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5 - Les sources

Imprimer  Bois de Lourdes  Fontaine Cité  Merlasse3  Agos Vidalos   Crabé                          

Les eaux minérales et autres

 
La définition

Une source a été définie en 1694 par l’Académie comme « endroit où l’eau commence à sourdre, à sortir de terre, pour avoir un cours continuel ». Mais cette source peut fournir de l’eau dite naturelle et de l’eau dite minérale. C’est Henri IV, probablement en souvenir de da grand-mère, Marguerite de Navarre, utilisatrice des  sources de Cauterets qui a défini par un édit royal en 1605, les sources qui pouvaient avoir l’appellation minérale.

Définitions, Sources légendaires et curatives, Agos-Vidalos, Gazost, Lau-Balagnas, Lourdes, Ourdon-Juncalas,  Pierrefitte-Nestalas, Saint-Pé, Uz, Viger, Vizos, Le Réseau de l'eau de Lourdes (Massabielle).


De nombreux textes réglementaires sont venus préciser la définition de l’eau minérale, dont plus tard le décret du 12 janvier 1922 : « les dénominations eau minérale, eau minérale naturelle ou tout autre contenant ces mots, sont réservées aux eaux douées de propriétés thérapeutiques  provenant d’une source dont l’exploitation a été autorisée par décision ministérielle dans les conditions prévues par les lois et règlements en vigueur ».  Ces « propriétés thérapeutiques » viennent du fait de la présence de nombreux sels minéraux qui leur confère des caractéristiques assez éloignées de la simple eau de table. L’affaire de l’eau de la source de Massabielle de Lourdes a été au centre de cette distinction. Considérée comme minérale par le sieur Pailhasson avec espoir pour le maire de faire de la cité mariale, une station thermale, elle fut ravalée quelques mois plus tard à la définition d’une simple eau de table ou eau plate, par  Édouard Filhol de Trie, le 7 août 1858.  Elle était très pauvre en sels minéraux.

Sources H-P


Les différentes eaux minérales de Bigorre

On  peut distinguer :

Les eaux minérales sodiques,
les plus nombreuses. Ce groupe est spécifique aux Pyrénées centrales. La qualité de ces eaux est due à des circulations très profondes où  elles ont été en contact avec des grantres (?). Ce sont les eaux de Cauterets, Luz , Barèges et dans le voisinage, Lucun et Loudenvielle.
Les eaux sulfatées calcique magnésiennes. Ce second groupe  inconnu en Lavedan et Pays toy est composé d'eaux qui se sont infiltrées profondément, mais qui sont remontées par accident géologique, amenant ainsi des sels minéraux et gypse du Trias à proximité de la surface. Ce sont les eaux de Bagnères-de-Bigorre et de Capvern.
Et enfin les eaux bicarbonatés également inconnus en Lavedan et qui ont circulées en faible profondeur tant en plaine qu'en montagne, comme à Barbotan.
On doit évoquer la source de Beaucens qui est un cas particulier car ses eaux sont chlorurée et sulfurée.

A partir de l'étude faite par Jean-Claude Soulé dans Thermalisme et climatisme dans les Pyrénées, 1985.


                             
             Les sources légendaires d'eaux curatives
Certaines sources depuis la nuit des temps étaient censées apporter bien-être et guerrir des maladies et de fièvres. Nous les trouvons à Agos-Vidalos, Lau-Balagnas...dossier en cours


À Agos-Vidalos
La fontaine de Saint-Cesté (Célestin ?), saint inconnu à l’inventaire des saints. Elle  était censée guérir les fièvres ; en fait il semblerait qu’elle était moins polluée que les fontaines voisines à l’époque des épidémies de choléra et autres. Elle se trouve en hauteur au-dessus du nouveau lotissement. Après la rue de Poume, prendre la rue Sen Cesté et tourner après quelques mètres, à gauche au début du chemin bordé de buis. A un certain moment avant d’atteindre un champ, prendre à une fourche le chemin qui grimpe à droite au flanc de la montagne. Compter 15 minutes, la fontaine est composée de deux auges. Elle mériterait d’être balisée.

Sen Cesté.  Source Saint-Cesté. Photo J. Omnès


La source de Capdivère et son petit bassin - résurgence aux eaux limpides. Juste avant la croix St Joseph sur la gauche, petit chemin caillouteux au milieu des buis. Suivre les écoulements d'eau. Photo J. Omnès,


Agos Vidalos Source de Capdivère. Photo J. Omnès

À Gazost

De tout temps, les sources d'eaux sulfureuses de Gazost  probablement exploitées à l'époque romaine, sont utilisées par les habitants de la région. Peu de curistes étrangers viennent aux bains à cause dela distance et du mauvais état des voies de communication.
le secteur abrite quatre sources : la grande Source ou Haount Pudio, la fontaine Noire, la source de Bagnerolles et la source Nabias.

La Hount Pudio
En 1868,un avocat d'Argelès, Hector Sassère, le très entreprenant président de la Société thermale des Pyrénées, conscient du charme de sa vallée, fit parvenir dans la partie basse d’Argelès les eaux sulfureuses (1) de la source voisine hount Pudio-fontaine puante, située sur le territoire de Gazost, grâce à un aqueduc de 21,421 km et partant de 877, 52 m pour arriver à 453,13 m, avec un point bas à Lugagnan et une remontée entre Lugagnan et 50 m au- dessus d'Argelès. La canalisation a été réalisée en tubes en fonte moulé de diamètre intérieur de 80 mm. On peut voir cette canalisation dans le franchissement des ponts au-dessus des gaves et au Saillhet sous le pont qui lie le Davantaygue à Argelès. Les travaux terminés en 1885, la source est reconnue d'utilité publique en 1891 et Argelès-de-Bigorre prendra le nom d'Argelès Gazost en 1896.




Gazost source 40004

Pour y arriver, laissez la voiture devant les ruines de la scierie, prendre le chemin de droite, le long de la rive gauche du gave jusqu'au petit pont moderne, Après l'avoir traversé c'est à 100 m. En continuant on peut revenir au point de départ par une route forestière.
(1) En fait contenant du chlore, du sodium et du soufre.


Gazost sources captées
"Bains  de Gazost", de la hount Podio, escalier d'accès . Photo Guy Trousselle

       Gazost 1     
Société des bains de Gazost  
                                                             Gazost 3                                                                                         Entrée Photo J Omnès
Gazost 2 Gazost 4
Source  Pudio, captée pour les thermes d'Argelès, bâtiment daté de 1885. Devant source d'eau sulfureuse accessible, sortant de ce tuyau, le trop plein. Photos J. Omnès Voir la coupe du document du BRGM, 1992.

Source Gazost 80003
À gauche, le tuyau du trop-plein de la photo. Plan BRGM.

À Gazost (bis)
La "fontaine ou la source Noire".  À l'ouest de la source qui pue, du même côté du ruisseau mais plus proche,
à 100 m du pont. Il reste quelques ruines.  Cette source a été exploitée après la source Nabias, en 1853, par un particulier M. Bertrand, puis par la Société civile de Gazost, pour devenir finalement propriété en 1867, de la commune de Gazost sous l'appellation Gazost -les-Bains.

À Gazost (ter)
La source Bagneroles, sur la rive gauche du ruisseau au pied du rocher. À notre passage août 2016, elle était à sec

À Gazost (4e)
La source de Nabias aux eaux froides  sulfureuses est réputée pour fermer les plaies les plus difficiles, les blessures dites d'arquebuses. Elle est recommandée pour les plaies variqueuses, les plaies diabétiques et les eczémas. Son exploitation  a été autorisée en 1819. Mais elle est connue depuis l’antiquité, en témoignent les deux autels votifs découverts dans le secteur, un à Gazost, l’autre à Ourdon. Elle peut être comparée aux eaux de Labassère. En 1845, si l'eau était gratuite, elle était payante pour la mise en bouteille. Jean Manimat de Juncalas, qui en a eu la concession employait des flacons opaques de 20 à 50 cl.  Il expédiait via un pharmacien d’Ossun dans la région, jusqu’à 8 000 bouteilles en 1868 (1). Il s’appuyait sur les analyses faites en 1858, par le directeur de l’Ecole de Pharmacie de Paris, Henri Ossian. Elles reconnaissaient à cette eau chloro-sulfureuse une grande valeur contre les maladies de la peau. Pierre La Boulinière (1780-1827) avait contribué à la faire connaître.

En 1872, une Commission syndicale  prend la place de l'adjudicataire Jean Manimat, et expédie régulièrement  ses eaux minérales à Bagnères pour les bains et les boissons.
En 1908, la préfecture concède la source au célèbre avionneur Latécoère. Il ne l'exploite pas et elle tombe en désuétude, alors que deux sources voisines sont achetées et amenées par conduites forcées à Argelès par la société thermale des Pyrénées, dirigée par Hector Sassère.

EN 1979, cette source intéresse Simon Cahuzacq qui fait analyser l’eau et reprend à son compte l’attractivité potentielle de cette eau et les plans du bâtiment qui aurait dû abriter  une petite station thermale. Son projet d’aménagement n’aura pas de suite.

Nabias analyse 2 4 Nabais analyse 3 4
Analyse demandée  par Simon Cahuzacq

Comment y aller :

A LA RECHRECHE DE LA SOURCE PERDUE
Octobre 2016. Pour la seconde fois nous sommes partis à la recherche de la source sulfureuse Nabias de Gazost, tant vantée pour ses vertus curatives des diverses maladies de la peau. A quelques kms après Gazost,  Il faut laisser son véhicule à droite de la maison aux drapeaux tricolores qui se présente à droite. Un chemin la longe et descend tout droit, avec quelques lacets, au ruisseau de Nabias. Un pont de bois vermoulu se présente, il faut le traverser et se diriger ver la grange au toit de tôle. La contourner par la gauche et prendre le chemin montant. De temps en temps, des traces rouges fluo sur roche, indique que nous sommes sur le bon chemin jusqu'à l'arbre enserrant un rocher marqué d'une flèche. Il faut descendre à la verticale, traverser le Nabias et remonter sur 40 mètres, le mur ruiné cache la source qui sort de la falaise. Une odeur de soufre s'en dégage. Compter moins d'une heure pour l'atteindre depuis la départementale.

(1) Chiffre de l'inventaire du CPIE 2000.

Nabias station Projet de station, 1861

Départ Le chemin monte en haut de la grange, à gauche


 Nabias 4 nabias chemin 2
Le long du torrent du Nabias.                                      Le chemin marqué
Nabias arrivée 3La marque rouge sur le muret ruiné a tendance a disparaître sous la mousse

Source Christine
La source qui sort de la falaise. Christine Cahuzacq, fille de Simon, le chercheur, fait le plein de  son thermo.

À Lau-Balagnas
Lau-Balagnas possède également plusieurs fontaines aux eaux curatives guérissant des fièvres, et vénérées durant des siècles, car fréquentées par des fées, Ce sont les hounts :  dets Espugnauous, det Barderou qui porte le nom du site,  des Couloms (des colombes) et Encantada (enchantée), ainsi appelée parce que, d’après la tradition, c’était la résidence de la Fée Margalide.                       

Barderou
Fontaine de Barderou, près de l'usine électrique

Lau Fontaine   
La hount de ?, située derrière l'usine électrique, dans les bois,  serait à sec.

À Lourdes

Hount Arrouye  : source d'eau ferrugineuse sortant d'une grotte. Elle est actuellement à sec. L'environnement a sensiblement changé depuis l'urbanisation du secteur, à gauche de la route de Tarbes, derrière Leclerc, rue Matisse. Jadis, au départ de la colline de Bartrès en plein milieu forestier, elle était l'objet de visites de jeunes scouts et les rochers environnantse é
taient couleur rouille. Elle se trouve maintenant dans un secteur privé. Le petit bois a disparu. Je n'ai trouvé aucune information à son sujet.

Lourdes source 2 Lourdes source 1

À Ourdon-Juncalas

Source d'eau jugée curative. La source qui figue sur la carte IGN top 25. Pour s'y rendre il faut prendre la D 26, traverser le ruisseau en direction d'Ousté à l'entrée de Juncalas (D 226) puis tourner à gauche en direction d'Ourdon (D 226 a). La fontaine se trouve en bordure de la route à environ 800 m après s'être engagé sur la D226a. Cette source, sur la propriété de Christine Cahuzacq de Juncalas a des qualités prophylactiques pour l'eczéma et la pelade. Le panneau mis par Monsieur Cahuzacq père, a disparu. Ce dernier avait fait faire une analyse de l'eau.

Ourdon Source


À Saint-Pé-de-Bigorre

Source d'eau ferrugineuse du Mousqué au nord-ouest du village, sur la route du Balll trap

St Pé source2 Photo J. Omnès

À Pierrefitte-Nestalas

Source d'eau ferrugineuse

À Uz

A 150 mètres de la chapelle de Pouey Aspé au-dessus de Uz, se trouve la source de saint Savin où il venait se désaltéter.

Pouey 2   Pouey source
Photos J. Omnès

À Viger

La source du Trésor. Sur le chemin de Saint-Jacques qui part du sud de Viger pour atteindre l'ancienne route de Lourdes-Argeles, celle de la carrière.
Un paysan y aurait trouvé des pièces d'or et serait parti aux Etats-Unis. Elle est actuellement peu abondante.

Source 2 001 Tresor 6
                                                                                                              Départ de Viger
source Trésors Trésor 1
Source Trésors ou du Trésor ? Au contrebas de la source captage des eaux.


À Vizos

Source d'eau ferrugineuse

À Lourdes
Les réseaux hydrologiques de Lourdes

Depuis les évènements de 1858, le réseau hydrologique de la cité mariale a fait l’objet de nombreuses études. Malheureusement la mouvance idéologique a marqué nombre de ces études. Pour certains chercheurs, essentiellement des ecclésiastiques, il s’agissait de prouver le côté miraculeux de la source, pour d’autres le côté supercherie de celle-ci qui n’aurait été qu’une résurgence du Gave proche.

Jusqu’au jour, où, en 1985 et 1986 une analyse sérieuse a été réalisée par le Bureau des recherches géologiques et minières (BRGM) de Toulouse réduisant les approches précédentes à son aspect purement naturel et limitant le bassin hydrologique aux montagnes proches, dont celle du Béout, véritable gruyère karstique.

Historique

D’après Jean de Bonnefon dans les Lourdes et les tenanciers (1), il y aurait deux sources : celle qui est à très faible débit, découverte par la voyante et celle venant d’une résurgence du Gave. D’après lui, la source découverte par Bernadette ne pouvait avoir le débit qu’elle eut très rapidement. Jean de Levat dans son ouvrage Les mirages de Lourdes (2) paru en 2008, reprend les arguments de Jean de Bonnefon et d’Éric Blanrue (3) chantre de la zététique : les pères de la Grotte, auraient astucieusement canalisé ces deux sources afin de faire croire à l’origine unique de l’eau distribuée aux pèlerins. Jean de Levat insiste : cette eau vient du Gave. Elle part du pont Saint-Michel où se trouve l’usine hydro électrique. Il précise page 86 « En 1948, lors de la nouvelle rénovation, l’usine hydroélectrique qui se trouve en amont de l’Esplanade, et qui appartient aux pères a résolu tous les problèmes. » Et il continue sa démonstration pour le moins surprenante : «  Pour s’en convaincre, il suffit de suivre la rigole qui en est issue et qui alimente la Grotte. L’eau de la Grotte est baptisée comme telle avant d’arriver à la Grotte ! » Blanrue conclut :  « Aujourd’hui le sol bétonné [devant la Grotte] permet de camoufler habilement cet ancien passage. » Il y aurait donc tromperie sur l’eau de la source mise au jour par la petite voyante.

On imagine les millions de pèlerins boire de l’eau du Gave avec toutes ses bactéries. En fait, l’existence de cette source qui suintait dans le sol spongieux de la Grotte a été confirmée en 1858, par le géographe Élisée Reclus et l’hydrogéologue l’abbé Richard. Ce dernier n’a nullement fait part, plus tard, de travaux de camouflage mentionnés par Jean de Bonnefon et repris par Blanrue et Levat.

Les travaux de l’abbé Richard auraient été, d’après Jean de Bonnefon, dénoncés en 1902, par le savant hydroscope M. P. d’Oloron. Probablement Michel Probst. D’après cet auteur qui « plaça dans cette source une quantité de fluorescéine suffisante pour teinter 10 000 litres d’eau et s’en fut voir aux canettes, l’eau sortit aussi claire que de coutume… » Il ne dit pas cependant où sortit l’eau colorée. Les remarques de ce « savant » n‘ont jamais semble-t-il, fait l’objet d’un rapport officiel. Elles ont été contredites avec des arguments convaincants à la clef, le 22 août 1902, par un communiqué un peu tardif du R.P. Pointis, supérieur des missionnaires de la Grotte. Communiqué un peu tardif, car ces remarques avaient été auparavant, le 16 août, reprises et amplifiées d’une façon délirante par le journal anticlérical Chronicle de Chicago.

En 1915, à la demande de l’évêque, une étude sur la radioactivité de l’eau a été réalisée par le docteur ès-sciences A. Nodon. Elle s’est avérée négative.

En 1921, l’abbé J. Mailhet fait une étude complète de la source, son origine, l’analyse de l’eau et ses bienfaits avec carte géologique à l’appui. Ses recherches font l’objet d’un ouvrage édité par la Croix de Lourdes (4), sous le titre La source miraculeuse de la Grotte de Lourdes (1924). À aucun moment, il n’évoque une résurgence du Gave. Par contre, en bon apologiste et en contradiction avec ses prédécesseurs, dont l’abbé Richard, il affirme qu’il y a bien deux sources (il confirme sans le vouloir la thèse des athées) mais la source mise au jour par la voyante est une source récente. Elle aurait été offerte, « révélée » au monde par Marie, en février 1858 : « Nous avons employé le mot de ‘’ révélation ‘’ de préférence à celui de ‘’ découverte ‘’ parce que rien ne prouve que cette source existât auparavant et que tout au contraire, concourt à persuader qu’elle émergea le jour de la neuvième Apparition. » Mais, précise-t-il tout était prêt à ce que cette eau sourde le 25 février : la présence d’une nappe souterraine dans une vallée et l’existence de failles sismiques. Il confirme sa découverte par l’analyse des limons d’origines récentes déposés par la source à sa résurgence. « Le jaillissement de la Source [conclut-il] ne paraît donc explicable que par une modification apportée à une situation géologique depuis longtemps établie ; or cette modification s’est manifestée dans des circonstances telles qu’il est moralement impossible de ne pas lui reconnaître un caractère extra-naturel. » La seconde source formant des suintements anciens et connus et qui ont donné naissance au cresson sauvage (dorine) proviendrait, d’après lui, non d’une résurgence du Gave (comme le suggèrent les auteurs athées), mais d’une source préexistante aux Apparitions. Sa résurgence se trouvait d’après ses dires, sur la partie droite de la grotte. Si les analyses modernes de 1986 du BRGM lui ont donné raison sur l’origine valléenne de la première source avec l’existence d’une nappe souterraine (lac) et des failles karstiques, elles contredisent par contre, son origine récente et la présence d’une seconde source. Lourdes magazine, le journal officiel des Sanctuaires, dans son numéro sur l’eau, prend cependant pour référence cette version de l’abbé Mailhet, sans expliquer la disparition de cette deuxième source.

Lors de l’étude approfondie de la grotte en 1940, par Norbert Casteret, à la demande de Monseigneur Choquet, ce spéléologue réputé avait terminé son rapport ainsi : « Mais au point de vue hydrologique, l’étude de la grotte de Massabielle ne peut être séparée d’une étude d’ensemble du massif du Béout, auquel elle appartient ; étude que nous n’avons encore qu’ébauchée et qui s’avère fort ardue. » Dans son ébauche, il ne parle pas de résurgence du Gave.

Une nouvelle étude succincte a été faite par téléradiesthésie, en 1959 par l’abbé Georges Michelin. Son travail a été réalisé sous le nom d’Esquisse du réseau hydrologique alimentant la source Massabielle à Lourdes (5). L’abbé précise : «  Le réseau hydrologique émergeant à Massabielle se compose d’un courant central provenant du col du Pourtalet collectant jusqu’à Lourdes les apports d’affluents latéraux : quatorze à droite originaires de la vallée de la Neste d’Aure et douze à gauche issus pour la plupart du pic de la Table-des-trois-rois et de la vallée d’Aspe. » Ce bassin hydrogéologique nous paraît bien vaste, mais nous voilà rassurés sur l’importance des origines de la source et sur son débit. Il n’évoque pas de résurgence du Gave.


     
abbé Michelin 001 2

 

 

 


Les dernières études

Puis, entre décembre 1984 et juillet 1986, le bureau de recherche géologique et minière (B.R.G.M.) de Toulouse, à la demande de la Direction départementale de l’action sanitaire et sociale de Tarbes (D.D.A.S.S.), réalise une étude complète de la source et de son cadre géologique. Ce dernier est alors ramené à sa juste dimension : la vallée suspendue de Batsurguère (à la périphérie ouest de la ville de Lourdes) et le massif karstique de la montagne du Béout. Soit près de 22 km². Cette étude répartie sur deux années, référencée 86 SGN 355 MPY, est marquée confidentielle. On y lit sous la plume des quatre ingénieurs signataires (4) : « Il a été montré que la source de Massabielle ne provient pas de pertes issues du cours du Gave de Pau.  » ! Voilà qui met fin à 150 ans de polémiques stériles.

En novembre 2015, un géologue de l’université de Varsovie et un chimiste de l’université de Padoue… à suivre

(1) Lourdes et ses tenanciers Jean de Bonnefon, édition Louis Michaud, 1905
(2) Les mirages de Lourdes, Jean de Levat, édition Alphée, 2008
(3)  Les dessous du surnaturel d’Eric Blanrue, édition Book@book, 2008
(4) La source miraculeuse de la Grotte de Lourdes, abbé J. Mailhet édition La Croix de Lourdes, 1921
(5) Esquisse du réseau hydrologique alimentant la source Massabielle à Lourdes, abbé G. Michelin, éditon Castet, Bordeaux, 1959
(6) Etude hydrogéologique de la région de Lourdes (1985-86) du BRGM

Nature de l'eau de Massabielle

Le rapport mentionne son débit au déversoir entre 1984 et 1986. Il se situe entre 1 et 4,6 m3/h. Sa température « anormalement élevée » de 12,40° C au moment du relevé (les sources voisines sont à 9° et 10° C ) « pourrait indiquer son origine profonde. » Il n’est nullement fait mention du grand réservoir de la source qui se trouve au-dessus, dans les jardins du palais épiscopal et qui est alimenté par une pompe.
Par contre, le rapport insiste sur les dangers de pollution. La source de Massabielle qui prend son origine près du village d’Ossen, traverse des zones d’activités humaines et agricoles et surtout un gouffre (Millas) à 300 mètres du déversoir de Massabielle. Ce gouffre servait à l’époque de l’étude, de déversoir pour les eaux usées de l’ancien camp militaire, actuellement village des jeunes. Il a fallu attendre 2002-2003 pour que des travaux importants soient engagés ; comme la création de sanitaires au village des jeunes et la séparation dans le domaine de la Grotte, des eaux usées, des eaux pluviales.

Stockée dans quatre réservoirs, dont deux principaux, l'eau de Massabielle est analysée régulièrement, en particulier sur le plan bactériologique, par la D.D.A.S.S. de Tarbes. En fait, depuis l’étude du B.R.G.M. déjà citée, l’eau de la grotte est traitée. Elle est traitée au bioxyde de chlore. Les analyses sont faites avant traitement, à la résurgence de la source, et après, à la sortie des réservoirs du palais épiscopal. Les rapports réalisés par le Laboratoire des Pyrénées à Lagor sont envoyés à la Mairie de Lourdes et à la Lyonnaise des Eaux, avec copie aux Sanctuaires. Cette eau est traitée comme la plupart des eaux de consommation.
Principaux éléments chimiques de l’eau de la source de Massabielle.
Lecture des principaux éléments du prélèvement 53729 du 14 février 2008, avant traitement, en comparaison avec l’eau de Contrex :

                                                           Eau de Massabielle                         Contrex

                                                               pH 7, 47

conductivité à 25  C:                              344 µS/cm

hydrogénocarbonates                            190 mg/L                                        372 mg/L

calcium                                                    61,2 mg/L                                      468 mg/L

chlorure                                                    5,66 mg/L

magnésium                                             4,34 mg/L                                       74,5 mg/L

silicates                                                   4,79 mg/L

nitrates                                                   3,02 mg/L                                         2,09 mg/L

sodium                                                    3,97 mg/L                                         9,4 mg/L

sulfates                                                   14 mg/L                                             1121 mg/L

absence de métaux et de pesticides divers
Nous pouvons en déduire que c’est une eau très pure, agressive (qui dissout le bicarbonate de calcium), pauvre en sels minéraux, métaux et pesticides et relativement alcaline.
L’eau des piscines, elle, est en plus, continuellement renouvelée et purifiée sur filtre à sable et par ultraviolets.

Le bassin hydrologique de la source de Massabielle relevé en 2015



carte sources 2

En novembre 2015, un géologue de l’université de Varsovie, Dariusz Dobrzynski et Davide Rossi, chimiste de l’université de Padoue, ont projeté de réaliser l’analyse des eaux de la zone hydrologique alimentant l’eau de la Grotte.  Un échantillon de prise d’eau aux principaux  points de passage, gouffres, grottes, sources, a été réalisé.  La ligne directrice des travaux a suivi les études faites en 1985-1986 par le BRGM. Bien que la zone karstique soit riche en sources et rivières souterraines, il n’a été étudié que les eaux  ayant un lien avec la source de Massabielle. L’étude physico-chimique de ces eaux n’ a pas été faite par le BRGM. Nous sommes partis d’Ossen, objet de toutes les attentions et point de départ de l’hydrologie qui nous concerne.

Analyse eau 2 Analyse physico-chimique de l'eau en 2015 par l'équipe italo-polonaise

                                                             



Les lieux visités. Le premier numéro correspond aux emplacements sur la  carte IGN, le second à celui du rapport du BRGM

1- La perte du ruisseau d’Ossen (1-7)
Étonnante prairie au pied des restes de la tour médiévale d’Estibayre qui se trouve souvent régulièrement inondé au printemps et dont  les eaux s’évacuent grâce à trois" gouffres", dont deux sont partiellement colmatés par divers détritus. Le gouffre Est sert d’exutoire principal, il se trouve en plein champ, près d'un petit frêne, sous la forme d'un grand trou rectangulaire. Les deux autres alignés N80°E, n’absorbent les eaux qu’en période de « hautes eaux ». Celles-ci atteindraient en majorité  la source de la Merlasse devenue souterraine, puis la Hount des Lavasses avant de se jeter dans le gave au niveau du Musée du Petit Lourdes.* Information du BRGM 1985-86.

Ossen 1 Le trou principal se trouve au milieu du champ près de l'arbuste. Photos J. Omnès

Ossen gouffre 1 Osen gouffre 2
La perte d'Ossen. Photos Omnès

 La seconde perte dans une dépression u sud-ouest de la première vient d'être comblée en novembre 2015, par des gravats de démolition de toutes sortes y compris goudron, plastic, caoutchouc, cuivre. Impact sur l'eau de de la source de Massabielle ?
 

Ossen autre gouffre4

Ossen autre gouffre 2  Ossen autre gouffre

Ossen dépot  Grâce à l'action citoyenne d'une relation et à l'intervention efficace des gendarmes, le site a été nettoyé de ses gravats, janvuer 2016.


 2- La Hount des Lavasses (2-5)

Cette source de type vauclusien, située pas loin du musée du Petit Lourdes, le long d'une villa est présente sous la forme d'un ruisseau aux eaux vives qui sortent d'un trou dans la montagne et qui alimentent un alevinage de truites. L’eau provient de la perte d’Ossen après un passage à la Merlasse et un temps de séjour dans le système souterrain de 26 heures. Le débit puissant a nécessité la pose d’un limnigraphe afin de suivre les fluctuations de niveau de l’eau qui se jette dans le gave tout proche.

Fount 1

Fount 3 L'eau vient d'un trou au fond sous la roche ; à droite les ingénieurs en cours d'analyse.

Hount de Lavasse


Hount de Lavasse 1
Préparation értude de la source. Photo Alain Dole

Pour information : https://fr.wikipedia.org/wiki/Limnigraphe

     

3- La source de Massabielle (3-1)

L’exutoire naturel est dissimulé par les installations de captage. Le débit mesurable du déversoir visible sous un verre ne correspond pas au débit réel. L’eau captée provient de quatre réservoirs, dont les plus importants se trouvent sous l’esplanade et devant le chalet épiscopal. L’eau qui sort à 12° C pourrait indiquer selon le rapport du BRGM de 1985, une origine relativement profonde probablement, un lac souterrain. Le débit  réalisé régulièrement au déversoir est compris entre 1 et 4, 6 m3 /h. D’après les études du BRGM seules environ 5 % de la perte d’Ossen sont drainés sur la source de Massabielle, après un temps de séjour de 74 heures dans le système souterrain.

source grotte Source de la Grotte. Photo Dariusz

4- La source de la fontaine d’Us ou Uch (4-4)

 En face de Soum de Lanne. Au bout des anciens jardins sociaux, au bord du gave. D’après les études du BRGM, la perte du ruisseau d’Ossen dans cette source est douteuse. C'est une émergence issue d'un conduit vertical étroit (diaclase). La source était à sec à notre passage de novembre.

Fontaine dUS

Fontaine Us 4
L'eau qui arrive dans ce creux s'écoule ensuite dans la gave tout proche

5- Les sources de Ménigou (5-3)

Petites sources près de la ferme du camping de la Forêt et du ruisseau de l'Arboucau captées partiellement pour alimenter la ferme. Leur débit cumulé est estimé à  2l/s et la température moyenne est de 11°C. D’après les études du BRGM, la perte du ruisseau d’Ossen dans cette source est douteuse. La source la plus accessible se trouve près du ruisseau de l'Arboucau, à sec lors des prélèvements : photo de gauche. Elle se trouve en contrebas de la route, au tournant, près du pont, face au panneau champ de tir. En face de l'autre côté de la route, captage d'une autre source avec présence des canalisations de distribution, visibles sur la photo.

Ménigou 1           Ménicou-Lourdes
Photo prise du pont. Les deux ingénieurs faisant leurs prélevés.


Derrière la ferme  Ménigou. La source ressort derrière la plaque, l'eau tombe dans le petit bassin, à droite
Menigou2 Menigou

6- La source Margaret (6-2)

Elle se trouve près de la statue Margaret, reine d’Ecosse, à 350 mètres à l’aval de la source de Massabielle. Les griffons sont masqués par les aménagements de captage, il n'est plus possible de faire des prélèvements. Elle a la même origine géologique que celle de Massabielle, le placage fluvio glaciaire s’appuie probablement sur des calcaires urgoniens. Son débit peut être estimé à 0, 5 l/s. Au dernier prélèvement, sa température était de 11, 50 °C.  D’après les études du BRGM, la perte du ruisseau d’Ossen dans cette source est douteuse.

Sainte Marguerite Les robinets de distribution de l'eau près de la statue ont été enlevés. La source reste souterraine.

7- La source de la grotte du Roy (7-4).  D’après les études du BRGM, la perte du ruisseau d’Ossen de cette source est douteuse
Les spéléologues de Lourdes : http://www.youtube.com/watch?v=YzMwUSUXry0
Le site est près du champ de tir, à côté de l'ancienne entrée des grottes. Ce site dans, une zone karstique est truffé de gouffres : sept dont quatre ont de 20 à 42 m de profondeur
Les différentes venues d'eau qui sortait de cette grotte au-dessous de l'entrée, atteignaient 10l/s et leur température t 10, 50°C le 23-01-1985. À notre passage en novembre 2015, la sortie de la source était à sec, Fin novembre, elle s'écoulait non pas dans l'Arboucau en face, mais plus en aval après le pont. Ses eaux alimentaient jadis une fontaine abreuvoir à côté de l'entrée des grottes. Cette fontaine était totalement invisible, car recouverte de lierre, de mousse et de terre suite aux éboulements (à droite). Un dégagement partiel a été nécessaire pour la mettre au jour
Plus avant de la grotte, la source dite source de la cascade, alimentait autrefois la ville par plusieurs captages,  visibles sous la végétation.  Du temps de son fonctionnement, elle avait un débit de 3l/s et le 22- 01- 1985, sa température était de 11, 70° C

 Grotte Roy source
Déversoir fin novembre des eaux de la source de la grotte du Roy Photo J. Omnès

Grotte du Roy
La fontainè-abreuvoir alimentée par la source de la grotte du Roy

8 Le gouffre d’Omex (8-12)

Au nord du village, sur le flanc du Soum d’Ech, à l'est du Castet Miu, un ruisseau se déverse dans un aven pénétrable sur une vingtaine de mètres de profondeur. Il s'agit du trou appelé le trou du Fou. Il se trouve en aplomb de l'entrée des grottes du Roy. Ci-après, la coupe du gouffre :
http://gshp65.fr/TelechargementGSHP/Topographies/Fou-Plan.pdf

Perte du ruisseau d’Omex (Le Boustu) et la tourbière des Moules

Au bord de la D13, à l'entrée du village côté, Lourdes, le Boustu se perd progressivement avant d’atteindre le col du Bescuns ; il atteint le ravin de l’Arboucau lors des périodes de hautes  eaux. Une partie des eaux arrive à la source de Massabielle à 2500 mètres avec un dénivelé de 180 m et une autre partie à la Hount des Lavasses distante de 2000 m avec un dénivelé de 170 m

Un site non mentionné par le BRGM est celui qui se trouve au col d'Ech au bout du cami d'Ech. Importante tourbière qui fait l'objet d'études scientifiques. Elle est mentionnée en bleue sur le plan IGN Lourdes 1646E. En période de pluie et de fonte des neiges, la zone devient lac. De cette tourbière part le ruisseau des Moules qui rejoint Omex.

ech marécage Col d'Ech et son sommet à droite, en beige la tourbière
Photos J. Omnès

Ech marécage2 2 Ech marécage6
Départ du ruisseau des Moules.                              Tourbière et lande. Photos J. Omnès

ech niveau Tourbière Moules
Instrument de mesure. Tourbières, la zone sombre au fond.  Photos J. Omnès


9- Le gouffre Millas (9-8)

Sur l’ancien terrain militaire devenu camp des jeunes, à 500 mètres du gouffre du Secours catholique, ce gouffre qui draine les mêmes eaux que celles du gouffre de la Cité Saint-Pierre,  a été comblé par des blocs, il était utilisé comme réceptacle des eaux usées des installations du camp. Objet  de toutes les attentions du fait de la présence locale du passage des eaux de Massabielle. Il est à l’origine des travaux d’assainissement du camp, par une séparation des pluviales et des eaux usées.

Millas réservoir 

Le gouffre est proche des deux réservoirs d'eau



Millas gouffre Milhas gouffres2 1
Emplacements supposés du gouffre, près des sanitaires ou près des réservoirs, comblé par des pierres.

9- Trou du Boustu (10-14)

Prendre la route du Boustu à l'entrée de Ségus à droite en venant de Lourdes.  Près de la ferme d’Ayzine, en contrebas, sur le chemin de Campillou, un entonnoir d’une trentaine de mètres  draine le ruisseau du même nom. Les eaux se retrouvent à la Hount des Lavasses à 4 250 m de distance avec un dénivelé de 340 m et un séjour de 25 h et à la source de Massabielle à 4 500 m de distance avec un dénivelé de 350. Information BRGM 1985-86. Les alentours son couverts de joncs.

Omex Boustu

Le trou dans la cuvette se trouve au point bleu

Omex Boustu détail Trou protégé par une dalle

11- Perte de Sauba du Ruisseau de Latée (11-25)

Malgré l’écoulement diffus dans des éboulis surmontant les terrains marno-calcaires de l’Aptien inférieur, une grande partie de la fluocérine versée par le BRGM en 1986, s’est retrouvée à la Hount des Lavasses à 7000 m avec un dénivelé de 500 m après 80 h, une autre partie s’est trouvée à la sortie de la source Massabielle à 7250 m avec un dénivelé de 510 m.

12 La  source de la Merlasse (12-24)  qui se trouve au pied de l'éperon nord des calcaires urgonienspossède ue émergence qui passe sous l’hôtel de Padoue, un puisard fermé par une trappe en permet l'accès. Le BRGM dans son  rapport, pense qu'une liaison hydraulique existe entre cette source et le gouffre de Millas.


Merlasse 001                                                                              Source de la Merlasse, cliché du chanoine Artigenave.


Merlasse3      Merlasse2
En période de grandes eaux, la limite du trait blanc à droite est atteinte. Photos J. Omnès

Merlasse   Merlasse 5
Le ruisseau passe sous le rocher et sous l'hôtel voisin, on peut l'entendre sous la grille placée sur le trottoir. Photos J. Omnès

13- La source de la Cressonnière (13-23)

Mais plus inattendu le colorant du BRGM s’est également retrouvé à la source de la Cressonnière face à la Hount de Lavasses, de l’autre côté du Gave, au parking du Paradis ; révélant ainsi une liaison hydrologique passant sous le gave
Depuis la réalisation du parking du Paradis, la source est invisible. L'eau passe dans des buses, à droite de celle visible, sous ledit parking.
Il parait que jadis des lavandières oeuvraient à cet endroit probablement couvert de cressonnières.

Sources des Cresonnières
Emplacement de la source de la Cressonnière, à droite de la buse visible. Photo J. Omnès

14-  Gouffre du Secours catholique (14-11)
À l’aval de la retenue artificielle, près d'une laquette artificielle, ce gouffre a été comblé par des blocs. Il absorbe les eaux du trop-plein du plan d’eau. Aucune étude n’a été faite quant aux résurgences. Une doline est également visible au Nord du gouffre, sous la station de traitement des eaux usées.

Cité gouffre

 Plus au Nord, vers le pavillon Bethléem, plusieurs dépressions groupées : gouffres ou puits comblés sont visibles. Ils ne sont pas mentionnés dans le rapport du BRGM


                                   Gouffre cité2            Gouffre cité3

Gouffre cité4 À gauche, puits couvert

15- Les sources du Mouniquet (15- )
Au-dessus du Secours catholique, elles alimentent la ferme Mouniquet ; Il faut traverser la cité par le chemin accédant à la ferme.
Cette source n'est pas mentionnée dans le rapport du BRGM. On peut imaginer qu'elle traverse la cité Saint-Pierre.

Mouniquet1 La ferme Mouniquet, belle vue sur Lourdes

Mouniquet source                                                      La source principale avec son petit réservoir et à gauche un leytè dont le mur de gauche est soutenu par un étai horizontal de béton (?)

16- La source-fontaine du bois de Lourdes (16-10)
Cette source est captée pour desservir en eau potable, la partie ludique du bois par plusieurs fontaines. Située dans un éboulis sur le flanc nord du massif calcaire elle a un débit de 2l/s et une température de 10, 4°C, le 22-01-1985.

Bois de Lourdes3 Bois de Lourdes
Elle alimente plusieurs fontaines dont celle-ci :


                                   Fontaine bois de Lourdes
Fontaine-abreuvoir au bois de Lourdes. L'abreuvoir se trouvait avant son déplacement, rue de Langelle, face à l'impasse Lendrat, près de la ferme Colongue. La fontaine a la même forme que celle de la rue F. Lagardère, chemin des fontaines.

17- La source Pédecoste (17-9)
Près du gave, dans un talus de la plaine alluviale, cette source n'est pas utilisée. Débit 0,50 l/s, le 22/01/1985, température 11, 40 C°
Elle est inconnue des propriétaires des fermes voisines : Pédecoste et Ménigou. Elle se jette probablement dans le gave.


Pedecoste 1 La source se jetterai dans le gave rive droite, le long de ces berges (photos)
Pédécoste 3

18- Les sources du Secours catholique (18-)

Deux sources d’un débit de 1l/s chacune sont captées par des tranchées drainantes on peut y ajouter la source qui alimente le petit lac artificiel.

Fontaine Cité      Cité secours sources2
L'une des sources qui alimentent le lac artificiel en contrebas, avec sa rigole.

19-Les sources des Arribas et Crabé d'Omex (19- )
Cette source, au nord-est de la ferme Crabé sur le promontoire qui domine la falaise de l'Arboucau ; captée pour alimenter un abreuvoir construit en 1935, passe ensuite sous la route avec la source Crabé pour  alimenter  à Ségus en face, la colonie de vacances de Saint-Vincent-de-Paul. Elle a un débit de 1l/s et une température de 12 C°, le 29-01-1985.Les Arribas se trouve sous l'arbre de la photo ci-dessous
La source Crabé, se trouve au-dessous de la ferme du même nom. Prendre le cami de Tramebernède, pour aller à la ferme Crabé, puis descendre le premier chemin à droite après la placette à la croix et aux expositions d'instruments agricoles. C'est à une dizaine de mètres en bout de piste dans le champ à gauche. Elle a été captée en 1963. Elle rejoint la source des Arribas au bord de la route. 

 Crabé3  Crabé1
La source alimente l'abreuvoir plus bas, réalisé en 1935 avant de descendre jusqu'à la route où elle est rejoint par la source Crabé.

Crabé Crabé5

Captage des sources d'Arribas et Crabé, à l'entrée de la colonie de vacances d'Omex. L'arbre ci-dessus peut être un point de repère pour la source des Arribas. Elle se trouve au-dessous sur la gauche.


Crabé source   Captage de la source Crabé

Bescuns abri 1 
L'eau vient aussi du ruissellement sur cet abri sous roche et pénètre dans plusieurs trous à ce niveau pour ressortir plus bas. L'intérieur avec plusieurs trous (secs à notre arrivée fin novembre).  Cet abri est situé au-dessous de l'abreuvoir de 1935, sur la gauche, en montant.

Saint-Sauveur

Hountalade

Source d'eau sulfureuse, au pied des anciens établissements thermaux. Voir aussi le dossier thermes