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04 - Les moulins à eau, les scieries, les carderies

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L’abondance des cours d’eau, torrents et cascades en Lavedan a permis dès le Moyen Âge, la multiplication de petits moulins à eau ou molis, pour moudre le grain. Saint Orens aurait été, à Villelongue, le premier à réaliser un moulin au Ve siècle. Il faut dire que les fors octroyés par les comtes de Bigorre aux populations locales leur ont laissé une certaine autonomie quant à la construction et à la gestion des moulins, comme pour l’usage des estives. 

                                                                                  Généralités
                                               Moulin de village par ordre alphabétique

  
En 1809, on dénombrait plus de 1 650 moulins à eau dans le département. Ils étaient le plus souvent implantés le long des affluents du Gave plutôt que sur le Gave lui-même, dont les débordements dévastateurs étaient fréquents. Ils étaient associés à des ouvrages de "petite hydraulique" : canal d'arrivée, bief, vanne , déversoir de trop plein.
Ils étaient surtout destinés à la production de farine de seigle, milloc, millet, maïs ou blé ; parfois à la production d'huile de noix et plus rarement au broyage de fèves de cacao (chocolats Pailhasson).
Chaque torrent était surmonté de plusieurs petits moulins, les uns à la suite des autres, en chapelet ; la même eau les faisait tourner tous ensemble. On peut encore le voir dans certains villages comme à Arcizans-Dessus ou à Sazos, par exemple. Très souvent, dans les villages pauvres, les moulins étaient propriété commune de plusieurs familles voisines (vesins) qui se répartissaient les jours de mouture. Les droits de moulande se transmettaient de génération en génération. En dehors du pays toy, il existait des moulins qui appartenaient au seigneur ou à une communauté religieuse qui les louait moyennant rétribution en nature. L'utilisation de ces moulins était obligatoire. Ce sont les moulins banaux (de banalité). Parmi les moulins banaux nous avons, d'après les Annales du Labeda de Jean Bourdette, ceux des seigneuries laïques (1) et ceux des seigneuries ecclésiastiques (2). Une particularité, les moulins banaux communaux avec la permission du roi (3).

Une réglementation très stricte de l’utilisation de l’eau rendait nécessaire un calendrier bien établi des jours et heures d’utilisation des ruisseaux, car les débits n’étaient pas réguliers.
Parfois les moulins surtout en plaine, servaient de maisons aux meuniers. C’étaient alors des bâtisses plus importantes, comme à Juncalas ou à Lourdes, les moulins de Boly et Lacadé où vécurent Bernadette et ses parents. L’apparition de la turbine au XIXe siècle, a permis aux moulins les plus importants de se transformer en minoterie ou en usine fournissant de l’électricité. Le premier du département à fournir de l’électricité fut celui de Saint-Créac. Il alimentait l’hôtel Moderne en 1885. Puis ce fut au tour des Grottes de Bétharram, du Pic du Jer, d’Argelès fin 1885 et de Cauterets en 1895. En 1897, les centrales de Calypso et du Pont de la Reine permettront d’actionner le tramway Pierrefitte-Cauterets-Luz  (P.C.L.). Démantelé depuis.

(1) Les moulins des seigneuries laïques du vicomte du Castelloubon (5 moulins), de la seigneurie de Vieuzac, de celle d'Ourout, de Miramon d'Adast, du seigneur de la Pène à Sère-en Lavedan, du domec de Lias et de celui d'Arcizans -Avant, du baron des Angles (2 moulins, dont 1 à Arcizac-ez-Angles)
(2) Les moulins banaux des seigneuries ecclésiastiques du prieuré de Saint-Orens, du monastère de Saint-Savin et de l'Ordre de Malte à Gavarnie.
(3) Ceux des communes d'Agos et de Vidalos.
 
torrents
moulin plaine
             
Abondance de l'eau                Moulin de plaine (faisant office de moulin et de logement), ancien moulin Soubirous

Petits moulins à eau de montagne

Petit film du moulin de Sazos
Après le film d'animation

https://vimeo.com/44047110?ref=fb-share&1


canal derivation
roue godets
Canal de dérivation                                                           Roue à godets propulsée par le courant. Photos J. Omnès                                        


Quelle que soit l’importance du moulin (simple cabane ou maison d’habitation), vous trouverez les mêmes outillages : comme le coffre à bluter et son tamis, la meule volante (près de 130 kg) tournant sur la meule dormante. C’est sur la dormante qu’étaient déversés les grains ou les noix. La meule volante (tournante) est en position verticale dans les moulins à huile ; cela permet de mieux écraser les cerneaux de noix. Vous en verrez un exemple à Villelongue chez Éric Garcie. À l’extérieur, la pierre plate située près de la porte servait à poser le sac de grain ou de farine avant le chargement. Beaucoup de portes possédaient une chatière. Le chat étant très utile pour éliminer les rongeurs. Sous la bâtisse, la roue à aubes ou à godets entraînait la meule volante. Sa vitesse était réglée par le contrôle du débit de l’eau.
Les céréales moulues étaient : le maïs ou eth milhoc pour le pastet, la tourradisse, le mesturet, les trusas et pour les animaux.
le millet ou eth milh pour les bouillies.
le sarrasin ou eth milh moro pour le pastet, les crêpes et le pain,
l'orge ou eth balharc surtout pour les animaux.
l'avoine pour les animaux était rarement moulu.
Quelques moulins à huile broyaient les cerneaux de noix et d'autres plus rares (moulins à billes) les fêves de cacao.

moulin Sazos
                                                  
                                                                                Fonctionnement du moulin
Plan moulin Sazos
                                                                     Croquis de la mairie de Sazos, pour la visite des moulins

 

                                                   Fonctionnement du moulin

L'eau du canal d'amenée était arrêtée  par uo estouridèro dont la vanne abaissée empêchait l'eau de s'introduire dans le bief (coubicoum). Ce dernier était formé d'un tronc d'arbre creusé, ou de planches jointes, formant conduite. On donnait au coubicoum une pente assez raide, dont l'eau, une fois la vanne levée, tombait sur la roue à godets ou  eth arroudet. Cet arroudet horizontal  actionnait un arbre horizontal (eth arbe) qui était implanté en son milieu. L'extrémité supérieure de l'arbre vertical traversait la meule dormante  et supportait la meule courante (eth hourat), l'entraînant en rotation au moyen d'une pièce de fer nommée andilhe, solidement fixée dans la masse de la meule.

Les deux meules précitées  étaient enfermées dans un coffre de bois ou tambour (eth cofré). On versait le grain dans une trémie (èra trémouye), sorte d'auge assez grande, carrée, large en haut et très étroite en bas, comme un tronc de pyramide renversé. Placée au-dessus des meules, elle était munie d'une ouverture vers le bas. Sous la trémouye se trouvait un petit auget ou sabot (eth carelh) légèrement incliné également ouvert vers le bas. Il était suspendu par des cordes enroulées sur de petits treuils qui servent à la rapprocher ou à l'éloigner de la trémie pour régler l'écoulement du grain.

Par ailleurs, le carelh était animé mécaniquement d'un mouvement régulier d'oscillation provoqué par la meule courante par l'intermédiaire d'un tourniquet, sorte de barre de fer ou èra tracadère. C'est cette tracadère qui produisait le tic-tac du moulin, et ce tic-tac donna le nom à l'objet puisque tracadère peut se traduire en français par la babillarde (qui parle beaucoup, bavarde).

Le grain arrivait entre les deux meules par un trou central de la meule courante et pénétrait dans l'intervalle des deux meules où il était broyé. La mouture tombait enfin dans une huche (èra massio), dans laquelle elle s'entassait. Pour séparer le son de la farine, on versait ladite mouture dans un sas formé d'un cercle de bois tendu d'une toile claire (ou sède), à l'aide d'une petite pelle aux bords relevés (èra palèto). La sède servait pour le blé, l'orge, le seigle et le sarrasin. On se servait aussi d'une toile plus claire (u sedas), pour le maïs. La sède ou sédas était ajustée sur la partie supérieure d’un coffre ou blutoir (èra baritadèro) dans lequel tombait la farine fortement secouée.

À l'aide d'une espèce d'écouvillon en peau d'agneau, la farine était mise dans des sacs en peau (barciès) pour la conservation, ou dans des sacs en toile de lin (saquetes). La sorte d'écouvillon qui servait à cela s'appelait u escoubalh.

Depuis le moulin, on pouvait ouvrir ou fermer la vanne de l'écluse, à l'aide d'une longue barre. De même, pour obtenir une mouture plus ou moins fine, on pouvait soulever la meule courante au moyen d'une sorte de levier ou  lhebade,  placé à l'intérieur du moulin.

Dans ces petits moulins, il se perdait beaucoup de farine. Le rendement était pauvre et la poussière (et’obe) de farine envahissait tout. De plus, peu à peu, l'usure provoquée par le mouvement sur les meules elles-mêmes mélangeait du sable à la farine et faisait "s'asseoir" la meule courante qui ne pouvait bientôt plus fonctionner. Il fallait alors repiquer, rhabiller les pierres à l'aide de pointes de fer  (puntes de rabilla.)

Texte inspiré de celui de la "Visite des moulins de la mairie de  Sazos". Voir également les articles de Christian Parrou dans le bulletin de la Société d'Études des Sept Vallées de 1981 (N013) .

Roue à godets  trémis1 

Roue à godets                                        Double trémies. Certains moulins possédaient jusqu'à trois meules, au piquage de la pierre différent afin de moudre trois variétés de céréales. Photos J. Omnès


       meules 2
                    Meule

moulin roue godets       Sazos roue à godets                                                                                    
                                                   Moulin à eau-roue à godets. Photos J. Omnès


 
Les moulins de villages par ordre alphabétique

Adé                   

Le moulin dit de Manet à la sortie du village sur la route de Bartrès sert actuellement d’entrepôt.

 Adé Moulin de Manet 2
Adé 2
Adé 3  Photo J. Omnès


                                                                                      Agos-Vidalos
                                                         
Agos Moulin
A l'entrée du village : beau moulin avec habitation, rénové. Il a appartenu jadis à Alain Le Ster de Lourdes ; il possèdait un très beau poulailler avec loges à cochon en pierre de taille.





                                                       Arcizac- ez-
Angles

Le village abrite quatre moulins le long de l'Echez. La plupart ont été transformés en habitations. Nous avons le moulin-scierie d'Artigusse, de Dussert au quartier Soulé, de Haillade et Sarabayrouse au quartier Bernède, au fond de l'impasse, où a travaillé François Soubirous. Il ne reste rien de l'ancien moulin, la maison est moderne.
On peut rajouter une ancienne maison-scierie, dite la Sarre, qui a fonctionné jusqu'à la seconde guerre mondiale. Attenante à la ferme, la scierie a gardé son système d'alimentation avec le ponceau de schiste qui recouvre le canal dérivé. Le bâtiment sert maintenant de stockage de bois.
J'ignore quel est le moulin qui appartenait au baron des Angles, existe-t'il toujours ?


                                                           Arcizans-Dessus

Présence de 22 moulins en chapelets dont seize ont été restaurés. Trois ont été transformés en gite. Jadis, ils étaient une centaine dans la région à moudre de tout : blé, orge, millet, sarrasin ou noix. Visites commentées en été. Dans certains moulins les deux meules sont imbriquées l'une dans l'autre, la meule dormante recevant encastrée la meule tournante.
Ce dispositif ne nécessitait pas de coffre de meules : un cadre de bois soutenant l'ensemble des deux meules  faisait l'affaire. Par contre la trémie et l'auget devaient être suspendus à une poutre ou une traverse fixée dans la charpente.

  
moulin arcizans


Arcizans-dessus     meule-arcizans7
Arcizans-Dessus. Photo J. Omnès                               Meules encastrées avec trémie suspendue  


                                                              
                                                      Argelès-Gazost


Du côté d'Ourout , au bout de la promenade de l'Arrieulat, après avoir traversé la passerelle, on trouve les ruines de trois moulins, le long du gave d'Azun. Ainsi que deux énormes meules de granit, en partie recouvertes par la mousse.

Roues Arrieulat  Photo J. Omnès

Arrieulat moulin








 Ruines de moulin, le long du Gave d'Azun. Photo J. Omnès 

                                                                                                                  
          




Argeles canaux 001

Carte extraite du relevé Cazaux (à vérifier le nom) du bulletin de la SESV de 1981, d'après les informations de Jean Bourdette.
On constate que le gave d'Azun est à l'origine de trois canaux, les 4, 5 et 6

C’est surtout le canal de l’Arrieulat , canal 6 ou l'Arriéou,  qui abritait nombre de moulins. 
Parti du gave d’Azun au sud-ouest d’Argelès, il va se jeter gave de Pau au nord-est. Il servait non seulement à alimenter onze moulins d’après Georges  Peyruc (1 et 2) mais aussi des fontaines et des lavoirs comme celui d’Ourout et celui de la rue des Lavandières, au pied de la tour Mendaigne. Il forme une belle cascade et fait tourner une grande roue visible de la nationale. Il irriguait près de 100 parcelles de la plaine.
La partie busée la plus importante traverse le parc de la villa Suzanne et passe sous la nationale et va rejoindre le gave de Pau, en amont du confluent du gave du Bergons. La ruelle en escalier ou passage du Parc qui relie le bas de la ville au haut  est franchi par le canal. Au bas de la tour Mendaigne, impasse de la Terrasse,  le canal alimentait un moulin ancien du XVe siècle, qui arrêta son activité en 1953, actuellement démoli, mais dont il reste des ruines dans un jardin et une meule. C'est l'un des deux moulins d'Argelès. Le moulin de Vieuzac (Biéouzac) se trouvait au bas dela tour c'était le moulin banier des seigneurs des lieux, ancienne propriété du père de Bertrand Barrère.
 il y avait un second moulin banier, celui des seigneurs d’Ourout, rue de l’Yser.

D’origine fort ancienne  probablement  avant 1421 (existence d'un bail à fief), ce « canal des moulins » très important dans l’économie locale était géré par une association de meuniers. Au XXe siècle, certains bâtiments se transformèrent en minoterie, d’autres en usine de tissage de la laine de mouton (moulins Astérou et Carrère)  et en foulon (moulin Desrrues). Après la guerre de 1914, seuls subsistaient les moulins Bégarie et Meylouga, actuelle maison Echerbault. La réalisation de l’usine hydroélectrique de Lau Balagnas en 1933 nécessitant une grande quantité d’eau, ces deux moulins ne durent leur survie que par des moteurs électriques fournis par la centrale d’EDF. Le premier moulin arrêta son activité en 1945 et le second en 1984. Difficile lorsqu’on longe la bien nommée rue des Moulins de distinguer une maison d’habitation d’un moulin industriel. La maison du siège des Montagnards argelésiens en faisait partie en 1827 ; plus bas, près de la maison Bégari, on aperçoit une meule dans un jardin et l’on entend le bruit du torrent.

Argeles moulins

Argeles lArrieulat canal

Argeles
Les montagnards argelésiens. Photo J. Omnès


 Argeles Bégarie 001
Canal de dérivation de l"Arrieulat, photo Guy Trousselle. Moulin Bégarie, cliché G Peyruc SESV, 1995

Argeles meule.
Meule près du moulin Bégarie


minoterie 001
Type de minoterie alimenté par le canal de l'Arrieulat. Ici le projet pour le moulin Bégarie jamais réalisé. Croquis SESV 1995

Argeles Impasse de la Terrasse
    Ruines de l'ancien moulin du XIVe siècle, d'Argelès, impassse de la Terrasse 

argelès moulin centalMaison du meunier à gauche, le moulin a été rasé le canal passe au milieu du jardin. Photo G. Trousselle

Argeles moulins                                                           
Le canal passe dessous

Argelès moulin cental 2                           Le canal se trouve au centre, entre les rangées de pierres. Photo G. Trousselle

Argeles 8  Argeles moulin 7 001
Roue à aubes. Photo Guy Trousselle                Ancien moulin banal d'Ourout, photo G. Peyruc

Argelès moulin banal
Le moulin banal et la canal, rue de l'Yser. Photo G. Trousselle.

Le canal 5 ou la Scourra,  part du gave d'Azun entre l'Arrioulat et le pont Lau (Laou), traverse la plaine, également direction nord-est, pour rejoindre le Gave de Pau, au niveau du pont du Tilhos; Il alimentait un moulin et deux scieries et irriguait les champs de la plaine.
Le canal 4 ou  l'Arriéou de Laou (Lau). Il part aussi du Gave d'Azun , mais de la rive droite, il faisat marcher une demi-douzaine de petits moulins dont il ne reste rien et irriguait la plaine de Lau (Laou), avant de rejoindre le gave d'Azun en aval.

(1) Bulletin SESV, 1995. (2) Dont six à Ourout, deux à Argelès, un à Vieuzac (Biéouzac), et deux à Ayzac.
Les canaux de dérivation étaient appelé localement gaou.

Le canal du gave d'Azun qui est en grande partie recouvert de dalles ; ici, au niveau  de la rue de l'ascenseur :

Argeles

ARGELES-BANLIEUE

Moulin imposant qui semble abandonné et peut être squatté à Argelès-Gazost, rue du Comté. Il possède deux meules, un logement du meunier à l'étage et une annexe porcherie. La grange à côté, pas visible sur les photos, a été détruite par un incendie. Ce moulin mériterait une restauration.

Argeles 2
Le bâtiment de gauche est la porcherie. Photos J. Omnès

Argeles 3
Four à pain
Aregelès 5  Double meules

Argelès 6

















Argeles 7





                                           Artalens-Souin

De nombreux moulins s’échelonnent en chapelet le long de l’Estibos. Le premier qui a été un peu restauré en parpaings de ciment, se trouve au bord de la route, à l’entrée du village près d’une aire de pique-nique. Celui qui se trouve à l’arrière avec son canal d’alimentation mériterait une bonne restauration. Pour visiter les autres moulins, il faut continuer sur la D10, traverser le village et après la boucle s’arrêter à la grange du Baou. Derrière la guérite en bois, présence de quelques moulins en chapelet dont certains ont le toit refait. Le plus proche du Baou possède encore la pierre étagère (à gauche de la porte) pour déposer le sac de grains. L'un d'entre eux serait un moulin à huile (de noix) probablement celui avec l'appentis. Vu le nombre de moulins qui font la fierté du village, un panneau explicatif serait le bienvenu.

Artaens moulins 5  Artalens moulins 6
Au bord de de la route près de la zone de pique-nique. Derrière ce prmier moulin, un qui mériterait restauration.

Artalens moulins 8
                                           Roue à godets et son canal de dérivation. Photos J. Omnès

Artalens moulins 4   Artalens moulins 3

Plus haut, plusieurs autres moulins


moulin artalens   Artalins  en chapelet                                                                                                     
Vieux moulin à Artalens-Souin. Photos J. Omnès

Artalens moulin
Moulin avec un  appentis, moulin à huile ?



Arras-en-Lavedan


Moulin d'Arras. Il mériterait une rénovation. Le lavoir en marbre est récent, sculpture de J-J Abdallah. Photo J. Omnès



Arras5 moulin
moulin du château



Arrens

Arrens moulin
Ancien moulin et sa meule, à gauche

Arrens moulin


Aspin

Le village possédait trois moulins activés par le ruisseau Lanusse. C'étaient de petits moulins à une meule qui étaient uniquement utilisés par leur propriétaire
                    



Aspin moulin 2         
  

 Aspin-en-Lavedan, sur l'ancien chemin de Lourdes près du vieux pont.  Ruines au toit effondré qui mériteraient une restauration. Photo J. Omnès


 

                                                               Ayné

Adorable village avec sa mare à canards qui nous annonce dès notre arrivée que l'eau et les moulins sont omniprésents dans le secteur. Un moulin rénové a la particularité de pouvoir fournir de l'électricité en hiver, quand le débit de l'eau est assez fort. La conduite forcée est enterrée et il est équipé d'une turbine Pelton. Jadis il possédait deux meules en poudingue rouge. La dormante est visible dans la cour et la tournante se trouve dans le jardin du gite rural Brumous, au -dessus.
En amont du gite, se trouve caché dans les broussailles, un second moulin, mais abandonné.
À l'entrée du village, trône un grand moulin rénové dont nous ignorons l'activité actuelle.

Ayné MoulinAyné Moulin abandonné

                                    Moulin  rénové                                                                          Moulin abandonné. Photos J. Omnès

 

Ayné grand moulin
          
                                                                                          Grand moulin rénové. Photo J. Omnès



                                                                                                   Ayzac-Ost


Moulin
Beau moulin à Ost restauré et revisité :  la partie habitation a été construite à l'arrière, ce qui sauvegarde la façade d'origine .A l'intérieur, un plancher de verre  permet de voir l'eau couler. C'était un moulin seigneurial. Il appartenait au château qui se trouve devant. Il est alimenté par un canal de dérivation sur le Bergons. Une ruine aux murs larges, d'origine inconnue  trône dans le champ de la propriété. Photo J. Omnès

Ayzac 2  Ayzac
Sa meule dormante. Août 2017 journée du débrousaillage des abords du canal. Photos J. Omnès



Ost moulin 2 1 Canal de dérivation après nettoyage août 2017

Ost moulin 2 2                            Etonnantes ruines, le canal coule derrière, à droite. Photo J. Omnès



 
Beaucens
 

beaucens 1
Beaucens3
 
 
Boô
moulin boo silhen
Logis dans un moulin à Boô -Silhen. Photo J. Omnès



                                                                    Cheust

La commune abrite plusieurs moulins à eau alimentés par le Louey, dont un accolé au lavoir municipal.

Cheust moulin Cheust moulin 2




                                                        
Escoubès-Pouts

Le Moulin d’Escoubès ou Moule Debat, chez Madame Laffont (depuis 1950). Elle ne fait plus de visite. Pas très pittoresque et nullement indiqué, si ce n'est par des sens interdit, propriété privée, défense d'entrer. Vous risquez de vous trouver nez à nez avec le chien de garde. C’est bien là, le moulin d'Escoubès sur la prise d'eau réalisée sur la rive droite de l'Echez. La machinerie encore en état se trouve à l’intérieur même de la maison d’habitation avec quelques objets domestiques anciens. Le moulin a une double trémie, l'une pour le blé l'autre pour le maïs. La mouture du blé s’est arrêtée en 1965, celle du maïs en 1983.
Dans le jardin se trouvent deux meules.
Son propriétaire avait des projets de réhabilitation qui ne semblent pas avoir été suivis d'effet. Ce moulin est connu, car c'est là qu'a travaillé le père de Bernadette, François Soubirous, d’octobre 1855 à avril 1856. La famille habitait alors à Arcizac-ez-Angles.

Escoubes moulin 1  L'eau passe sous la maison à droite

 
Escoubes3 2 Sur la droite, il ya deux moules (blé et maïs)


                                                                                          
                                                                                 Gazost (scierie)

« LA SCIERIE THERMALE » DE GAZOST

Une scierie se trouvant au fond de la gorge entre Nabias et Palouma  est mentionnée en 1820, suite à son incendie. Mais à sa reconstruction en 1824, nous en savons un peu plus sur son importance : un canal d’amenée d’eau, un puits, des turbines,  des écuries d’où partaient six à huit chevaux emportant des planches quatre à six fois par jour à Juncalas. Puis, un petit hameau s’édifia contre la scierie, comportant une chapelle, un restaurant, une maison d’habitation, des granges, des baraquements et … un établissement thermal qu’aurait fréquenté Napoléon III (1). Tout cet ensemble aurait été emporté en 1875, par une crue torrentielle, à l’exception de la scierie. Celle-ci d’après un local, M. Arrou aurait fonctionnée jusqu’aux années cinquante. Il aurait été responsable du démontage de l’atelier. Ne restent que de belles ruines aux murs épais recouverts de végétation et une montjoie au bord du ruisseau.

(1) Inventaire CPIE 2000.


Gazost scierie 2    Gazost scierie 3
Restes de la grande scierie de Gazost sur la route des sources. Photos J. Omnès



                                                         Gèdre-Dessus


Se renseigner à l’Office de tourisme ou à la mairie pour la visite gratuite (en juillet et août, deux fois par semaine de 17 h à 19 h) des cinq moulins récemment réhabilités (1995) par la commune et le Parc National, sur les quinze restés longtemps hors d'usage. Ils appartenaient à différentes familles du village qui se regroupaient autour d'un même moulin. Les jours et heures d'utilisation étaient fixés à l'avance. lls étaient encore utilisés dans les années 1970 et l’un d’entre d’eux a même tourné jusqu’en 1985.
Pour y accéder prendre la direction de Gèdre-Dessus, c’est tout au bout du hameau, près du petit pont de pierre. L’endroit est charmant : petit vallon longeant le torrent Cambielh et couvert de frênes. La nuit, le site est même éclairé. Seul, le premier moulin sur la droite a eu son canal d’acheminement des eaux restauré, ainsi que sa machinerie ; la chatière de la porte n’a pas été oubliée. 

moulin gedre                        moulin pont
     Moulin en chapelet (cascade) à Gèdre-Dessus                  Moulins en chapelet et pont.  Photos J. Omnès


                                                                                      Geu

Le long du ruisseau Gros après le lavoir, se succèdent plusieurs petits moulins en chapelet. Les ruines de  trois édifices sont toujours visibles. Celui du milieu mériterait une restauration. Le canal de dérivation possède toujours ses vannes d'arrêt de l'eau. Les meules sont toujours en place. Il semblerait que le moulin du milieu servait à l'huile de noix, ses meules étant placées à la verticale. A moins ce se soit le résultat de la détérioration de l'ouvrage.

Geu moulin 12
Moulin du milieu. Photo J. Omnès

Geu Moulin 9
Les vannes d'arrêt sur le canal de dérivation

Geu moulin 17
                                                               Meules verticales sur le second  moulin. Pghoto J. Omnès
Geu moulin 4
Meules horizontales sur le premier moulin. Photo J. Omnès

                                                  Juncalas                 


Le moulin sur la D226 en direction d’Ousté, le long du Nez, au numéro 14, à côté du pont, très belle propriété pendant longtemps à l’état de semi-abandon avec un charme fou. Ce beau moulin appelé Mounie et ses dépendances appartenaient jadis à la famille Coumes (voir plus haut).  Acheté vers 2014,  il a été entièrement rénové et transformé en résidence. Une belle arche de schiste double le pont sur le canal de dérivation. L'ensemble aurait parfaitement convenu pour un écomusée.

Juncalas moulins 2

Un moulin à huile (de noix) ou moulin Crampe se trouve sur la gauche du Louey, en amont du village. Rénové, il a été transformé en maison d’habitation. Le canal de dérivation est toujours visible. La partie au fond gauche a été rajoutée par les propriétaires actuels. Il ne reste plus rien des mécanismes.


Juncalas 7


La carderie

Elle a été transformée en maison d'habitation.

Juncals carderie 1

Juncalas carderie 2



                                                          Les Angles

Le moulin ou La Moule du castet (la Meule du château), était un moulin « banal » (de banalités médiévales), qui appartenait au baron des Angles, lequel avait le monopole de la mouture. Ce petit moulin situé sur l’Échez a été construit en 1734 (date sur le linteau) , au pied du château seigneurial. Ce dernier possédait un deuxième moulin à Arcizac-ez-Angles. Il est cité sur le remembrement de 1765. À la Révolution, le droit de banalité aboli, le moulin est vendu comme bien national. Acheté par plusieurs familles (près de 20 propriétaires), il sera restauré en 1829 et en 1849. Sa roue tournera jusqu’en 1985. À l’abandon, la commune l’a racheté pour le restaurer en 2001, avec son alimentation en eau et sa machinerie. Il possède une meule à blé et une meule à maïs. Se visite sur rendez-vous. Il se trouve à la sortie du village, à gauche de la D7, en allant vers Arrodets. Démonstrations l’été. Renseignements à la mairie. Téléphone  et fax : 05-62-42-92-76.

moulin angles Moulin banal rénové des Angles. Photo J. Omnès



                                                             Loubajac.

Moulin de l’Artigue
Moulin-habitation dont la partie la plus ancienne date du XVIIIe siècle. Ce moulin  qui a fonctionné  jusqu’en 1965, a été l’un des plus grands du pays. Il conserve toujours son canal de dérivation et son mécanisme en entier. Avec ses deux meules, l’une pour le blé , l’autre pour le maïs, il possède également tamis et mesures.

Loubajac canal de dérivation. Photo J.Omnès

Loubajac2 2  Loubajac3 2
La meule
Loubajac4   Les tamis  photos J. Omnès                                              



                                                           Lourdes

Une dizaine de moulins à l'époque de Bernadette, longeaient la rivière Lapacca. Ne subsistent aujourd'hui que deux moulins : le moulin de Boly et le moulin dit maison paternelle de Bernadette.
Le moulin Boly, 4 sur le plan ou maison natale de Bernadette Soubirous, il s'agit d'un moulin de plaine à deux meules avec maison d'habitation du meunier. Depuis 2013, le moulin a été mis en activité avec la création d'un cours d'eau en boucle fermé. Mais le système ne fonctionne pas toujours. En revanche, tous les éléments sont bien présents et ont été remis en état. Le moulin dit de la maison dite paternelle ou moulin Lacadé 6 sur le plan, se trouve en amont.

Lourdes moulins 001

Plan de l'ouvrage les Maires de Lourdes, page 274 . auteur ?, probablement Jean Labourie

MOULINS lOURDES 001
De gauche à droite : 
8 Moulin d'En bas qui appartenait à un oncle lointain de Bernadette, Armand Soubirous, vendu à l'évêque en 1875
7 Moulin Gras à l'emplacement de l'hôtel Sain-Rapahel, propriétaire Ribettes au XIXe siècle
6 Moulin Bain, propriétaire  Ribettes au XIXe siècle
5 Moulin Dembarrere- Baudéan, propriétaire Arqué au XIXe siècle
4 Moulin Sabiac-Boly, maison natale de Bernadette, propriétaire Labouret au XIXe siècle
3 Moulin Sabiac -Dessus, proriétaire Dufo au XIXe siècle
2 Moulin Destrade-Lacadé. Maison paternelle de Bernadette Soubirous
1 Moulin Caubotte dArramon, au niveau de l'hôtel Saint Expédit, propriétaire Domec au XIXe siècle
9 Moulin Laffitte
10 Moulin Pruède ou Moulin d'en Haut, propriétaire Abadie-Mazuel au XIXe siècle


Moulin Boly XIX e  siècle  Moulin de Boly
Moulin de Boly au XIXe siècle                                   Après rénovation. Photo J. Omnès

Moulin  Lourdes

Lourdes roue à godets  2 trémis
                                                Roue à godets                                                              Deux trémies. Photos J. Omnès

Lourdes maison paterrnelle                                                                                                     Moulin  Lacadé 2  sur le plan ou maison paternelle


Moulin gras Emplacement du moulin Gras, 7 sur le plan (Hôtel Saint- Raphael), où a travaillé le père de Bernadette Soubirous. Il parait qu'il reste certains vestiges. Le moulin Boly est en amont. Photo J. Omnès

tour Moulin Claude

Le moulin de la Pruède, 10 sur le plan, était un moulin fortifié comtal affiéfé en 1270. Il a été démoli en 1958, pour faire place à un hôtel, Hôtel de la tour du Moulin ; mais subsiste la tour médiévale, en partie arasée, qui a été sauvé de la démolition par quelques acharnés de la défense du patrimoine.

                                                                                            
                                                       Omex


Au XIXe siècle, le village abritait six moulins à eau : quatre à une meule et deux à deux meules. Le ruisseau qui les actionnait, le Ribaout, n'était opérationnel que quelques mois dans l'année. Ils sont tous abandonnés.

Omex moulin Situé à Trimebernède




                                                                      Ourdis-Cotdoussan


Il s’agit d'une petite scierie de montagne alimentée par le Louey. Elle a remplacé vers 1900, un ancien moulin  qui a été reconstruit un peu plus bas sur le même ruisseau. Cette scierie dite Carrère a fonctionné jusqu’en 1968. Mais en 1998, son propriétaire, pour éviter sa destruction (et celle du moulin plus bas) la vendit à la mairie qui la restaura et lui redonna vie, pour la satisfaction des (faibles) besoins locaux et des amoureux du patrimoine. Son mécanisme est simple : la force hydraulique contrôlée par une planchette située dans le canal de dérivation fait tourner une roue verticale à pales ; celle-ci entraîne à l’aide d'une manivelle et d’une bielle, un cadre de bois sur lequel est fixée une lame scie. La rotation de la roue fournit ainsi un mouvement de bas en haut alternatif qui remplace le mouvement de deux scieurs. La simplicité du système ne nécessite qu’un manœuvre. Visite prévue par la mairie le mardi après midi.

Ourdon scierie 2                      Ourdon scierie 3
Canal de dérivation. À droite, la lame de scie verticale dans son cadre de bois. Photos J. Omnès

Ourdon scierie 4                     
 À droite, sortie du canal de dérivation qui fait aussi fonctionner le moulin Carrere en face, en contrebas. Photos J. Omnès

Ourdis moulin
                                                             Le moulin                



Ousté

Sur la route qui mène à Ousté, au bas de la côte, se trouve à droite du pont  un beau moulin rénové avec sa maison d'habitation. En face, de l'autre côté, vieux moulin dans son jus.

                    Ousté moulin
ieux moulin "dans son jus"
   



                                                      Ossen

Le village abritait près de 21 moulins à eau à une meule. Alimentés par le Moulès, ils sont presque tous à l'état de ruines, à l'exception entre autres, de celui de la ferme Coudet sur le Lanusse (les Moules en amont) en bon état de conservation, mais ne fonctionnant plus.Il a fonctionné jusqu'en 1975, pour le maïs et l'élaboration de miquets. Si le blutoir a été démonté, il reste des meules pour maïs et noix. Le CPIE dans on inventaire de 2000, précise qu'en amont existe une importante retenue d'eau de 4mX7m sur 4m de profondeur. Nous n'avons pas vu ce bassin ou gaou lors de notre visite.

Osssen moulin   Ossen moulin2
Moulin de la ferme Coudet, le long du ruisseau Lanusse, en bon état.  Il sert également de grange

Ossen moulin ruines 2
   Ossen moulin ruines  
Sur la route 
d'Aspin à Ossen, à côté de la montjoie de st Christophe, le long du ruisseau Le Moulès, présence de plusieurs ruines de moulins (pans de murs).


                                                          Ouzous

Sur le Bergons, on comptait sur le plan cadastral  de 1826, huit moulins et six moulins sur le ruisseau de l'Oulet.                                                           

                                                               Paréac
Moulin Laffourcade  dans un pré irrigué par deux ruisseaux dont le Pariaguet. Il jouxte un grand verger et en 2000 fonctionnait encore(C.P.I.E.).


                                                               Préchac          


Préchac moulin
Moulin avec habitation. Il fait partie des huit moulins à huile de noix et à farine qui fonctionnaient sur 
L'Aygue Berden descendant du Hautacam.

                                                          Saint-Créac

Un canal parallèle à la rue et au ruisseau du Neez alimentait moulins et carderies. Il rejoint le Neez après la carderie.

Moulin-carderie Lucien Sassus
Ce moulin à double meules blé et maïs a été démoli par l'actuel propriétaire. Il ne reste que le canal de dérivation, quelques ruines couvertes par la végétation, l'axe en bois et la roue à godet dans l'eau cachés par les arbustes. La pierre visible après le petit pont semble être un morceau de meule. Le propriétaire actuel m'a raconté que M. Sassus allait vendre ses moutures à dos de mulet à Soumoulou, les vendredis de marché ! Il avait également à cet endroit, édifié une carderie

Moulin Sassus St Créac Sassus 1
                                                                                      Probable morceau de meule.

Moulin JC-MB 1876
.
L'eau du canal de dérivation passe sous la route, on aperçoit l'arche



St Créac Moulin 1 
                                                                                                                      

St Créac 6
Imposte marqué 1876.

St Créac 5
Le canal de dérivation, à gauche le Neez. Photos J. Omnès

Moulin Justin Sassus

Moulin d'habitation daté de 1840. Sa prise d'eau se fait au niveau de la salle des fêtes. Le moulin se trouve à l'arrière de l'ancien terrain de camping.
St Créac 9 St Créac 8

St Créac 7
St Créac 2
Micro centrale

À l'entrée du village, en venant de Lugagnan.  Ce moulin était une microcentrale qui alimentait en électricité l'hôtel Moderne de Lourdes appartenant à Roques-Soubirous. Voir le dossier industrie

Moulin à huile de noix à la sortie du village vers Juncalas, il ne subsiste que l'arche de pierre. Difficile à trouver dans la végétation

Moulin inconnu

Pont ou arche de moulin à la sortie du village ?



                                             Saint-Pastous

Près du pont d'accès au village, un moulin perdu dans la végétation qui mériterait une restauration, photos J. Omnès juin 2017 :

St Pastous 3                                                                  La meule dormante 

St Pastous 2
Pas de trace de roue à godets  et curieux système à bascule.

Saint Pastous 8                                                              Le déversoir

                                                                             Saint-Pé et Rieulhès

Un certain nombre de moulins étaient installés le long de la Génie, plus de 10.
St Pé La Génie Ruines de moulin le long de la Génie. Photos J. Omnès

Sur les bâtiments ruinés restants, un seul possède encore  un bâti en bon état. Il s'agit du moulin Pomès-Peyré dans le quartier du Bout du Pont. Ce dernier, dont l'origine est inconnue a arrêté son activité en 1966. Il a été transformé à la fin de ses activités en usine hydroélectrique pour alimenter la maison familiale.

St Pé Pomes4 2 St Pé Pomès


St Pe Pomes 4 St Pé Pomes 3

Saint-Pé a également abrité il ya fort longtemps, l'un des premiers chocolatiers de France M. Pailhasson (Voir Patrimoine humain). Son moulin se trouvait le long du gave (photo du bas à gauche). Suite à des crues, la famille se déplaça à Lourdes, au bord du Lapacca (Actuel hôtel du Moulin). Le moulin a été transformé en maison d'habitation. Seuls, subsistent quelques meules.

Pailhasson usine

ePailhasson 1  

Le ruisseau du Rieulhes
a fit tourner un certain nombre de moulins dont il reste trois édifices en plus ou moins bon état.  Ils ont été répertoriés par M. J. Moissonnié des Amis du Vieux Saint-Pé en 1997.

L'ancienne scierie-carderie, face à l'usine d'hydroélectricité Toustard. Voir le dossier Patrimoine industriel.
Le trisaïeul de M. Toustard possédait un moulin sur la rive droite du Gave au niveau des trois fontaines. Lors de la construction du chemin de fer, il fut exproprié. Il acheta avec les indemnités, un terrain sur la rive gauche, au Bout du Pont. Il y installa vers 1890, un négoce de vente de bois, de charbon de bois et d’ardoises. Il édifia par la suite une scierie et une carderie. Mais la crue de 1937 détruisit une partie des bâtiments. Seule fonctionnait la carderie qui produisait édredons et couvre- pieds de laine matelassés. Elle n’arrêta son activité qu’en 1970 et fut remplacée par une usine hydroélectrique (voir au- dessus mini centrales).
Il reste encore dans la cour des pierres imposantes qui recevaient au XVIIIe siècle le martinet (lourd marteau à soulèvement, mu par un moulin à eau).

St Pé carderie  St Pé scierie 2


St Pé carderie
La scierie-carderie face à l'usine hydroélectrique

65 SPE 001
 En arrière-plan le moulin Laurensot démoli en 1976. Fonds A. Dole

Du côté de l'ancienne marbrerie Peyras, petit moulin :

St Pé moulin 1
Sur la route menant au couvent Bethléem sur le plat, à la patte d'oie, après la maison - ancien moulin, appelée Le Moulin, se trouve sur la droite une très imposante ruine cachée par une verdure luxuriante. Il s’agit de ruines d’un imposant moulin. Il a été achetée par les soeurs qui pensaient en faire une boutique monacale, semble-t-il de confiserie. Nous n’avons pu trouver d’informations sur son historique. Mais, vu la grandeur des bâtiments et l’épaisseur des meules, il devait avoir une certaine renommée dans le pays.

St Pé 3

St Pé 4  Immense meule, la dormante est dessous. Photo J. Omnès

St Pé 5                                                             Maison du meunier. Photo J. Omnès





                                                Rieulhès

Sur la route de la ferme Cassadou avant d'attaquer la montée.

Rieulhès

 


                                                      Salles

Ruines du moulin de la ferme XVIIe siècle sur la route du Bergons, voir dossier maisons nobles, tout en contrebas de la route.

Salles moulin


                                                                 Sazos
 
En direction du GR10, vers le chemin de Grust on peut visiter l’un des moulins restaurés par la commune sur la vingtaine qui longeaient jadis en chapelet (cascade) le Bernazaou. Au Moyen Age, ils étaient 12 et en 1708, année d'une taxation, il en avait été dénombré 31.
Le second moulin restauré sert de gîte. Les canaux d’arrivée et de fuite, parallèles au cours d’eau, servaient jadis à l’irrigation des jardins potagers et à l’alimentation du lavoir communal qui se trouve en aval. Certains appartenaient à une famille, d'autres étaient en indivision entre plusieurs familles. Ainsi aucune famille ne se trouvait dans l'obligation d'aller moudre ses grains ailleurs. Il semble que cela soit l'unique exemple dans le pays.


moulin sazos           Sazos moulin
Petits moulins en chapelet  (cascade) à Sazos.               À gauche, rénové et visitable, à droite "dans son jus" Photos J. Omnès



                                                          Ségus

Au XIXe siècle, il y avait huit moulins à eau à une meule sur le ruisseau Caubère. Ils sont tous en ruine. Le long de la route s'échelonnent un nombre important de moulins,  dont certains ont été rénovés. Ici, celui d'un camping, il sert d'épicerie. Un autre en bord de route, photo du bas à droite. Photos J. Omnès                                                                                  

Roiute Estaing 2    Route Estaing 3                                                                      
route Estaing Sireix 3                                                              


                                                      Soulom
Un adorable petit moulin seul le long du canal de dérivation qui mériterait une restauration, ne manquent que l'axe et la roue à godets.

Soulom moulin 5

Soulom 2 Soulom moulin 6 2                                                                         

Soulom moulin 2 1

Soulom moulin 3
Une petite chute donne plus d'accélération à l'eau pour faire tourner la roue.

Soulom moulin4 2 Traces d'ancienne écluse.

                                                                                Uz

En montant vers la chapelle de Pouey Aspé, à la sortie du village, sur la gauche, un chemin improbable  descendant, nous mène sur les restes de trois moulins alimentés par la Mouladère, petit ruisseau. L'un d'entre eux est en cours de dégagement, espérons qu'un jour il sera  restauré par un habitant du village qui n'a pas peur du travail à réaliser.

Uz 3  Uz 2
Il semblerait que la plupart des pierres sont sur place.
                                                 


                                               Villelongue-Isaby

À Isaby, il y avait jadis près de dix moulins qui fournissaient en farine, la région de Pierrefitte. Il en reste cinq ou six. Certains ont été transformés en gîte et un  restauré, fonctionne  et peut être visité.
Celui qui fonctionne est un moulin à huile (de noix). Il  appartient à la famille Garcie. Ce moulin a été bâti sur un canal dérivé du torrent de l'Isaby. Il est dédié en fait à la double production de farine de céréales et d'huile de noix. Ici, deux systèmes se côtoient. La meule horizontale du mécanisme traditionnel, destinée à la fabrication de mouture des moulins à eau, se retrouve près de la meule tournante placée verticalement pour écraser les cerneaux de noix sur le même principe que les moulins à huile d'olive.
Les cerneaux de noix sont écrasés par la meule verticale et réduits en une pâte grasse. Cette pâte est conduite vers un canal d'évacuation et récoltée.
Elle est ensuite chauffée dans un chaudron dans la cheminée du moulin puis versée dans un sac que l'on place ensuite dans le réceptacle du pressoir. A l'aide d'une vis, la pâte est pressée afin d'extraire l'huile des noix.
Une première pression est réservée à la consommation des aliments. Une seconde pression permettra d'extraire une huile moins fine destinée à l'éclairage.


              Villelonge-Isaby

                                   Moulin Briquet en 2015

Moulin de Briquet 2 

Villelongue moulin 4
                                 Moulin Briquet en 2016




                              Villelongue 2  Villelongue moulin de Briquet
                                                                            Les moulins transformés en gite

moulin isaby              meule-villelongue-roue2
                    Moulin à huile                                              Meules à cerneaux de noix du moulin Garcie























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