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4 Les fours à chaux, à charbon de bois, à pain

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           Four2    four restauré Agos     Four Cazaux-Moutou 1    Four à chaux Anclades

Le Lavedan, riche en calcaire fut dès les âges les plus anciens, un grand fournisseur de chaux extrait de ses pierres. Les Romains ont largement utilisé comme liant, ce matériau facile d’élaboration. Les Wisigoths et leurs successeurs continuèrent de l'utiliser comme mortier,  jusqu’à l’apparition du ciment au XIXe siècle. Aussi le pays est-il couvert de fours à chaux dont la quasi-totalité actuellement, sont à l’état d’abandon, mais ils n’en constituent pas moins une partie de notre patrimoine industriel, qui un jour, espérons-le sera pris en considération. Témoin des usages et du savoir-faire ancestral, ce petit patrimoine interpelle.

 

  
Ce calcaire ou carbonate de calcium peut être plus ou moins pur. En fonction de sa pureté, il peut fournir différents type de chaux. En gros : la chaux maigre, la chaux grasse et la chaux hydraulique.
La chaux maigre est réalisée avec de calcaires renfermant en moyenne 20 % d’impureté sous forme d’oxyde de magnésium ou d’oxydes métalliques. De couleur grise mélangée avec de l’eau et du sable, elle offre un liant classique pour la construction. Les Romains avaient l’habitude de le mélanger à de la brique pilée, ce qui lui donnait une teinte rosée.
La chaux grasse est réalisée avec des calcaires relativement purs. Elle est plus blanche et augmente de volume donc baisse de densité lorsqu’on l’hydrate. La densité passe en moyenne de 3 300 g/dm3 à 2 250 g/dcm3. Elles servent entre autres, avec un mélange de plâtre et de colorants à la réalisation d’imitation stucs et de marbres.
La chaux hydraulique est réalisée avec des calcaires mêlés à des argiles à hauteurs de 10 à 30 %. Le mortier obtenu sert essentiellement aux travaux dans des milieux humides : piliers de ponts, fondations de maison ou de châteaux (douves). La plus importante carrière de pierre à chaux hydraulique se trouve à quelques dizaines de kilomètres de là, en Barousse à Izaourt, avec d’imposants fours modernes à Orthez (Société Soclé). 

Un four à chaux
Le four à chaux est utilisé pour transformer, grâce à une haute température, environ 950°C, le carbonate de Calcium CO³Ca, en chaux CaO (oxyde de calcium) et en CO² gaz carbonique. Les pierres à chaux sont concassées par les chaufourniers, puis versées dans le four par la partie haute sur la voûte composée de blocs réfractaires (briques d’argile ou roches). Sous celle-ci, le foyer est alimenté  par du bois à partir d’une ouverture située devant le four. Sous le foyer une cavité permet la concentration des cendres et par une trappe, leur enlèvement. Au bas de la voute, une ouverture permet la récupération de la chaux obtenue. Des ouvertures latérales servent à l’évacuation des fumées. À la fin de la « cuisson », lorsque le gaz carbonique ne s’échappe plus, la chaux dite alors vive est soit récupérée dans des sacs avant d’être mélangée à de l’eau pour devenir de la chaux éteinte  Ca(OH)²,  soit laissée dans le four qui sert alors de silo. La capacité des fours locaux était d’environ 30 m³. La durée d’une cuisson était d’environ une semaine.

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Coupe four à chaux. Dessin rando83, ccfa.

Les emplacements

Ces fours étaient très souvent édifiés près des carrières de pierres à chaux, afin de limiter les transports, et près des bois de chênes, hêtres ou sapins qui offraient le combustible nécessaire. La plupart étaient des fours de dimensions restreintes : de trois mètres de diamètre pour quatre mètres de haut. De pierres résistantes au feu et réfractaires pour la voute, ils étaient souvent accolés sur une déclivité de terrain, afin d’économiser la construction d’un mur de fond.

D’après les archives des Hautes-Pyrénées, série 5M, les nombreux fours à chaux avec leur date de construction ou de concession (entre 1818 et 1861), sont les suivants :

Les fours du Lavedan par ordre alphabétique

Adast
Agos-Vidalos
Argelès
Artalens
Ayzac-Ost
Beaucens, 3 concessions
Cauterets, 9 concessions
Estaing
Ferrières
Gazost
Gèdre près de 16 concessions
Lau-Balagnas
Luz-Saint-Sauveur, 7 concessions
Omex, 4 concessions
Ossen
Ourdis-Cotdoussan
Ousté
Ouzous
Pierrefitte-Nestalas, 8 concessions
Sazos
Ségus
Soulom, 5 concessions
Viscos, 3 concessions.
Tous ne sont pas mentionnés : on peut y ajouter entre autres, le four communal de Préchac mentionné en 1661, les deux fours d’Héas de l’archiprêtre Brune (1715), celui communal d’Arras en Lavedan (1721) celui intercommunal de Lugagnan pour la réalisation du pont Neuf (1747), celui d’Agos de Raymond Cabageu (1772). C’est celui qui vient d’être restauré en 2010, près de la porte d’accueil des vallées des Gaves, celui communal d’Arcizans-Avant (1772), ceux de la forêt de Trescrouts à Saint-Pé et enfin celui de Soulom de la famille Peyra.
Ci-après, vidéo expliquant le fonctionnement du four d’Agos qui était alimenté de fagots de buis :
http://www.dailymotion.com/video/xatou6_rehabilitation-d-un-four-a-chaux-mr_news

four restauré Agos    Four à chaux
Four restauré d’Agos intérieur et extérieur. Photos J.Omnès                                       
 

Les environs du sud de Lourdes étaient également riches en carrières de pierre à chaux, aux pics du Jer,  du Pibeste, à Geu, Viger et Calypso.
La dernière exploitation du Lavedan se trouve à Geu. Elle produit de la chaux pour les amendements agricoles, sous la marque MEAC. http://www.meac.fr/pourquoi_amender/sos_agro/melange_fumier_et_lisier-638.aspx

Carrière de Geu

                                                     Carrière à chaux de Geu Juillet 2012. Photo J. Omnès




                                                                       Lourdes

L’un des principaux fours de la ville qui s’alimentait dans la région proche se trouvait à Lourdes sur la route d’Argelès-Gazost. Son importance,  véritable usine à chaux, a entraîné avec ses annexes : divers ateliers, écuries, maison de gardien et maison de maître, son inscription à l’Inventaire des Monuments historiques en octobre 1990. Le four construit en 1860 en pierre de moellons équarris est légèrement tronconique ; il est soutenu dans sa partie aval par un contrefort, ceinturé dans sa partie haute par une étroite armature en béton ; la plateforme du four est surmontée d'un lanterneau en tôle ondulée. 

Historique
Il a été réalisé par Jean-Marie Cazaux-Moutou, devenu maire de Lourdes (1896-1900 et 1901-1904). Sorti major de l'École des Arts et métiers d'Angers, il s'est formé aux établissements Schneider du Creusot  Il fit ajouter aux angles de la plateforme du four deux têtes de mouton sculptées en pierre en forme de gargouille rappelant son origine patronymique. L'usine s’est arrêtée vers 1960.


Four Cazaux-Moutou 1    Four Cazaux-Moutou 2
Les bâtiments annexes du four Cazaux-Moutou. Photos J. Omnès

Four chaux 3

Cazaux-Moutou tête de bélier    Four à chaux Cazaux-Moutou
Photos J. Omnès (tête de bélier) et M-C Castro (four et annexes)




                                                        Anclades

Les autres fours proches de Lourdes, se trouvaient sur le site de la Couradette à l'entrée du hameau d’Anclades, côté ouest, à la base du Pic du Ger, à l'écart de la route qui traverse l'agglomération en direction de Jarret, en face du beau pigeonnier. Deux fours à chaux  jouxtaient la  carrière des pierres calcaires servant à la chaux (L'autre production était le marbre servant aux travaux publics et aux ouvrages d'art.). De l'exploitation, il reste une cheminée en moellons. C’est l’une des dernières exploitations de la région. L’historique de ces carrières étudiées par M Mézailles, permet de comprendre les problèmes inhérents à ce genre d’exploitation.


Carières Anclades 1  Carrières Anlades 3 
Carrière  Photo J. Omnès                                              En face, cheminée de l'ancienne exploitation. Photo J. Omnès 

Débris carrières Anclades
Débris de la carrière. PhotoJ.Omnès, juillet 2012
    
a) Une adjudication de Mai 1876 concédée à J. Marie Fourcade sera résiliée un mois après, car l'exploitant ne peut effectuer des tirs de mine, le voisin ayant fait défense d'envoyer des pierres dans son pré, distant de la carrière de 6 mètres seulement.

b) En Septembre 1912, le Préfet Canal autorise les époux Arquié d'ouvrir un four à chaux. En Février 1914, Mme Vve Arquié désire mettre en exploitation la carrière à ciel ouvert.

c) Le 1er Janvier 1926, la reprise du chantier de la Couradette se fait par la concession des terrains communaux accordée à Clément Capdevielle, jusqu'au 31 Décembre 1955.

Le 26 septembre 1928, Clément Capdevielle crée la "Société des Fours à chaux, marbres et graviers du Pic du Ger. Mais M. Capdevielle ne remplit pas ses obligations vis-à-vis de la Ville qui l'assigne en Février 1928, en résiliation de bail. Le 18 avril 1930 est prononcé le jugement qui résilie le bail et notifie l'expulsion de l'adjudicataire. La Société des Fours à chaux se substitue à lui jusqu'en 1933 pour le règlement du litige.

En mai 1931, est réalisée l'expertise des biens de la carrière qui se composent de : un hangar en maçonnerie, c'est l'entrepôt de la chaux et le quai de chargement des véhicules ; une maison d'habitation du contremaître ; deux fours à chaux; une passerelle avec voie Decauville et wagonnets; la grande cheminée en moellon ; la salle du compresseur, bâtiment en maçonnerie avec station d'air comprimé ; la carrière de marbre, nettement séparée ; trois camions.
Cet inventaire prouve l'importance de la carrière. La résiliation effective du bail interviendra deux ans après. 

Un autre carrier, Auguste Capdevielle, demande de prendre la carrière. Il obtiendra l'autorisation en Octobre 1935, mais "à ses risques et périls". En Juin 1936, l'adjudication en Mairie lui sera accordée pour 3 ans sur la carrière de pierre à chaux  et sur la carrière de marbre. En fin de bail, Auguste Capdevielle se dirigera vers Ger Mayou.
En Août 1938, lors du renouvellement du bail, aucun candidat ne se présente. Puis se dessine une offre de la Société industrielle des Pyrénées de Bagnères, mais en décembre, la Mairie donne une réponse négative, car les tirs de mine exigés ne peuvent être accordés.

d) Dernier exploitant : le 17 Décembre 1940, l’entrepreneur Antoine Béguère (ancien maire de Lourdes 1953-1960) va occuper la carrière.
Le 11 Août 1942, M. Béguère informe le Conseil municipal qu'il va installer une ligne électrique pour ses compresseurs depuis la route de Bagnères, par suite de la pénurie de carburant liquide.
Le 1er Septembre 1942, le bail d'exploitation est prolongé jusqu'au 30 Juin 1960.
Depuis cette date, la carrière et les fours à chaux sont abandonnés. Ils présentent un état de non entretien regrettable, car de nombreux randonneurs partent de cet emplacement pour l'ascension du petit Ger.


                                                                                                Aspin

À Aspin, le censier de 1429 cite un enclos et un four à chaux dont il ne reste que les fondations. En 1512, deux habitants du village d'Aspin, étouffés par les décombres d'un four à chaux, probablement le même, voient une belle demoiselle venir à leur secours. Miracle publié en espagnol par l'abbaye de Montserrat en 1540.



                                                                                        Ouzous
Au pied des grottes de la Gleisette, emplacement d'un four à chaux qui a disparu. Panneau explicatif.

Four à Chaux



                                                                                    Saint- Pé
Le canton de Saint-Pé riche en fours à chaux, qui se trouvaient da la forêt de Trescrouts, doit être rajouté à la liste des archives des H-P précitée.  Aucun n’a été réhabilité à ce jour.
Au site  Carrès sur la route qui mène au monastère se trouve en bord de route  un imposant four fait de briques réfractaires. Il vient d'être nettoyé avec ses abords, en août 2017, par les Chantiers jeunes- culture et patrimoine. Construit pendant la guerre par les chantiers de jeunesse, groupe No 30, Foch, il mériterait une bonne restauration. Ce groupe était stationné dans le bois sur les hauteurs derrière le monastère des soeurs de Bethléem.
Un second four se trouve pas loin, juste après, en bordure du chemin de randonnée à 100 mètres du départ, après le borne 286.
Un petit four sur la route du Mousqué peut être visible sur la gauche dans une propriété  privée, face au dépôt d'ordures.


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Photos de l'Office de tourisme.


St Pé 30   St Pé 23
                                                                 Le four tapissé de briques réfractaires

St Pe 26                                                 Sol du four

St Pé 24  St Pe 29
Trémis de chargement des trous permettent de remplir les charriots qui passent dessous.  L'une des briques réfractaires.

Sur la route du Mousqué sur la gauche près du dépot d'ordures, propriété privée

St Pe four  


St Pefour 3

















Sur le chemin menant au monastère, à côté du four du camp de jeunesse, à gauche sur le chemin de randonnée, pas loin de  la borne 286, en bord de champ.

st Pé four 3  St Pé four 1 i
St Pé four 2

                                  

 
 














 
Les différents usages de la chaux
 
 
 


Nous avons vu que la chaux servait surtout de liant dans les mortiers anciens et de crépis naturels ou colorés (poudre de brique). Mais son utilisation  est bien plus vaste. Elle peut servir  aussi comme :

- badigeon des murs, sous forme de lait de chaux naturel ou coloré, 
- fresques murales : peintures réalisées sur des enduits frais,
- réalisation de stuc et de faux marbres,
- pour la fertilisation des sols par amendements calcaires ; pour remonter le ph des terres acides,
- bactéricide par badigeonnage du tronc des arbres,
- antiseptiques badigeonnages des étables,
- préparation de sels de calcium en chimie. 

On peut affirmer que nous sommes en train de redécouvrir les qualités intrinsèques de ce matériau et que les nombreuses rénovations des bâtis traditionnels lui offrent une belle perspective d’avenir. Pour ceux qui désirent découvrir ou redécouvrir la chaux : http://www.ecoconso.be/Redecouvrons-la-chaux

La Société d’Études des 7 Vallées dans son numéro Lavedan et pays toy no 35, a réalisé un article sur les fours à chaux, sous la plume de Georges Peyruc.

 




                                        Fours à charbon de bois
LE CHARBON DE BOIS.
Depuis les temps les plus anciens l’homme a dû utiliser la combustion lente du bois ou carbonisation pour alimenter nombre de ses industries : du goudron résiduel pour les cordages, les soutes de bateaux, les embaumements dans les temps les plus anciens jusqu’aux gazogènes (1940-45), aux réchauds, barbecues en passant par les forges et les mines (surtout au XVIIIe siècle), du fait de son pouvoir calorifique 7 à 8 000 kilocalories. L’apparition du charbon minéral, puis du propane et du butane et de la fin des gazogènes entrainèrent la diminution considérable de la production du charbon de bois consacré alors essentiellement à l’alimentation des barbecues.

Sa fabrication
Cette carbonisation s’obtient par une combustion lente du bois par la chaleur et l’absence d’air. Au départ à 100 ° C l’eau s’évapore, à 150 ° C le reste de vapeur d’eau entraine l’acide acétique. La chaleur augmente lentement jusqu’à 450 °C, en évacuant vers 280 °C acide acétique et alcool méthylique qui amène vers 300 ° C, la phase exothermique de la carbonisation. Comment procède-t-on ? On choisit les bois les plus durs, comme le chêne vert, le charme, le hêtre et même le cep de vigne. Coupé en buchettes de 20 à 60 cm de long et 4 à 8 cm de diamètre, elles sont superposées en forme de meule ronde de 2 à 3 m de diamètre et de 1, 50 m de hauteur sur un terrain plat, propre de toute aspérité (faulde), à l’abri de tout courant d’air. Les rondins placés debout, les plus serrées possibles, autour d’une cheminée centrale sont recouverts d’une épaisse couche de mousse et feuillage, elle-même recouverte d’un mélange de 6 cm de terre (sable et argile). On introduit le feu par de la braise jetée dans la cheminée. Quand la combustion est active, on bouche la cheminée. Peu de temps après, on perce quelques ouvertures ou évents à partir du haut. Lorsque la fumée qui en sort devient bleu clair, on continue le percement d’évents dans une région plus basse à 20 cm ou 30 cm des derniers trous, et à près la même observation, on continu jusqu’à la base. A la fin de l’observation de fumée bleu, on recouvre à nouveau la meule de terre. Et on laisse refroidir environ 12 heures. Lorsque la meule est bien refroidie, on la dégage de sa gangue et l’on range les charbons dans des sacs de jute prêts pour le transport. Une meule moyenne produit 100 à 150 kg de charbon de bois en 24 heures.

L’évolution
A partir de la guerre de 1940, vu l’impérieuse nécessité de charbon pour les gazogènes, on utilisa des cuves métalliques portables, de deux à trois mètres de diamètre, de forme cylindro-conique, surmontées d’un couvercle pourvu de tubes périphériques pour l’administration de l’air et l’évacuation des fumées. Ces fours industriels étaient plus performants avec une meilleure régulation et un séchage plus rapide du bois. Depuis 1950, la production s’est réduite surtout pour l’alimentation des barbecues.

Les charbonniers
Beaucoup de charbonniers étaient pauvres souvent cadets de famille, car cette production demandait peu d’investissement, un ou deux ânes pour le portage de l’eau et du bois. Mais un corps robuste et endurcie, car il demandait une certaine force physique. Ceux qui n’avaient pas de mule de bât portaient le charbon dans un sac de 40 kg environ porté dans le dos et fixé au front par une large sangle de tissus. Ils vendaient leur marchandise par du porte à porte et sur les marchés.

Les lieux de production
Les forêts denses comme celles du Bergons et de Tres Crouts à Saint-Pé, bois de Poutbelou (col d’Andorre). Les villages de Saint-Pé, Ouzous, Salles et Gez abritaient nombre de charbonniers. Les droits de coupes étaient achetées par adjudication ou à des exploitants forestiers. Les emplacements de fours étaient négociés avec la préfecture. On reconnaissait facilement les lieux de coupe car les arbres de faible importance.étaient régulièrement taillés à hauteur d’hommes et présentaient des gros troncs d’où partaient nombre de branches droites et verticales.

meule charbon 2
onf foye st pé 1970 1 onf foye st pé 1970
                                          Préparation d'un four à charbon de bois, Saint-Pé, 1970. Fonds ONF 

Charbon 001
Préparation. Fonds A. Dole
Charbon 002
Mise à feu. Fonds A. Dole
Charbon 003
Mise en sac. fonds A. Dole

 
 
                                                  Saint- Pé
La forêt de Trescrouts à Saint-Pé abritait un nombre considérable de charbonniers. 

Four charbon de bois0010 4
Sentier Abadie, chemin des charbonniers, OT de Saint-Pé

Les ahumats
Carte postale ancienne-Les charbonniers de Saint-Pé

Après 1940, Pla Debers, massif de l'Aülhet :
65 SPE 012                                                                                         Fonds A. Dole



                                                                   
Sère-en-Lavedan
À partir de la guerre de 1940, vu l’impérieuse nécessité de charbon pour les gazogènes, on utilisa des cuves métalliques portables, de deux à trois mètres de diamètre, de forme cylindro-conique, surmontées d’un couvercle pourvu de tubes périphériques pour l’administration de l’air et l’évacuation des fumées. Ces fours industriels étaient plus performants avec une meilleure régulation et un séchage plus rapide du bois. Depuis 1950, la production s’est réduite surtout pour l’alimentation des barbecues.

Four charbon de bois Sere charbon de bois                                                                         Fours individuels à charbon de bois à Sère-en-Lavedan




                                                            Vallée de Louzom


Restes de fours  à charbon de bois. Quelque part au-dessus de la vallée de Louzom, en Béarn, limite de la Bigorre, commune d' Asson. Photos Fonds A. Dole


Louzom charbon  


Monbula 2

Monbula 3

Monbula 4

                                                                         

                                                                                 



                                                                   Fours à Pain (communaux et particuliers)



Four à pain