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05 - Les rampes et départs d'escalier

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 escaliers1 Arras-en-Lavedan  escalier 2 Arras  escalier Aucun  escalier Argelès-Gazost 2  ost 001  escalier Argelès 4

Dans vos déplacements, vous aurez certainement l’occasion de découvrir dans des hôtels anciens, des gîtes installés dans de vieilles demeures, ou des maisons "bourgeoises" de très beaux départs d’escalier sculptés. Ces sculptures représentent souvent des animaux, parfois des plantes ou des fleurs. Au début de nos investigations, lors d'un séjour dans un hôtel d'Argelès, nous avions pensé à des maîtres ébénistes ambulants qui proposaient leurs ouvrages à partir d’un catalogue. La réalité était plus pragmatique. Selon des érudits locaux, ces œuvres étaient commandées à des ateliers spécialisés, comme celui de Claverie à Lourdes. Pendant plus de cent ans (environ 1710-1835) cet atelier a réalisé de véritables chefs-d’œuvre que nous avons retrouvés un peu partout en Lavedan, Pays toy et en Pays de Lourdes : Cheust, Ger, Juncalas, Villelongue, Argelès-Gazost, Lourdes, Saint-Pé… D'autres ateliers ont suivi. Les animaux avaient parfois des valeurs symboliques : le serpent ou le lion devait protéger les biens, le singe, plus tardif était purement décoratif. On le rencontre à l’hôtel Beau Site d'Argelès-Gazost, comme à la demeure des Maisongrosse de Ger. Il existe également entre autres, un beau départ à l’hôtel des Templiers de Luz-Saint-Sauveur et dans la maison du général Maransin de Lourdes (rue du Bourg). Paul Lafon  a réalisé un ouvrage illustré par une carte, de toutes ses découvertes, essentiellement dans le département. Nous l'avons complété.

  

 carte escaliers 001                       En gras, les rampes exécutées par l'atelier Claverie de Lourdes. Carte réalisée par P. Lafon

 

 Historique

À la fin XVIIIe siècle, la plupart des églises locales avaient leur retable, il fallait trouver d'autres débouchés aux ateliers d'ébénisterie ; la décoration de rampes d'escalier pouvait ouvrir un nouveau marché, même si les escaliers eux-mêmes étaient réalisés par des charpentiers. Bien que passant de la symbolique religieuse à la symbolique profane, la plupart des ateliers rivalisèrent d'imagination pour magnifier les intérieurs des maisons bourgeoises.  Après des décorations florales et végétales, un véritable bestiaire fut mis à l'honneur, souvent associé aux symboles des moissons : faucille, fléau, gerbes de blé... et parfois religieux, mais plus rarement. René Escafre, président de la Société d'Etude des Sept Vallées, y voit une influence rousseauiste. Parmi les animaux, on rencontre souvent des singes et des serpents, mais aussi des chiens, chats, rats, pigeons... 

Si la mise en valeur de leur maison était la première considération des propriétaires, le côté superstition n'en était pas moins présent ; les éléments choisis étaient parfois susceptibles de protéger l'étage des chambres et parfois d'apporter de futures richesses ou d'engendrer des mariages heureux.


Rampes descalier 
                             Paul Lafon d'Arras-en-Lavedan a réalisé un ouvrage fort complet sur le sujet (édition Monhélios)

É
volution

La plus ancienne rampe sculptée découverte à ce jour, date de 1777. Elle provient de la maison Pélafigue d’Arras-en-Lavedan (Voir photo ci-dessous). Nous sommes en plein baroque : végétaux sinueux, rinceaux, anses de panier. On est tenté, faute de preuve, de penser à un travail de l’atelier Claverie de Lourdes.  Le modèle de rampe à arcade très en vogue au XVIIIe siècle (genre trombone en position verticale) sera repris dans toute la vallée jusqu’à la fin du siècle, pour être remplacé par des barreaudages droits, de section carrée. Les animaux feront lentement leur apparition. On trouve le premier départ animalier, encore à Arras, en 1780, dans la maison Bourguine. C’est un enchevêtrement de feuilles dans lequel surgit un serpent. Le  bestiaire prend donc naissance avec un animal biblique. Créature maléfique pour protéger la maison ?  Viendront ensuite les animaux domestiques, chiens, chats au milieu d’entrelacs de végétations abondantes, dont la vigne, les gerbes de blé, souvent accompagnés d’instruments aratoires  (faucille, fléau…). Une mention spéciale pour le singe de l'atelier Claverie qui apparait tardivement vers 1780 pour disparaître vers 1830, après une abondante ornementation. L'inspiration sur la sculpture de ces animaux "exotiques" sur les escaliers aurait trouvé source lorsqu'un frère de Joseph Claverie serait revenu finir ses jours, après avoir vécu à Gibraltar. Voir l'historique des Claverie dans le dossier Patrimoine architectural, les trésors du Lavedan. Le dernier des Claverie, Jean, frère aîné de Joseph et fils du doyen Jean, étant décédé en 1820, on peut penser que des ouvriers de l'atelier auraient pu continuer l'oeuvre des maîtres. Oeuvre qui fut reprise probablement par la suite par celui de l'atelier Rives-Cabeillat de la rue du Bourg à Lourdes,  le père Claverie avait épousé une fille Cabeillat (Marie). Dans les années 1770 nous avions aussi l'atelier de Jean Dauphole qui exécuta le retable de l'ancienne église paroissiale et l'atelier de Pierre Péteilh, mais nous n'avons pu leur attribuer une oeuvre particulière.
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rampes 001 Rampe à arcade, très en vogue au XVIIIe siècle. L'encyclopédie
Planche XII, figure 116.


rampe Rampe bigourdane, musée d'Asté. Photo J. Omnès

Une mention spéciale doit être faite pour les rampes à figures naïves. En effet, poussées par la mode locale, à orner les escaliers, certaines personnes (sculpteurs anonymes ?), pour honorer la qualité de la maison, ou de leur maitre, se sont lancées dans l’aventure.  À commencer par les militaires napoléoniens, probablement des déserteurs qui ont quitté leur régiment, lors de  la campagne de Toulouse, suite à l’avancée de Wellington. Paul Lafon, auteur de l’ouvrage Mystérieux escaliers de Bigorre a pu en dénicher deux dans le Davantaygue, avec des uniformes bien précis : shako à pompon, Légion d’honneur... Dans le même esprit on peut signaler certaines sculptures naïves d’aigle impérial, profession de foi napoléonienne (?), qui sont souvent placées aux étages supérieurs à l'abri des regards étrangers et de personnages  représentant soit un homme, soit une femme. Le plus bel exemple se trouve à Chèze.

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                                                               Rampes par ordre alphabétique des villages

                                                                         AGOS


       Escalier Agos    Agos3                                                
Maison Valentin, 1790, les volutes sont terminées par une tête de rapace tenant dans son bec un reptile (lézard ?).Les panneaux à mi-étages font penser à ceux de la clôture du choeur de la chapelle dorée (Puey Laün).

Agos6
Détail de la tête du rapace.Clichés P. Lafon.



                                                                         
    ARBOUIX

Restaurant chez Marthe, il s'agit d'un départ représentant un grenadier ou un voltigeur de l'armée impériale (shako à pompon et plumet). Ili a été exécuté par un voisin. L'escalier d'origine ayant disparu, il a été conservé ce départ taillé au couteau et à la hache. Prénommé Gilbert, le grenadier a servi de protecteur imaginaire aux enfants qui se sont succédés dans la maison (confesssions de al propriétaire).
    Arbouix 1       

Arbouix2
          Photos J. Omnès                                                              


                                                                      ARGELÈS-GAZOST


       Argelès 2       Rampe Argelès
   Argelès-Gazost début XXe siècle. Cliché Lafon                                Hôtel Beau Site .  Milieu XIXe siècle.      Photo J. Omnès



 

Argeles 2 2      Argelès 1
Rampe d'escalier du presbytère d'Argelès-Gazost, ancienne maison Barzun. Ici pas d'animal. Le barreaudage est droit, il a perdu son arrondi (arcade). La volute à l'extrémité a été souvent utilisée. 

P9300676 P9300678 Argelès 1er étage
       Aux étages : gerbes de feuilles, aigle bonapartiste, entrelacs de feuillages. Photos J. Omnès
 

 


 

                                                                      ARRAS-EN-LAVEDAN

Le plus ancien départ sculpté découvert à ce jour en Bigorre est celui de la maison Pélafigue à Arras-en-Lavedan qui abrite trois escaliers sculptés. Probablement réalisé en 1777, date d'édification de la maison, il résume l'art baroque de l'époque avec sa profusion de sinuosités, de rinceaux, de motifs végétaux, de colonnes torses sur les paliers de retours, et avec un barreaudage en arcades imitant la ferronnerie alors en vogue. Son auteur est inconnu.

escaliers1 Arras-en-Lavedan  Arras 1777
. Premier escalier décoré connu, Maison Pélafigue, à droite retour d'escalier, Arras, 1777. Clichés P. Lafon



Arras 1785
Maison Bourguine, 1785. Ici, un animal, un serpent prend naissance  à la base  de l'escalier, s'entremêle dans des entrelacs de décors baroques, pour sortir au niveau du départ de la main courante de la rampe. C'est le début d'un bestiaire qui va se développer et se poursuivre pendant un siècle.


escalier 2 Arras Arras aigle
 Maison Yerbet- Berthet. Arras, 1823  Singe luttant avec un serpent.  Sur le palier, c'est un aigle qui a pris dans son bec un serpent  Ce n'est pas l'aigle impérial, mais  un aigle local, dont nous retrouvons un exemple bien antérieur à Ger (1797). Clichés P. Lafon 

Arras lion
Maison Yerbet, Arras 1823, le lion thème récurrent avec le singe. Déjà présent en 1793, à Cauterets, on le retrouve à Arrens en 1823 et à Ost en 1831


                                                                                                          AUCUN

Maison Camps

Aucun 0 Aucun OO

Aucun 2 Aucun 4

Aucun 8 Aucun 9 Photos J. Omnès

Maison Camps, d'un médecin napoléonien de  1823.  Singe avec un animal, un serpent ? L'aigle impérial  se trouve sur un palier d'étage supérieur. D'après P. Lafon sur la photo du bas à droite, le cercle serait censé représenter le soleil. On pourrait aussi penser à une marguerite, décor floral fréquent.

Au Petit musée
aucun 1       aucun 1 bis 3
Départ ou étage intermédiaire Aucun au Petit musée. Photos J. Omnès

Aucun 3 Aucun 4
Décor champêtre, chat poursuivant des souris, animal inconnu. Petit musée d'Aucun. Photos J. Omnès

Aucun 5
Aucun, Petit musée, un lion ? Photo J. Omnès

Dans un ouvrage de Pierre Debofle (société Ramond), il est fait mention d'une maison de 1844, dont le départ d'escalier polychrome représente d'une manère naïve une femme assise à la robe rouge , aux cheveux noirs tirés en arrière, dite la madone due peut être au ciseau d'un sculpteur aragonais. Nous n'avons pour l'instant pas de précision sur la localisation de cette maison. A suivre.


                                                                                        AYROS

Maison de 1778 En ço de Nanou

Ayros 1778
    Photo P. Lafon

                                                                              
                                                                                  BAREGES


                                                               
                                                                     CAUTERETS


escalier Cauterets Escalier Cauterets

 Cauterets barreaudage en trombone ou arcade, environ 1793

Voir hôtel Chantilly

                                                  


            
                                                                              CHEUST

Cheust
Maison de l' ancien maire. Décor végétal aux marguerites. Photo J. Omnès
                                                           


                                                                                     CHÈZE

 escalier Chèze       Escalier Chèze

Chèze, maison datée de 1883. C'est l'oeuvre de l'arrière grand-oncle, Etienne Nadau-Fourcade, du propriétaire  de la maison. L'homme en pied, tient avec son bras gauche, le départ de la rampe. A l'étage, son épouse ? P. Lafon pense que les modèles viennent de gravures diffusées par des colporteurs. Clichés P. Lafon. Comme on peut le constater la tradition du départ d'escalier sculpté est bien une coutume  en Haute-Bigorre.




                                                                          DAVANTAYGUE

escalier Davantaygue
Maison datée de 1789. Davantaygue, sculpture réalisée entre 1808-1813. Cliché P. Lafon. D'après Paul Lafon il s'agirait de l'oeuvre d'un déserteur de l'armée napoléonienne, en remerciement à l'aide reçu par la famille d'accueil, selon les confidences de la famille propriétaire. Il arbore une légion d'honneur ; les vêtements et la coiffe sont ceux d'un officier d'une compagnie d'élite des dragons. Un second soldat est visible à Arbouix au restaurant Chez Marthe.

 



                                                         GÈDRE

Rampes 3 Gèdre  rampes Gèdre
                                                                              Mairie de Gèdre. Photos J. Omnès
   

                                                                  GER
    
D'après l'inventaire du C.P.I.E., il s'agirait  de la présentation d'une iconographie liée à la scène de la tentation d'Adam et d'Eve. Adam est en pied accompagné du serpent, Eve aurait disparu. Adam qui se touche la tête à la chevelure bouclée, semble être inspiré par le tableau de Lucas Cranach (Adam et Eve 1526-28). Eve était présente dans la monographie de l'instituteur. Ils sont accompagnés à leur pied par deux colombes qui s'embrassent et qui représentent l'amour. La rampe possède des décors sculptés  répartis entre les balustres jusqu'à l'étage du grenier. Sont présentés les quatre saisons : l'églantine, la rose, les tulipes pour le printemps, le blé moissonné à la faucille pour l'été, la vigne pour l'automne et les deux serpents enlacés pour l'hiver. Un lion dressé garde l'accès au grenier. Les contremarches portent également des décors sculptés. D'après la même source le sculpteur serait un dénommé Latapie. D'après P. Lafon cela serait une oeuvre de Claverie qu'on peut dater de 1797, année de construction de la maison.


rampe    Cranach

 

Beau départ d'escalier, cliché avec l'aimable autorisation de Madame Maisongrosse. À droite, Adam par Cranach le vieux. Photo J.Omnès.

Escalier Ger Agos 001
 Fin XVIIIe siècle. Cliché P. Lafon



                                                               JUNCALAS


Escalier Juncalas  
  Chien courant après un chat. Juncalas 1785. Cliché P. Lafon.

 Loubajac escalier
                                         Loubajac, Maison où vivait Mgr Laurence quand il était barbier dans le village

Juncalas 3 Juncalas
Le palier entrelacs



                                                                LOURDES

Lourdes 2     Lourdes 1
                      Rue du Bourg, Maison Maransin : l'aigle et le serpent, détail. Photo J. Omnès

Départ de rampe d'escalier sculpté du XVIIIe siècle, hélas peint en noir. Et pas n'importe lequel, il appartenait aux" concierges'' de Lourdes, les Dembarrère. Il représente un aigle tenant dans son bec un serpent. Et sous lui, deux oiseaux (colombes ?) se "bécotent". Avec son aigle au serpent, il se rapproche de celui de son voisin Maransin

Lourdes 3 Lourdes 4


Lourdes 2                              Départ à motif végétal de la maison de l'autre baron lourdais : Duprat. 

Escalier Lagardère 2    escalier Lagardère

Maison Lagardère, rue Francis Lagardère. Cliché Eric Basset


Lourdes 3  lourdes 4
        Maison ? Arabesques rappelant le départ de la maison Lagardère.            Photo André Grimbert

Ici ce sont les arabesques de serpents  qui remplacent  celles des végétaux ci-dessus

Lourdes 9 2 Lourdes 2

Lourdes 8  Ce n'est pas le plus beau côté.


départ
Ex hôtel de la Paix, rue de la Paix

Sculpture de palier de l'escalier représentant un singe et un serpent situé anciennement à l'étage à l'hôtel de la Paix ex Continental, rue de la Paix, vendu à un particulier en 2013. Coll. privée. Le départ a été vendu avant à une tierce personne. Photo J. Omnès


   Escalier

Rampe plus tardive, 1902, de la villa Rachel (Mairie de Lourdes), art nouveau, représentant le N et le S des premiers propriétaires. Photos J. Omnès.

Lourdes1 Lourdes barteyres 2
Rue Barteyres dans une grande maison, près de la salle patrionale : serpent sur une volute. Photo J. Omnès


                                                                                                 LUGAGNAN
Du château XVIIIe siècle.

Lugagnan rampe escalier maison



                                                               LUZ-SAINT-SAUVEUR


Luz hôtel des Templiers 1  
       Hôtel des Templiers 1837 Luz.                                   

Luz départ 2 2 Luz départ 1 2

Presbytère, ancienne maison bourgeoise de 1809. Photo J. Omnès. Barreaudage classique en épingle, style XVIIIe siècle.                                                                                                        


                                                         
                                                                                                 OUZOUS

 

Ouzous 0 Ouzous 1

Ouzous 0 2 Ouzous 2

Ouzous 3  napoléon 2
Très bel escalier de la Maison Capdevielle, datant de 1804, d'une demeure ayant appartenu a un ancien militaire de l'armée napoléonienne, son certificat de congé daté de 1814, trône au premier palier. À l'entrée, un singe étrangle un serpent un peu comme au départ de Ger chez Maisongrosse. Le long de la rampe, les animaux classiques du bestiaire de Claverie : le lion et  le singe. Ils encadrent un décor floral.
Photos J. Omnès

Voir aussi la maison Deth Haure


                                                                        OST                       


ost 001

                           Maison Hauloc. Ost 1833. Cliché P.L Lafon



                                                                             PIERREFITTE

escalier Pierrefitte        Escalier Pierrefitte
Escalier à Pierrefitte vers 1800. La moisson.  Cliché P. Lafon                                      Exemple animalier. Cliché P. Lafon

Escalier Pierrefitte-NestalasSaint Savin 2
Pierrefitte-Nestalas. Serpent entourant un singe à tête d'homme stylisé. Cliché P. Lafon



                                                                                                            SAINT-SAUVEUR

           St Sauveur rampe                                                             
Dans une résidence hôtelière. Atelier inconnu. Photo J. Omnès



                                                                             SAINT-SAVIN

Départ et rampe dans l'immeuble de la mairie, affreusement peints d'un bleu brillant, la tête du singe a été abimée. Aux étages, décors champêtres. L'ensemble mériterait un décapage et une restauration. Photos J. Omnès



St Savin0 St Savin

St Savin4  St Savin5 Photos J. Omnès



                                                    SALLES
Gîte Le Bélvédère.

Salles rampes escalier
Photo A. Pauly
                                                                        
                                                                                SAZOS
Départ de la chaire de l'église


Sazos rampe
Rampe XVIIIe siècle, chaire de l'église (fil du micro). Photo J. Omnès




                                                                    ORIGINE INCONNUE




Départ escalier  Lanne
Départ vendu aux enchères par Maître Adam le 7 juillet 2016 .   Seconde photo : hors du territoire concerné : Lanne. Photo Paul Lafon