mengelle
                                   


                                                   Montjoie-Saint Denis et les montjoies

 À un lecteur du site les Amis du Lavedan et du pays toy qui demandait s’il y avait un rapport entre le cri de guerre Montjoie-Saint Denis et les montjoies je ne peux que me reporter pour simplifier au texte trouvé sur Google :  cri de guerre des Capétiens, « Montjoie Saint-Denis ! » a succédé au simple « Montjoie ! » des XIe et XIIe  siècles.[…] Mais, à Bouvines (27 juill. 1214), alors qu'autour d'Otton on crie « Rome ! », autour de Philippe le cri de guerre est « Montjoie Saint-Denis ! ». Par la suite, en Bourgogne on a dit « Montjoie Saint-André ! » ; en Anjou « Montjoie Anjou ! » Le cri des ducs de Bourbon était « Montjoie Notre-Dame ! » ; celui de la maison royale d'Angleterre « Montjoie Notre-Dame Saint-Georges ! »

 L'origine du cri de guerre est malaisée à établir, mais évidemment liée à celle des monts-joie. Ce mot, masculin et féminin, a désigné, entre autres, une colline, un tas de pierres, une bannière royale, un oratoire. On pense communément, en France, que mont-joie procède d'un francique mundgawi (« protection de territoire » ou « Protège le territoire ! »). Mais cette explication a contre elle le fait que l'on trouve en Bretagne (fort peu touchée par les invasions franques) à la fois des Montjoie et des Bre Levenez, toponymes qui signifient exactement la même chose, les uns et les autres fort anciens. D'autre part, en Cornouaille et au Pays de Galles, on retrouve des toponymes du type Bre Levenez. Enfin, ces collines, ces tas de pierres appelés monts-joie sont, d'abord, des collines situées près d'une route ancienne, des tas de pierres pareillement localisés, occasionnellement au col d'une montagne, et quelquefois associés à un dieu ou aux défunts. On observe des faits semblables dans des pays fort divers (Afrique, Madagascar, Nouvelle-Zélande, etc.). Mont-Joie ne peut donc être qu'une traduction pure et simple du gaulois, où le terme de « joie » a un sens très étendu, comme ses prototypes celtiques (cornique, levene ; irlandais, failte, etc.) qui sont également une formule de salutation et évoquent les joies de la vie future. »

                                                            Autres Montjoies,
Lourdes-Anclades
Hameau d'Anclades, statue de la Vierge.
Sur les hauteurs du hameau se trouve une grande statue de la Vierge de 1,80 m sur un socle de pierres taillées provenant des carrières proches
Ce n’est pas à proprement parlé une montjoie, mais un lieu de procession jadis régulièrement fréquenté autour du 15 août, afin d’obtenir la protection de Marie sur le village, qu’elle domine de la hauteur de l’éperon rocheux appelé eth Turoun, situé à l’est du hameau.
 En fonte, elle a été offerte à la ville de Lourdes, par la famille Mouret du hameau. Marie Mouret, née en 1846 fut témoin des Apparitions et a été voisine de Bernadette lorsqu’elle se trouvait à l’hospice de Lourdes. Sa sœur Léontine lui succéda en 1862, pour entrer dans les ordres, celle des sœurs de Nevers. Cette statue dont j’ignore le nom de l’artiste, provient d’une fonderie parisienne. C’est une copie de celle de la tombe de la famille dans le village. Le monument fut inauguré vers 1880 (1), par l’abbé Couture, curé d’Ayné qui fut vicaire de la paroisse d’Anclades (1875-1888).
Elle a fait l’objet en 1999 d’une tentative de vol ; les malandrins surpris par son poids l’abandonnèrent dans un taillis. Remise à sa place, le socle fut restauré et crépi. Il faut dire que deux ans plus tôt, cette statue tombée dans l’oubli était sortie de l’anonymat relatif, car elle fut l’objet  d’une grande fête organisée par l’association familiale du village en présence du maire de l’époque PH. Douste-Blazy et du curé Quidarré. Le socle mériterait une nouvelle restauration.

 Cité secours Cité 5
 Montjoies à la Cité secours catholique et au village des jeunes, Lourdes. Photo J. Omnès

  Cantons de Lourdes-Est, Vallée de Castelloubon (photos J. Omnès)
Arrayou-Lahitte, Berbérust-Lias, Gazost, Ger, Gez-ez-Angles, Germs,  Julos, Ourdon, Ousté

Arrayou-Lahitte

Lahitte
Lahitte pierre dressée
Borne frontière à la sortie de Lahitte, peut être à l'origine du nom du village ? Photos J. Omnès

 
Berberust-Lias





Montjoie Berbérust St Roch  Berberust
 Montjoie  dédiée à saint Roch       Montjoie dédiée à sainte Bernadette 1952. 
Photos J. Omnès  
                                                               
Berberust 5                                                                                     Saint Roch



Gazost 

Montjoie Gazost 1


Ger

Ger 2 Ger 1
Ger, N-D de la Baraillette protégeant les troupeaux. Erigée vers 1945 par le curé du village.


Germs

Montjoie Germs 1990
Croix  avec niche dédiée à la vierge. Photos J. Omnès 1990

Gez-Argelès

Mission Gez


Julos

Montjoie Julos

Lias

Lias 6
Lias, sur une hauteur,à l'entrée du village. Photos J. Omnès

Ourdon


ourdon montjoie   
Vierge de Lourdes. 

Ousté                                      

Ousté sud  

 Sud d'Ousté, rare montjoie cylindrique qui fait penser à une pierre dressée christianisée. Elle est à rapprocher de celle de Lias.






   Canton de Lourdes-Ouest- Vallée de Batsurguère
Adé, Bartrès, Pouyferré. Vallée de Batsurguère : Aspin, Omex, Ossen, Ségus, Viger


Adé

 Adé 2 2 Adé 2 4
Adé, je pense que la satue a remplacé une ancienne croix de mission de 1924.
Bartrès
Bartrès Bartres Bartrès, mission polonaise. Photo J. Omnès   Oratoire Ste Bernadette
             
                      Montjoie Ségus   Ossen
          Montjoies dédiées à la Vierge à et à saint Roch,  Ossen. Photos J. Omnès

Montjoie Omex                                                                                      Entrée d'Omex
Aspin                                                       Aspin, petite statuette de la vierge de Lourdes

  St Christophe 4
Saint Christophe au bord du ruisseau des Moules, route de Ségus. Cette montjoie était censée protéger la traversée du ruisseau d'après l'inventaire du CPIE (1999-2000).  Suite au vol de la statue précédente, un cercle de fer est censé protéger la nouvelle statue. Photo J. Omnès
                     
Houssat  Ossen
Croix d'Houssat, il ne s'agit à proprement parler d'une montjoie, mais d'un petit monument à processions près de Ossen. Il a été rénové récemment par un bénévole, avec des pierres tombales. À droite, montjoie entre Ségus et Ossen


    Poueyferré
        Poueyferré, hommage à Bernadette Soubirous.           

                                                                             

  Viger5Sur la côte de Viger à quelques 200 m de l'ancienne asticotière. 
En mars 2015, Thérèse Wagner découvre cette monjoie, qui avait fait l'objet d'un article de presse ; elle était complètement occultée par de la verdure.
  Voir seconde photo.    
D'après des textes anciens : Sur l'ancienne route de Lourdes par Batsurgère se trouve un monument en pierre du pays avec un ex-voto en marbre blanc portant l'inscription: " Reconnaissance à Marie". Il a été édifié en mars 1954, sur la côte de Viger  près de l'ancienne asticotière (équarrissage de Viger). Ce monument abrite une niche dédiée à la Vierge. Sur le support a été gravées dans le ciment, deux fleurs encadrant la statue. Sur la fleur de droite, une inscription: 1957. Sous la statue, sur toute la largeur du socle, une seconde inscription :"Hommage à Marie". Ce monument a été érigé pour commémorer plusieurs accidents, dont le déroulement  aurait dû être fatidique à ses auteurs. Il est souvent fait mention de l'accident de la voiture à cheval des deux religieuses de la Congrégation des soeurs de Sainte-Marie en 1946 et en 1954 qui ont été sauvées de justesse.  On parle également de la chute dans le ravin de la voiture Citroën de la famille   L... de Pierrefitte, dont les éléments, le père, la mère et les deux enfants furent sauvés miraculeusement in extremis. Certains évoquent d'autres évènements identiques qui se sont déroulés à cet endroit étonnant.    Nous ignorons le nom du constructeur de l'édifice, certains pensent qu'il s'agit du guérisseur Ferdinand Boé d'Ayzac-Ost, propriétaire du terrain. 

Asticotière 2 Viger
La Montjoie à nouveau visible après nettoyage du secteur.

 


    
                                                                Canton d'Argelès-Gazost

Adast, Agos-Vidalos, Arcizans -Avant, Argelès-Gazost, Artalens-Souin, Ayros-Arbouix, Ayzac-Ost, Beaucens, Boô- Silhen, Cauterets, Gez, Hautacam, Lau-Balagnas, Ouzous, Pierrefitte-Nestalas, Préchac, Saint-Pastous, Saint-Savin, Salles, Sère-en-Lavedan; Soulom, Uz, Vier-Bordes, Villelongue

Agos-Vidalos
Agos  Agos 
        Agos St Joseph     Agos-Vidalos

St Joseph 3
Montjoie d'Agos, appelée croix Saint- Joseph. 1874 "Que Dieu sauve l'Eglise et la France. Elle a été élevée à la suite de la défaite de 1870, où la France, fille ainée de l'Église, était traumatisée, abandonnée par Dieu qui avait accepté qu 'elle soit envahie par des "barbares" qui en plus, leur avaient "volé" l'Alsace et la Lorraine. C'était l'époque de l'incroyable pèlerinage des bannières à Lourdes (1872), où celles des deux provinces perdues étaient bordées d'un crêpe noir.  Elle mériterait une restauration.  Photos J. Omnès

Agos 1  Agos 2
  Agos       Montjoie de 1864, transformée en croix de mission en 1943. ECCE MATER


Agos
Vidalos 1925.
                                                          
             
   
 Artalens        

Beaucens   Artalens Ph Roques   
Entre Beaucens et Geu Photo J. Omnès     Artalens, 1983, une petite ressemblance. Photo  Ph. Roques

Artalens Béduret
Artalens sur le chemin de Béduret, cairn-montjoie. Photo J. Omnès

Ayzac-Ost
Ayzac  Ayzac, rue de la Montjoie

Ayzac montjoie
Ost, "Devenez meilleurs" , petite vierge de Lourdes dans la niche. Photos J. Omnès

Balagnas

Montjoie oubliée

Beaucens

Beaucens montjoie  Montjoie Beaucenss
Niche vide     Pour la commémoration du centenaire des Apparitions de Lourdes. Photos J. Omnès

Cauterets 

Lac Gaube montjoie   lac dEstom
Cauterets, au lac de Gaube. Vierge à l'Enfant transformée en vierge de Lourdes. A droite au lac d'estom Photos J. Omnès

Gazost 

Scierie vierge   Argelès 2

Gazost, à la scierie, cachée dans les herbes, au bord de l'eau, à l'emplacement présumé d'un autel votif.  A droite, banlieue d'Argelès  vers Ayazc-Ost                           Photos J. Omnès  

Gez               



    Montjoie Gez 2     Montjoie Gez        Gez, Montjoie dédiée à Joseph et Marie                     Croix 1936 à Gez-en-Lavedan. Photos J. Omnès
Hautacam
HautacamOuzous
Ouzous montjoie  Ouzous         
Ouzous

Belle utilisation d'une fenêtre fin XVIe siècle. Le sommet semble avoir été bûché, une probable fleur de lys. À droite, mémorial en hommage aux 9 morts par glissement d'une partie de la montagne en 1906, dû en partie au déboisement intensif.  Photos J. Omnès
Ci-dessous : vieilles cartes postales des conséquences du glissement. Photos fonds A. Dole
65 OUZ 003

65 OUZ 001

65 OUZ 002
Préchac
Préchac montjoie            Argeles
Petite Monjoie, hélas enlaidie par un coffre EDF en soubassement. À droite, à Argelès, rue de la Montjoie. A l'intérieur une Pieta. Photos J. Omnès
Saint-Savin
Saint-Savin                  
S
aint-Savin, au- dessus de la fontaine représentation de la statuette de  saint Savin,  copie de celle du musée du Trésor, réalisée en 1998, par Roger Bergès, fils d'un ancien maire du village.  

Saint-Pastous

     St Pastous Montjoie          
Saint-Pastous, la niche abrite une statuette de la vierge. Photos J. Omnès
Salles, 1933 don des familles..; suivent 3 noms. Sur le départ de la route du Bergons
Salles

 Uz
Petite montjoie avec la statuette de Saint-Savin sur la route de Poueyaspé (maison particulière.)

 Uz 67
Vier-Bordes-Cagost 
Cagost


            
                                                      Canton de Luz-Saint-Sauveur

Barèges, Betpouey, Chèze, Esquièze-Sère/Villenave, Esterre, Gavarnie, Gèdre, Grust, Luz-Saint-Sauveur, Saligos, Sassis, Sazos, Sers, Viella, Viscos, Vizos.


Chèze


fontaine cheze  Chèze 9
   
            
Cheze mission  Chèze montjie  
  • Montjoie-mission 1713 à Chèze. A droite monjoie  : croix avec les instruments de la Passion,1907
  • Le 10 février 1601, une avalanche fit 107 victimes dans le village, l'église et deux maisons résistèrent, seuls les habitants qui avaient prévu l'avalanche et se réfugièrent dans l'église eurent la vie sauve. Le hameau voisin de Saint-Martin de la commune de Viey fut également détruit et non reconstruit. Aucun monument commémoratif n' a été élevé comme à Ouzous.

 

Esquièze
Esquieze                           Esquièze Montjoie-fontaine, restaurée en 2015, cami Baïar. Photo J.Omnès

          Saligos Montjoie 1883      Villenave Rita
.                                       Saligos 1883                                         Villenave, Sainte Rita . Photos J. Omnès 

Villenave Sainte Bernadette 1
Villenave. Sainte Bernadette 1958. Photo J. Omnès.   

Gavarnie

Gavarnie st Roch  Gavarnie Saint Roch    
Gavarnie : st Roch sur la route de saint Jacques. Photo J. Omnès . 


Luz

Saint Sauveur rocher

    Du haut de son rocher, la Vierge contemple et protège Saint-Sauveur.

Villelongue 

Ste Agathe Sainte Agathe 2

Sainte Agathe, avatar d'une déesse païenne christianisée. En plongeant la statue dans l'Isaby on était censé obtenir la pluie lors de période  de sécheresse.
Tous les ans, une procession se rendait devant la statue, afin de l'honorer.
Ci-dessus, copie de l'originale volée en 1973 et sculptée à partir de photos par le sculpteur local Jean-Jacques Abdallah.

Agathe 3
Reconstitution par J-J Abdallah

Une description de cette statue de 40 cm de haut, datée de l’âge du Fer (3e et 2e siècle avant J-C), représentant la civilisation celtique, a été faite en 1989, par Roland Coquerel (1) :  « Le personnage qu’elle représente serait plutôt masculin que féminin. Les yeux, le nez, la bouche et l’ovale du visage sont bien dessinés, les pommettes sont saillantes. Chaque œil est marqué d’un petit creux simulant la prunelle. Le visage est dans l’ensemble assez inexpressif. Un capuchon au bord festonné couvre la tête et descend jusqu’aux coudes cachant les bras. Les mains, doigts légèrement écartés, sont appliquées en haut de l’abdomen et semblent réunir une sorte de stèle. Cette dernière, découpée  sur les côtés en godrons, est décorée de face d’un médaillon sculpté de ce qui pourrait être une tête humaine. Un grand pectoral en  forme de cœur ou d’ailes, couvre la poitrine. Au milieu, dans un cercle, une croix a pu favoriser la ferveur chrétienne qui entourait cette statue. »

Il est utile de savoir que la vénération de cette statue assimilée par la suite à sainte Agathe ne plaisait pas à tout le  monde. Souvent retrouvée dans le lit de l’Isaby, elle a été une fois recouverte de goudron. Afin d’effacer cette profanation, les habitants cachèrent ce forfait sous une couche de peinture blanche.  Volée en 1973,  elle doit peut-être se trouver dans un jardin de particulier. La photo de la statue originale se trouve dans le dossier Objets d'art et antiquités disparus.

Olivier de Marliave dans « Trésor de la mythologie pyrénéenne (2) » évoque également le rite d’une statue de saint Blaise dans le val d’Aran que l’on jetait dans un torrent proche en période de sécheresse.

(1) SESV no20-1989.
(2) 1987, p.100

 Viscos 

Viscos 3

 

 

                                      Val d'Azun
Arbéost, Arcizans-Dessus, Arras-en-Lavedan, Arrens-Marsous, Aucun, Bun, Estaing, Ferrières, Gaillagos, Sireix
                                                                                          
 Arrens      

 Montjoie Arrens     
                                         Montjoie -mission de 1937 au christ à la main coupée                                        


Pouey laun 2  Pouey laun 3

 Arrens - Pouey Laun. Oratoire dédié à sainte Anne
Cette montjoie au pied de la colline servait de halte lors des enterrements. C'est là que le curé bénissait les cercueils. A droite croix de bifurcation


Arrens Marsous Arrens montjoie

Arrens. Cette montjoie a été érigée à l'entrée de l'ancien cimetière des pestiférés.

Arrens  Vicente de Zaragoza by Tomás Giner 14621466


LA MONTJOIE COMMEMORATIVE D’ARRENS

Généralement les montjoies sont édifiées aux carrefours des chemins, celle-ci à l'entrée d'un champ nous a intriguée dès sa découverte. Après des recherches nous pouvons déduire qu'elle commémore les évènements de la grande peste de 1652.  Elle a été érigée en fait après 1652   date où selon le seigneur d’Ourout « tout Arrens failhit à périr ». Soignés par Jean Gendre médecin de Toulouse assisté de son valet et accompagné dans leur rude tâche par deux « désinfecteurs », aussi originaires de Toulouse, les pestiférés rarement guéris constituaient une menace pour les survivants. À Arrens, l’hécatombe atteignit 1300 personnes ! Le cimetière sera installé sur une butte, renseignement pris derrière ce petit monument. Cette montjoie commémorative abrite une statuette qui représente saint Vincent, de saragosse, diacre et martyr, dessous un probable bénitier déglise. Car, en fait, après recherches il s'avère que cette montjoie a été édifiée sur l'emplacement d'une chapelle dédiée à saint Vincent (2). Non loin, se trouvait la maison où un certain  Linès venant d'Aragon avait amené avec lui les germes de la peste. Nous n'avons pas trouvé trace de la chapelle.

Des travaux récents (2016) sur la parcelle derrière la montjoie, aujourd’hui propriété de Jean- Guy Domec du centre équestre ont permis de mettre au jour, nombre d’ossements attestant la présence du charnier. Le chantier a été immédiatement recouvert de terre. Aucune étude des ossements, ni de la montjoie/chapelle n’a été envisagée à ce jour.

(1)    À Marsous, les morts étaient si nombreux contagieux (700) que l’on ensevelissait les corps hors du cimetière, dans un verger (berger) proche, appartenant à un certain Jean des Bourgès. Voir l’ouvrage de René Escafre La peste de 1652 à 1655.

(2)    Bulletin 42 de 2011. Marie-Pierre Mengelle : Montjoies page 66.

Arrens cimetière

Des ossements ont été mis au jour entre les arbres.
Photos J. Omnès.

Sur le chemin montant d'Arrens au col du pic du Pan, derrière le terrain de sport, étonnante Montjoie à flanc de coteaux boisés. On y accède par des blocs de pierre servant de marche. Elle abrite dans un creux couvert, genre petite grotte, deux statues de la vierge de Lourdes. Ce creux semble être celui d'une source ancienne, actuellement asséchée et dont la vasque de réception se trouve devant, couvert de mousse et qui sert de pot pour fleurs.

Arrens 4 Arrens 3

La vasque servant de récipient pour fleurs

Arrens 5

        
 Arbeost 

 Arbéost -Ferrères 
   Arbéost-Ferrières. Photos J. Omnès Il y en aurait 2 autres. 

Aucun
Aucun     Aucun Bernadette
Aucun.dédiée à N-D de Lourdes                  Aucun :dédée à   Bernadette. Photos J. Omnès  


 Aucun 7
Aucun, détail Bernadette statuette d'Hartmann


Bun

Bun 2   Bun Montjoie

Bun croix

Estaing

Estaing à la sortie de l'église oratoire dédié à N-D de Lourdes construit en 1946 au retour des prisonniers de guerre. 

Gaillagos

Montjoie Gallagos Gaillagos
Dédié à la Vierge de Lourdes

Marsous   

  Marsous 1  1 
    ( Arrens)-Marsous. La Vierge et Bernadette. 

Marsous                                      (Arrens)-Marsous, Joseph et Jésus enfant


Montjoie Marsous 
 Montjoie  de Marsous à l'entrée nord : Marie et sainte Anne. Photos J. Omnès

Sireix     
                                                             


 Sireix2 Bun montjoie
     Sireix  les trois dédiées à N-D de Lourdes


Sireix   


     
                      

Liste des montjoies donnée par l'annuaire diocésain :
Adé, Agos, Anclades,  Argelès-Gazost, Arrens, Aspin-en-Lavedan,  Ayzac, Barlest, Beaucens, Betpouey, Cauterets (2), Esquièze, Ferrières, Gavarnie (2), Julos, Juncalas, Luz, Marsous, Omex, Ossen, Rieulhès, Saint-Pé, Salles-Argelès.

 




                                               Canton de Saint-Pé-de-Bigorre
Barlest, Loubajac, Peyrouse, Saint-Pé-de-Bigorre.

Barlest     

Barlest  2     Barlest
 Barlest, petite statuette de saint Roch.                             Barlest 1958 Photos J. Omnès


Loubajac

Loubajac
Loubajac.Photo J.Omnès

Peyrouse

St Pé oratoire1        St Pé 1 bis 1

 Montjoie-monument dédié aux morts pour la France, en bord de route Saint-Pé / Peyrouse. Photos J. Omnès

 
Saint-Pé1      St Pé 1 bis 2
Montjoie dédiée à sainte Marguerite. A proximité de ce grand calvaire se trouvait en effet une chapelle Sainte-Margalide, d'après Thibaut de Rouvray, ce devait être Marguerite d'Antioche, pas Marguerite Marie. Photos J. Omnès


Peyrouse Ste MargueriteP    Peyrouse
Montjoie après restauration en 2015. Photo J. Omnès
    



                                                         Les Croix et plaques de mission.


Le Bigourdan très croyant était, dès sa naissance, pris en charge par l’Eglise et ses rites. La pratique générale du culte catholique ne se réduisait pas aux messes, aux vêpres, aux fêtes liturgiques, aux bénédictions des maisons et des troupeaux et aux saints sacrements, mais aussi aux nombreuses rogations qui avaient pour but d’éloigner maladies et calamités. À cet effet, furent élevées non seulement de nombreuses montjoies, mais aussi des croix dites de mission devant lesquelles l’on venait en procession invoquer les cieux d’être plus cléments. La veille des rogations, ces croix étaient décorées de fleurs par les gens du village. Cette coutume des missions c’est surtout développée au XVIIe siècle afin de resserrer les liens entre les villageois et leur curé, elle a continuée jusqu'aux années 1950. Des prédicateurs missionnaires passaient de village en village annoncer la bonne parole. Ils étaient logés sur place et leur prêche et séjour payés par les oboles des villageois et la vente de plaques en fer représentant le Sacré-Cœur que les habitants clouaient sur les portes de leur maison afin d’éloigner les mauvais esprits porteurs de cataclysmes naturels. Avec le solde de l’argent récupéré on édifiât à la sortie du village aux carrefours des chemins, ces croix dites de mission.


Arrens Croix de mission  Arrens 8
Arrens, dans l'enceinrte de l'église 1922. Croix de 1884 In cruce salus, avec le nom du donateur Jacques Balencie

    mission ayzac 

                                Mission d'Ayzac-Ost 1940. 

Aucun 

Aucun croix
                                                               Croix de fonte.

Bartres

Le lieu appelé de la Haille (proche de Haillade ?) a une origine très ancienne. Il abritait peut être un tumulus (celui de la Haillade). Afin de christianiser ce sol probablement païen, il a été jadis placé au sommet, une croix de bois qui a été remplacée après sa chute vers 1940, par une imposante croix de béton de 6, 50 m de hauteur, réalisée par un local en 1950. C’est vers cette croix, que chaque année, les habitants du village se dirigeaient pendant trois jours en procession solennelle pour les Rogations. Elle mériterait une restauration et mise en valeur ; ce qui semble t’il ne saurait tarder.


La Haille

La Haille 2
C'est en haut de la butte. Photo J. Omnès

Bergons

Croix de Bergons
Croix du Bergons sur une moraine

Betpouey

Calvaire de Betpouey
Betpouey, croix de mission ?, 1747 ; photo de J-L Laplagne

Betpouey 2


Cheze 

Chèze 9
                                                          Chèze en descendant sur Saligos, 1873.



cheze                                                              Au centre du village daté de 1713.


Gez-Argelès

Gez mission
Gez-Argelès 1930


Juncalas

Juncalas croix Asté croix
Juncalas. Rare croix de pierre de la fin du XVIIIe siècle (1782). À son pied, deux vasques, bénitiers médiévaux ornés chacun de quatre besants.
J'ignore si elle devenue croix de mission. À droite croix de la même époque à Asté.

Lau- Balagnas

St Castère Croix
Lau-Balagnas -Sainte-Castère, édifiée en 2000, probablement sur une ancienne croix. Une procession a lieu chaque année en septembre.

Lourdes

Croix irlandaise Croix irladaise bis


croix Irlande 001
Lourdes, croix celtique  offerte par les Irlandais en 1913. Rare photo du journal Le Pèlerin du 5 octobre 1913.
Nous apprenons que ce don a été réalisé lors du pèlerinage national irlandais.Près de 3000 pèlerins, des centaines  de malades étaient venu à Lourdes avec leur primat, le cardinal Logue, porter à la Vierge le salut de la verte Erin. Durant leur séjour Marie aurait récompensé de leur ferveur, les Irlandais, en accordant quatre guérisons jugées par le Pèlerin comme miraculeuses. Il s'agit de Michael Downey, James Mac Allister, le père Lynch de Kilmessan et le père Kiernan de Killendfield. Il faut placer ce pèlerinage dans le contexte de la guerre civile Irlandaise larvée contre les "Orangistes protestants,fanatiques de l'Ulster se préparant à ensenglanter l'Irlande catholique". C'est à Lourdes que les pèlerins étaient venus "puiser force et courage auprès de la Vierge de miracles"


Paréac


Paréac Mission
                                                         Paréac, mission 1943. Photo J. Omnès

Préchac 

Préchac mission                                  Préchac proche de celle de Saint-Savin.  Photo J. Omnès  

Saint-Pé

st Pe croix mission

Saint-Savin


St Savin croix
                 Par comparaison, autre croix de pierre à Saint-Savin ressemblante, datée de1783.

St Savin Croix  Croix de Pélissou

Mission Pietat                                                               N-D de Piétat, 1903. Photo J. Omnès

 Soulom


Soulom mission
                                         Soulom 1951. L'une des plus récentes du pays. Photo J. Omnès

Uz


Uz croix
                                 Uz, sans date, elle .ressemble à à la croix de Pélissou de Saint-Savin  



                                                             Croix de montagne

La croix du Béout
Béout
Les trois croix du pic du Jer (en préparation)


La croix de Sia


Croix de Sia 2
Nouvelle croix, celle de gauche, posée en juillet 2018, pour remplacer l'ancienne à droite qui était constituée de tubes, avec celui du haut manquant. Elle avait été jetée en contrebas par des vandales.

La croix du Viscos.  

Elle serait à l'origine d'une histoire plus ou moins légendée : une bergère qui appelait ses brebis égarées au sommet de la montagne (2141 m) ne fit pas attention à son bélier (le marret) souvent belliqueux, qui  et aux cris de ralliement, fonça sur la jeune fille et la précipita dans le ravin. En sa mémoire, les locaux de Viscos, Sazos et Grust décidèrent d'édifier une croix au lieu de sa chute mortelle. En 1900, ils amenèrent par pièces détachées à dos d'hommes et de mulets, cette croix de fer que l'on peut toujours admirer au sommet du mont. A l'inauguration, une messe fut célébrée en la mémoire de la victime. Le travail fut executé par le forgeron de Sazos.  Mais, en 1978, des vandales scièrent la croix. Le maire de Viscos la fit replacer grâce à l'aide d'un hélicoptère. L'immenne croix a t'-lle été réduite ? Une photo nous laisse perplexe, mais sagi'il de la même croix ?
On peut noter que la même mésaventure est arrivée en 2014, à la croix de Sia.


Croix de Viscos 001                                                    Photo  de Hubert Lacrampe, 2000

vicos 3                                                                         La croix de Viscos ?



                                Statues monumentales de vierges 

Anclades
Coumély
Ferrières-Herrère
Gavarnie
Ger
Salles
Troumouse


Anclades (hameau de Lourdes)
Sur les hauteurs du hameau se trouve une grande statue de la Vierge de 1,80 m sur un socle de pierres taillées provenant des carrières proches
Ce n’est pas à proprement parlé une montjoie, mais un lieu de procession jadis régulièrement fréquenté autour du 15 août, afin d’obtenir la protection de Marie sur le village, qu’elle domine de la hauteur de l’éperon rocheux appelé eth Turoun, situé à l’est du hameau.
 En fonte, elle a été offerte à la ville de Lourdes, par la famille Mouret du hameau. Marie Mouret, née en 1846 fut témoin des Apparitions et a été voisine de Bernadette lorsqu’elle se trouvait à l’hospice de Lourdes. Sa sœur Léontine lui succéda en 1862, pour entrer dans les ordres, celle des sœurs de Nevers. Cette statue dont j’ignore le nom de l’artiste, provient d’une fonderie parisienne. C’est une copie de celle de la tombe de la famille dans le village. Le monument fut inauguré vers 1880 (1), par l’abbé Couture, curé d’Ayné qui fut vicaire de la paroisse d’Anclades (1875-1888).
Elle a fait l’objet en 1999 d’une tentative de vol ; les malandrins surpris par son poids l’abandonnèrent dans un taillis. Remise à sa place, le socle fut restauré et crépi. Il faut dire que deux ans plus tôt, cette statue tombée dans l’oubli était sortie de l’anonymat relatif, car elle fut l’objet  d’une grande fête organisée par l’association familiale du village en présence du maire de l’époque PH. Douste-Blazy et du curé Quidarré. Le socle mériterait une nouvelle restauration. 
(1) Je ne connais pas la date exacte
Anclades Tombe de Mouret au cimetière

Anclades 2 Anclades 2 2

Coumély (chaos de)


Le cahos

Ferrières-Herrère

La vierge des bergers, visible du tunnel.

Herrere vierge

Gavarnie


La vierge N-D des Neiges. Visible de loin, cette statue de Firmin Michelet  a été érigée sur le sommet du turon de Hole (1519 m) en 1927. Une souscription avait été organisée en 1925, par l’évêque de Tarbes et Lourdes, aidé par le club alpin et le comte de Saint-Saud. Le curé de Gavarnie a suivi les travaux, gérés  par l’architecte originaire des Eaux-Bonnes, Bertrand Gabriel Andral. Une terrasse et un mur de soutènement  en moellons et dalles de schiste fut nécessaire pour aménager le socle imposant, qui est en fait une chapelle-oratoire de 7m sur 7m, réalisée en gros moellons. La statue de bronze de 6000 kilos a été amenée sur place par pièces ( 5 ou 6 ) à la force des bras par 40 volontaires. L'opération  a durée deux mois. On peut lire sur la façade Dna nivium ora pro nobis ou N-D des Neiges priez pour nous. L'intérieur de  la chapelle abrite un autel surmonté d’une croix en granite. Sur le devant de l'autel, les trois croix de Malte peintes en noir sur fond or, sont là pour rappeler la présence des chevaliers de l'Ordre de Saint-Jean à Gavarnie.
Il parait que la statue a été peinte en blanc pour éviter sa fonte par les Allemands en 40-45. À vérifier.

 N D des Neiges


Nd des Neiges                                                                     Photo Jean Bernard


Gavarnie 1  Gavarnie 32
Photo J. Omnès


Gavarnie 2




N D des Neiges 001                                                                   L'Illustration du 20/08/ 1927

Ger

Notre -Dame de Baraillette, au-dessus du village ; un chemin balisé mène à la statue. 

ger 1
En partant du chemin de Baraillette, on rencontre un réservoir d'eau, il faut continuer jusqu'à atteindre au bout de 15 minutes, la statue.
Ger 6
Ger 8                                        Vue sur le village de Ger. Photos J. Omnès

Le 13 juin 1937,lors du conseil municipal, Mr le maire a exposé la demande faite par l'abbé Borde, propriétaire à Ger, de dresser une statue de la vierge sur le plateau de la Baraillette au-dessus du village. Le conseil municipal a approuvé cette demande, aux conditions que l'édifice ne gène pas les troupeaux qui pâturaient et que les frais de construction et d'entretien soient à la charge du demandeur.

Par la suite, une messe a été célébrée chaque 15 août, sur le plateau de la Baraillette, où les villageois s'y rendaient en procession. La dernière messe a eu lieu en 1966. Information P. Sassus.

Saint-Pé

La vierge du Montagnou :
Inaugurée en mai 1954, par la paroisse et le séminaire sur cette petite montagne (montagnou) dominant le village, elle a été réalisée en « terre de fer spéciale », patinée de bronze sur cuivre. Elle représente la Vierge Marie de la rue du Bac. Elle écrase de ses pieds sur le globe terrestre auréolé d’étoiles,  satan force du mal, représenté  sous la forme d’un serpent. Je n’ai pas compté s’il y avait les 12 étoiles correspondant aux  12 apôtres. Elle ouvre grand ses bras et ses mains au monde pour l’inonder de ses grâces. Pourquoi la Vierge du Bac et pas celle de Lourdes ?, je n’ai pas trouvé d’explication. Une restauration semble nécessaire et urgente.

Pour y accéder, en arrivant à Saint-Pé venant de Lourdes, prendre la rue en face la maison à la tour ; on gare sa voiture au parking, la montée indiquée par le chiffre 8 est facilement accessible. Comptez 10 minutes depuis le parking. Bel endroit agrémenté de bancs.

St Pé 1  Saint Pé 4


St Pé 2  St Pé 3


Salles-Argelès

La statue de la vierge domine le village à 1206 m au Soum det Moun. En métal  peinte en blanc réalisée en sept tronçons assemblés, elle mesure 1,90m de haut. Posée sur un socle en maçonnerie de forme trapézoïdale de 1, 30 m de haut sur un côté et 1,85 m de l'autre, elle a été inaugurée en avril 1929, grâce à une souscription organisée par le curé du village, Brunet. Certains pensent qu’elle aurait été érigée suite à la terrible avalanche de boue d’Ouzous en 1906, qui s’est terminée par plusieurs morts, afin de mettre la population du territoire sous la protection de Marie. L'environnement d'une ligne à haute tension n'est pas du plus bel effet

Salles                                                                   Photo Google


Pour y accéder, il faut joindre le plateau de Caucy en passant par le col de Soueys, comptez environ deux heures de marche.

Troumouse

Statue Troumouse
                                                                     Photo J. Omnès
La statue monumentale de la vierge de Lourdes qui se trouve à 2119 m d’altitude, au centre du cirque, érigée par le Père Crabé a été inaugurée sur son socle conique de pierres, le 14 août 1900, par Mgr Schoepfer. « Elle est destinée à attirer sur nos pâtres la protection de la Vierge Immaculée… » Montée en partie détachée à dos de mule, elle a été restauré avec son socle le 13 août 2000.


Village sans nom  (oublié)

Vierge 6



                                                             Quelques fantaisies de maçons

Ayné Fantaisie de maçon élucubrations de maçon
                                                           Fantaisies de maçon à Ayné et à Ayros. Photos J. Omnès

                                                                       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Montjoie Hautacam