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6 Les mines

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En préparation, une partie du dossier se trouve dans Patrimoine naturel : les mines
Par ordre alphabétique

Les mines d'Arrens

Extrait tiré du livret d'André Fourcade Échos d'Azun 1985.

" Après avoir travaillé du 4 avril 1920 au 30 septembre1924 à l'ardoisière d'Estaing, exploitée par M. Joseph ELLISSALDE, Maître ardoisier, d'Arrens, mon père Joseph, a été mineur aux Mines d'Arrens du 13 octobre 1924 au 26 mars 1926, puis chef de poste du 5 décembre 1928 au 28 octobre 1929 . D'après lui, les métaux importés de Pologne étaient meilleur marché que ceux découlant des mines du pays . Et pour appâter les financiers, on disposait dans les galeries de la mine, des minerais polonais, beaucoup plus riches en teneur que le nôtre . Ainsi, les échantillons prélevés lors de leurs visites attiraient les investisseurs, subtil subterfuge qui ne pouvait honnêtement durer.


En 1930, 126 ouvriers étaient occupés à la mine : cette période fut en tout cas un temps d'euphorie pour Arrens et son commerce . Mais douloureux revers de la médaille : la plupart des ouvriers de la vallée sont morts encore jeunes, atteints par la silicose et la tuberculose, maladie contagieuse qui a également frappé beaucoup de jeunes . Ainsi ont disparu les ouvriers basques qui s'étaient mariés avec des jeunes filles du pays, et l'on retrouve à Arrens, leurs descendants dans les familles Berroa, Arribillaga, Gainza.
Tandis que restent, témoins de ce passé, les ruines des installations, laveries, cantine etc... sur la route d'Aste à 2 Kms à l'amont d'Arrens . Et sur la rive droite du gave, entre Arrens et Argelès, subsistent quelques squelettes des pylônes qui devaient supporter le fameux câble transporteur ... "

Les mines d'Uz-Peñarroya

Estaing 2 Sebastien Louis
Photo Sebastien Louis


charriot

Ce wagonet de minerai situé à Uz, provient de la mine au-dessus du village

Penarroya lampe
Lampe de mineur (Bun) Photo J.Omnès

                                                                                          

Penaroya 2 Penaroya 4
Peñarroya du côté de Uz;  Photos de Bernard Veyssère. Octobre 2014.

estaing mine estaing mine 5

Estaing mine 3
Photos de Sébastien Louis.
Penaroya1 Penaroya 3

Les mines de Ferrière

Sur le flanc nord-est du Cabaliros, minerai de plomb


                                                         Conclusion

À Michel C. Dupont, historien des techniques minières (1)  passionné de d'archéologie industrielle de conclure la partie mine :

L’histoire des mines de Pierrefitte, et plus généralement de ses voisines du département, s’inscrit comme une entreprise hasardeuse ponctuée d’échecs et de reprises, imputables aussi bien, au contexte économique de l’époque (chutes des cours des métaux), qu’aux difficultés financières des compagnies exploitantes. Certaines, comme l’aventure des mines d’Arrens, relèvent de ce que nous qualifierions aujourd’hui de filouterie. Un relief accidenté et de rudes conditions climatiques ne facilitèrent pas leur exploitation mais devant ces dernières difficultés, les premiers exploitants belges puis anglais montrèrent leur capacité à les surmonter grâce à l’apport de techniques nouvelles, particulièrement dans le domaine de l’extraction, avec l’installation de transbordeurs aériens de plus en plus performants.

Seule la "Compagnie Minière et Métallurgique de Peñarroya" (C.M.M.P.), après une période d’hésitations et de recherches (1918-1927), quant à l’implantation d’une nouvelle laverie et au procédé de traitement du minerai brut, connut une période d’activité relativement sereine jusqu’à sa fermeture en 1969, pour cause d’épuisement du gisement, selon les dires de l’exploitant.

  Si des premières installations des exploitants étrangers, il ne reste que peu de traces, les importants équipements en matière d’extraction au jour de la C.M.M.P. mis en place entre les deux guerres sont encore visibles : plans inclinés n°2 (qualifié à tort par certains de "funiculaire") et son complément le n°1 (fonctionnement des deux en série), voie ferrée à traction électrique de Coutres et plan incliné n°3.(2)

 Ces apports de l’art des mines témoignent pour les générations actuelles et futures, d’un des métiers spécifiques de la montagne, aujourd’hui disparu de notre pays.

Vouloir à tout jamais rayer du paysage ces derniers vestiges, allègue d’une volonté d’ignorer une partie de l’aventure industrielle de notre département et du manque d’intérêt de certains "responsables" pour la sauvegarde de notre patrimoine.

Une mise en valeur de celui-ci pourrait être effectuée, avec dans un premier temps, le traçage d’un sentier-découverte jalonné de panneaux explicatifs qui partirait du pont de la Hoze sur le Rioutou et emprunterait l’ancien "chemin des mines".

À plus long terme, une mise en valeur plus lourde, mais non utopique, pourrait être envisagée avec la réhabilitation de quelques galeries à partir d’un travers-banc aujourd’hui fermé, mais non foudroyé, pour permettre des visites du grand public.

En plus de l'intérêt de l’archéologie industrielle, la mine pourrait être un lieu privilégié pour faire de la géologie appliquée : observation du filon en place et explications de sa genèse.

Cette valorisation répondrait aussi au développement du tourisme culturel et en particulier minier, tel qu’il est pratiqué dans les autres départements ayant connu une activité minière, sensibilisés à la conservation d’une mémoire qui s’étiole avec la disparition des derniers mineurs.

(1) Auteur de nombreuses publications sur le sujet.
(2) Entre 1918 et 1927, plusieurs plans inclinés tous équipés de voie ferrée furent établis au jour pour le transport du minerai et des matériels. Ils furent numérotés de 1 à 4. Le plus important étant le n°2 appelé à tort par les mineurs "funiculaire."