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Orphéons, pastourelles et chorales

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cd cd2 cd4 La Lyre bigourdane


À la fin du règne de Louis XV et au début de celui de Louis XVI, les pastourelles habitées de bergers larmoyants  et bergères lascives étaient à la mode C’était l’époque de Fabre d’Eglantine (1713-1795)  avec Il pleut, il pleut bergère, rentre tes blancs moutons et de Marie-Antoinette avec  sa bergerie de Versailles. C’était l’époque de P. Jéliote (1715-1795) qui chantait en béarnais  à la cour de Louis XV, les poèmes mis en musique  de son compatriote Cyprien Despourins.  Ces poèmes où la montagne pyrénéenne  et ses habitants sont magnifiés ont survécu aux siècles, pour être repris par des compositeurs interprètes de génie comme Alfred Roland (1797-1874), Pascal Abadie et Edmond Duplan. 


                    
Créés en 1833 par Guillaume-Louis Bocquillon dit Wilhem, chargé à Paris de l’enseignement de la musique dans les écoles, les orphéons ou chorales auront pour but de démocratiser la musique et le chant et de les promouvoir dans les milieux populaires. Son ambition, permettre à « chaque citoyen d’accéder à la grande musique, à l’émotion artistique censée élever l’âme et apaiser les passions. » La démocratie devait en « sortir raffermie, l’égalité des citoyens renforcée et les conflits jugulés. » Des méthodes particulières et nouvelles seront mises en place pour enseigner le langage des sons aux élèves, souvent « analphabètes musicaux. » Wilhem réussira si bien son pari, qu‘à l’exposition universelle de Paris de 1867, défileront près de 3 400 orphéons venant de toute la France. Lourdes aura son premier orphéon en 1864. Il fera suite à la création des chanteurs montagnards d’Alfred Roland (parisien d’origine) à Bagnères en 1838.

Wilhem     Chanteurs Alfred Roland

                                                      Wilhem (wikipédia)                      Les chanteurs d'Alfed Roland

Alfred Roland, un comositeur de génie : Halte là, les montagnards sont là : thtps://www.youtube.com/watch?v=_KmMjQuDWMk


Pour en savoir plus sur les orphéons : http://fr.wikipedia.org/wiki/Orph%C3%A9on
    
                                                      Les chanteurs montagnards de Lourdes

Il s’agit d’une chorale à quatre voix dont le répertoire est celui des chants traditionnels du Lavedan (Haute-Bigorre) et parfois des vallées du Haut-Béarn et de celles du Pays Basque. Chaque interprétation se faisant dans la langue originelle. Ce sont surtout des chants de bergers et de vachers dont les textes viennent souvent de poètes romantiques du XIXe siècle. Les chants les plus connus sont : Aqueros mountagnos, Sommets pyrénéens, La Cauterésienne, Là-haut, quand vient le mai, J’aime l’air pur de la montagne, Montagnes Pyrénées, La Barégeoise, Lou Picapout, Bigorro, L’avalanche, Haüt-haüt Peyrot , Refuge, Montagnes et Gaves etc…
L’un des plus célèbres poètes, dont les œuvres furent mises en musique est Cyprien Despourrins (poète montagnard d’Adast, 1698-1759). Tout Bigourdan ou Béarnais qui se respecte connaît au moins les premières strophes de son chef d’œuvre La haut sur la montagne : Là-haut sur la montagne j´ai z´entendu pleurer. Oh! C´est la voix de ma compagne, je m´en irai la consoler... Cette chanson est entonnée à tous les mariages et les anniversaires locaux ainsi qu’aux manifestations culturelles ou folkloriques. Amoureux de la nature et doué pour la poésie, Cyprien ne cessa de mettre en pastourelles, bergers et bergères, ruisseaux et forêts. Quelques poèmes écrits en béarnais, furent plus tard mis en musique et au goût du jour, en français, par Alfred Roland (1797-1874).
   800px-Lo pastor depourrins1880 lacontre poe bear                     

                                                                               Paroles de C. Despourrins

 

photogroupe                                                                                     Le groupe au château de Beaucens

http://www.chanteurs-montagnards-lourdes.com/
                                                                        Historique

1864. Nous devons au maire de Lourdes A. Lacadé (époque de Bernadette), la création du premier Orphéon : l’Orphéon de Lourdes. Il sera chargé d’animer les fêtes locales, celles des différentes corporations, les anniversaires, les réceptions de personnalités…Très tôt, afin de donner une base solide et fraternelle à l’association, celle-ci se transforme en société de secours mutuels, un peu comme les associations des carriers. « Une cotisation mensuelle en rapport avec les ressources » sera demandée. « Un avenir durable et prospère paraît donc désormais assuré à l’Orphéon de Lourdes » en déduira le Courrier de l’Orphéon lourdais du 10 mai 1867.Mais la guerre de 1870 va casser ce bel élan.

En 1889, création par  les enfants de Lourdes de l’association La Lyre indépendante. Signe de ralliement, le béret et la cocarde verte avec une lyre.

Dix ans plus tard, en 1899, naît une société concurrente, d'orientation identitaire avec le costume des montagnards bigourdans et le choix des chansons qui puiseront dans les textes des poètes locaux Despourrins), en français ou en gascon : Lous Cantadous det Labeda.

En 1900, la Lyre participe au concours musical de Bayonne. Elle change de nom, de Lyre indépendante elle deviendra  Lyre montagnarde.

Ces deux organisations fusionneront en 1910, pour s’appeler l'Union montagnarde du Lavedan.La première guerre mondiale  provoque une assez longue interruption des sociétés de chant. Il  faudra attendre 1929 et le sens de l'initiative d'un certain Dominique Béguère pour voir la naissance de L'Orphéon de Lourdes. Son objectif : «  à travers un enseignement public et gratuit, individuel et collectif de la musique » elle prône «  le développement du goût musical et l’exécution des chants d’ensemble. » Le siège est situé 13, place du Champ commun. Mais le groupe périclite, durant l'entre-deux guerres, le monde change.L'univers orphéonique fait partie du passé.

Et c’est après la guerre 1939-45, que les anciens sociétaires et amis du chant choral fonderont en 1946, une société folklorique, en chœur d’hommes Les chanteurs montagnards de Lourdes. Nom qu’ils conserveront jusqu’à ce jour. Ils se réunissent alors au 52, rue de la Grotte, café Abadie, puis dans une ancienne salle de classe, rue du Bourg. Président  M. Dalavat.
Leur premier disque a été réalisé par Festival : Chants de la Bigorre. Il a été enregistré en février 1958, sous la direction de M. Lafaille, à l'école publique des garçons par Robert Prot, Claude Cavalli et Jean Tixier. Les titres : Bigorro, La chasse aux isards, Beroye flou, Aquelos mountagnos, Montagnes pyrénées, Dus pastous a l'oumbreto, l'Avalance et Tyrolienne bigourdane.Le second (voir photo en page d'accueil) sera réalisé par La Lyre bigourdane de Marie-Bernard Hourtané

Chanteurs
Ils se réunissent maintenant tous les jeudis soirs, place du Tydos. Responsable Vincent Védère

                                                                   Le costume

Le costume est important pour marquer l’unité du groupe et son appartenance à celui-ci. Son « arrivée » après six mois d’apprentissage, était jadis, souvent attendue avec impatience. Il marquait une forme d’intronisation.


De 1946 à 1989, les chanteurs étaient vêtus du costume traditionnel des jours de fêtes en Lavedan : cape de bure marron, boléro blanc, chemise blanche avec deux pompons rouges, ceinture large en tissu rouge, béret marron avec pompon rouge (qui n'a rien de traditionnel). En 1989, le costume change. Il se rapproche de celui des guides de montagne : le boléro devient rouge, le pantalon est remplacé par une culotte de bure marron et des guêtres en laine blanche. Les pompons rouges des bérets ont disparu.

Chanteurs costume actuel                                                                                                                         Costume actuel  (1989)

                                                                            Les concours


Les concours étaient les outils privilégiés pour la diffusion et la propagation du mouvement orphéonique. Lisons la page 57 du mémoire de master de Laurent Chenaux :

« Par dizaines, voire par centaines, ces sociétés se retrouvaient dans une ville hôte pour se mesurer dans des concours musicaux où l’image des municipalités et des régions était fortement engagée. Ces concours orphéoniques jouaient un peu le rôle dévolu de nos jours aux confrontations sportives, avec tout l’arrière-plan politique que cela suppose.

Les orphéons étaient classés en plusieurs divisions, la Division d’Excellence, la Division Supérieure, la 1ère Division, 2ème Division, 3ème Division, les trois dernières étant réparties en plusieurs sections. […] Les meilleurs ensembles, en plus des primes en espèces, des couronnes, des médailles et des palmes, pouvaient être primés avec effet ascendant et changer de catégorie. Les Concours comprenaient plusieurs types d’épreuves : le Concours de Lecture à Vue, le Concours d’Exécution et le Concours d’Honneur. Les Sociétés qui se présentaient en 3ème Division pouvaient être exemptées du Concours de Lecture à Vue. Par contre, pour pouvoir se présenter au Concours d’Honneur, il fallait avoir obtenu un premier prix en Lecture ou en Exécution. Bien entendu, la question cruciale était celle du Jury, dont les « membres [étaient] choisis parmi les notabilités musicales ».

Ces épreuves étaient précédées de grands défilés obligatoires, où toute la population était invitée à pavoiser, et où les groupes, bannières en tête, rivalisaient de prestance dans des costumes flamboyants où se lisaient la richesse et la magnanimité de leur cité. On imagine l’attrait que pouvaient revêtir ces manifestations prestigieuses autant que festives, auprès des sociétaires, qui pouvaient ainsi bénéficier de voyages aux quatre coins de l’Hexagone […].


Lors de ces manifestations, toute la logistique républicaine était à l’œuvre. Les lignes de chemins de fer proposaient des billets à tarifs réduits, les préfets avaient pris la précaution d’informer tous les maires de leur département pour les inciter à présenter leur orphéon au concours, les ministres venaient faire des discours lors des concours les plus importants, les préfets ou sous-préfets, les députés, les consuls, les conseillers généraux, les maires, présidents d’arrondissement ne manquaient pas ces bains de foule, les festivités débutaient au son des salves de canons, tous les lieux publics étaient réquisitionnés, les places, mais aussi les écoles, les théâtres, les églises, etc. L’orphéon était véritablement le symbole de la culture républicaine. » 

hist-4     Chanteurs montagnards lourdes
     En ?
                                                                                                                                                Le groupe au château fort de Lourdes en 1918

Lourdes cjhanteurs                                                                                                    Au jumelage Lourdes-Czestochowa - Octobre 2015

                                                                         L’avenir


De tous temps les chanteurs bigourdans de Lourdes ou d’ailleurs  étaient invités à travers le monde pour faire connaître leur spécificité.  Les tournées en 1838, puis en 1845, des quarante chanteurs de Bagnères  d’Alfred Roland  à travers l’Europe, puis de l’Orient  auront un succès retentissant.

Le concours de musique entre les différents orphéons était le fleuron du système. En 1933, pas moins de trente-cinq sociétés de chants étaient engagées au concours musical de Lourdes. C’est dire le succès populaire du genre. Succès qui pourrait renaître facilement si les autorités locales en faisaient une de leurs priorités dans leur politique de loisirs. Il a été une période où l’association était à  deux doigts de disparaître, faute d’élèves. Il a fallu l’intervention du maire de l’époque F. Abadie. Pour lui, il était « hors de question que Lourdes ne dispose pas de sa société de chanteurs. » Suite à une révision de son régime de subvention, la société put  poursuivre ses activités.

Comme le dit si bien Laurent Chenaux dans sa conclusion : « Il est  indéniable que ces sociétés sont tributaires non seulement de l’engagement et de la passion de ceux qui les animent, mais aussi de la volonté politique de ceux qui les gouvernent. »

La Lyre bigourdane                                 Second disque édité par La Lyre Bigourdane de Marie-Bernard Hourtané. Coll. personnelle. Photo J. Omnès

 
http://www.wat.tv/video/chanteurs-montagnards-lourdes-10n6g_2grmr_.html
Pour comparer : les Chanteurs montagnards d’Argeles-Gazost avec leur patou :
http://www.youtube.com/watch?v=2_wXr6WEWiQ

Pour ceux qui veulent en savoir plus, lire le mémoire de master de Laurent Chenaux (que nous remercions ici pour son aide) : Les chanteurs Montagnards de Lourdes : de l'orphéon républicain au chant montagnard de Bigorre."disponible au local des Chanteurs Montagnards. Le site www.chanteurs-montagnards-lourdes.com.
Interview de Lourdes-actu : http://www.youtube.com/watch?v=wbaOo9JI804
Le site revisité avec l'annonce du 150e anniversaire de sa création : http://www.chanteurs-
montagnards-lourdes.com/avis-de-recherche

Encore un lien, l'histoire du groupe en chansons :https://www.youtube.com/watch?v=peLLesTU1zM

Chanteurs montagnards           Affiche expo
Thèse d'ethnomusicologie de Laurent Chenaux, Université de Nice-Sophia-Antipolis, septembre 2011. A droite, exposition  pour le 150e anniversaire


                                                              Les Moundeilhs (en préparation)

Mondeilhs 1   mondeuilhs 2
                                      Les Moundeilhs à Argelès-Gazost, le 20 juillet 2013



 

                      Orphéon deLuz 
ex  Les enfants de Barèges 

Orphéon Luz 0        Orphéon Luz 1         Orphéon Luz 2


                                       
Cet orphéon basé à Luz-Saint-Sauveur de la vallée de Barèges a été créé  avant 1867 (1), afin de promouvoir le chant montagnard  puisé dans le terroir local. Comme son voisin lourdais, il utilise un répertoire aussi bien en  français qu’en  bigourdan.  Mais depuis peu,  il utilise également un registre religieux en latin.

(1) Les enfants de Barèges ont participé à deux concours à Argelès et à Tarbes en 1867 ; ce qui prouve qu' un long travail de répétitions avait été effectué avant cette date. Cette information provient d'une recherche faite par Laurent Chenaux, directeur de chant des chanteurs montagnards lourdais, pour son doctorat. Charly Trey président du groupe, pense que celui-ci a dû animer l'inauguration du pont Napoléon, en présence de l'empereur en 1863.

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Bannière de l'Orphéon.                                       Médailles remportées à Tarbes et Argelès (1867)

Fier de sa bannière qui lui fut remise dès 1889, lors d’une distribution de prix, cette chorale d’une quarantaine d’hommes dirigée par une femme a accumulé médailles et distinctions lors des nombreux concours auxquels elle a participé.

Chanteurs à Barèges                                                      Les chanteurs à Barèges, septembre 2012. Photo J. Omnès

                                                                                                               Les concours

À peine créé,  l’orphéon de Luz gagne le second prix, au concours de Tarbes dans la 3e division 2e section et le premier prix au concours d’Argelès.
De 1891 à 1914,  il participe à de nombreux concours qui seront interrompus par la première guerre mondiale.
En 1920, Pierre Planté reforme le groupe et en prend la direction, puis son fils prendra sa succession jusqu’en 1930. Nouvelle interruption entre 1939 et 48.
Après la seconde guerre mondiale, la chorale est reprise en main par Louis Burret et Bernard Laffont puis une succession  de nombreux autres administrateurs.
C’est en 1974, qu’est réalisé le premier disque en 33 tours, avec d’autres groupes. Il s’agit d’un répertoire de chants de Noël : La Pastorale de Labassere, chants de bergers. Les voix en présence : L'Orphéon de Luz, la chorale de Batsurguère et Marcel Castellu. Il sera suivi en 1981,  par un second disque de chants traditionnels intitulé La-Haüt sus la Mountagne. Il sera réalisé par La Lyre Bigourdane de Marie-Bernard Hourtané avec la prise de  son de J. Mortera. Les titres : Se canti, La Barégeoise, Sen Counéches ma Bergère, L'Adour, Dus pastous a L'oumbreto, Le Torrent, Salut, Campbielh !, Montagnes Pyrénées, La-Haüt sus las mountagnes, Petit Pierre, Perqué me fais la cour?, Derrière chez nous et Pastous d'et Campbielh.
Au sujet des chants de Noël R. Ritter écrira: " Il est heureux que l'on puisse ainsi conserver une des dernières traditions encore vivantes dans nos Pyrénées, dans tout ce qu'elle a de pur et de naturel."


       Chants de Noel   La Lyre Luz                                               Premiers disques de l'Orphéon. Coll. privée. Photos J. Omnès

1988 verra l’orientation de la chorale vers la diffusion de ses prestations à travers l’Europe avec à la clé, quelques échanges culturels.
1994 c’est la sortie d’un premier CD. Il sera suivi par d’autres dont  les Voix du pays toy en 2001.
2008, année exceptionnelle fêtant les 120 ans de l’orphéon avec un bouquet final lors de la messe célébrée à l’église de Gèdre, en présence de l’archevêque de Besançon.
2011 verra l’apothéose de l’aventure musicale, par un voyage à Rome et un concert à l’église Saint-Louis-des-Français, suivi d'une audience publique de Benoit XVI.   
 2017 : les 150 ans de l'Orphéon :https://youtu.be/iCWlLxcuYKE


chanteurs Luz 001
                          
                Petit film réalisé par Script adour Média :   http://www.youtube.com/watch?v=NDATlQXbysY&feature=player_embedded                                                                        

 

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                                      Les chanteurs montagnards d'Arielès

Nous avons trouvé peu d’informations sur ce sympathique groupe d'Argelès-Gazost, si ce n’est que leur costume financé en partie  par la mairie, date de 2009. Il se compose de sabots, chaussettes blanches, pantalon et boléros de laine brune sur une chemise blanche et une large ceinture rouge.
Le lieu de répétition se situe dans une  salle intégrée à l'ensemble de  La Terrasse  face à l'Office de tourisme. Le bureau est composé d'Alain Courade, président et superbe voix de ténor, assisté du vice-président Bernard Aramary.
Le groupe a été créé au XIXe siècle pour distraire les gens de la noblesse qui venaient prendre les eaux à Argelès. Après un arrêt, suite à la seconde guerre mondiale, il a repris des couleurs en 1954. Les chanteurs sont moins nombreux qu'à l'âge d'or de son existence où le groupe pouvait rassembler jusqu'à 80 exécutants.  Il continue de nos jours, avec une vingtaine de chanteurs, à distraire les touristes et offre souvent des concerts dans l'église de la ville. Son chef de choeur est une cheftaine : Isabelle Quessette, mais il est rarement présent lors des concerts qui s'exécutent sans chef.
Son répertoire essentiellement pyrénéen a dernièrement été enrichi d'un chant catalan Rossello. Son chant mascotte : Arièles

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Concert à l'église d'Argelès, vendredi 21 septembre 2012. Photo J. Omnès         Le ténor Alain Courade. Photo J. Omnès

Chanson fétiche de l'Orphéon : Ariélès :
http://demo.ovh.com/view/64f41717948937a5a8e8c325cdfb6e9c/0

Ci-dessous une petite vidéo. Mais la prise de son n’est pas parfaite, dommage :
http://www.youtube.com/watch?v=2_wXr6WEWiQ

«  …Montanhas Pireneas ; qu'estatz las mias amours. Cujalas de magrèra, que'vs aimarèi tostemps. Arren n'ei mei bèth que la mia patria. Arren n'agrada tant a la mia amiga O montanhòus...ô montanhòus Cantem amasso , cantem amasso Lo bèth païs que mon païs, la patz e lo bonhur Tra la la la la , tra la la la la la la, la la Tra la la la la, tra la la la la la la, la la Atencion, atencion, atencion Los montanhòus, los montanhòus Atencion, atencion, atencion Los montanhòus son aquí”   

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Arielès, leur premier disque. Cliché M.-B. Hourtané

 
Parmi les chorales plus tardives, mais dont les chants font également partie du patrimoine culturel et cultuel (chants religieux)  du pays, on peut citer :

Le chœur d'hommes à 4 voix Vaya con Dios. Troisième chorale du pays, après les chanteurs montagnards de Lourdes et L'Orphéon, il est dirigé par André Naude et présidé par Jean-François Bourrel enseignant, ancien soliste du Chœur Toulouse Midi-Pyrénées (CTMP). Ses adhérents peuvent chanter indifféremment en bigourdan, béarnais, basque, espagnol ou français avec un bel enthousiasme.

                                                                      Vaya con Dios

                                                                              Historique

Vaya con Dios a vu le jour en 1996 dans le petit village de Séron, situé dans les Enclaves bigourdanes entourées de terres béarnaises, au nord-est du département des Hautes-Pyrénées. Là, existait une chorale mixte « Les Troubadours de l’Enclave » dirigée par André Naude. Ce dernier et son ami lourdais Christian Barou, amicalement appelé Fripounet, également choriste dans ce groupe, rêvaient de créer un chœur uniquement constitué d’hommes. Le groupe s’étoffe ; de douze choristes, on passe, au fil des années, à vingt, puis à trente, tous reliés par les mêmes passions : l’amour du chant et le plaisir de vivre ensemble une aventure humaine et amicale. Au cours de ces deux dernières années ils ont pu enregistrer les rentrées de quelques très jeunes choristes confirmant ainsi la vitalité du groupe. Ils se retrouvent pour les répétitions hebdomadaires dans leur siège social, l’Hôtel Castel de Mirambel, situé au pied du Château Fort de Lourdes.

Vaya con Dios1                                                                          Vaya con Dios


Le groupe vocal Vaya con Dios est uniquement constitué de voix d’hommes répartis en quatre pupitres. Il comporte trente choristes dont huit solistes et quatre musiciens : Roger Garcia, l’homme-orchestre, qui assure parfois des intermèdes musicaux au saxo ténor, à la mandoline, à la clarinette et au bandonéon ; Gaby Clouté, à la guitare et au bandonéon ; Jeannot Monfray, à la guitare basse et André Naude, le chef de chœur, à l’accordéon. En 2010, les All Blacks de la chanson ont eu la joie de voir arriver trois jeunes, assurant ainsi l’avenir du groupe. (Voir photo jointe)

Les concerts se déroulent essentiellement dans les églises, en raison de l’acoustique souvent parfaite, voire idéale de ces édifices, permettant aux choristes et aux solistes de briller et aux auditeurs d’apprécier et d’admirer la beauté des timbres vocaux.

Si les choristes interprètent surtout des airs basques et espagnols, ils chantent également des chants bigourdans à la gloire des Pyrénées et maintiennent la tradition locale. Parmi ces chants : montagne Pyrénées, la tyrolienne des Pyrénées, l'avalanche de Barèges, le refuge et le Pic du midi.
Ne pas confondre ce groupe avec le groupe belge du même nom.
Une vidéo avec belles photos sur les Pyrénées : http://www.youtube.com/watch?v=jUPKPdrzQVc

Vaya con Dios201010281033 w350  CD Vaya con dios
Dernières recrues. Cliché La Dépêche Les deux dernier.  CD chants basques et latino- américains (en espagnol)
  
Font également partie de leur répertoire le Mexique et sa Révolution, le fleuve Uruguay, l’Italie, les pays slaves, les negro spirituals du Mississippi, les chants liturgiques orthodoxes et catholiques en français et en latin. Divers succès de la chanson française ne sont pas oubliés. En 2013, cinq CD ont déjà été enregistrés, dont les deux derniers sont "Vaya Con Dios canta espaňol y latino americano" et "Vaya Con Dios chante le Pays Basque"
Siège social : Hôtel Castel de Mirambel, 42 rue du Fort, 65100 Lourdes. Tél 05 62 94 30 50- Fax 05 62 94 13 82.                         Le président, Jean-François Bourrel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser." target="_blank">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Le chef de chœur, André Naude, tél 05 62 32 55 60. www.vaya-con-dios.eu


la Chorale Avisatz-pe (fais attention), chœur d'hommes du Pays de Lourdes, aux voix profondes et harmonieuses, présidée par Jean-Pierre Valentin. Leurs  chants sont  souvent écrits en bigourdan par un membre du groupe :  Daniel  Casteyde. Interview à Radio Présence avec Mathias Terrier.
Univers des 3B : Pays basque-Béarn-Bigorre
http://www.dailymotion.com/video/x8a00o_avisatz-pe-video-1_news
et dhttps://www.facebook.com/pages/Avisatz-pe/734723849966203?fref=nfeux chansons : http://video-streaming.orange.fr/musique/avisatz-pe-video-2-les-chants_8566113.html



avizast                                                 A l'église d'Argelès-Gazost août 2017

Avisatz-Pe photo Le groupe au pic du Jer , une rencontre inopiné en juin 2014.

Site du groupe avec la chanson des ardoisières de Batsurguère : 
https://www.facebook.com/734723849966203/videos/779450572160197/

Texte de Guy Trousselle lors d'un concert à l'église d'Atrgelès-Gazost :
AVISATZ-PE... FORMIDABLE A ARGELES-GAZOST !!!

C'était à une belle soirée que nous fûmes conviés en ce Mardi soir du 8 Août dès 21 heures dans l'église paroissiale d'Argelès.

Le public est venu très nombreux et visiblement très connaisseur. Pour suivre depuis deux ans maintenant les concerts de ce chœur d'hommes, j'ai mesuré comme il est beau le chemin parcouru Les voix montent dans une belle harmonie qui fait battre les cœurs et vibrer les âmes, les auditeurs sont attentifs et cela ne trompe pas, il y a de la magie dans ce groupe, ce sont des enthousiasmes qui sont à l'unisson. Point de livret dans les mains, leurs chants ils les possèdent ou en sont possédés. Et dans les yeux brillent cette flamme ardente du vouloir bien faire. Ce fut fait, Messieurs, avec chaleur et immensément de talent et le rappel debout d'une grande partie de l'assistance fut un hommage mérité.

Si je me souviens bien "avisatz-pé" signifie "prends garde !". Alors prenez garde de ne point ignorer leur prochain concert même si vous avez un doute en ce qui concerne les chœurs des églises... vous y trouverez alors matière à croire en quelque chose.

Les photos en témoignage et deux petites minutes d'enregistrement pour vous faire une idée... et puis des "gueules"... de montagnards éperdument !

Chanteurs
Chef de choeur : Joseph Jankovic
Ténors : Jérôme Hirribarne Jean-François Gerbet Hubert Place
Baritons : Daniel Casteyde Francis Casteyde José Coustarot
Basses : Jean-Louis Barbejat Jean-Michel Nogue Jean-Pierre 



Choeur de Bigorre



Choeur de Bigorre
Choeur de Bigorre à la salle Robert Hossein à Lourdes, le 6 mai 2016, lors du passage d'Edmond Duplan. Deux de ses fils sont dans cet ensemble vocal.


Les cagnots de Beaucens

https://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fwww.beaucens.fr%2Fvie-sociale%2Fla-chorale&h=ATPbGKt5V_7GNCf5TXgI0Sn4FgtNQzMGeVsLhJt0aYaZ-NqawoPaVquI1AyNP9WXpfmuvhCzoeBMAgHG74CPnOOLz6xBkqCl4ePgriOojzPmmwbTNbV47tKIKsCRH8xMzboYo4hO7icl



La chorale mixte Eths Voparots
, originaire de Boô-Silhen.



La chorale mixte Bach Labéda. Elle  est présidée par Jean-Claude Lamarque, originaire d'Aspin-en-Lavedan. Elle anime les fêtes de la vallée de Batsurguère et d'ailleurs, depuis plus de 30 ans. Elle comporte aussi un groupe de danses du folklore pyrénéen.



                                                    La chorale mixte de Batsurguère

Elle propose des chants traditionnels (gascon, bigourdan, béarnais, basque), des chansons françaises traditionnelles et des chants religieux ou gospels. Elle est dirigée par Sophie Pérez, professeur de musique. 

P9050099
Ancien article de presse

          

Batsuuguère    Chorale de Batsurguère



 
                                                                                    Eths d'Azu
dAzu 1                                   A la fête d'Arcizans-Dessus 25 août 2017. Photo J. Omnès



Azu 2


http://www.deezer.com/track/7091323


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La chorale Ousse-Bigorre. Elle est présidée par Arlette Baron. Le chef de chœur est Raymond Laguës, qui se dévoue pour celle-ci depuis 35 ans.



Le trio Eths bandolets. Au répertoire essentiellement bigourdan.Il est souvent invité pour animer les soirées et les manifestations. Sortie de leur livre dans un local en gare de Tarbes ; l'un d'eux étant ancien cheminot : https://www.facebook.com/photo.php?v=737275186301535

Eths Bandolets                                                 Eths Bandolets au salon de l'agriculture 2013. Photo J. Omnès 




 Un per vox Chants médiévaux en gascon
One per vox On se réchauffe la voix avant la présentation dans l'église d'Arras, juin 2015. Photo J. Omnès

https://vimeo.com/77267459



Auprès de vous, Choeur d'hommes de Bagnères de Bigorre. www.facebook.com/aupres.devous

 CIMG0002 A l'église d'Argelès, 2015. Photo J. Omnès



Vox Bigerri

http://www.voxbigerri.com/#18

Choeur d'hommes de Bigorre composé de :
Pascal Caumont, Fabrice Lapeyrere,
Bastien Zaoui et Régis Latapie

 Le groupe Rambalh: 4 garçons et 2 filles qui ont été - avec d'autres jeunes - entendu à la fête d'Arcizans-Dessus en aout 2017, l'avenir de la polyphoniebigourdane
 https://www.facebook.com/Rambalh65/videos/1362903893759314/