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Patrimoine artistique

ImprimerAffiche Pic du Jer      Argelès 1     Baldi     Vilon Ambroselli 2

Le patrimoine artistique du Pays de Lourdes et des Vallées des Gaves est surtout représenté par les oeuvres des peintres-graveurs du XIXe siècle, souvent anglais qui ont accompagné le développement du thermalisme. Nombreux en effet, ont été les artistes britanniques qui se sont souvenu de l'Aquitaine anglaise et ont parcouru la région avec leur carnet de dessins en poche. Tels John Claude Nattes dès 1822, Young, Joseph Hardy, Marianne Colston, William Olivier et bien d'autres.
Au niveau de la sculpture, la ville de Lourdes a une statuaire assez riche, tant civile, du fait de son sculpteur local , F Vilon, que religieuse, suite aux Apparitions. Et ceci grâce aux nombreux dons des fidèles et aussi  à la présence de carrières de pierre et de marbre qui ont été à l'origine d'écoles de sculptures et de l'implantation de sculpteurs étrangers comme les Nelli.
Lourdes et les stations thermales ont été l'objet de nombreuses affiches promotionnelles réalisées  par la Compagnie des chemins de fer du Midi. De même que les spectacles annuels du cirque de Gavarnie et les festivités de jazz à Luz.
Toutes ces activités artistiques ont été suivies au XXe siècle, par nombre de plasticiens et artisans du 7e art, avec leurs réalisations cinématographiques ayant pour sujet Bernadette et  les Apparitions de Lourdes.

Nous n'avons bien sûr pas oublié en premier, l'art des cavernes, avec les Espélugues qui ont été à l'origine avec deux ou trois autres grottes, de l'étude de l'art graphique préhistorique dans le monde. La présence romaine avec ses nombreux vestiges sculptés est également évoquée.
Nous avons supprimé de cette liste les ébénistes-doreurs des retables baroques qui ont été abordés dans les dossiers concernant les  églises.

L'art au quaternaire, l'art gallo-romain, les graveurs litghographes, les peintures murales, les fresques, les affiches, les photographies, le gemmail, les maîtres-verriers, les mosaïstes, la statuaire, les statues religieuses, les statues de Benadette à Lourdes


                                             L'art au quaternaire

Lourdes avec les Espélugues a été dès le début de l’étude de l’homme en caverne, l’un des hauts lieux de la Préhistoire mondiale. Si les peintures  ont pratiquement toutes disparu du fait de l’humidité et des secrétions calcaires, il n’en demeure pas moins que son art mobilier est d’une extrême richesse. Mobiliers hélas dispersés dans les différents musées de l’hexagone dont Saint-Germain- en- Laye, Bagnères , Foix et Toulouse…et dans les différents « musées » privés.

Ces grottes ont été fouillées et explorées entre 1860 et 1885 par de nombreux auteurs dont A. Milne –Edwards, F. Garrigou, L. Martin, les Frossard, Harlé, Teilhac, Pothier et   Dufourcet, L. Nelli et en dernier Jacques Omnès.

Un nombre considérable des trouvailles mises au jour par E. Dufourcet,   aux ordres des Sanctuaires, qui voulaient transformer cet habitat de l’homme du quaternaire en chapelle dédiée à Marie-Madeleine, a hélas disparu dans les réserves des dits Sanctuaires et dans les énormes débris qui ont servi de remblai pour la réalisation du chemin du Calvaire. Les objets mêlés aux terres des espaces verts ont été définitivement perdus.

C’est dans ces décombres  que L. Nelli a trouvé la majorité des pièces de sa collection. On n’ose imaginer la perte pour l’humanité des différentes œuvres de nos ancêtres.

                                                                                En art mobilier

Nous avons  des bois percés, deux dans la collection Nelli, l’un représentant une aiguille sculptée en bas-relief, l’autre portant un décor en échelle. Le troisième bâton, fait partie de la collection Garrigou donnée en 1867 au Muséum de Toulouse,
des propulseurs sculptés représentant différents animaux dont des truites en ronde-bosse, de nombreuses baguettes en demi-rondes, aux décors variés et dont certaines sculptées de cercles avec saillie centrale,
des pendeloques divers réalisés dans des incisives de chevaux ou de cervidés représentant des poissons ou des têtes d’animaux, des galets percés.

Si les statuettes humaines sont absentes, celles d’animaux sont très nombreuses bovidés, cervidés et l’étonnant équidé en ronde-bosse mondialement connu et trouvé par L. Nelli,
et des plaquettes fort nombreuses  d’os ou de pierre gravées, découvertes par Piette, Garrigou et L. Nelli.

2-10 Cheval des Espélugues Le petit cheval de Nelli. photo J. Omnès

                                                                      Les sujets représentés

Pratiquement presque toute la faune du quaternaire se trouve représentée dans les gravures des Espélugues : en premier,

les équidés dont le cheval, l’animal fétiche, tête, corps entier ou en partie.

Les bovidés , grand bœuf primitif et bison, ce dernier étant caractérisé par une bosse dorsale.

Les mammouths comme les bouquetins (capridé) sont cependant absents alors qu’ils sont très présents dans la grotte voisine   de Gargas.

Les cervidés sont surtout représentés sous la forme de biche, tête et corps complets et de rennes.

Les carnivores, les ours, en premier lieu, l’ours des cavernes. Des trois pierres gravées reproduites par H. Breuil et achetées par le Musée Saint-Germain, l’une a disparue. Elle représente « Une grosse tête à front très convexe qui caractérise l’ours des cavernes, le garrot, le ventre et la cuisse sont couverts de longs poils ; les griffes antérieures sont plus longues et plus crochues que celles de derrière. »

 Les félins ne sont pas présents comme à Labastide, avec son lion des cavernes, en revanche la grotte abritait une pierre gravée d' une tête de loup  reproduite par H. Breuil.

Les rhinocéros avec une pierre représentant une tête avec ses deux cornes.

Les oiseaux représentés par des gravures de canards reproduites par E. Piette et H. Breuil.

Les poissons que nous avons évoqués avec la truite du propulseur. « La plus belle figure que l’on connaisse jusqu’ici dans l’art quaternaire » S. Reinach, 1913. Nous avons aussi une sculpture d’anguille sur un bâton perforé.

Les reptiles Si la grotte de Lortet possède la plus belle collection de représentations de reptiles,   celle de Lourdes possède quelques représentations de serpents.

Les figures géométriques non représentatives. Elles sont nombreuses aux Espélugues : spirales, doubles spirales dans des os de rennes, figures étoilées sur des galets, motifs énigmatiques.

Les figures humaines les Espélugues nous ont offert trois gravures importantes dont la plus connue est celle appelée par H. Breuil du « sorcier dansant. »

                    
sorcier dansant        
Sorcier dansant

Ce sorcier dansant est décrit ainsi par H. Breuil : « Ce dessin représente un homme entier, de profil à gauche, mêlé à de nombreux traits parasites. Le crâne dolichocéphale, à occiput proéminent et front bas très renflé, semble chauve, sauf sur les côtés, où des hachures représentent les cheveux plaqués ; l’œil et l’oreille sont marqués, mais petits. La racine du nez est très enfoncée, ce dernier long et camard ; une longue barbe occupe tout le bas du visage ; des traits divergents rayonnent autour de l’occiput et paraissent figurer un bouquet de plumes ou d ramures de cervidés. On ne discerne pas le bras ; le corps est normal, avec les omoplates très bombées et l’ensellure lombaire indiquée ; le ventre  est assez volumineux ; il n’y a pas de sexe indiqué. Des jambes, une seule est figurée sommairement, un  peu ployée, avec une cuisse grêle, sans jambe bien définie et pied absent. À la base des reins se rattache sans aucun doute possible, une très longue queue rappelant celle d’un cheval, indice probable d’un déguisement du personnage . »

ours brun 001


               Grottes des Espélugues planche de Nelli
Ours brun, gravure sur pierre. Col. Nelli. Reproduite d'après
Breuil. Inversé un bison avec sa patte avant et sa tête


poisson 001



                                       Une des planches de Nelli 




Ci-dessus : poisson : truite sculptée en ronde-bosse qui est en fait l'extrémité d'un propulseur. Reproduction d'après H. Breuil d'après S. Reinhach (1913) : "deux lignes de points figurent les taches de la région dorsale ; un sillon qui s'étend sur les flancs sépare cette région pigmentée du ventre plus clair ; enfin de larges écailles qui bordent l'abdomen sont stylisées d'une manière extrêmement décorative."


Espélugues 001            bison 001

                                                Reine, gravure sur pierre. Bison Coll. Nelli ; reproductions  d'après H. Breuil

De la préhistoire au haut Moyen Age

Les Espélugues ont abrité également un certain nombre de pierrres ou galets gravés qui ne sont pas du paléolithique , mais plutôt d'un âge historique, probablement du haut Moyen Âge. Dont le galet aux cercles énigmatiques, le quadrupède au ventre décoré et les silhouettes d'oiseaux. À leur sujet, H. Breuil a écrit : " Nous pensons que ces gravures ont été jugées fausses à tort. En effet si on les rapproche des peintures de Las Batuecas (Espagne) [...] on est frappé de leur analogies.[...] Il est probable que les gravures de Lourdes ne sont pas magdaléniennes, mais aziliniennes, comme les peintures de Las Batuecas". Et  André Clot de préciser :'' L'âge des peintures de Las Batuacas semble devoir être rajeuni, et ramené probablement au début de la protohistoire. La grotte de Lourdes ayant fourni des vestiges protohistoriques et même historiques, il est fort probable d'attribuer ces gravures à une telle période, peut être au Moyen Âge." Bref, un doute sur leur datation subsite. D'autant, comme le signale André Clot, que pour le premier galet, de tels motifs existent au Paléolithique Supérieur, comme dans la grotte du Parpallo en Espagne (2). Voir aussi patrimoine glyptographique

 Espélugues galets cercles 001 2 galet cheval 001 4
Galet au motif énigmatique, animaux. Coll. Nelli.
Le quadrupède, probablement un équidé, gravé à traits larges et profond a un corps agrémenté de trois arceaux et d'une rangée de traits verticaux alternant avec des points. Sous le volatile à gauche, figurent deux lignes ondulées que l'on retrouve sur nombre de plaquettes gravées découvertes par L. Nelli dans les déblais  L'ensemble paraît "enfantin" d'après A. Clot (1), d'où le doute sur leur datation par les préhistoriens. Moulage St Germain 55295 (cercles), 55296 (volatiles) et 55317 pour le cheval ; colll. Nelli.
(1) L'art graphique préhistorique des Hautes-Pyrénénes
(2) Page 98 de L'art graphique préhistorique des Hautes-Pyrénées d'André Clot

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 Enigmatique socle de ces animaux.


 

                                                                   L'art Gallo-romain

 
Très tôt,  les Romains après la conquête des Gaules s’installèrent au pays des Bigerrones ou Biguerres (Bigourdans) mentionnés par Pline. Si la plaine tarbaise fut la première investie avec l’édification d’une capitale, Bigorra, entourée de remparts maçonnés, que nombre d’auteurs situent à 20 km au nord de Tarbes à Saint-Lézer, Tarbes lui succéda vers 407, suite à l’invasion des Vandales et la nomination du premier évêque connu : saint Faust.

Avant de laisser la place aux Wisigoths, les Romains investirent Lourdes et la Haute-Bigorre  chemins d’accès, non seulement aux eaux thermales, mais également aux nombreuses sources de minerais. Aussi, en complément aux camps militaires, se développèrent nombre de villas, grandes propriétés agricoles. Il reste peu de vestiges de ces exploitations en dehors de la présence de nombreux de vignobles. Si la villa la plus connue est celle de Saint-Savin, la villa Bencus, celle de Lézignan (1), près de Lourdes, la villa Licianus, près de Lourdes, nous a laissé nombre d’éléments sculptés dont une magnifique statue de marbre blanc. Par ailleurs, la présence d'une garnison romaine à Lourdes et d'un temple, sous l'ancienne église paroissiale a donné lieu à des découvertes intéressantes :


                                                    Les autels votifs de  Lourdes


  Autel Votif Lourdes Autel votif 1

Autels votifs Musée Pyrénéens, Lourdes. Photo de gauche J. Omnès                             

 Ernest Seyrès, alors architecte de la ville a découvert en 1907, trois autels votifs antiques près de l'ancienne église Saint-Pierre, en cours de démolition. Ils confirment l'existence d'un temple dans la cité au début de l'ère chrétienne. C'est sur ce sanctuaire païen que fut bâtie par la suite la première église de Lourdes. Dans une lettre en date du 25 janvier 1907, Ernest Seyrès décrit abondamment ces trois fragments d'autels qui sont actuellement conservés dans les réserves du musée Pyrénéen.

« Lourdes, le 25 janvier 1907
Monsieur Lanore,

Dans ma dernière lettre, je vous annonçais que cette semaine nous entrerions dans la période intéressante quant aux fouilles de l'emplacement de l'ancienne église […]  nous avons découvert l'abside de l'église primitive (voir mon premier mémoire), des maçon­neries importantes à l'ouest et au sud de l'église, et enfin trois débris de stèles sous l'autel. Je vais d'abord vous donner quelques renseignements sur cette dernière trou­vaille. Ces pierres avec inscriptions ont été trouvées dans l'intérieur de l'abside de la première église (ou premier temple ?). Elles sont toutes taillées dans le même marbre blanc. Deux d'entre elles composaient la partie supérieure du monument votif.

La première, en assez mauvais état, a 23 centimètres de largeur ; les coussins de la partie supérieure sont bien conservés, sauf la face. Une rangée d'oves décore la cor­niche [...] étant en mauvais état. Sur la face, les oves que j'ai signalés pourraient être des rais-de-cœur, car la mou­lure, sous les autres faces de la pierre, est une doucine plate bien apparente.

La deuxième est bien mieux conservée que celle-là. La doucine est unie. Sur l'axe du coussin on voit deux petites saillies. Sur la face de l'un des rouleaux, on distingue, dans un cercle, deux traits qui peuvent y figurer les feuilles d'une rosace. Cette pierre est de plus petite dimension que la précédente, mais les inscriptions sont très lisibles.

L'inscription, dans les deuxième et troisième lignes, tient toute la largeur de la pierre. Les jambages des pre­mières et dernières lettres sont gravés presque sur l'arête. La troisième pierre est une base [...]. Le "B" est séparé des quatre autres lettres. Les lettres gravées sur le socle se suivent sans intervalle […] Si je ne me trompe, les deux premières sont des autels dédiés, l'un à Saturne, l'autre à Tutela. Mais que signifient les lettres "VSLM" qui sont répétées sur la deuxième stèle et sur le socle ? Dans les documents que je possède, je n'ai pu retrouver cette inscription, aussi je me permets de mettre votre amabilité à contribution pour me renseigner […]. Veuillez agréer, Monsieur Lanore, l'assurance de mes sentiments distingués. »  

Ernest Seyrès décrit plus loin les stèles en question. Mais, nous n'avons pu voir lors de notre visite, que la seconde stèle. Les autres représentées ici ci-dessus, sont des trouvailles ultérieures :

La première semble dédiée à Saturne.
La deuxième porte l'inscription « TVTELAE/PRO SALVTE IVS/TINI IVL PARIS/VSLM » ou « Tutelae, pro salute », que nous pouvons traduire par : « À Tutela, pour le salut de Iustinus Iulius Paris, qui a acquitté ce vœu de bon gré, comme de juste ». Tutela est une divinité protectrice, parfois à vocation thérapeutique. Elle est ici vénérée par un personnage dont le surnom, Paris, est d'origine grecque.

 

Autel Tutelle 2  lettre 001  
Photo J. Omnès

 

La troisième mentionne l'inscription latine : « VITALIS/BONXI/FIL VSLM», correspondant à « Vitalis, Bonxi filius, votum solvit libens merito. » Ce texte signifie : « Vitalis, fils de Bonxus, qui a acquitté ce vœu de bon gré, comme de juste. »

Toutes ces découvertes sont aujourd’hui conservées dans les réserves du musée du château de Lourdes. La présence de l’autel votif dédié aux Tutelles, divinités des eaux bienfaitrices, vénérées en Aquitaine et dans le Sud-Ouest de la Gaule, montre bien qu’avant les Apparitions de la Vierge à Bernadette Soubirous, les sources bienfaitrices existaient déjà dans la cité bigourdane. Il s’agit probablement de la source de la fontaine d’En bas (dite des Trois becs) qui coulait à proximité de l’église. Autres trouvailles photos ci-après :

presence romaine Dans les réserves du Musée, photos J. Omnès


    

                                             Les deux statuettes romaines de Lourdes

Deux têtes antiques ont été (re)découvertes dans les combles du château de Lourdes à la fin des années 1960. Leur origine est incertaine, tout comme les personnages qu'elles représentent. Si l'une paraît figurer une aristo­crate locale du Ier siècle de notre ère, l'autre ressemble davantage à une divinité. S'agit-il de Mithra ? Il se pour­rait effectivement que cette représentation soit celle de ce dieu d'origine perse dont le culte culmina au IIIe siècle de notre ère avant d'être condamné sévèrement par l'Eglise. Du moins si l'on en croit les analyses que Roland Coquerel, spécialiste de la protohistoire, a publié dans le Bulletin de la Société des sciences, lettres et arts de Pau, (4e série, 1970, t. V) :

                                                                 La tête funéraire

Tête romaine funéraire La matrone de Lourdes. Photo J. Omnès

 

"Comme beaucoup de ses semblables, la tête funéraire du château de Lourdes serait intacte si le nez et le menton, parties saillantes particulièrement vulnérables, n'avaient été tronqués. C'est donc un visage mutilé qu'il nous faut étudier. Il ne fait pas l'ombre d'un doute que nous avons affaire à un portrait ; portrait de femme qu'on a voulu montrer nettement marquée par l'âge, sans ménagement, mais dont les traits du visage, conservant une première beauté, expriment plutôt la bienveillance.  La statue est une belle tête de matrone qui, si l'on se réfère aux visages de femmes d'aujourd'hui, pourrait avoir cinquante ans. Les rides sont nettement marquées des yeux aux tempes, un pli descend de chaque côté du nez, les joues commencent à se relâcher, un double menton encore discret fait son apparition. L'artiste a mis tout cela en évidence par un procédé simple plutôt stylisé mais effi­cace. La dame avait de grands yeux et une bouche aimable, et, si le sculpteur n'a pas menti, la défunte fut jolie. En fait, il est probable que ce portrait représente une femme moins âgée qu'en moderne apparence ; vieillissant beau­coup plus vite qu'aujourd'hui, la dame du portrait devait friser la quarantaine. Selon le mode classique de mise en place des têtes funéraires sur un corps de statue de série, notre tête comporte à la base du cou une prolongation conique d'emmanchement. La dame de Lourdes porte un pendentif à l'oreille gauche seulement. Elle a les cheveux tirés et plaqués sur le crâne, maintenus par deux bandeaux étroits au-dessus du front. Des cheveux tirés horizontale­ment cachent le haut des oreilles. C'est, semble-t-il, lors de la destruction d'une ancienne muraille, rue du Bourg, non loin du château, que fut découverte au milieu du XIXe siècle [cette] tête funéraire de Lourdes. Elle était brisée en deux morceaux d'inégales grandeurs. Leur restitution est rendue visible par une longue cicatrice qui traverse le visage de la joue gauche au milieu du front. Une obser­vation attentive montre une différence de teinte de chacune des parties, qui ne peut provenir que d'une différence de milieux dans lesquels elles ont séjourné isolément pendant plus d'un millénaire ; le fragment le plus petit étant le moins altéré .
    Lorsqu'il nous confia cette précieuse relique, M. Robert nous autorisa à la nettoyer des restes de ciment qui gar­nissaient le   fond  des     rides et des paupières. Nous consta­tâmes, ce faisant, que le ciment ne se trouvait pas sur la petite partie, alors que la grande en était assez fortement chargée. Sans doute utilisée en remploi comme matériau de construction, l'une des parties, la grande, a été noyée dans le béton, quand l'autre s'est trouvée disposée en posi­tion privilégiée, qui l'a protégée. On peut être assuré qu'à l'époque de sa découverte la dame de Lourdes fut aussitôt qualifiée d'impératrice. 
Pour nous, elle restera la patricienne inconnue, matrone de quelque fundus local. La datation pose toujours un problème délicat lorsqu'un objet est découvert en dehors de tout contexte archéologique datable. Cependant, par sa facture, la belle tête du château de Lourdes peut dater du Ier  ou du IIe siècle de notre ère. Mais il est un indice qui vient lever le doute, c'est le bandeau croisé qui orne les cheveux de la dame. Ce bandeau est la réplique de celui qui orne le portrait de la femme de Paquius Proculus, de Pompéi, qui date de Néron. Nul doute que la dame de Lourdes vivait, puis mourut dans la seconde moitié du Ier siècle…   "
 
 

                                                            Mithra ?

Mithra fonds rouge La divinité Mithra ? Photo J. Omnès


La seconde statuette est beaucoup plus énigmatique que la précédente : « Elle fut trouvée par des militaires du génie au cours de travaux de terrassement à l'intérieur du château de Lourdes, il y a plus de cent ans. Aucun relevé de milieu, aucune étude archéologique n'ayant été faite à l'époque, nous ne savons rien d'autre que l'existence de l'objet sur le territoire du futur château fort de Lourdes. Dans son état actuel, la petite tête sculptée ne mesure que 78 millimètres du menton au front ; elle ne nous montre qu'une image très estompée de ce qu'elle fut à l'origine. On y devine un visage plein, plutôt rond, entouré d'une chevelure frisée sur laquelle semble posée une sorte de bonnet phrygien tel qu'on le voit sur les représentations antiques du dieu Mithra. L'arrière du crâne n'a pas été formé et la tête comporte une surface plate ; la base du cou semble avoir été taillée en cône d'assemblage. Nous n'avons là, probablement, qu'un élément d'un ensemble de sculpture historiée dans lequel notre personnage était peut-être la figure principale, une divinité sans aucun doute. Si l'on cherche un rapprochement avec une divinité connue, c'est à Mithra qu'on est tenté d'assimiler la petite tête du château de Lourdes. On sait que le culte de Mithra, venu d'Orient, fut pratiqué couramment en République romaine et qu'il gagna tout l'Empire romain, qu'il fut même l'une des religions que le christianisme eut le plus de mal à vaincre. Le rocher de Lourdes aurait-il été un lieu de culte à ce dieu solaire qui exigeait le baptême du sang ? Le piton rocheux qui surveille si bien l'entrée de la vallée du Lavedan fut évidemment dans l'Antiquité une place idéale pour l'établissement d'une place forte et d'un temple. Y vint-on sacrifier le taureau pour, de son sang, asperger les fidèles ? On n'en pourrait douter s'il était démontré que la petite tête en marbre découverte par les terrassiers du génie est bien une figuration de Mithra. Mais est-ce une figuration de Mithra ? 
Roland Coquerel est décédé en 1991 sans avoir pu élucider ce dernier point. Mais l'hypothèse du culte de Mithra est d'autant plus séduisante que la légende rap­porte que ce dieu est né près d'une source sacrée et que les sacrifices de taureau qui lui étaient rendus avaient lieu dans des grottes naturelles, ou dans des grandes salles dépourvues de fenêtres et baptisées spelœum ou spelunca.

Des sanctuaires de ce type ont été découverts dans diverses provinces romaines. Certains furent convertis en cryptes sous des églises chrétiennes. On rapporte que le Vatican fut ainsi édifié sur l’un des temples dédié à Mithra.


                                                  La statue de Licinianus (Lézignan-environs de Lourdes)

C’est le plus bel exemple de l’art romain dans notre région. Cette statue de marbre blanc découverte à Lézignan au XIXe siècle, représente le supposé fondateur de la villa qui a donné le nom au village qui a suivi : Licinianus. Cette statue se trouve dans les réserves du musée Massey de Tarbes, depuis la transformation de ce musée en musée exclusif des hussards. La tête qui était réalisée à part pour être fixée sur le corps par une tige de fer n’a pas été  retrouvée. 

    sculptureSansTete
Statue de Licinianus, "sculpture en pierre des Pyrénées « Togatus », collection musée Massey, inv. 861.3.1, don de la société Académique en 1861, découverte soit sur la commune de Lézignan au lieu-dit Sendac soit sur la commune de Lourdes quartier Sarsan sur la propriété Pruède. Cliché musée Massey, ville de Tarbes." Texte du Musée Massey. Je n'ai jamais pu accéder aux réserves malgré mes demandes réitérées.

On peut lire dans Bigorre et quatre vallées :

« C'est en 1846, qu'un certain Pruède a trouvé dans son champ, sur le coteau qui domine le village de Lézignan, cette grande statue haute de 1,60m, avec d'autres vestiges aujourd'hui perdus. La découverte de ce marbre qui ornait certainement une villa paraît conforter les hypothèses de la toponymie qui voit dans le nom de Lézignan le résultat gascon du latin fundus Licinianus "domaine rural de Licinius" : à l'égal de la vallée de l'Adour, la région de Lourdes a donc connu cette nouvelle forme d'exploitation rurale que représentent la villa et les mutations sociales qu'elle suppose. »

Dans la carte archéologique de la Gaule d’Agnès Lussault, on peut lire : «  Au quartier Sarsan, en 1846, on a trouvé sur un coteau attenant à la commune de Lézignan près de Lourdes et dans un champ appartenant au sieur Pruède, une statue sur son piédestal en marbre, derrière apparaissent des fragments d'une épaisse muraille. Des briques, des pavés de marbre jonchent le sol. Cette statue funéraire monumentale, privée de sa tête (haut. 1,55m), en marbre blanc, est attribuée au Ier siècle ap J.-C. Elle se trouve maintenant dans les réserves du musée Massey.
Reçu en avril 2017, du conservateur des objets d'art et antiquités, Thibaut de Rouvray, cette copie du dessin venant du fonds Louis Caddau (référence : 8 J 24), Il s'agit d'un dessin de son oncle, l'architecte Latour, représentant la statue antique découverte à "Lézignan".

Reçu en avril 2017, du conservateur des objets d'art et antiquités, Thibaut de Rouvray, cette copie du dessin venant du fonds Louis Caddau (référence : 8 J 24), Il s'agit d'un dessin de son oncle, l'architecte Latour, représentant la statue antique découverte à "Lézignan".

Lezignan ADHP Fds Caddau 8 J 24 dessin Latour  Dessin de Caddau

                                                                           Le bas-relief d’Attis

Suite du texte de la carte archéologique de la Gaule :
« Suite à cette découverte fut mis au jour un bloc rectangulaire en calcaire (0,81 x 0,42m) représentant un Attis funéraire en costume phrygien, la main gauche levée, la main droite ramenée devant le corps. […] Si plusieurs interprétations des vestiges ont été proposées, l'existence d'un tombeau monumental paraît plus vraisemblable que celle d'un temple.

Attis, divinité orientale symbolisant la résurrection est ici représentée sur  un bloc rectangulaire de calcaire de 0,81 sur 0,42 m. En costume phrygien, elle a la main gauche levée et la main droite ramenée devant le corps.

Bust of Attis villa Chiragan 1  Lezignan bas relief

Exemple de sculpture représentant Attis, villa romaine en Haute-Garonne. A droite, le bas-relief trouvé. Cliché Loucrup65. Nous n'avons pu avoir accès aux réserves.Refus de la conservatrice.

Un autel votif

D'autre part, aux alentours des années 1700, on découvrit au même emplacement un marbre sur lequel étaient inscrites les lettres ARRAIO : il pourrait s'agir d'un autel votif, comme nous en avons au Musée de Lourdes.

L’emplacement

On sait  d’après Jacques Omnès (Archéologie des Hautes Pyrénées) qu’une  pierre dressée de 1,6 m de haut environ, au milieu d'un pré se trouvait à proximité de l'emplacement de la découverte de la statue gallo-romaine. Et qu’il y avait une deuxième pierre dans ce même secteur. Renseignements S. Cahuzacq, 1983.  
Précisions de Roland Darré maire de Bouréac (courriel février 2017) :Je pense que cette statue funéraire sans tête a du être transportée à cet endroit, donc le lieu pourrait aussi bien être un site funéraire, qu'un lieu d'habitation que j'aurais eu tendance à situer sur du plat, donc au dessus.
Tout ce quartier s'appelle Sendac, toponyme qui est lui même d'origine gallo romaine,  il devrait donc faire référence à un certain Sendius, comme Bourréac à Burrius, Lézignan à Licinius, mais le domaine de Licinius, ou Licinianus,dans la plaine, est éloigné du site, et donc la statue ne me semble pas devoir être rapportée au domaine de Licinianus,  Si l'on se trouve sur le territoire administratif de Lézignan, c'est parce que le contour de la commune marque une extension vers le nord à cet endroit. Ce contour a été fixé après la Révolution, sans doute pour permettre aux gens de Lézignan de conduire leurs troupeaux sur les terrains communaux indivis situés au dessus. En tant que maire de Bourréac, en 1977, j'avais fait des recherches pour fonder le partage de ces landes (200 hectares) entre Bourréac, Lézignan et Julos, et j'avais fait état devant l'expert ( M. Junquet) de documents d'archive montrant qu'avant la Révolution tous ces terrains communaux étaient dans la réserve des seigneurs de Laloubère (Castelnau et Julos) qui en avaient donné l'usage indivis entre les paysans de ces 3 communautés.
J'ajoute que ma famille possédait une métairie, dite de Sendac, qui a brûlé en 1986, avec 8 hectares, sur la partie "plate",  tout près de cet endroit. Un domaine ne se conçoit pas sans point d'eau, or tel est le cas : sur toute cette ligne de crête, dominant la plaine de Lézignan, il y a des sources et la possibilité de faire des puits, comme c'est le cas à Bourréac et ce jusqu'à Pouts.

  


 

 

                                                                    Les graveurs lithographes et les peintres

 Dessiner en voyageant était une activité courante à l'époque romantique, et représentait souvent un travail essentiel pour bon nombre d'artistes qui écrivaient également des notes sur leur déplacements. Cette pratique alliait observation, imagination et pouvait servir d’adjuvant" de la mémoire. Un site de gravures anciennes à la bibliothèque de Toulouse : http://numerique.bibliotheque.toulouse.fr/cgi-bin/superlibrary?e=q-100off-general--00-2--0----0-10-DV--4-------0-1l--10fr-Zz-1---16-about-Vues+anciennes+Zz-Zz-+France+Zz-Zz-+Lourdes+%28HautesZz-Pyr%c3%a9n%c3%a9es%29+Zz-Zz-+19e+si%c3%a8cle+--00-3-1-00-0-0-00-0utfZz-8-00----&a=q&q=Frossard%2c+Emilien+%281802-1881%29&fqf=DO&qt=0&t=0&r=1#.U5M7S4uKA88

Les artistes peintres et graveurs français et étrangers des Pyrénées (par ordre alphabétique) :

Thomas Allom (1804-1872)
Marie-Alexandre Alophe (1812-1883)
+Dominique Baron (1816-1885)
+Hortense de Beauharnais (1773-1837)
+Rosa Bonheur ou Auguste Bonheur (1824-1884)
+Louis Buffin (1884-1929)
+Léonce Chabry (1832-1882)
+Jules Coignet (1797-1800)
Marianne Colston (1792-1822)
Alfred Dartiganave
+Alexis Daligné de Fontenay (1813-1892)
+Emile-Charles Dameron (1848-1908)
+Charles-François Daubigny (1807-1878)
+William Didier-Pouget (1864-1959)
Gustave Doré (1833-1883)
+Jules Dupré (1811-1885)
+Hector d'Espouy (1854-1929)
+Abel Fabre (1846-1922)
RL Gale
+Victor Galos (1828-1879)
+Jacques Gamelin (1739-1803)
Gavarni ou Guillaume-Sulpice Chevalier (1804-1866)
H. de Gourcy
Gorse
Victor Hugo
+Eugène Isaby (1803-1886)
Louis-Julien Jacottet (1806-1880)
+Alexis Victor Jolis
+Joseph Latour (1807-1865)
Louis-François Lejeune (17755-1848)
Jouas
Eugène de Malbos
CH Maurice
Frédéric Mialhe (1810-1858)
+Antoine-Ignace Melling (1763-1831)
E. Pinguet
+Théodore Richard (1782-1859)
+Joseph Roques (1754-1847)
+Théodore Rousseau (1812-1867)
Eugène Sadoux
Louise-Joséphine Sarazin de Belmont (1790-1870)
Franz Schrader (1844-1924)
+Léon Soulié (1804-1862)
Taylor
Lancelot Turpin de Crissé (1782-1859)
Villeneuve
Eugène-Emmanuel Violet-le-Duc (1814-1879)
+Edmond Yarz (1845-1920)
+Achille Zo (1826-1901)

Ceux qui n'ont pas de croix sont repris ci-dessous, liste par odre alphabétique :        

Thomas Allom (1804-1872)                    

Thomas Allom (né en 1804 à Londres et décédé en 1872 à Barnes) est un peintre-dessinateur illustrateur anglais, fondateur de la future « Royal Institut of British architects », car il était aussi architecte. Il est connu en France pour ses dessins topographiques, utilisés pour illustrer des livres de voyage. Grand voyageur lui-même, il a parcouru l’Europe et le Moyen et l'Extrême Orient, et bien sûr la France et les Pyrénées. Il en est sorti de ce passage dans nos montagnes, un album de 16 planches lithographiques édité par Laffont en 1840.  Ces dessins étaient généralement lithographiés par J. Kernot.

On lui doit aussi des illustrations  pour  La France au XIXe siècle, de Charles-Jean Delille, 3 vol., en 1850, chez Fisher à Londres et à Paris chez H. Mandeville.



Thomas allom 1840 1Gavarnie

Double pont de Scia Double pont de Scia

T Allom

Un cabaret pyrénéen, lors d'un orage

T Allom 5
 Luz-Saint-Sauveur


 
 

Marie-Alexandre Alophe

alias Adolphe Menut est né à Paris en 1812. Il a très tôt été intéressé par l’art graphique sous tous ses aspects : peinture, dessin, lithographie puis  photographie. Elève de Paul Delaroche, il a eu un succès commercial rapide par la multiplicité de ses portraits d’hommes célèbres et d’artistes de l’Opéra de Paris. Ce sont succédés sous son œil averti,  Marie Pleyel, Louis Colet, Ledru Rollin, Maria Taglioni, le couple impérial à l’Opéra, Victor Hugo, etc.
En peinture, il était apprécié pour ses scènes de genre, comme L’amoureux qui perd sa perruque.

En Bigorre-Béarn où il se devait d’aller comme la plupart des Romantiques de son époque, il ramena de nombreux carnets de scènes et de personnages pittoresques, alors en vogue à cette époque. De nombreuses planches servirent comme illustration pour la revue l’Artiste ou pour des albums de Souvenirs des Pyrénées avec un certain nombre de planches lithographiques.  Les plus connues sont : Retour de la moisson, Montagnard espagnol, Femme de la vallée de Campan, Jeunes filles des Eaux–Bonnes et celles que nous reproduisons ci-dessous dont les actions se passent surtout en vallée de Barèges. Le thème de la route vers le marché, à cheval ou à dos d’âne est un thème récurrent chez les Romantiques pyrénéistes. Il a été repris par Gavarni, Gabard et bien d’autres. M-A Alophe est décédé à Paris en 1883.

 

 Alophe femme quenouille Alophe Patre 2
Femme à la quenouille                                                          Barégeois en route vers le marché

Alophe Patre 1    Alophe-the-flirting-man-is-loosing-his-wig
             Le pâtre                                                      Le séducteur et sa perruque, huile 61X40 cm




Marianne Colston (1792-1865)

Litho tirée du journal de Voyage en France 1821-1822 avec 27 planches: 

Colston Marianne  Marianne Coltson 1823
Le pont Vieux à Lourdes, en arrière-plan le château. Cette "litho"  eut un grand succès. Une discussion au sujet des toits en tuiles (rouge des maisons sous le pont et sur le château) a eu lieu sur des sites Internet : fantaisie de l'auteur ou réalité historique ? À droite, la montée de Luz en chaise à porteur.



Alfred Dartiguenave (1821-1885)

Il est l'auteur de nombreuses planches lithographiques de couleur,  dont celles exécutées pour l'album Costumesdes Pyrénées vers 1850.

Alfred Dartiguenave  Dartiguenave-Contrebandiers aragonais
Famille barégeoise. On peut constater que l'enfant est pieds nus dans la neige. Façon de l'artiste de montrer la pauvreté de ces gens ? À droite, contrebandiers aragonais, figure récurrente de l'imagerie romantique.


 

Gustave Doré (1833-1883)
Gustave Doré a illustré l'ouvrage d'Hippolyte Taine de 1873, Voyage aux Pyrénées. Ce livre a été réédité en 2002, par les éditions Monhélios. Ces illustrations ont été reproduites dans leur format réel.


Doré-Luz

                                                                                                   Luz-Saint -Sauveur, l'église Saint-André

Doré-Isaby
                           La légende du lac d'Isaby

Doré-Lourdes
                              Lourdes, le château


Doré chateau Luz 001                                                                                                     Château Sainte-Marie à Luz




Godefroy Engelmann
(1788-1839)


Cet artiste dessinateur et imprimeur-lithographique né à Mulhouse, état élève de Regnault à Toulouse en 1808. Il est l’inventeur en 1836, de la chromolithographie et d’un Cours complet d’étude de dessin. Il travailla sur plusieurs planches du célèbre Voyages pittoresques et romantiques de l’ancienne France de Taylor et Nodier et en particulier sur le tome 3, le Languedoc. Ci-après litho sur Lourdes.Godefroy Engelmann (1788-1839)
Cet artiste dessinateur et imprimeur-lithographique né à Mulhouse, état élève de Regnault à Toulouse en 1808. Il est l’inventeur en 1836, de la chromolithographie et d’un Cours complet d’étude de dessin. Il travailla sur plusieurs planches du célèbre Voyages pittoresques et romantiques de l’ancienne France de Taylor et Nodier et en particulier sur le tome 3, le Languedoc. Ci-après litho sur Lourdes.

Engelmann 2 Godefroy Engelmann



R.L Gale

Gale
Lourdes, vue de la route de Tarbes. Litho de 1833, publiée dans le monunental Voyages pittoresques et romantiques dans l'anciene France par Taylor et Nodier, 20 vomumes de 1828 à 1878, fleuron de la lithographie romantique. coll. Musée pyrénéen



Gavarni (1804-1866)

Gavarni de son vrai nom Guillaume Sulpice Chevallier est né à Paris en janvier 1804. Influencé par son oncle peintre et graveur, il prend très tôt, goût pour le dessin classique et le dessin industriel. Son penchant pour les mathématiques le fait entrer au Conservatoire des Arts et Métiers. Après la réalisation de  quelques œuvres mineures, il part en 1825, pour Bordeaux, invité par un éditeur lithographe. Quelques mois après, il  quitte Bordeaux pour un voyage en direction des Pyrénées qui l’attirent et dont est originaire l’un de ses amis. Hébergé par le responsable du cadastre de Tarbes Monsieur Leleu, ami des Arts et des Lettres, sa situation précaire s’améliore et surtout il voyage avec ce dernier qui doit inspecter les cadastres de la région. Et c’est ainsi qu’en 1826, il se rend à Bagnères, Campan, Lourdes, et remonte la vallée d’Argelès jusqu’à Gavarnie. Il va même jusqu’à Torla et Ordesa par le Boucharo. Il dessine, prend des croquis de paysage, de personnages et de monuments, traverse le Béarn, le Pays Basque. Amoureux de ces régions il multiplie les courses : pic du Midi, mont Perdu, avec un goût prononcé pour la spéléologie. Il ne rentre à Paris qu’en mai 1828. Il y éditera un album de vingt-quatre lithographies en couleur appelé Montagnards des Pyrénées françaises et espagnoles. C’est alors qu’il prend le pseudonyme de Gavarni (sans e) tant par son attirance pour cette région qui l’a marqué à jamais que par souci commercial : les « superbes horreurs » de ces montagnes lointaines et leurs eaux bénéfiques sont alors a la mode auprès des romantiques. Il collabore à l’illustration de nombre de revues, comme l’Artiste, la Caricature, et surtout le Charivari .Après un mariage malheureux en 1844, il part s’installer à Londres en 1847, revient à Paris en 1851, et redessine pour plusieurs journaux, dont le Paris. Il décède en novembre 1866 à Auteuil.

 Parallèlement à son métier de peintre, d’illustrateur et d’auteur de quelques ouvrages au succès mitigé, il ne cessa de s’intéresser à la mécanique et tel Léonard de Vinci  il inventa de nombreuses machines qu’il croquait sur ses carnets.

 

 gavarni 4 001                Gavarni autoportait 001

 

                  Un Barégois, planche 14                                                        Autoportrait 1842


À propos de cette planche à gauche (la 14) voici ce qu’écrit l’un de ses critiques : « Cette illustration apparait comme particulièrement remarquable par les oppositions et les recherches de contrastes qui, en contrepoint, arrivent à rendre palpable l’élément sécurisant du professionnel et le comportement néophyte du touriste. Les différences vestimentaires et de positionnement,, les tailles respectives des deux personnages, leurs attitudes réciproques, l’ampleur du geste du guide dressé au-dessus de l’horizon et l’aspect ramassé du touriste en contrebas , tout concourt à faire de cette scène un modèle du genre. Elle s’appuie aussi sur la dysmétrie caractérisant la mise en place des principaux éléments de l’espace : netteté, vigueur du socle rocheux du premier plan, se détachant par un décalage particulièrement réussi sur les lointains estompés des bas-fonds. Ainsi, chaque détail se juxtapose pour suggérer la difficulté de l’ascension, impression qui, en retour, vient au renfort de la perspective. » Il ne donne aucun précision sur la qualité du client : civil ou militaire ?


gavarnie2 001       Gavarni 3 001

Lithographie : église Saint-Pierre de Lourdes, démolie en 1906             Aquarelle :  le cirque de Gavarnie

Gavarni 001           gavarni 5 001
               Jeune fille de Luz                       Rixe entre un berger toy et un berger probablement aragonais (à droite)


gavarni
         Musée Massey. Etudes d'enfants bigourdans

gavarni Au marché 001
Barégeois en route vers le marché



H. de Gourcy

Ayant trouvé cette gravure chez un antiquaire parisien, je l'ai offerte au musée pyrénéen, vers 1970. Il semblerait qu'elle ait été gravée d'après une photo de l'époque

H. de Gourcy

Ayant trouvé cette gravure chez un antiquaire parisien, je l'ai offerte au musée pyrénéen, vers 1970. Il semblerait qu'elle ait été gravée d'après une photo de l'époque

H de Gourcy
                                                                           Lourdes vu du quartier du Lapacca.


 

Gorse Pierre et André

Pierre Gorse 1816-1875). Originaire de Gironde, il s’installa à Pau où il se maria en 1846. Amoureux des Pyrénées, il les  parcourra de long en large et en ramènera nombre de croquis qui lui serviront à la réalisation de planches lithographiques. Le romantisme, alors à la mode et à la recherche d’émotions fortes et nouvelles, l’amènera  aux endroits les plus prisés de l’époque : Cauterets, les Eaux Bonnes, Barèges… L’opposition entre les sombres abimes et les clartés des rayons du soleil, des névés et de l’écume des eaux rugissantes  le poussera à travailler en camaïeu, sur une feuille préalablement imprimée d’un aplat bistre. En plus des paysages, nous lui devons  un ouvrage de 24 planches représentant les costumes de l’époque, par région. Son principal imprimeur-éditeur sera la maison Vignancour de Pau (1). Certaines œuvres seront vendues au profit de l’œuvre de restauration des Sanctuaires de Bétharram. Son fils André continuera l’œuvre du père en exposant des sujets pyrénéens au Salon de 1870 à 1880.

(1) Devenu Marrimpouey 
  

  Gorse Cauterets   La raillère Gorse

Gorse Bétharram       Gorse vallée de Lourdes 12 042
Ces deux oeuvres ont été vendues au profit de la restauration des sanctuaires de Bétharram. La vue de droite représentant le pont Neuf (à gauche la route pour Lugagnan) a été prise de la hauteur de l'hôtel Montaigu à cette époque hermitage Saint-Louis.

Les costumes
Gorse Barèges   Gorse Saint-Sauveur Gorse Gavarnie 

 
Gorse chasseur disards
                                       Chasseurs d'isards, les chasseurs- touristes sont à l'arrière-plan

Gorce grotte 
La grotte des Apparitions de Lourdes, vue de l'esprit : le chemin des lacets etant bien plus abrupt.  

 



James Harding

Britannique, issu d’un milieu d’artistes James Harding, se consacra très tôt au dessin et à l’art de la lithographie (1820). Devenu professeur de dessins il se lie d’amitié avec le critique d’art John Ruskin et l’imprimeur Charles Hullmandel. Mais nous le connaissons surtout pour ses types de personnages qu’il n’a cessé de croquer lors de ses nombreux voyages, notamment en France et principalement dans les Pyrénées, alors à la mode chez les Romantiques. On lui doit une partie de l’illustration de l’ouvrage de Taylor et Nodier : Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France. Ces lithos de paysans et citadins ont souvent en arrière- plan, un bâtiment connu des lieux. Ce qui permet de fixer rapidement la région évoquée. Les deux lithos dessous viennent de l'ouvrage The costumes of the French Pyrenees, 1832, Londres.


James Duffield Harding04 James Harding, cliché Wikipédia


James Harding 1832 Argelès   Harding 2

         Habitant de la vallée d'Argelès, habitant de Lourdes, d'après un croquis pris sur place par J.Johnston, 1832



 
  Victor Hugo

Victor Hugo avait pris l'habitude de tenir un carnet dès 1821. Ses dessins de voyage accompagnent lettres, manuscrits et notes. Il réalisait ses dessins souvent après ses voyages. Dessiner permettait à V. Hugo de capter une vision pour entrer en correspondance avec une "rêverie intérieure", Il s’exprimait ainsi dans Voyage dans les Pyrénées : "Je marchais dans la montagne sans trop savoir où j'étais ; peu à peu le paysage extérieur, que je regardais vaguement, avait développé en moi cet autre paysage intérieur que nous nommons la rêverie ; j'avais l'œil tourné et ouvert au-dessus de moi, et je ne voyais plus la nature, je voyais mon esprit.

Son voyage dans les Pyrénées en 1843, est intitulé Voyages vers les Pyrénées dans les éditions Philippe Lebaud, 2001 (sans illustration) et Voyages aux Pyrénées de Bordeaux à Gavarnie aux éditions Cairn (12 illustrations). Il avait inventé pour ses encres d'illustration, des plumes faussées crachant l'encre, des allumettes cassées, des pochoirs et mélangeait ses encres avec du café noir pour vieillir ses tâches et donner de la nuance dans les tonalités.

Victor Hugo LuzTempliers                                                                                                    Eglise de Luz


Victor Hugo    Victor Hugo2

                                      Croquis 1843, église de Luz et ruines du château Sainte-Marie

 



Jacottet Louis-Julien (1806-1880)

Auteur de Souvenirs des Pyrénées en deux tomes, le second volume représenté ci-dessous, comprend 51 lithographies.

Jacottet Luz église 2 Jacottet Gavarnie
Eglise de Luz, le départ pour le Bergons avec les chaises à porteurs. La grande cascade de Gavarnie

Jacottet Chasse à lisard Jacottet pas de léchelle 2
Chasse à l'isard, Pas de l'échelle à Barèges

Jacottet lac de Gaube 2
Lac de Gaube
                                      
                                             Jacottet St Savin 2
                                                                              Saint-Savin, place du Trey
                                                                                                                           

Gavarnie hôtel0001 2
Hôtel des voyageurs à Gavarnie, dessin de Jacottet, 1837

Gedre JacottetGèdre et sa tour-clocher
.



Alexis-Victor Joly (1798-1874)

Né à Paris, élève de P. Mongin, ce peintre et lithographe participa à  l’illustration de l’ouvrage de Taylor et Nodier : Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France de Taylor et Nodier . Volume 3 Languedoc. 

A Joly Gavarnie-cascade



Jouas (1866-1942)

Né au faubourg Saint-Antoine à Paris,autodidacte, il fréquente plusieurs ateliers, dont celui de Georges Clairin, élève d'Isidore Pils, et de Henri Regnault, où il s'initie à la peinture. Il travaille à des décors d'opéra avec Auguste Rubé et Chaperon. Il participe à la décoration du théâtre de Tours. et  s'oriente vers le dessin.
Il réalise un cahier d'aquarelles destinées à illustrer Le Maroc de Pierre Loti, en 1896, et rencontre Henri Beraldi, grand bibliophile et éditeur. Beraldi voit de suite le talent du jeune homme et le parti qu'il peut en tirer. Il le charge d'abord d'une série de dessins de Paris, puis l'illustration des Poèmes parisiens d'Émile Goudeau.
Une longue collaboration s'engage entre eux. Henri Paillard  grave les dessins de Jouas. En 1897, ils se retrouvent avec Beraldi dans les Pyrénées, à Luchon. Ils entreprennent de longues courses, dont il ramène de nombreux dessins. Jouas manifeste une originalité certaine dans le choix de ses vues, évitant les clichés répandus par la lithographie et les estampes. Il présente au contraire des sites inédits. Son grand projet est d'illustrer la monumentale chronique du bibliophile : Cent ans aux Pyrénées.  Mais l'ouvrage paraît sans les illustrations, à l'exception des vignettes qui ornent les couvertures des sept volumes : les portraits de Ramond, Lézat, Russell, Nansouty, Schrader, Chausenque, Peytier et Hossard.
Il illustre aussi des ouvrages de bibliophilie, dont La Cathédrale de Joris-Karl Huysmans, La Cité des Eaux de Henri de Régnier ou le Vauban de Daniel Halévy. Il se met à la gravure, et devient président de la section Gravure de la Société nationale des beaux-arts. Il expose entre 1915 et 1920 dans la galerie Chaine et Simonson, rue Caumartin.
Un grand nombre d'œuvres de Charles Jouas est conservé au Musée pyrénéen de Lourdes : le fonds Charles Jouas comprend 127 dessins et aquarelles, l'artiste ayant entretenu relations et correspondances avec le fondateur et premier conservateur du musée, Louis Le Bondidier. Le musée Carnavalet de Paris conserve de son côté des vues de Paris de 1905 et 1906, dont des vues des chantiers du métro.

Jouas




Eugène
Lejeune (1775-1848)

Lejeune Gens de Barçège
Vieux costumes bigourdans, d'après un dessin d'Edmond Sewrin


Eugène de Malbos

de Malbos
Lourdes vu du Sud, 1835



CH Maurice

Il est l'auteur de 50 costumes des Pyrénées en 25 planches de deux lithos chacune. Réalisation vers 1850. Certain retirage ont été réalisé en colorié, voir ci-dessous.

Maurice Cauterets


Maurice Barèges

CL Maurice 2 CL Maurice



Pierre-Toussaint-Fredéric Mialhe
(1810-1868)

Dessinateur, peintre et lithographe Frédéric Mialhe est surtout connu pour ses séries de lithographies sur Cuba. Il a cependant pu réaliser comme de nombreux artistes de son époque une série de vues,  pour illustrer son "Excursion dans les Pyrénées" ainsi que quelques tableaux sur Bordeaux. Dans sa série de lithographies pittoresques pyrénéennes de 1837, nous avons cette brèche de Roland vue de Gèdre, ainsi qu'une rare vue sur les moulins du Lapacca à Lourdes et sur le château.

Frederic Malhe.



224095chteaulourdesMialhe2
Lourdes Le Lapacca, pécheurs réparant leur filet,  vue sur le château

Mailhet 1836
Le pont vieux de Lourdes et le château



Barèges
Barèges

Sain Savin
Saint-Savin

Son album de 100 lithos, coproduit avec E Dandiran de 1837 dédié au duc de Montpensier  :http://numerique.bibliotheque.toulouse.fr/collect/general/index/assoc//ark:/74899/B315556101_RA19_000164.dir/flipbook/HTML/index.html

 



William Oliver


 william Olivier 1843 William oliver 2
Lourdes                                                                                     Luz
William oliver 
le cirque de Gavarnie

                          William Oliver



E. Pingret

Il est l'auteur de Costumes des Pyrénées, vers 1850. 12 planches lithographiées en couleur.
Ci-dessous, gens de" la vallée de Barège." Certains contours blancs ont été enlevés pour agrandir le sujet.

 
Pingret contrebandier  Pingret 1 5
                        Contrebandier


Pingret 2         Pingret 3 4


 
Eugène Sadoux (1841-1906)

Originaire d’Angoulême il fut un grand lithographe et graveur à l’eau forte, dont il étudia les techniques à Paris. Très bon observateur, il a su reconstituer les paysages et bâtiments qu’il rencontrait lors de ses voyages pour l’illustration de nombreux ouvrages bien connus, comme Le Magasin pittoresque », « Le Monde illustré », « l'Illustration ».

Sur le plan régional, nous le connaissons surtout pour avoir agrémenté par plusieurs vignettes, l’ouvrage de Paul Perret : Les Pyrénées françaises : Lourdes, Argelès. Cauterets, Luz, Saint-Sauveur. Édition, 1881.

Sadoux Beaucens 2
Sadoux Luz église 2   Sadoux Ermitage 2



Louise Joséphine Sarazin de Belmont (1790-1870)

Paysagiste française (1790-1870), elle est l'auteur de nombreuses toiles et  lithos, dans la veine romantique, des paysages et ruines du Pays des Vallées des Gaves. L'album de lithographies a été édité en 1833. 

 Sarazin Saint Savin 

Sarazin 0
                                                            Saint-Savin au musée de Bagnères      L'abbaye de Saint-Orens 1833, tel que l'on pouvait la voir en contrebas, avec sa façade ouest et ses quatre baies.




 Sarazin 2   Sarazin 3
    Tableau, cirque de Gavarnie, musée d' Angers                 Tour de Vidalos  1833

  


Franz Schrader


Franz Schrader

 


Taylor

taylor

Le Vignemale et le glacier des Oulettes



Lancelot Turpin de Crissé (1782-1859)

Né à Paris. Peintre d'histoire, de scènes de genre, de paysages et d'architecture, ancien chambellan de l'Impératrice Joséphine après son divorce avec Napoléon. Après de nombreux séjours en Europe et spécialement en Italie, il réalise une série de souvenirs du Vieux Paris.

Lancelot Theodore Turpin De Crisse Photo Google

Lancelot
Dessin 50, 9X72,1 cm Mine de plomb, plume, encre brune. Pèlerins se rendant à Héas se reposant au Lapacca à Lourdes. Musée pyrénéen

Lancelot 2 Détail de Loucrup.fr
Le bâtiment au fond à gauche pourrait être la tour du moulin fortifié de la Coustète.



Villeneuve

Il a participé à la réalisaton de planches de l'ouvrage Voyages pittoresques et romantiques de l'ancienne France de Taylor et Nodier. Tome 3,  le Languedoc.


litho villeneuve 1833
Villeneuve 1833. Vue du Gave sur le château de Lourdes

 

Villeneuve 2
La même tirée de l'ouvrage.



 

Viollet Le Duc (1814-1870)

Il n'a que 17 ans quand il vient pour la première fois dans les Pyrénées avec son ami d'enfance Emile Millet . 

C'est en 1833 qu'Eugène Viollet-le-Duc du 4 mai au 15 septembre à l'âge de 17 ans, avec le musicien son ami d'enfance, Emile Millet, fait un voyage qui les conduira des châteaux de la Loire, des côtes de l'Océan, aux Pyrénées et au Languedoc. Il y reviendra 27 ans plus tard. Un album de ses oeuvres 175 aquarelles, a été réalisé par les Amis du musée pyrénéen à l'initiative de Pierre Caillaud Lamicq.Voyage dans les Pyrénées de Viollet-le-Duc. C'est à pied qu'il a visité toute la chaîne des Pyrénées.



dessin espelugues viollet            

  
Dessin à la plume de Viollet le Duc  représentant les Espélugues


Viollet le duc 
Lavis de sépia daté de juillet 1833, représentant les ruines de l'abbaye Saint-Orens. Au premier plan, les contreforts du Viscos, avec pour fond le Cabaliros.

Viollet le Duc 2 Le Lavedan


Viollet le Duc  Viollet leDuc 3

                                                                                                                                     Gavarnie




Cascade        Viollet le Duc3


 


                                                                                         Les caricaturistes
L'Assiette au beurre 
L’Assiette aux beurre, la célèbre revue du XXe siècle a, durant des décennies, critiqué les travers de la société, par de superbes dessins. Les grands noms de la peinture ont participé à la réalisation de planches lithographiques comme Van Dongen, Benjamin Barbier, Félix Valoton. Ce qui est moins connu, c’est la participation en 1901, d’Hermann-Paul (1864-1940) à un numéro spécial sur Lourdes, le 22 avec 15 caricatures. Un site : http://www.assietteaubeurre.org/lourdes/lourdes_f1.htm


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Peintre dessinateur et graveur, Hermann-Paul est surtout connu pour ses caricatures dans les journaux satiriques de la Belle Epoque dont Le Cri de Paris, Le  Canard sauvage et L’assiette au beurre .  Cette caricature à droite, tirée du numéro spécial sur Lourdes (No22) de 1901 de tendance anarchiste,  a été réalisée comme les autres,  sur place, ce qui donne une véracité et une force au dessin.  Ici, nous sommes rue de la Grotte, face à l’avenue du Paradis, on voit la silhouette du château fort en arrière-plan. Dans les autres dessins, les ecclésiastiques  son croqués comme d’opulents personnages  et les malades deviennent des objets utilitaires pour la rédemption des  bretelles (hospitaliers).

Zola et Lourdes

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Zola par  la revue Le Pèlerin 1923.        Zola à Lourdes en 1898, vu par Stenlein illustrateur dans Gil Blas, pour l'ouvrage Lourdes.


Lourdes caricature Caricature sur l'eau de la source.

                                       Les Peintres    (par ordre alphabétique)

Albert Abadie
Illustrateur, originaire de Viger, auteur de Paysan de montagne.

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Dessins exposés au moulin de Boly à Lourdes. La cité au temps de Bernadette.




Louis Amalvy (1918-2003)

Ce peintre provençal  a été pensionnaire de l'hôtel de la Cascade à Gavarnie. Peinture sur bois décorant la salle à manger de l'hôtel.

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Portrait de H.Russel. Au-dessus, promenade vers le Cirque de Gavarnie. Photos J. Omnès


Pierre-Charles Baldi (Labadie) (1919-)
Nous devons à Pierre Baldi, coloriste affirmé, les magnifiques tableaux du chemin de croix de l’église de Cauterets, ainsi qu’une toile au musée du trésor de Saint-Savin. Élève de l’école des Beaux-Arts de Bayonne et de Tours (1947-1952), il enseigne la peinture dans cette dernière ville, puis au Canada (1953-55). Ce n’est que vers 1980, qu’il se tourne vers l’Art sacré et travaille pour de nombreuses églises. En tant que peintre de lumières, il ne pouvait pas rester hors du mouvement des gemmistes. Il obtient le prix de la Biennale du Gemmail de Lourdes en 1997 où il expose, tant au musée de la rue de la Grotte, que dans celui des Sanctuaires (1999). Une rétrospective de son œuvre lui a été consacrée par la ville de Biarritz qui possède un de ses triptyques (Hommage à Biarritz, 1996) à l’église Sainte-Eugénie (2008). Son atelier se trouve à Anglet. Nous avons pu le rencontrer à  la mairie de Saint-Savin en 2013, où il est venu exposer quelques-unes de ses œuvres, grâce à l’Association Vivre dans les Pyrénées.

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                                                                    La scène, église de Cauterets.Photo J. Omnès


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                                     Chemin de Croix, église de Cauterets. Photos J. Omnès

 



Henri Borde (1888-1958 Tarbes)

Sylvio Brianti le fait naître en 1881. Pour notre région on peut citer une sculpture en ronde bosse, en hommage à Paul Mieille qui se trouvait en 1935 à Saint-Savin (où ?) et déplacée à Tarbes au parc Bel Air. La toile Le marché bigourdan se trouvait (se trouve encore ?) au musée Massey ; l'aéroport abrite L'exploitation des marbres et forêts, rescapé du triptyque commandé en 1930, par la Chambre de commerce. Le musée pyrénéen de Lourdes abrite de son côté, 8 dessins concernant des portraits de paysans,dont le portrait de Cagot et des paysages.


Borde Henri
Photo Google


enfant Henri Borde Henri Borde 2


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                                                       Portrait de Cagot, musée pyrénéen, Lourdes. Photo J. Omnès

 

Henri Borde 1  Salle de réunion Ariane à l'aéroport de Tarbes-Ossun-Lourdes

Henri Borde 6                                                      Exploitations de marbres et forêts. Photos J. Omnès                      


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Deux dessins déposés dans les réserves du château fort de Lourdes (sur les huit). Photo J. Omnès

                                                                                     
Lucien Briet                                                    

Louis-Jules Buffin

Hervé  Butel



Pierre Carrier-Belleuse (1851-1932)
Né le 28 janvier 1851 à Paris, Pierre Carrier-Belleuse est mort le 29 janvier 1932 également à Paris. Il fut élève de son père Albert-Ernest Carrier-Belleuse, puis d’Alexandre Cabanel. Après son exposition au salon de 1875, il reçoit une mention à celle de 1897, et obtient une médaille d’argent à l’exposition universelle de 1889. Habitué aux grandes fresques, dont celle de Jeanne d’Arc, puis celle de Lourdes, il réalise avec une vingtaine d’artistes Le Panthéon de la Guerre, panorama exposé aux Invalides en 1918. Ce dernier a été détruit en 1960.

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Pierre Carrier-Belleuse. Cliché Loucrup65 Egalement sculpteur il a réalisé ce buste en terre cuite (60 cm de haut) de Théophile Gautier, exposé au musée Massey de Tarbes.


 Le Panorama de N-D de Lourdes

En 1881, Pierre Carrier-Belleuse, fils du sculpteur officiel de la cour de Napoléon III, a réalisé dans un atelier de la rue Daumesnil, à Paris, une immense fresque sur les Apparitions de Lourdes, avec pour scène principale le miracle du cierge du 7 avril 1858. Le point de départ de cette fresque a été la lecture de l’ouvrage à succès d’Henri Lassère, suivi par la prise sur place de nombreuses esquisses par « ses » peintres, associés autour d'une Société Anonyme, la SA du Panorama. La journée du 7 avril 1858, est appelée la journée du miracle du cierge; celle où Bernadette en transe, est insensible à la flamme de son imposant cierge. Sur la toile, la petite voyante sera entourée de près de 500 personnes, dont certains personnages locaux reconnaissables. L’environnement sera représenté par le château et les montagnes. Il n’a pas été dévoilé d’où venaient les modèles des costumes traditionnels bigourdans.
Sur place, à Lourdes, après l’achat du terrain en 1881, près des sanctuaires, à un photographe toulousain, Joseph Provost, on commença la construction de l’immense bâtisse circulaire en bois, pendant qu’à Paris, l' imposante équipe de peintres se penchait sur le travail.
Parmi ceux-ci; il y avait : Léon Flanneau, Henri Gervex, Henri Chevalier, Johann Marx, Eugène Carrière, Armand Apoil, Emile Renard, Emile de Specht, Ernest Hareux, Albert Dagneaux, Charles Giraux et Jules Delaunay.
La toile de 125 mètres de long sur 6 mètres de haut, une fois terminée, fut enroulée, transportée par train à Lourdes. Puis après son installation, elle fut inaugurée le premier avril 1883. Mais, vu les difficultés financières de la Société Anonyme, dont les actionnaires perdirent leurs fonds lors de la mise en faillite en 1884, le terrain et la fresque deviendront propriété du photographe-homme d'affaires Joseph Provost, puis de sa famille, dont le neveu J-J Lassère qui la vend vers 1942, à un hôtelier Lourdais. La gestion et l’entretien de la toile s’avérant déficitaires, le tout fut démonté en mars 1956, pour construire à la place du bâtiment en bois, l’hôtel du Panorama. Abandonnée dans les combles de l’hôtel,  la toile retrouvée en mauvais état, devint par petits morceaux, propriété de la Ville, fin 2008. Elle la stocka dans un entrepôt communal. Il semblerait que d’autres morceaux récupérés par une tierce personne se trouvent de temps en temps en vente sur E-Bay. Aucune restauration et exposition à ce jour n’ont été envisagées par la municipalité.
Ainsi disparait lentement "cet exceptionnel document pictural constituant sans doute la dernière manifestation d'une prise en compte  encore artistique de la spécificité pyrénéenne" Jean-Pierre Thomas. 
La scène principale : Bernadette devant la grotte se trouve dans le hall de l’hôtel du Panorama. Photo ci-jointe provenant de la toile de l'hôtel du Panorama :
    
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                    Un pasteur 


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 Le docteur Dozous encadré par le maire et le commissaire.                                   Bernadette et son cierge


 

Jean Cambon (1912-2012)
Peintre paysagiste, de veine académique, il devint professeur de dessin, exposant surtout à la galerie tarbaise Dubernet.Grand prix des Amis des Arts en 1953, il ne cessa de peintre la Bigorre jusqu'en 1980. A partir de cette date, il se consacra pour l'Académie des Hautes-Pyrénées et l'Académie de Lourdes à la recherche sur Arnaud Guilhem (1981), Jean-Pierre Maransin (1991) et Louis Capdvielle, un compatriote  dont il réalisa une monographie en 2001. Quelques-unes de ses toiles se trouvent à Saint-Pé-de-Bigorre. Il a été honoré de l'ordre du Mérite en 1972.

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Cambon            
                       
Cambon christ

Cambon atelier

Cambon 4  Mis en vente aux enchères sur E Bay     




Louis-Antoine Capdevielle (1849-1905)
Peintre lourdais, fils d’un modeste ardoisier, il est pris très jeune sous la protection d’un magistrat de la ville, subjugué par son talent en dessin. La municipalité lui offre une bourse d’études lui permettant de se perfectionner à Paris, à l’atelier de François Millet. Il devient ensuite l’élève de Cabanel et de Bonat. Il obtient un premier prix au salon des artistes français. Admirateur de Courbet et de son réalisme, il se lance, après une série de portraits, dans les scènes de genre qui nous valent Le rémouleur et La fin de Nana.
Les Pyrénées lui manquent, il revient à Lourdes, en 1890, après 24 ans d'absence. Puis, ce sont les grandes compositions où les petites gens sont mises à l’honneur : Une noce à Laruns, Le pèle-porc, Le repas du tailleur de pierre et surtout L’accident dans une carrière qui décore la billetterie du château fort. Ami de Zola, dont il fait le portrait, il est attiré par le réalisme et le socialisme naissants. Peintre « mal pensant » pour certaines autorités locales de l’époque, il décède d’une tuberculose, dans la pauvreté, à l’âge de 56 ans. Sa modeste tombe se trouve au cimetière ancien de la ville. Le buste la surmontant est celui de son père Jean-Marie, également enterré là.
Pour le centième anniversaire de sa mort, l’hôtel de ville a exposé en septembre 2005, dans son hall d’entrée, le célèbre tableau Les Miracles. Le tableau réalisé à Paris en 1887, a été restauré pour cette occasion par le Rotary club (et Magendie de Pau). Ce n’est pas sa seule œuvre empreinte de spiritualité : la couverture de l’ouvrage de Pierre Pène, Lourdes, les secrets est illustrée d’une toile méconnue de l’artiste. Elle représente Bernadette en prière. Enfant (9 ans), Louis Capdevielle avait assisté, avec son père, à l'une des Apparitions de la sainte. Deux toiles de ce peintre émérite sont exposées au musée des Beaux-Arts de Pau. Afin d’honorer dignement le centenaire de sa mort, un très bel ouvrage a été réalisé en 2004, par Jean Cassou, aidé de Geneviève Marsan. Éditions de la Société académique des Hautes-Pyrénées et du Musée pyrénéen.
Un second ouvrage réalisé en 2010, par Pierre Pintat, La légende de la fée du Lac, nom d'un tablaeu nous apporte un nouveau regard sur ce peintre. Pierre est parent de Cyprien Pintat, qui était propriétaire de l'hôtel des Bains à Luz-Saint-Sauveur, où le peintre avait table ouverte et venait souvent exposer.

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Explosion dans une carrière, format réduit (Huile sur toile, 1888 (320 X 260), Entrée Musée pyrénéen. Photo J. Omnès. Les enfants Cazaux-Moutou, huile sur toile 1897 (68  X 90, 5).  Col. particulière Lourdes.


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Bernadette en prière, huile sur toile. (55X48). Col.particulière, Lourdes.    
                                                                          Le Pèle-porc, huile sur toile, 1877 (127X98). Musée pyrénéen. Cette toile rappelle le boeuf écorché de Rembrandt. Cette scène de vie paysanne a suscité de nombreuses discussions au Salon de 1877.        

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La noce à Laruns (Huile sur toile, 1881 (386X 255). Musée des Beaux-Arts, Pau. Catalogue de Jean Cassou

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L'atelier de couture, 1880. Grande toile de 150X 200, coll. privée, Lourdes. Cette composition dans les tonalités sombres a été proposée au Salon de 1880 avec le portrait de la Vicomtesse C. Dans le coin à gauche, la seconde épouse du peintre Lucie.
Photo de droite : La légende de la fée du Lac, 1893, huile sur toile, entrée en collection en 2010. Musée de Bagnols-sur-Cèze.
 Elle a servi à la couverture de l'ouvrage de Pierre Pintat.

Capdevielle   Lacrampe
Accident dans une carrière. Musée du marbre à Bagnères de Bigorre. J.-M.Lacrampe, ancien architecte de Lourdes à la mairie de la ville. Photos J. Omnès

Luz
                       Cette toile Vu de Saint-Sauveur huile de 1,82 mX 2,44m qui appartenait à une famille lourdaise a été acheté en juin 2016 par la ville de Luz pour les thermes de Saint-Sauveur.

Tableau Capdevielle Vue prise du rocher.


 Georges Castex (1860-1943)

Castex
Atelier religieux, Tolouse, 1932.



François Lataste (1812-1900)

L’enseignement artistique au lycée Théophile Gautier a été marqué pendant quatre-vingts ans, par deux fortes personnalités, les Lataste, père et fils. François Lataste a enseigné le dessin de 1847 à 1887. Son fils Jean a pris sa suite, de 1892 à 1927. Tous deux ont laissé une œuvre digne d’intérêt et ont été, à leur époque, des personnalités marquantes de la vie culturelle tarbaise.
A l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine 2006, le lycée Théophile Gautier et les Amis de l’histoire d’Andrest, où la famille Lataste s’est installée en 1886, leur ont rendu hommage, ainsi qu’à Claire et Violette Lataste, les deux filles de François Lataste, elles aussi artistes-peintres.


Francois Lataste 1812      François Lataste lac dOo
Cirque de Gavarnie.                                                                                Le lac bleu, aquarelle, 1849


Lataste François Lataste


 Louis-François Lejeune

http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Fran%C3%A7ois_Lejeune
Texte tiré du site balades-pyrénées : "Louis-François Lejeune, [président des Beaux-Arts de Toulouse, puis] maire de la ville de Toulouse en 1841, ne quitte plus la région des Pyrénées. La chaîne pyrénéenne semble pour lui une compensation à une sédentarité qui lui pèse. Il la parcourt en, effet à cheval, dessinant sur motif selon les préceptes de son maître Valenciennes et retrouvant dans ces montagnes le décor héroïque des campagnes de sa jeunesse. C'est en tout cas la vision qu'il donne des Pyrénées, dans des compositions où la fantaisie fait bon ménage avec son sens de l'observation. Vue sur la cascade du Lac d'Oô, présentée à l'Exposition de 1835, est caractéristique de sa manière, qui se rattache aux paysages recomposées du XVIIIe siècle et contraste avec la vision plus réaliste qui se développe à cette époque. Si la perspective et la topographie sont correctes et le site reconnaissable, les pitons rocheux très stylisés et la végétation luxuriante qui entourent le lac, les immenses arbres au premier plan confèrent au site un aspect exotique étonnant ! Quant au thème de la chasse à l'ours, point de poursuite périlleuse dans les rochers ou de chasseurs embusqués, mais une atmosphère de fête pour le moins originale : le cadavre de l'ours porté sur un brancard est bien présent au second plan, mais l'accent est mis sur le groupe de paysans et leurs animaux dressés au premier plan-ours enchaînés, aigle et isards cabriolant le long du torrent. A gauche, le groupe de chevaux effrayés rappelle le regard du peintre de batailles" Vue sur la cascade de lac d'Oô me parait plus approprié. Ce tableau se trouve au musée des Augustins de la ville rose.



Lejeune
Scène de chasse à l'ours [?] au lac d'Oô 1837



 Felipe Maso de Falp (1851-1929)
Nous connaissons localement de ce peintre catalan, la grande toile (1, 90 X 1, 20 cm) qui se trouve à la mairie de Lourdes, dans le bureau du maire et intitulée Le bureau des constatations médicales de la Grotte. Peinte en 1901, elle a été présentée au Salon des Artistes français en 1911. Médaille de bronze à l’exposition universelle de Paris en 1889, cet artiste, ancien élève de Bonnat à Paris (1913) a été un habitué des expositions internationales. Il a été célèbre lorsque l’un de ses trois tableaux représentant Christophe Colomb a été repris en 1893, pour illustrer un timbre américain. À Lourdes, ville qu’il affectionnait particulièrement, il est l’auteur du carton des mosaïques de Facchina de la quatrième chapelle du Rosaire, celle du groupe des mystères douloureux : le Portement de la croix.



Maso 1    Maso 3
Le bureau des constatations médicales à Lourdes, 1901. Huile sur toile 1,20X1,90. Il représente une guérison de 1901, non enregistrée par l'Église, de Gabriel Gargam paralysé à la suite d'un accident de chemin de fer.  Ce tableau académique est une commande. Nous y voyons Mgr Schaeffer, Florence Nightingale, le docteur Boissarie. Il sont été peints après avoir été photographiés. Tableau de droite :  le Portement de la Croix, carton des mosaïques du Rosaire.



Edgar Maxence
(1871-1954)

Né à Nantes, élève d’Elie Delaunay et de Gustave Moreau, Edgar Maxence deviendra rapidement l’un des principaux peintres national symboliste et ce, dès l’exposition de ses œuvres au salon des Artistes français en 1894. Féru d’ésotérisme, il participera au mouvement des Rose Croix et montrera une inclinaison certaine pour le médiévisme. Habitué aux honneurs : médailles d’or (exposition universelle de 1900), d’honneur (1914), Légion d’honneur (1900) et membre de l’Institut (1924), il aura une renommée internationale, tant par ses sujets mystiques, religieux ou historiques que par son style symboliste et « préraphaélite ». Virtuose du dessin, il complètera son métier de peintre, par l’illustration de livres et de cartes postales. Il s’attachera également aux paysages vers 1910 dans un style postimpressionniste. Si à Paris il est connu pour son plafond de l’ambassade d’Israël et d’une station du Chemin de croix de l’église de Montmartre, à Lourdes, il est l’auteur du carton des mosaïques de la deuxième chapelle de la basilique du Rosaire, celui des Mystères glorieux : l’Ascension et de celui plus monumental de la grande coupole. Cartons réalisés en 1920. On retrouve dans ces œuvres son goût pour les fonds dorés qui « accentuent l’aspect primitif des scènes mystiques. » En tant que peintre, il utilisa souvent la tempera très prisée par les peintres d’icônes.


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Basilique du Rosaire, Lourdes et détail, carton  des maosaïques de Edgar Maxence

012-ASCENTION      220px-Maxens Edgard
Chapelle du Rosaire, les mystères glorieux, l'Ascension.      Edgar Maxence, cliché Wikipédia

Pour avoir une idée de son style : Le Missel
Edgard Maxence Le Missel Je n'ai trouvé aucune information sur cet étonnant tableau : lieux, personnage ?


 François Mengelatte  (1919-2010)
Peintre lourdais à l’extraordinaire talent. Elève de l'Académie libre de la Grande Chaumière à Paris où il rencontre Firmin Michel, il devient l'élève d'André Lhote, avec, en 1946, une première exposition à la Galerie de Brivezac. De retour dans sa ville natale en 1948, il enseigne à l'Ecole des Beaux-Arts de Tarbes, puis en devient le directeur en 1977. Excellent paysagiste figuratif à la touche rapide et incisive, il a croqué la plupart des sites emblématiques de la région. Il nous a également laissé une oeuvre importante de ses sujets de prédilection comme le cirque, la corrida, le cheval, la danse... Exposant régulièrement à la galerie Zeller de Tarbes jusqu'en 1999, puis à la galerie Valéra, les oeuvres de son travail intense abondent dans les collections privées bigourdanes.
On peut admirer deux de ses peintures murales à l‘hôtel Gallia-Londres et dans la salle des mariages de la mairie d’Arras-en -Lavedan. Ci-dessous, un hommage au peintre du journal en ligne Lourdes-info. Pour ses fresques, voir la rubrique fresques

http://www.lourdes-infos.com/Photos_2009/Mengelatte%20Francois/index.htm

  Un "Barbizonien" en Bigorre 


Mengelatte Mise à sac Tarbes  Dessin de Mengelatte

Mise à sac de Tarbes par Montgomery, Hôtel de ville.                 Le porche de Lourdes. Mine de plomb. Photos J. Omnès


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F. Mengelatte                                                                           Le baptême de Bernadette

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Plateau du Saugué.                                                            Le château fort de Lourdes

                                        Plateau de Cayas 2 Le plateau de Cayas (Pont d'Espagne) l'une des trois toiles achetées par la ville de Lourdes en 2014. Exposé au Musée pyrénéen. Photo J. Omnès.                                                                                                                   

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                                          Peinture sur verre à la Maison du pèlerin à Lourdes ; thème, le voyage. Photo J. Omnès

"C'est une œuvre particulièrement originale qui a été proposé par le Maître François Mengelatte. Triptique de panneaux de plexi opalescent, l'œuvre est peinte au verso de ces panneaux ! Ce qui est en soi, une performance particulière. Ainsi, elle est illuminée par derrière et cela donne un aspect un peu fantastique. Dans ma vie d'artiste je n'ai vu que deux fois cette forme expressive ! Elle requiert une maîtrise parfaite du dessin et de la peinture - fut-elle acrylique -. Le maître savait vraiment tout bien faire". Guy Trousselle.
"C'est une œuvre particulièrement originale qui a été proposé par le Maître François Mengelatte. Triptique de panneaux de plexi opalescent, l'œuvre est peinte au verso de ces panneaux ! Ce qui est en soi, une performance particulière. Ainsi, elle est illuminée par derrière et cela donne un aspect un peu fantastique. Dans ma vie d'artiste je n'ai vu que deux fois cette forme expressive ! Elle requiert une maîtrise parfaite du dessin et de la peinture - fut-elle acrylique -. Le maître savait vraiment tout bien faire". Guy Trousselle.

http://www.lourdes-infos.com/Photos_2009/Mengelatte%20Francois/index.htm


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L'ouvrage contient plus d'une trentaine de croquis du peintre. Photos J. Omnès

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Mariage en Haute-Bigorre. Mairie de Lourdes, salle des mariages. Photo J. Omnès


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Rencontre ou séparation ? en montagne. Mairie de Lourdes, salle des mariages. Photo J. Omnès

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Ancienne décoration du salon de coiffure de la soeur du peintre composée de 4 panneaux. Mairie de Lourdes, salle des mariages, les deux autres se trouvent dans le bureau du maire. Photos J. Omnès



William Didier Pouget (1864-1959)
Originaire de Toulouse, ce peintre paysagiste était connu des nombreux salons qu’il fréquentait assidument : celui des Artistes français, des expositions universelles, des Amis des Arts, de l’Institut…ll parcouru un certain temps le grand Sud-Ouest à la recherche de sites dignes d’intérêt. Puis, il se passionna pour la Bigorre et ses montagnes. Influencé par Corot et les pensionnaires de l’auberge Ganne de Barbizon, il peignit inlassablement la nature avec toutes ses variations chromatiques du lever au coucher du soleil. La lumière et la couleur étaient ses principales sources d’inspiration avec la rosée, les brumes, les nuages, le ciel couvert, la neige... Il ne cessa de reproduire les paysages de Gavarnie à Saint-Bertrand-de-Comminges en passant par Saint-Pé-de-Bigorre, Tarbes et Lourdes et le plateau de Ger.Beaucoup de  ses toiles ont une tendance dominante du mauve. Membre de la société des Artistes français, en 1899, il fit partie de la Société des peintres de montagne sur les recommandations de Franz Schrader. Médaillé d’or en 1913, il devint commissaire d’exposition de 1922 à 1929, puis président de la Société précitée. Si Tarbes possède  l’une de ses œuvres : Le soir à Azereix, au jardin Massey, Lourdes à notre avis ne possède aucune toile de ce peintre prolixe. Il est enterré à Montmartre.

 

William Didier-Pouget  ca 1907-1908 Le Matin Bruyères en Fleurs Auvergne oil on canvas 182 9 x 251 8 cm detail  Didier-Pouget

  Bruyères en fleurs  Paysage qui pourrait faire croire que nous sommes devant la tour d'Agos-Vidalos avec le Gave.

 À droite :  Brumes sur le cirque, coll. privée. Ce tirage rabaisse sensiblement la hauteur de la colline à droite. Un petit personnage à peine visible se trouve sur la droite au bord de l'eau        

 


 Christophe Rielland
"Tito" Rielland comme l'appellent ses amis lourdais est né le 4 juin 1932 aux Sables d'Olonne en Vendée. Il se partage aujourd'hui entre ...Lourdes où il réside et professe son art à l'Association présidée par son ami Jean Dobe "Courbes et Couleurs" et sa Vendée où il retourne régulièrement en villégiature.
Peintre de paysages, natures mortes et fleurs, il a trouvé dans les Hautes-Pyrénées une source d'inspiration inégalée. Il participe à des salons et expositions collectives régionaux, où il a obtenu de nombreux prix et distinctions. Des galeries privées de Toulouse et Nantes exposent ses oeuvres.
Rielland maîtrise un solide métier, issu de la tradition post-romantique. De ses paysages, on retient surtout ceux des hautes montagnes dans les Pyrénées et à l'inverse les vues de ports vendéens
Lors de la dernière exposition collégiale de "Courbes et Couleurs" à l'Espace Robert-Hossein ce mois de mai dernier il a proposé une vision onirique de nos paysages familiers que je vous propose de découvrir ci-après. 
Rielland est répertorié au Bénézit, Sociétaire de la Maison des Artistes Français. (Contact atelier : 06 18 30 96 11/05 62 37 53 50. Texte de Guy Trousselle.
http://www.lourdes-infos.com/Photos_2007/exposition%20rielland/Christophe%20Rielland%20expose.htm

Tito 1  Tito 4
Nous remarquons la présence des principaux bâtiments de la région : le château de Luz, le pont d'Espagne, l'église Saint-André, l'église de Saint-Savin et la place du village, le fort de Lourdes et en toile de fond, le cirque de Gavarnie

 Tito 3   Tito 2

                                La collégiale de Saint-Pé-de-Bigorre. Le village de Saint-Savin. Cliché Guy Trousselle



Guy Trousselle

Bien qu'autodidacte, Guy Trousselle, fréquente pendant ses années collège et lycée, les écoles académiques de Valenciennes dans son Nord natal. Il y puise une inspiration essentiellement flamande où la lumière doit avoir toute sa place. Il confirmera son engouement chez les biguines de Bruges en Belgique, et sur les trottoirs de Delf en Hollande. Plus tard, lauréat d'un concours, il est admis à Florence à suivre pendant un mois l'enseignement prodigué au Palazzo Medici, alors école libre d'art plastique et d'architecture. La critique le présente ainsi :"... un dessin vigoureux et des gammes chromatiques bien choisies donnent à ses paysages ou autres compositions une belle unité. Son style très personnel, affranchi de toute école, donne un attrait particulier à son travail..."Bien qu'autodidacte, Guy Trousselle, fréquente pendant ses années collège et lycée, les écoles académiques de Valenciennes dans son Nord natal. Il y puise une inspiration essentiellement flamande où la lumière doit avoir toute sa place. Il confirmera son engouement chez les biguines de Bruges en Belgique, et sur les trottoirs de Delf en Hollande. Plus tard, lauréat d'un concours, il est admis à Florence à suivre pendant un mois l'enseignement prodigué au Palazzo Medici, alors école libre d'art plastique et d'architecture.

Trousselle 1 2
La Rochelle
Trousselle 6  Trousselle 4
 Bétharram

Trousselle 8 Trousselle 5 2
L'artiste dans son atelier                                                                  Bétharram

Trousselle 1 1 Trousselle 5 1
                                                                                                        Linteau de l'hôtel de la Paix (Lourdes)

 


 


                                 Les Peintures murales, fresques
Lourdes et Betharram


fresque 1 001        Fresque 2 001
Décoration de la façade du cinéma Bernadette à Lourdes réalisée pour la venue du pape en 2008 à l'occasion du cent cinquantième anniversaire des Apparitions. Elle a été réalisée par Pascal Soubies et Denis Moore, grâce à la générosité d'un hospitalier, Jacques Bemberg, sur une idée du service Création de l'imprimerie de la Grotte.

 Raymond Arène  Fresque pape 001

              Le modèle de la fresque

Artistes inconnus

Fresque carrière

Rue de la Grotte. Peinture, murale sur un front d'ancienne carrière, représentant la ville de Lourdes.  Photo J. Omnès


 

Lourdes Pic du Jer Fresque au pic du Jer. Photo J. Omnès. Elle représente la grotte artificielle que l'on peut visiter.




Betharram À Bétharram, sur un hangar. Photo J. Omnès


 

Petit couvent  Pèlerin dans la grange du Petit couvent route de la Forêt. Photo J. Omnès


 

Gérard Ambroselli ou capitaine Gérard (1906-2000)
Il est connu localement comme l’auteur de la fresque de la cité Saint-Pierre ou cité Secours  catholique à Lourdes : Le Christ,  c’est le pain partagé. Œuvre de commande de 1958, il la réalisa avec l’un de ses quinze enfants : Jean-Baptiste. Elle a été restaurée en 2003.  Son auteur est surtout connu pour son engagement dans l’Art sacré dès 1929 (Atelier de l’Art sacré) et  dans le registre militaire à partir de 1940.  Aide de camps de de Lattre de Tassigny,  il participa à toutes ses campagnes. Il devint ainsi le peintre-sculpteur incontournable de l’’armée française. Il fut ainsi le sculpteur du mémorial de De Lattre, place Dauphine à Paris (1987) et celui de la Paix à Bennwihr (1987). A la fin de sa vie (1956) il s’installa en Normandie où il décéda.
Photos Guy Trousselle.

Ambroselli 0 Ambroselli 001
Ambroselli 1 Ambroselli 2

Ambroselli 3 Ambroselli 4


 

 Stanislas Bender
Dans la chapelle Ste-Bernadette, à gauche du transept, se trouve fresque du peintre polonais de la judéité, Stanislaw Bender, intitulée " l'extase de Bernadette." D’après Stéphane Baumont, ce peintre se serait converti et fait baptiser à Lourdes. Il aurait offert cette fresque comme ex-voto. Lithographe et peintre juif né à Lodz en 1882 et résidant à Munich depuis 1919, Stanislas Bender dut fuir l’Allemagne nazie pour Paris dans les années 1930. La guerre déclarée, il trouva refuge à Lourdes lors de l’exode de 1940, avec sa fille Marylka. Grâce à des solidarités locales, ils échappèrent à la rafle de 1942. En remerciement, il offrit après la guerre, cette fresque de 4mX4m à l’église paroissiale de Lourdes. Dimanche 8 septembre 2013, a été  présentée au public dans cette église, la toile totalement restaurée. C’est grâce à l’action commune de Mirose Ringeval et de Pierre Dadé-Brenjot, avec la création de leur association, qu’à pu être récolté la somme nécessaire (25 000 €) pour sa remise en valeur. De nombreux donateurs, près de 200, ont participé à cette action.

                                                        Bender                                                           Bender Extase de Bernadette        L'extase de Bernadette après sa restauration, chapelle de l'église paroissiale. Photo J. Omnès. Et S. Bender


Jean-Pierre Demoisy, fresquiste lourdais

J-P Demoisy   
Le lavoir d'Adé. Photo J. Omnès

Demoisy 1f Demoisy 1

Demoisy 2

                            La maison et le commerce familial (mercerie), rue de Langelle à Lourdes

Demoisy 3 Demoisy 5
       Hôtel du Centre. Photos J. Omnès

Demoisy                 Carriers, fresque en céramique Demoisy/Mengelatte dans le tunnel de l'Ophite à Lourdes. Photos J. Omnès



Lucien-Jules Gros

Élève des artistes palois André Gorce et Charles Jacques, il s’intéresse très vite à la fresque. Décore la chapelle de l’hospice de Pau. Se perfectionne à Paris, s’installe sur la  côte d’Azur et revient à Pau. Il ne cesse alors de parcourir les Pyrénées centrales qui deviennent sa principale source d’inspiration.
À Lourdes, il décore en 1910, la salle à manger de l’hôtel Moderne, entièrement meublée à l’époque de mobilier Art Nouveau Majorelle. Ces peintures panoramiques représentant des montagnes ont été vendues et nous ne possédons pas de copies. La Villa Oustau, d’Aureilhan, patrimoine, industriel en déshérence, lui servira en 1913, le laboratoire pour exprimer tout son art : grands panneaux paysagers en pièces de céramiques, représentant le cirque de Gavarnie, le lac de Gaube, le pic du Midi et la vallée du Lutour, petits panneaux unicolores  représentant des scènes pastorales et les plaisirs du ski. À Lourdes à nouveau, nous connaissons sa fresque à la gloire des morts de 1914-18 qui se trouve dans la chapelle de droite de l’église paroissiale et un portrait du Christ dans la sacristie. En 1926, il décore le casino de Capvern, avec deux fresques représentant le château de Mauvezin et la lande environnante.
                                    Lourdes-Lucien Gros         
 Eglise paroissiale
Hommage aux morts de 1914-18

     Grios panneau-en-ceramique-salle-a-manger       
                 Céramiques villa Oustau

         Gros panneau-en-ceramique-entree      villa-Oustau    

 Céramique de la villa Oustau à droite, à Aureilhan  




François Mengelatte, peintre lourdais

Mengelatte Arras Mengelatte 2 n
   
Arras- en- Lavedan, la mairie, salle des mariages. Fresque de Mengelatte
                                                                                          
                                                                                                                                      
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Vue d'un village avec détail, fresque dans les salons de l'hôtel Gallia Londres à Lourdes. Cliché Guy Troussellle


                                                      FRESQUES DE VILLES ET VILLAGES

Adé


Adé 3
Le faiseur de bulles, auteur inconnu

Adé 1

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    Auteur inconnu.       


                                                                  

 Gavarnie

Graphe plutôt que fresque (peinture sur enduit à la chaux frais), cette œuvre murale située à Barèges sur le pignon d’un bâtiment de poste militaire, a été commandé en 2016 par Thierry Letessier, gérant de ce poste de montagne du 1er régiment de hussards parachutistes.  Il souhaitait une œuvre forte rappelant les liens entre l’état et la nation, l’armée et la population. Les graphistes, Géraldine Chiampo et Raphael Poron, ont utilisé la technique du poncif  ont reproduit la maquette réalisée en atelier, sur ce mur de 120 m² durant 17 jours.  Le personnage du berger est en fait, le portrait d’une personnalité emblématique locale : Laurent Crampe avec son Patou et ses brebis le militaire en tenue camouflée est le brigadier-chef Letessier. En arrière-plan, le pic du Midi e Bigorre. Les tirants (les X afin de consolider le mur, suite à des dégâts des fortes crues de 2013, ont été intégrés dans l’oeuvre. L’inauguration a eu lieu en juillet 2016.

Interview par radio Luz des deux muralistes : http://www.frequenceluz.com/index.php/podcasts/vie-locale/1384-fresque-murale-a-bareges

fresque bareges 2 fresque 3

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Géraldine Chiampo et Raphael Poron. Photo Petit Journal


Gez-Argelès

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Fresque du préau de l'école de Gez. Les trois églises sont celles de Gez, Ouzous et Salles. Réalisée par une maman et les enfants de l'école. Photos J. Fresque du préau de l'école de Gez. Les trois églises sont celles de Gez, Ouzous et Salles. Réalisée par une maman et les enfants de l'école. Photos J.Omnès.


Lourdes

disparu ?

Mur du Musée du Vieux Lourdes. signé P.N 1985. Photo J. Omnès.
 

Luz-Saint-Sauveur

Luz fresque        Fresque publicitaire. Photo J. Omnès


           Alain Péral fresquiste Luz fresque
Alain Péral, fresquiste, auteur du "mural" Victor Hugo de Luz. Photo Guy Trouselle.   


Mongie (La)

pic Midi Bruno Schmetz 

De Bruno Schmetz de Toulouse,  à la station intermédiare du funiculaire du pic du Midi de Bigorre                    


  
                                                                                      Les affiches publicitaires

Roger Soubie (1898-1984)
Peu connu du grand public, c’est pourtant l’un des plus grands affichistes français du XXe siècle. Passionné par le dessin, devenu professeur après la guerre, il commença dès 1920, à travailler pour les compagnies de chemin de fer, essentiellement pour la Compagnie du Midi, puis celle d’Orléans et du Midi à partir de 1930.
Son atelier parisien recevra un nombre considérable de commandes. La région des   Pyrénées sera  sa  principale inspiratrice. Ses affiches, facilement reconnaissables par l’utilisation des fauves et   des ocres et la profondeur des perspectives couvriront tous les sites touristiques empruntés par les cars des Compagnies, comme le col d’Aubisque, la Haute vallée de l’Ariège, les Gorges de Mérens…
Il réalisera avec le même succès, des affiches pour l’industrie automobile, dont Panhard–Levassor, des villes touristiques et des couvertures de revues.

Sur le plan international, il sera reconnu comme l’affichiste de la Métro-Goldwyn-Meyer   et de la Fox, avec lesquels il obtiendra un contrat d’exclusivité. Il créera pour ces compagnies de cinéma américain, plus de 2000 affiches de 1925 à 1965. Celles-ci étaient réalisées en format réel, à partir de photographies. Son succès à Hollywood sera tel, que les stars de la MGM   lui demanderont leur portrait. Il terminera sa vie comme chef de publicité des biscottes Magdeleine. Il quittera Granville et   prendra sa retraite à Saint-Gaudens.

Soubie ciné  soubie

 Soubie1 1

Quelques affiches de l'auteur. Pour les affiches locales voir ci -dessous

Villes par ordre alphabétique 
Un certain nombre de ces affiches sont en vente sous forme de cartes postales

Argelès-Gazost

Argelès 1  
Argelès 001

Exécutées par P. Commarmond 1930. Coll. privée.

Pierre Commarmond (1897-1983) : texte Google
Elève de Karl Cartier, il suit les cours de l'atelier Galland. Puis, travaillant aux Editions Mayeux, il organise des expositions touristiques dans les gares et réalise de nombreuses affiches pour les chemins de fer. Sociétaire des Artistes français, du salon de l'Ecole française et de l'Ecole de la marine, c'est un artiste reconnu qui noue des liens avec Laurencin, Brayer, Jouve, Rigaud, Montezin et Dunoyer de Segonzac.
Mobilisé une seconde fois en 1939 et prisonnier à l'Oflag XIII A, il monte plusieurs pièces de théâtre, dont il dessine costumes et décors. A son retour, il est engagé en tant que directeur artistique des Editions Chaix. De ses nombreux voyages à travers la France et l'Europe, il rapporte d'attachants paysages. Utilisant avec prédilection la gouache, il s'attache à représenter la nature avec une émotion simple et un grand souci d'exactitude.


Barèges

Barèges          Barèges 001
        Paul Delormoy (1895-1980)                                            J. Even 1953. Coll. privée

Bareges Funiculaire


Cauterets



Cauterets                Cauterets 2
                                                                                              
Auteur : Paul Champseik, 1930

              Cauterets ski       Cauterets 5 affichen    
                                                                                   Sports d'hiver, 1913. D'après un dessin d'Ernest Gabard


   Cauterets 2 001     Cauterets5
.        Pont d'Espagne. Reproduction d'une chromolithographie, 1937; Paul Champseik.

Cauterets 3      Cauterets affiche
                                                                                                  Affiche de Charles Avalon


Cauterets 6 
Julien Lacaze (1886-1971) Dessinateur, peintre, lithographe, aquafortiste. Elève de Lemaire et Renoir. Il exposa au Salon à partir de 1913. Il a dirigé à Asnières l'Atelier de publicité Julien Lacaze . Certaines affiches comme celle-ci  sont signées Julien-Lacaze



Gavarnie

Gavarnie Cirque             Gavarnie
Affiche de gauche d' Hugo Alesi..                              Celle de droite, affiche de Roger Soubie. Voir bio au début du dossier
Hugo Alesi est un peintre graphiste publicitaire qui a réalisé un grand nombre d'affiches touristiques pour les compagnies de chemin de fer du XIX è siècle. Elles sont caractérisées par un médaillon contenu à l'intérieur de l'affiche elle-même.On représente le lieu de vacances et l'activité qu'on peut y avoir. (Mary Mansouy)

Lourdes                                                          

                                                                                    
Lourdes 1  Lourdes 2 001                  

 Affiche d'Hubert Mathieu. Agos, 1953              Pierre Duval, 1935. L'affiche est plus sombre. Elle fait penser à une affiche de film à suspense avec ses personnages dans une cabine ouverte aux quatre vents et penchés dans le vide.

                            
Affiche Pic du Jer  Lourdes pic Jer
              Hugo Alesi                                                                              Rusty 1953

                              
Pic du Jer  Lourdes centenaire
        Hervé Maillé                                  Centenaire des Apparitions (et non de Lourdes) par Jean Colin

lourdes5  Lourdes 3-2008-2
  
Affiche de pèlerinage                                                                  Lourdes, film de Jessica Hausner

Lourdes SNCF 001    Air France
                                                                                           Lourdes, affiche d' Edmond Maurus, 1950. Formé par O. G Gérin, fondateur de la Corporation des techniciens de la publicité. Il réalise ses premières affiches dans l'immédiat après-guerre.
Peintre de paysage. Nombreuses affiches pour Air France entre 1925 et 1955.

Lourdes         Lourdes affiche
 


Lourdes5    Le TOL

Affiche Lourdes

Luz-Sain
t-Sauveur

 Luz Luz par Even


Les Pyrénées-Chemin de Fer

  Les Pyrénées 2 1 Les Pyrénées                                             Affiches de Roger Soubie

Pyrénées 001  Pyrénées 1 001               
Reconstitution d'un projet lithographique exécuté en 1913. Coll. privée. Seconde affiche. Auteur Poilpot, 1903. Imprimeur Minot à Paris.

Pyrénées 5 001  
 Soubie1 2
Auteur : Louis Tauzin. L'utilisation de la terre de Sienne était très en vogue à l'époque. A droite, affiche de Roger Soubie

Le chemin de fer et le PCL  (Pierrefitte-Cauterets-Luz)
     
Pyrénées 4  Cauterets H Gray
Auteur : Hugo Alesi                                                                                   Auteur : H Gray
                                              
Vallées des Gaves

Vallées des Gaves
          Affiche de Schellenberg

Luz-Ardiden

Luz 2


                      

Pyrénées-Département

Pyrénées3  Owen Davey

                     Affiche de 1979                                                          Affiche du Britannique Owen Davey

Pyrénées

                                                              
               Les Grottes
Bétharram

Grotte Bétharram      Affiche

Bétharram
Affiche de 1903.

       Une artiste de Bagnères-de Luchon, Marie Colombié, "revisite" nombre de ces affiches, en leur donnant du relief :


          Marie Colombié                                                        
 
                                                
          Evènements

  Festival du jazz à Luz

Le festival de jazz de Luz a été aussi à l'origine d'une profusion d'affiches :


affiches Luz

 Festival de Gavarnie

Le festival de Gavarnie a été aussi à l'origine d'une profusion d'affiches

Affiches Garnavie5 772658332762881 1893824935 n 

 Salon du livre à Bagnères

Erick Vuillier 3rogramme-slp-2013-couv

Affiche d'Erick Vuillier. Voir à sculpteur

 
                                          Les photographes

Yan (Jean)  Dieuzaide (1921-2003)
Un surdoué de la photo. Concepteur  de la première galerie consacrée à la photo au Château d’eau de Toulouse, en 1974, il en sera le directeur jusqu’en 1996, avec plus de 300 manifestations à son actif. Il s'est intéressé à la  photo, dès l'adolescence,  lors de la fréquentation de chantiers de jeunesse où il fut "bombardé" photographe d'un groupe.  Il devient rapidement l’un des meilleurs photographes en France. Son premier reportage sur la Libération de Toulouse en 1944, lui apportera une notoriété bien méritée. Se succèdent alors nombre de clichés et d’illustrations ayant pour sujet l’Espagne, le Portugal et le Grand Sud-Ouest. Il devient ainsi le premier photographe à avoir obtenu deux prix : le Prix Niepce (1955)  et le Prix Nadar (1961). Son implantation locale par son mariage avec Jacqueline Manuguet (1950) nous a apporté un nombre considérable de photos et d’ouvrages illustrés offrant à la campagne pyrénéenne ses lettres de noblesse. Difficile de tous les énumérer. Une sélection : Le Béarn, Bigorre, Pays basque, Mes Pyrénées de Raymond Escholier chez Arthaud, Dans l’intimité des Pyrénées éditions Milan (2002). Et plus proche de nous Des travaux et des saisons en Lavedan et Pays Toy aux éditions Mont Hélios (2008). L’auteur Silvio Brianti évoque dans son catalogueTraces d'artistes, la collection de cartes postales de Pierre Chambon de Lourdes signée Yan, qui n’ont rien à voir avec notre artiste. 


jean-dieuzaide-Dali78fe          Jean-Dieuzaide.De Gaulle jpg
Salvador Dali.                                                                      De Gaule à Toulouse

Dieuzaide Fille au lapin201953          jean dieuzaide berger

  La fille au lapin                                                                      Le berger

                                             Le musée du gemmail 


Il est unique en France. La technique a été mise au point par le peintre Jean Crotti et le physicien Emmanuel Malherbe. Ces tableaux sont faits de morceaux de verre colorés, superposés, sans assemblage de plomb et avec un éclairage à l'arrière qui fait ressortir toutes les nuances de couleurs. La composition finale est recouverte d'un émail transparent chauffé à haute température afin d'assembler le tout sur une plaque de verre qui se...rt de support. Toffoli, peintre de lumière semble avoir apprécié cette technique. Malheureusement ce petit musée en sous-sol manque d'espace et de nombreuses œuvres dorment dans des cartons, elles étaient un temps exposées aux Sanctuaires. Il parait qu' il y aurait des Picasso, des Chagall, Dali ...Contacté par la directrice de l'entreprise pour trouver un grand local, la mairie s'est contentée d'une fin de non recevoir. Ce n'est pas demain que la ville de Lourdes aura son grand musée du gemmail digne de sa notoriété universelle. Un site : www.gemmail.com . Voir aussi Baldi peintre. Le musée a fermé en 2015.

la-maternite-bleue2    Gemmail 3 001
La maternité bleue. L'immaculé Conception Atelier Roger Malherbe, Centre de la Légion de Marie, Lourdes

gemmail  gemmail Pie X
A droite, l'un des gemmaux du chemin de croix de la basilique souterraine Saint Pie X


 

                                                  Les maïtres-verriers et les mosaïstes

 
Czesław Dźwigaj
sculpteur polonais; vitrail à la mission polonaise catholique Bellevue ;  route de Bartrès à Lourdes.

Pologne  Il représente trois villes.

 

 

 

Pierre Gaudin (1908-1973, à vérifier)

Issu d’une famille de maîtres verriers, Félix et Jean, et formé aux Arts sacrés à Paris par Maurice Denis et George Desvallières, Pierre Gaudin est l’un des maîtres verriers qui a renouvelé cet art   dans la direction du non figuratif. Nous pouvons admirer son travail proche de l’abstraction prônée par l’école de Paris par Alfred   Manessier et Gustave Singier (1), dans la chapelle Saint-Joseph de l’église de Luz-Saint-Sauveur. Il est également l’auteur des vitraux de la cathédrale de Metz et de la basilique de   Lisieux.
(1) Tous deux ont exécuté des œuvres au Lycée climatique d’Argelès-Gazost.

Gaudin 1 001 Luz vitraux

 Vitraux de l'église de Luz 



Marcel Imbs (1882-1935) Marcel Imbs est surtout connu comme maître verrier et mosaïste. Alsacien d’origine, formé à l’Art Nouveau par Luc-Oliver Merson (illustrateur de nos billets de banque),  il décora nombre de chapelles et d’églises, dont la chapelle que nous connaissons bien  à Lourdes et qui est située  dans l’aile gauche extérieure de la basilique du Rosaire. Elle représente l’Apparition de Marie à Bernadette. Cette mosaïque a été mise en place par les ateliers Jean Gaudin de Paris. Nous lui devons aussi les dessins de la mosaïque de l’église Jean-Baptiste-de-la-Salle dans le XVe arrondissement à Paris et ceux de la mosaïque du chevet de l’église du Sacré-Cœur de Montmartre (1911-1920) représentant la dévotion de Jésus au Sacré-Cœur. Marcel Imbs était sociétaire de Salon des Artistes Français.

Imbs sanctuaires L        Imbs mosaique 

Imbs montmartre-00



Jacques Le Chevallier
(1896-1987)
Né à Paris le 26 juillet 1896, Jacques Le Chevallier suit  de 1911 à 1915, les cours de l’École nationale des arts décoratifs. Puis, après la guerre, il intègre en qualité d’illustrateur, le groupe des Artisans de l’Autel et en 1920 l’atelier Barillet où il assure « l’étude des maquettes et l’exécution des cartons » et ce jusqu’en 1930 où des réalisations,  véritables révolutions du vitrail verront le jour. Membre fondateur de l’Union des Artistes modernes en 1929, il est considéré comme étant le premier « éclairagiste ». Il installe son atelier en 1938 à Fontenay-aux-Roses. En 1948, il contribue à la réorganisation des anciens Ateliers d’Art sacré de  Maurice Denis (Centre d’Art sacré). Il en devient le directeur et y enseigne l’Art monumental du vitrail. En 1950, il enseigne l’art du vitrail à l’École supérieure des Beaux-Arts de Paris. Il décède le 23 avril 1987 à Fontenay-aux-Roses. Pionnier du vitrail moderne dans les monuments historiques, il est l’auteur d’un nombre considérable de vitraux, dont ceux de Notre- Dame de Paris, en 1938, ceux du Sacré Cœur, de la cathédrale de Beauvais, de Laon, du Luxembourg...
et  à Lourdes ceux de la maison des Chapelains et de la chapelle du Carmel.Carmel 3 Vitraux du Carmel, 2014. Photo J. Omnès. Sont-ils ceux de Jacques le Chevallier , comme ceux ci-dessous de la maison des Chapelains (bâtiments privés, non accessibles au public) ?  Photo Pascale Leroy-Castillo copyright Sanctuaires N-D de Lourdes-Cailleaux.  Aucune trace de signature, aucune archive ne mentionnent localement ces oeuvres. On peut remarquer une certaine similitude. Nous avons eu cette information par  Alain Pauly des Amis du Lavedan. Elle vient de l'inventaire qui se trouve dans l'ouvrage "Jacques Le Chevallier, la lumière moderne", rédigé sous la direction de Jean François Archieri, 248 p, éditions Gourcuff Gradenigo, 2007. D'après ce livre, les vitraux ont été réalisés en 1973.

Le Chevallier



Jean Lesquibe


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gourdan et Bigourdane par Jean Lesquibe, 1955. Hôtel Astoria, Lourdes


R.G. Letienne
Peintre-verrier de Tarbes, il a exécuté dans la région, entre 1952 et 1956, de nombreux ouvrages, dont les vitraux de l'église d'Anclades.

Anclades vitraux anclades vitraux 1  3 Anclades vitraux 4
Photos J. Omnès


Gabriel et Jacques Loire

Maîtres verriers de Chartres, le père Bordes de Lourdes  commanda à 1965 à Gabriel,  la réalisation des vitraux du choeur et du transept de l'église paroissiale, puis vers 1985, à son fils Jacques, les douze vitraux de la nef. Vitraux non figuratifs, ils jouent tous sur la couleur et la lumière. D'après l'abbé E.Quidarré, ces vitraux illustrent le thème de l'eau. ll s'agit bien sûr, écrit-il sur sa plaquette "de l'eau de Lourdes, jaillissant des profondeurs de la terre "
Ces vitraux  se démarquent totalement avec les classiques du XIXe siècle de l'église, représentant soit des scènes  religieuses, soit des hommes célèbres de la chrétienté. Ici par exemple saint Louis.

Lourdes vitraux  Saint Louis
Photos J. Omnès



Dynastie Mauméjean
(1860-1957)
Connu des deux côtés de la frontière basque, tant à Bayonne qu’à Saint Sébastien, comme peintre sur faïence, Pierre-Jules Mauméjean s’installa à Pau en 1860, et créa un atelier de peintres-verriers où travaillèrent plus tard ses quatre fils. Médaille d’or à l’exposition internationale de Madrid en 1894, il y ouvre un autre atelier en 1898, après avoir œuvré à Anglet (1890) et Biarritz (1893). La création en 1909, d’un siège social : société Mauméjean Frères, à Paris dans le XIVe arrondissement, par Carl, l’un des fils, va entraîner la multiplication de la production de cette entreprise familiale. Et ce, à travers l’Europe et l’Amérique, tant pour des édifices privés que publics. Si bien, qu’en 1925, à l’Exposition Internationale des Arts décoratifs, la société obtient le Grand prix, elle y aura son propre pavillon. Très imprégnée d’Art Nouveau et par le Renouveau catholique, la fratrie saura répondre aux aspirations des nombreux maitres d’ouvrages de l’époque. Paray-le-Monial, en Bourgogne, sera leur vitrine en mosaïques et vitraux. Dans notre région, nous avons des exemples de leur savoir-faire dans les églises d’Aspin-Aure, Guchen (Soule), Vieille-Aure, et Aureilhan. Plus proche nous pouvons admirer les vitraux de la chapelle du château fort de Lourdes (1921) représentant le siège par Charlemagne et la reddition du Maure Mirat. Y est représenté en chevalier chrétien, le créateur du musée pyrénéen, Louis Le Bondidier.

 Lourdes vitrail       Lourdes vitrail2

 Ils ont été restaurés par Rebecca Delattre, maître-verrier. de la société Delattre Lumière Rebecca. Photos J. Omnès


 
Edgar Maxence.  Voir dans le dossier peintres




Rebecca-Vitrail Lumière
Maître-verrier à Lugagnan près de Lourdes, installée depuis 2010, dans un ancienne chocolaterie, Rebecca Delattre, diplômée de l'Ensaama est à l'origine de nombreuses restaurations de vitraux d'églises de la région, dont ceux de la chapelle du château fort de Lourdes, de celle d'Adé, de Pouey Laün et des églises d' Aucun, d'Argelès-Gazost, de la crypte de l'église paroissiale. Elle a également réalisée des oeuvres personnelles dont l'une se trouve dans une  maison privée de Lourdes (chapelle). 

Rebecca  Maison vitraux
Copie d'un vitrail de Chartres. Vitraux d'une maison particulière (chapelle) à Lourdes. Photos J. Omnès

Vitrail et Lu. L'enseigne. Photo J. Omnès

Vitraux à Lugagnan : http://www.vitrail-lumiere.com/  


Hôtel Mercure-Impérial-Lourdes

  vitraux hôtel impérial         Impérial 4 n Photos J. Omnès
                                                                                                     
Hôtel La Solitude -Lourdes                                      

Lourdes hôtel 1  Lourdes hôtel 2

                                          Vierge enceinte. Photo J. Omnès




Hôtel Excelsior-Lourdes (vitrage peint)                                                                             

Lourdes Vitraux  lourdes vitail
                          Vitrail peint, boulevard de la Grotte, auteur inconnu. Photo J. Omnès


Unitalsi


Salus

 Dans le hall d'entrée du Salus. Photo J. Omnès

Quelque part à Lourdes, très beu vitrail de Mauméjean


vitrail Lourdes  Vitrail2 Lourdes 2


vitrail Lourdes détail




                                               La Statuaire

 

civile (en cours)
La statuaire en pierre du pays est très présente à Lourdes du fait de sculpteur comme François Vilon à Lourdes et Jean-Jacques Abdallah, en Haute-Bigorre.

 
François Vilon :
« Le sculpteur de Lourdes ». Né en 1902, il passa son enfance dans la maison familiale, rue de l’Égalité, en face du cimetière. Après des études aux Beaux-Arts de Toulouse, il s’inscrivit à la section sculpture, des Beaux-Arts de Paris (1). Élève doué, il obtint rapidement, en 1928, une lettre de recommandation de son professeur, Firmin Michelet (2), auprès de la municipalité lourdaise afin d’obtenir des commandes. Celles-ci ne se firent pas attendre.
Après la Jeune fille à la chèvre en 1931, il exécuta en 1932, les sculptures de la façade de l’Hôtel des Postes de Lourdes, toujours visibles, rue Maransin. Puis, La Plénitude, femme nue, qui causa quelques soucis d’emplacement, loin du regard des pèlerins. Il exécuta également un très beau bas-relief, intitulé La transhumance qui représente un berger et son troupeau. Cette œuvre décorait la façade du pavillon Basque-Béarn-Bigorre de l’Exposition de Paris de 1937. Elle devait être placée au monument aux morts de la cité mariale. Elle fut finalement exposée à l’entrée de la ville. Il exécuta le bas-relief de l’école communale, rue de Langelle, en 1951, puis Le Gave situé dans le jardin de l'ancien palais de Justice (actuellement salle de cinéma). Il est également l’auteur de quatre des huit statues de l’église paroissiale représentant les saints bergers. Injustement oublié de l’histoire, ses collections ont été dispersées et son nom est inconnu au répertoire du guide des Hommes et femmes célèbres des Hautes-Pyrénées des Éditions Bonneton.
Sa maison a été un temps, occupée par des squatters. Il est mort à Paris en 1995, dans le XIV e arrondissement, près du cimetière de Montparnasse. Son corps a été discrètement rapatrié dans sa ville natale en 2005.
(1) Il vécut dans la capitale dans le VIe arrondissement, rue Princesse, à côté du célèbre night-club de chez Castel, un autre Bigourdan.
(2) Firmin Michelet est l’auteur de la statue équestre de Foch à Tarbes.

 

statue gave Vilon statue bernadette Plénitude

Le Gave en marbre de Saint-Béat  a été inauguré en officiellement en 1952.  La statue se trouve dans les  jardins de l'ancien palais de justice (actuel cinéma). La statue de Bernadette à l'entrée de  l'église paroissiale. La Plénitude est situé  dans les jardins de la Mairie (place des Tilleuls). Statue en pierre, propriété de l'Etat elle a reçu une médaille d'or au Salon de 1949. Cette femme nue, causa quelques soucis d’emplacement, loin du regard des pèlerins. En premier lieu, on la plaça au fond du square au croisement des avenues de la Gare et Maransin.
Photos J. Omnès          



F Vilon bergers                  maison vilon                    
les Deux bergers  à l'You (Dus pastous), médaille d'honneur du Salon de 1970.  Maison de F. Vilon, rue de l'Egalité.
Photos J. Omnès

Vilon Ce qu'il reste en 2015 de la maison Vilon !

 Vilon trranshumance 001  F. Vilon 3

La transhumance, bas-relief à l'entrée de Lourdes (arrivée de Tarbes). Tête de Bigourdan sur l'ancien bâtiment PTT. Photo J. Omnès

Vilon 9                      Vilon signature
La jeune fille aux fleurs. Elle se trouve dans la cour de l'école du Lapacca, près du terrain de sport. D'après la date sous la signature elle aurait été réalisée en 1975. Elle mériterait un nettoyage. Sa signature F.VILON marque la plupart de ses oeuvres
Lourdes Belle endormie 2


 

                                                                         Liste par ordre alphabétique

Jean-Jacques Abdallah (1965-)

Originaire de Lourdes, Jean-Jacques Abdallah a obtenu son diplôme de sculpteur sur pierre en 1984, à l’école des Beaux-Arts de Tarbes, sous les directives de Jacques Comas. Installé depuis 1995, à Arras-en Lavedan, en tant que sculpteur professionnel, il n’a eu de cesse de travailler en taille directe le marbre, la pierre et le granit. Il exécute parfois des oeuvres en bronze (buste dans l’église de Gaillagos) ou en bois (parc d'Argelès-Gazost). Ses sculptures à tendances géométriques représentent souvent des animaux : ours (Arrens-Marsous, 1988), aigle (Cauterets, 1992), des bustes (Général de Gaulle à Lourdes, 2000) et des symboles (portiques d’Arras-en-Lavedan). La ligne et la forme l’intéressent plus que le détail.
De 1992 à 2013 il a participé à de nombreux symposiums de la pierre et a organisé des rencontres de sculpteurs à Saint-Béat, Arras et Argelès-Gazost. Il est actuellement président de l’Abbadiale, située dans la amison des Arts de son village. On peut aussi voir de ses oeuvres à Laruns (buste de Paparemborde), Orthez, Saint Béat, Saint-Pé-sur Nivelle et Czestochowa...

Son blog www.ABDALLAH-JEANJACQUES.blog4ever.com


Abdallah 2 1   J-J Abdallaah
Aigle, symposium de la pierre, marbre de St Béat, 1992 (Cauterets)    Symposium de la pierre, Arras. Photos J. Omnès. Le bélier et la vache, symboles du pastoralisme local.    
Abdallah 4 1  Ours Aabdallah
L'artiste et l'ours                                                L'ours de l'OT d''Arrens-Marsous. Photos J. Omnès          

Abdallah   Abdallah 2 Abdallah 3
Ouvrages en bronze : le général de Gaulle à Lourdes et St Martin,  évêque, à l'église de Gaillagos. Petite sculpture représentant un ours, coll. Privée
Photos J-J Abdallah et Omnès

Abdallah 5 Abdallah 8
Photos Jean Omnès


 
Pierre Clavaret

À Lourdes, devant l'ancien presbytère surélevé de l'époque des Apparitions, a été érigé en 1986, un petit monument à section quadrangulaire, en l'honneur d'un enfant du pays, le général Maransin (Voir patrimoine humain). Sur la face principale, un macaron représente le buste de l'officier lourdais. Il a été réalisé en 1986, par Pierre Clavaret. Cet artiste, principalement animalier,  né à Tarbes en 1927, a surtout travaillé  l'acier martelé, forgé, soudé à l'arc ou stabilisé au titane. Il est également l'auteur de nombreuses représentations d'insectes, d'oiseaux et d'animaux mutants de grandes dimensions, ainsi que de la sculpture de Rabastens-de-Bigorre représentant une tête de boeuf (Le Boeuf de Géryon) de 3 mètres de large, devant le marché au bétail. Reconnu dans le genre animalier, il a obtenu le prix Edouard Sandoz de l'Académie Gramont en 1978. Il est décédé en 1995 à Vitry sur Seine.

Maransin 
Monument à Maransin, Lourdes  Maransinjpg


Jean-Jacques Durancet

Architecte- sculpteur orignaire de Tarbes, il est l'auteur de nombreux bronzes ornant les fontaines du Pays des Vallées des gaves, dont celui de Viella, de Sassis (volé en 2015), de Grust, de Gèdre... 

15 Sassis4Aigle ornant la fontaine de Sassis qui a été volé en 2015, arraché de son socle. Il s'agit de la représentation d'un aigle femelle dont le modèle  se trouve au donjon de Beaucens.

J J Durancet  fontaine viella berger
Jean-Jacques Durancet à Agos-Vidalos (2014).                       Fontaine de Viella Photos J Omnès


gèdre bergère 
La petite bergère de Gèdre.



Czeslan Dznigas-
Czesław Dźwigaj

Sculpteur polonais, auteur de plusieurs bronzes offerts à la mission  polonaise, Bellevue à Bartrès.
La satutaire exposée à la mission concerne essentiellement Jean-Paul II 

De Wikipédia traduit du polonais
Né le 18 Juin 1950 à Nowy Wiśnicz, c'est un sculpteur et professeur. Créateur de nombreux monuments, il est le plus souvent associée à des monuments du Pape Jean-Paul II, près de 50 qui ont quitté son atelier.

Travaux remarquables...
Détail du Mémorial Cyprian Kamil Norwid par Czesław Dźwigaj dans la crypte de bardes dans la cathédrale de Wawel, Cracovie

Le monument aux victimes de Décembre 1970 à Szczecin. Dévoilé le 28 Août 2005 sur la place Solidarności pour le 25e anniversaire de la fondation de solidarité, ce monument en bronze de 11 mètres de haut et près de neuf tonnes commémore les événements tragiques de Décembre 1970, lorsque, à la suite de travailleurs manifestations dans les rues de Szczecin, 16 personnes ont été tuées. Le monument est un ange debout sur un navire qui se brise à travers les dalles de béton du sol pour élever au-dessus de la terre. Des plaques commémoratives portent les noms des victimes.

Une sculpture emblématique de Christ Roi en face de Saint- Marie de Częstochowa à Cicero, une  église néogothique construite avec de monumentales portes en bronze, ainsi que des monuments du Pape Jean-Paul II à la fois dans Wyandotte, Michigan et Chicago.

La tolérance, monument dévoilé dans Jérusalem en 2008, en collaboration avec le sculpteur Michal Kubiak.  Il est situé sur un marquage de la fracture entre la colline juive Armon HaNetziv et arabe de Jabel Mukaber, debout en face de l'Organisation des Nations Unies siège à Jérusalem dans un parc près Goldman Promenade.

Un monumental bas-relief de l'Arbre de Jessé incorporé dans l'église de la Nativité apporté par le pape Benoît XVI lors de son voyage en Terre Sainte offert comme un cadeau à la population de Bethléem. Mesurant trois mètres de large et quatre mètres de hauteur, son corpus représente un olivier figurant comme l'Arbre de Jessé affichant la lignée du Christ à partir d'Abraham à travers St. Joseph avec d'autres motifs bibliques. Situé le long du passage emprunté par les pèlerins qui se rendaient à la Grotte de la Nativité, le bas-relief intègre également le symbolisme de l'Ancien Testament. La partie supérieure est dominée par un personnage couronné du Christ-Roi dans une pose à bras ouverts bénissant la Terre.

 


   Czeslan2   Czeslan5
Jean-Paul II protégé par le Christ

Czeslan3 Détail de la statue sur ied de Jean-Paul II

Czeslan4 Statue de Jean Paul II sur la hauteur de la mission

 Czeslan6 2 Czeslan1
Bronze Jean Paul II




Jules Déchin   (1869-1947)

Originaire de Lille, après des études aux Beaux-Arts de Paris, il obtint en 1898, à l’âge de 29 ans, un prix de Rome pour aller étudier la sculpture dans la ville éternelle. Gendre du sculpteur Louis Noël, et lauréat au Salon des Artistes français, il se lança dans un style  très académique, dans la réalisation d’œuvres monumentales, tant religieuses (Jeanne d’Arc (1900), Christ (1931) que militaires (monuments aux morts après la guerre de 1914-18). C’est ainsi qu’il couvrit la France et bien d’autre pays de figures allégoriques : républiques, poilus, veuves et enfants éplorés. Dans cette veine, nous lui devons quelques figures de bronze tirés en de nombreux exemplaires. Il est aussi le sculpteur du portique au cheval du parc Georges Brassens dans le XVe arrondissement de Paris (anciens abattoirs). Mais, dans notre région il est surtout connu pour le Monument dit de Cambrai à l’entrée des Sanctuaires (Porte Saint-Joseph). Ce marbre de Carrare intitulé Salus infirmorum a été réalisé en 1912, et offert par le Diocèse de Cambrai. Il représente Marie compatissante auprès d’un jeune malade malade sur une civière, entouré de trois personnages. : un prêtre, un brancardier et une infirmière. L’œuvre a été présentée au Salon des Artistes français sous l’appellation Consolatrix afflictorum, Lourdes. En 2012, elle a été nettoyée par des jeunes pèlerins de Cambrai, comme nous le montre la petite vidéo : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=7fwhwOfFVyw#t=19



Consolatrix afflictorum - Lourdes 5   Consolatrix afflictorum - Lourdes 2
  Monument dit de Cambrai                                                Couverture de Lourdes magazine

 



Pierre Frémy dit Pedro et Alex sculpteur cré'acteur

Rond point à l'entrée de Pierrefitte de Piierre Frémy d'Agos-Vidalos et d'Alex de Gironde.Petit you tube :
https://www.youtube.com/watch?v=61pC_i7EJco&ab_channel=christinekellerhttps://www.youtube.com/watch?

Cette œuvre est un hommage au courage des ouvriers ayant travaillé aux mines du Pays des Gaves.
L'exploitation de la mine de batz se situait sur la commune de Pierrefitte-Nestalas. Celle ci était à 500 mètres d'altitude. Sur ce site se trouvaient les minéraux suivants : Sphalérite (cristallisation du sulfure de zinc) et de la galène (À l'origine, ce terme désignait tous les minéraux de plomb)
Le cycliste qui gravit la montagne sur ses rails symbolise la transformation de l'ancienne voie ferrée qui reliait lourdes à Cauterets en piste cyclable. La voie verte relie aujourd'hui Lourdes à Pierrefitte-Nestalas. "Cette œuvre est un hommage au courage des ouvriers ayant travaillé aux mines du Pays des Gaves.
L'exploitation de la mine de batz se situait sur la commune de Pierrefitte-Nestalas. Celle ci était à 500 mètres d'altitude. Sur ce site se trouvaient les minéraux suivants : Sphalérite (cristallisation du sulfure de zinc) et de la galène (À l'origine, ce terme désignait tous les minéraux de plomb).
Le cycliste qui gravit la montagne sur ses rails symbolise la transformation de l'ancienne voie ferrée qui reliait lourdes à Cauterets en piste cyclable. La voie verte relie aujourd'hui Lourdes à Pierrefitte-Nestalas. "
Texte de Ferozone.



Pierrefitte 2


Pierrefitte 4

A Arras le manège :

P. Fremy Arras 2

 inconnu Arras 1
Arras, au même endroit, librairie le Kairn; auteur inconnu. Photo J. Omnès


Gilbert Frizon

arras Gilbert Frizon
Marbre du Hautacam à Arras- en- Lavedan


Ernest Gabard
 
(1879-1957)

Créateur de Caddetou, personnage truculent du paysage rural béarnais, Ernest Gabard est  également un artiste complet qui a touché à toutes les expressions artistiques. Avant d’être prolixe dans notre région, il est parti à Paris en 1886, pour suivre des cours aux Beaux Arts,  complétés par des leçons dispensées par  l’atelier Gustave Rodin. De retour au pays, il n’a cessé d’œuvrer dans le bronze couvrant la Haute-Bigorre et le Béarn de ses médaillons commémoratifs. De celui de l’abbé Gauthier au cimetière de Gavarnie,  à celui des Le Bondidier au château de Lourdes en passant par celui d’Alphonse Meillon (1933) à Cauterets. De son carnet d’aquarelles ramené du front, lors de la guerre de 1914-1918, il s’est retrouvé naturellement à la tête d’importantes commandes, tant en Béarn que dans les Landes, de monuments aux morts, où la veine de son pacifisme déclaré transparait clairement. À  Lourdes, nous lui devons un paysan, une fileuse de Campan, un joueur de pelote et un skieur sur un tremplin représentant Lucien Carrive (1) ainsi qu’une série de figurines en terre cuite (à vérifier) représentant des Barégeois et des Basques. (2)
(1) Pour Sylvio Brianti  dans ses Traces d’Artistes il s’agit d’Henri Sallenave.
(2) Nous ignorons où celles-ci se trouvent dans le château.

Gabard 1 1     Gabard 1 2     Gabard 1 
       Mémorial Joseph Aussat                     Lucien Carrive au jardin du Château fort de Lourdes


   Gabard 4   Gabard 8
    Poilu, carnet de guerre. Le Bondidier, l'apôtre du pyrénéisme, bronze de 44,5cm (1926) collection du musée pyrénéen,                     

e
Gabard 3          Gabard 6 Caddetou
Figurines du Musée pyrénéen : Barégeois se rendant au marché.                               Caddetou

 Gabard 7  miniature dun couple de montagnard daprès Ferogio Lus 1841
Monument aux morts de Mauléon. On peut comparer la statuette ci-dessus réalisée par Margalide Le Bondidier avec le groupe de Gabard.au -dessus. Nous ignorons où il se trouve actuellement au Musée Pyrénéen avec de nombreuses autres figurines reproduites sur des cartes poatales (une vingtaine) éditées par le Musée.
Margalide 2  Gabard 9
Bronze de Gabard au Musée pyrénéen. Paysan béarnais, terre cuite




  GASPAR Association

Cité secours   Cité secours 2
La balance de la justice à la cité Saint-Pierre à Lourdes. Bronze réalisé par l'association Gaspar de la Seyne-sur-Mer


Louis Grimal
(ou François Morgues ?)

On connait peu de chose sur L. Grimal, si ce n’est qu’il serait originaire de Tarbes et aurait réalisé le monument aux morts d'Aire-sur-l'Adour, et celui de Lourdes, l’un des plus grands du département. Suite à une décision municipale et un concours en décembre 1922, il aurait réalisé en 1927-28, sur ce monument imposant, édifié par l'architecte Gay, deux bas-reliefs en bronze commémoratifs de la guerre 14-18. Sur un côté, le côté Nord, dans une représentation très Art Nouveau, l'artiste nous présente une femme les bras ouverts pour accueillir ses enfants morts au combat ; sur l'autre côté, le côté Sud, d'un style plus réaliste, néo-classique , un poilu est encadré par deux femmes, on peut supposer la mère et la sœur. Les manifestations patriotiques se déroulent devant la face Sud.
Mais cette paternité de L. Grimal secondé par l'architecte de la ville Ernest Seyrès, pourtant mentionnée dans de nombreux documents, dont le  catalogue de Sylvio Brianti, est parfois contredite par plusieurs textes qui laissent perplexe. D'après certains auteurs, dont Roger Mézaille dans Maires de Lourdes (page 568 et 569, ces deux sculptures sont attribuées  au sculpteur François Mourgues (1894-1954). Pour Delphine Pereira dans le numéro spécial de La Dépêche, Bienvenue Benoît XVI (page 54), l'auteur serait le "Pyrénéen Mengue" (1).
On reste confondu par ces informations contradictoires et surtout par le fait que ces deux sculptures ne semblent pas provenir du même sculpteur, ni du même atelier de fonderie. Si l'une est en bas-relief l'autre celle de la façade Sud est plutôt en haut-relief
Faute de précisions jusqu'à présent, on peut imaginer que le socle est bien dû à l'architecre Gay, Seyrès ne serait intervenu que pour l'aménagement du monument, dont la grille l'entourant initialement.
(1) Il est l'auteur du monument aux morts de la guerre du cimetière rue de l'Égalité (Voir le dossier cimetière- Petit patrimoine)

Louis Grimal est l'exécuteur de la statue du curé Peyramale sur le côté droit de l’église paroissiale. Celle -ci était placée initialement semble t'il devant l'ancien presbytère (Maison de l'Europe) pour être déplacée après la construction de l'église, devant celle-ci ; puis, comme elle gênait la circulation, sur le côté droit, où elle se trouve actuellement. Elle a été financée par une souscription lancée par la municipalité en septembre 1877 au décès du curé. Sur le socle de pierre du pays (lumachelle), restauré en 2000 par l'entreprise Voldoire, il est mentionné "architecte Seyrès, entrepreneur L. Grimal. Il est également mentionné en lettre d'or : "En reconnaissance de la ville de Lourdes de sa paroisse et de ses habitants".
Mais de mémoire la duchesse d'Uzès avait  son nom était mentionné sur le socle,  il a disparu.
D'après l'ouvrage  Les Maires de Lourdes, elle aurait financé l'opération (Voir les Maires de Lourdes page 334). Mais , nous apprenons par le journal le Gaulois (1) sous la plume du général de Castelnau, que pour son aide à la cité mariale, elle a reçu une médaille en or frappée par la Monnaie, aux armes de la ville. Elle  lui a été offerte le 8 septembre 1929, en reconnaissance du don de la maquette du monument. Ce serait donc la réalisation et le don de cette maquette et non le financement du monument qui devrait être mise à son actif. Cette duchesse, née de Rochechouart de Mortemart, première femme Lieutenant de Louvèterie, féministe, amie de Louise Michel a été une grande donatrice auprès des Sanctuaires.  Sculpteur dans ses temps libres, sous le nom de Manuela, elle a réalisé la statue de saint Hubert exposé à la basilique du Sacré Coeur de Paris. D'après les archives maçonniques parisiennes, elle aurait servi d'intermédiaire pour l'achat du château de Lourdes au ministère des Armées vers 1893, pour le compte des Assomptionnistes.
(1) gallica.bnf.fr

Grimal    Grimal 2
Côté sud 1928 Mourgues                                                                Côté nord 1939-45.  Louis Grimal ou F. Mourgues ?,

 Grimal 3 001     Monseigneur Peyramale veillant sur son église
Monument aux morts de Lourdes à l'emplacement de l'ancienne église paroissiale ; statue du curé Peyramale

Peyramale 2     AVT Duchesse-dUzes 6036

    Statue probablement devant le mur du presbytère             Duchesse d'Uzès. Google

Louis Grimal est aussi l'exécuteur de la belle  tombe de la famille Campbell au cimetière de l'Egalité. Imposant monument représenté par un dôme en pierre de Lourdes aux armoiries de la famille et un ange en marbre blanc de Carrare qui mériterait un nettoyage, il est mentionné sur le socle une signature peu lisible I ou L Grimal
Ineur ou I (slash) I et eur en plus petit (?) Tarbes

Campbell   Grimal

 

 François Mourgues (1894-1954) est l'élève de Jules Coutan. Il expose au Salon des artistes français, dont il est sociétaire, dès 1913. Il y obtient une médaille en 1920, puis en 1926. Il expose également au Salon d'Hiver en 1943. Ses œuvres Monument aux morts de Crouy-sur-Ourcq, 1922 Monument aux morts de Fismes, 1920 Monument aux morts de Lourdes 1928.  Monument aux morts de Verdun, Monument aux morts de Vertus, 1923 Monument aux morts de l'industrie chevaline, (abattoirs chevalins) rue Brançion, 15e arrondissement de Paris, 1930.

Mourgue 1
                                                                             Monument aux morts de l'industrie chevaline, Paris 75015. Photo J. Omnès



Adrien Lacrampe (1876-1965)

Une énième statue de Bernadette trône à l’entrée de l’Hôtel de ville de Lourdes. Il s’agit de celle du sculpteur local méconnu, Adrien  Lacrampe, fils de l’architecte de la ville au siècle dernier, Jean-Marie Lacrampe. Cette statue de pierre qui ressent l’influence de Firmin Michelet,  s’est trouvée en 1934, en compétition avec celle de Jacques Hartmann. Il y aurait au château de Lourdes une autre statue, une copie de Donatelllo, Tête d’Enfant (1905). Adrien Lacrampe a été élève de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts.

Lacrampe 001

 



 Rob Kirkels


Rob Kirkels  Le ressoucement
A Estaing, en marbre du Hautacam. Le ressourcement par Rob Kirkels. Photo J. Omnès


 

Gaston Leroux-Veuvenot (1854-1942)

Si son nom localement est peu connu, son bronze de Russel est cependant  réputé. Il est en effet l’auteur de la statue du grand pyrénéiste qui se trouve à l’entrée de Gavarnie, contre un rocher sur la gauche. Réalisée en 1911, la sculpture fut enlevée par les Allemands pour être fondue en 1943. C’est une copie du modèle réduit du château fort de Lourdes que nous voyons aujourd’hui et qui a été posée en 1952, au même endroit. On y voit Henri Russel assis, appuyé sur son bâton regardant au loin le Vignemale, sa montagne fétiche. Nous devons également à cet artiste, le médaillon de Franz Schrader au turon de la Courade à Gavarnie. Exposant régulier au Salon des Artistes Français à partir de 1882 et aux Expositions Universelles, il fut à plusieurs reprises, médaillé pour ses œuvres de veine néo-classique. Il a été un certain temps professeur de sculpture à l’école des Beaux-Arts de Bordeaux. Nous lui devons nombre de bustes de pierre, de  marbre, de  bronze et des terres cuites.


henri russel
 A l'entrée de Gavarnie. Photo J. Omnès



Jean-Bernard Métais (1954  )         

Artiste sculpteur formé aux Beaux-Arts du Mans et de Paris, puis de l’école du  Louvre (1972-77). Il est l’auteur en 1999, de  la statue commémorative du premier passage du Tour de France en 1910, au sommet du col du Tourmalet. Cette statue de fer pesant près de 300 kg a la particularité de transhumer comme les moutons locaux. L’hiver, elle est placée au centre Laurent Fignon à Bagnères-de-Bigorre et l’été, au premier juin, avant le passage du tour de France, au sommet du col.

J -B Métais est un habitué des sculptures monumentales. Nous lui devons tout proche, celle qui se trouve entre Soumoulou et Tarbes sur l’A64 : Le tour de France dans les Pyrénées. Ces œuvres sont généralement intégrées dans la nature qui les entoure, dont l’une des premières est celle de Formentera au Baléares réalisée en 1980 et intitulé Soleil. D’autres se trouvent au Brésil, dans la République démocratique du Congo (1987-1989). Ce choix environnemental de ses œuvres a reçu l’appellation de « land art » par les critiques. Son explication : « Mon travail sculptural est essentiellement basé sur l’expérimentation des lieux que j’investis. Les éléments que je mets en œuvre ne tentent aucune explication des lieux mais cherchent à créer une résonance et une connexion sensorielle entre les hommes et leur environnement.»  Il est également à l’origine du concept des « œuvres à sable » avec ses séries Avalanche, Eboulis, Temps imparti, Temps réversible (1994)… Les commandes publiques sont multiples à travers de nombreux pays.
Pour en savoir plus : http://www.jbmetais.com/index-fr.php?act=article&id=1


Métais

 


 

Firmin Michelet (1875-1951)

Un sculpteur prolifique bigourdan. Qui ne connait pas localement, la statue équestre du maréchal Foch à Tarbes, devant la caserne (1935). Elle est le reflet de l’immense talent de ce sculpteur hors pair, qui essaima  dans le département et ailleurs,  nombre de statues monumentales.
Elève de Falguière, professeur et membre du jury aux Beaux-Arts de Paris, sociétaire du Salon d’Automne, il participa à de très nombreuses  expositions   agrémentées de prix. Ce qui lui valut une quantité non négligeable de commandes d’œuvres publiques à connotation tant militaire que religieuse.
De Paris (bas-relief du Palais du Trocadéro) à Sao Paulo, Hanoï ou Dakar, en passant Auch et sa fameuse statue de D’Artagnan (1931), il serait vain de vouloir énumérer toutes ses réalisations.
Sur le plan local qui nous concerne, il a été le sculpteur des monuments aux morts d’ Andrest, Asté, Cauterets, La Barthe-de-Neste, Lomné, Luz, Mauléon-Barousse, Rabastens , Séméac, Tournay… Dans la veine militaire, il exécuta en plus de la statue équestre, le buste de  Foch (Tarbes et Lourdes). Elles côtoient ses œuvres religieuses, comme la célèbre Vierge de Notre-Dame-des-Neiges à Gavarnie (1927) et trois statues de Bernadette à Lourdes (à l’église paroissiale, devant le musée Sainte-Bernadette et sur l’esplanade des Sanctuaires). 

Foch 3    Foch 2
L'artiste et son modèle : Foch. La statue à Lourdes devant l'ancienne gare routière

Plus intimiste, il est l’auteur des médaillons de Corbeyran et de Raymond de Cardaillac à Lomné (1913), de Mgr Schoepfer pour ses noces sacerdotales en 1916, et de Jeanne d’Albret à  Bagnères-de-Bigorre en 1920.
Promu chevalier de la légion d’honneur,  il a été  décoré par Foch en personne à Paris, en 1920.
Proche de sa terre natale, il n’hésitait pas dans ses réalisations à vêtir ses personnages de vêtements locaux tels que  sabots et capulet, comme avec la jeune fille qui rend hommage aux morts de Luz-Saint-Sauveur.

Luz 2    Michelet 
Monument aux morts de Luz. Photo J. Omnès

Michelet

  Signature de la Bigourdane                                                                                          
          N-D des Neiges N-D des Neiges                                                                                    N-D des Neiges à Gavarnie

La vierge N-D des Neiges. Visible de loin, cette statue de Firmin Michelet  a été érigée sur le sommet du turon de Hole (1519 m) en 1927. Une souscription avait été organisée en 1925, par l’évêque de Tarbes et Lourdes, aidé par le club alpin et le comte de Saint-Saud. Le curé de Gavarnie a suivi les travaux, gérés  par l’architecte originaire des Eaux-Bonnes, Bertrand Gabriel Andral. Une terrasse et un mur de soutènement  en moellons et dalles de schiste fut nécessaire pour aménager le socle imposant, qui est en fait une chapelle-oratoire de 7m sur 7m, réalisée en gros moellons. La statue de bronze a été amenée sur place par pièces (4 ou 5) à la force des bras des ouvriers. On peut lire sur la façade Dna nivium ora pro nobis ou N-D des Neiges priez pour nous. L'intérieur de  la chapelle abrite un autel surmonté d’une croix en granite. Il parait que la statue a été peinte en blanc pour éviter sa fonte par les Allemands en 40-45. À vérifier.

Tête de l'ange qui ornait le monument à la Paix qui se trouvait sur la pelouse à l'emplacement de la basilique souterraine. Musée du Trésor des Sanctuaires. C'est tout ce qu il reste des statues dudit bâriment

Michelet ange

               Photo Madame Castillo Sanctuaires


 

La famille Nelli 

S’il y a une dynastie d’artistes qui a marqué notre département c’est bien la famille Nelli. Originaire de Carrare, le patriarche Étienne, s’est installé à Tarbes en 1808, afin de suppléer le manque de travailleurs du marbre. Il eut onze enfants, cinq deviendront marbriers. Parmi ceux-ci nous avons :
Henri
(1834-1903) :  élève des Dantan, il installa son atelier à Tarbes, rue Saint-Jean (au 19). Prolifique dans la création de bustes en marbre, il réalisa ceux de Placide Massey (1859), d’Antoine Brauhauban (1878), ceux en bronze du général de Reffye (1883) et de C. Despourrins à Argelès (1896). Il érigea à la demande de la Société académique, le monument en hommage à Cyprien Despourrins, sur la route de Saint-Savin à Pierrefitte, face au château de ce dernier (1867). Puis réalisa la fontaine Montaut à Tarbes avec   son élève Desca (1874).  Sur le tard, on lui doit des sculptures en terre cuite plus ou moins caricaturales à la mode de Daumier ; puis entre 1897 et 1902 de grands bustes en marbre, comme ceux de Marie Saint Frai (à l’origine de l’hôpital Saint Frai à Lourdes, de C.   Despourrins, du Père Sempé et  de l’abbé Petit


.Nelli colonne4 001 Nelli 4f

Colonne hommage à Despourrins : à gauche vieille carte postale (Loucrup 65) ;  à droite photo prise en 2013 (évolution de la végétation). Statue de bronze de Despourrins devan t le château d'Ourout en 1943, après avoir été enlevée de la place de la mairie pour faire place au monument aux morts. Photo Loucrup65. Sa disparition pour certains érudits aurait pour origine la fonte par les Allemands de l'Occupation.

Brauhauban 001 Reffye 3 2 
Antoine Brauhauban                                  Général Reffye Tarbes le premier buste adossé à une fontaine (cours Reffye), le second a été fondu par les Allemands mais remplacé plus tard, par le buste qui se trouvait sur la tombe de général à Versailles (carte ancienne de loucrup65).

Joseph (1824-1863), frère d’Henri élève lui aussi des Dantan de Tarbes, est à l’origine du buste de bronze de Placide Massey,  devant l’école des Arts, anciennement au jardin Massey. Il est également l’auteur de certaines décorations de l’hôtel de ville de Tarbes, de l’église de Bareilles (1857) et avec son frère Edouard, de la basilique de Lourdes. À Lourdes, nous lui devons également l’élégante fontaine aux dauphins de la place Marcadal.

J.Nelli fontaine dauphins

La fontaine aux dauphins, place Marcadal, Lourdes. Photo J. Omnès

Pascal Noel

Sculpture placée à l'entrée d'Aucun (Val d'Azun) Il s'agit du travail de Pascal Noel pour le 4e symposium de la pierre de 2011 qui avait pour thème les liens du futur.

Pascal Noel




Serge Sallan

Marbre Hauttacam clé


Les clef du Hautacam en marbre rose violacé, entrée d'Ayros-Arbouix et porte de la station de ski du Hautacam



Faustin Tougma

Ferrière Faustin Tougma  Ferrières 2  1
Faustin Tougma, sculpteur africain ; marbre du Hautacam, offert à Ferrières lors du symposium de
la pierre.
  
                                                                       
Érick Vuillier
(1956- )                                  

Ce diplômé de l’Ecole spéciale d’Architecture de Paris (1980), s’est intéressé très tôt à la dinanderie d’art. Installé à Bagnères-de-Bigorre en 1983, il s’est spécialisé dans la sculpture en fer et en métaux soudés. Personnages et animaux se sont succédé, que ce soit à la galerie Zeller de Tarbes (1988) ou à l’Escaladieu (1991). Par la suite, le bois et le ciment ont rejoints ses matériaux d’origine (Galerie Meurisse à Toulouse 1996-1997). L’une de ses dernières œuvres a été réalisée en 2005 pour une exposition aux Haras de Tarbes. Auparavant, il avait réalisé en 2003, la fameuse statuette du monument de la FNACA en hommage aux victimes des guerres d’Afrique du Nord (1), exposée à Lourdes au square Bouillot et volée  en avril 2012, et le monument du stade A. Béguère en l’honneur de Jean Prat. Il a également édifiée des œuvres sculptées pour l’hôtel Rex à Tarbes et le centre thermo ludique à Bagnères (sculpture en résine). Venu sur le tard à la peinture et à la lithographie nous lui devons nombre d’affiches pour le Jazz à Luz et différents évènements culturels. Site d’Erick Vuillier : http://www.erickvuillier.com/

(1) Elle avait été arrachée de son socle de marbre. J’avais aussitôt, fait un post sur le forum de Lourdes actu, repris un peu plus tard par la presse (La Dépêche) et après que j’ai pu alerter le président de la FNACA et les services de la mairie. Tous ont voulu garder un certain silence ( ?!). Aucune allusion officielle n’a été faite et la statuette a été   vite remplacée en toute discrétion par un petit monument de chez Voldoire.

Erick VuilierEric
             
Vuillier 2Vuillier logo

La porteuse de la paix (statuette volée). En l'honneur du rugby et de Jean Prat (clichés de Loucrup65 et J. Omnès à droite)
Logo de l'artiste.

Erik Vuillier
Statuette exposée à Tarbes à l'hôtel Rex.
 
 




Auteur inconnu

Bronze st Pie X 2

Basilique souterraine de Lourdes, don des pèlerins de Coutances, 1911. Auteur inconnu.

Statue sanctuiare

 Statue d'un pèlerin offerte par le diocèse d'Arras, située près du self des Sanctuaires.

 

 


 

Religieuse (en cours, par ordre alphabétique)

  La grande majorité des statues religieuses se trouve dans le domaine des Sanctuaires (par ordre alphabétique)

Frère Bernard

Statue en marbre de Carrare de Sainte Thérèse

Statue de Ste Thérèse   Bernard

Sœur Margaret Beaumette

Depuis plus de 30 ans, sœur Margaret a consacré ses talents à l’enseignement de la sculpture et dans la création de sculptures originales d’influence religieuse dans l'art du bronze, et de la fibre de verre. Elle a réalisé de nombreuses sculptures représentant des saints dont sainte Bernadette. Ses œuvres ornent de nombreuses églises de par le monde, dont les Etats-Unis, la Corée du Sud, Bermudes, Haïti, le Canada et Lourdes. La statue de Lourdes avenue Maransin est une copie de celle  qui a été réalisée pour les compte de l‘ordre de Malte des femmes américaines, en 1998. L’original se trouvant aux USA. Elle réalise ses œuvres dans son studio de New York, dans le Bronx. Son travail est figuratif avec une clarté de la ligne et de forme.

soeur M Beaumette


 

Émilien Cabuchet (1818-1902)


Cet artiste profondément chrétien, après avoir étudié le dessin à Lyon,fréquenta les ateliers d''Hippolyte Flandrin à Paris. Après un séjour à Rome, pour faire bénir par le pape, ses outils de sculpteur, il multiplia la réalisation de statues  religieuses. C'est surtout sa statue du curé d'Ars très expressive et exposée au Salon de 1867 qui le fit connaître. L'une de ses nombreuses versions en marbre, se trouve à Lourdes. Nous lui devons également la statue de la vierge qui se trouve à l'entrée de la basilique supérieure, et dont une copie en résine est exposée le soir des processions aux flambeaux. Cette statue a été présentée au Salon de 1878.

Emilien Cabuchet  Cabuchet Ars Jean-Marie Vianney t
Emilien Cabuchet                                  Le curé d'Ars

Cabuchet

Cabuchet 1 Photo J.Omnès


Cabuchet vierge       Vierge Cabuchet 2

Vierge des processions aux fambeaux, copie en résine de la Vierge de E. Cabuchet à doite (Photo Sanctuaires)



Guéniot (1866-1951)
Sculpteur français, né en Vendée à Bournezeau, décédé à Vitry-le-François. Elève des Beaux-Arts de Paris, il fréquente l'atelier de Gustave Moreau. Membre de la société des artistes français, il obtient une médaille au Salon de 1902, de bronze en 1920, d'argent en 1925, et d'or, hors concours en 1927. Il est l'auteur de nombre de monuments aux morts (Dinan, Aubagne,Treignat) et de sculptures religieuses, dont la sainte Thérèse de la cathédrale Saint-Louis de La Rochelle et  plusieurs statues de la cathédrale Saint-Etienne de Châlons-en -Champagne.
A Lourdes :

aux Sanctuaires il a réalisé une Sainte Margueritte (Margaret), reine d'Ecosse. Cette statue de bronze a été offerte par les catholiques écossais en juillet 1930, lors de leur pèlerinage national, avec Mgr Donald, archevêque d'Edimbourg et Primat d'Ecosse. Sainte du XIe siècle, Margaret a eu un rôle essentiel dans l'établissement de l'Eglise catholique romaine à la place de l'ancienne Eglise celtique. Epouse de Malcom Canmore, roi d'Ecosse sous le nom de Malcom III, auprès duquel elle a eu une grande influence tant au niveau de la vie sociale que spirituelle de ses administrés elle eut huit enfants. Elle est considérée comme la "mère aimante d'une grande famille, l'épouse dévouée et la souveraine qui s'est identifiée aux plus pauvres et aux plus faibles."
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Sainte Marguerite

  

                                                                  


J.S. Hartmann

Sous cette signature se cachent en fait deux sculpteurs. J.S. Hartmann'' est un couple de sculpteurs français. Il est composé de ''Suzanne Laurens'', née à Verdun en 1904, morte à Dieulefit en 2003, et de ''Jacques Hartmann'', né à Paris en 1908, mort à Dieulefit en 1994. Suzanne Laurens a été l’élève de Julio Vaz à Lisbonne, de Teixeira Lopes à Porto, puis a suivi les cours de Pierre Sicard à l’école des beaux-arts de Paris. Jacques Hartmann se forma auprès de Paul Croix-Marie, restaurateur en sculptures gothiques. Jacques et Suzanne se rencontrèrent à Paris en 1931. Ils se marièrent en 1933. Cette année-là, ils participèrent au concours organisé par la municipalité de Lourdes qui souhaitait élever un monument en l’honneur de Bernadette Soubirous. Les époux Hartmann remportèrent le 1 er prix. La sculpture a été réalisée en bronze. Elle sera placée devant l’hospice, au pied du bassin. Séduit par leur travail, l’évêque de Lourdes, Pierre-Marie Gerlier, leur commanda en 1936, une statue de Bernadette pour le sanctuaire. Ce sera : ''Bernadette à l'agnelet' en marbre de Carrare. Elle sera placée le long de l’Esplanade, entourée de moutons un peu inattendus.  

Hartmann La statue en marbre de Carrare

  



Marie-Antoine
(Léon Clergue) Père capucin de Toulouse

Présenté par l'article du journal des Sanctuaires : " l'artiste et sculpteur Sébastien Langloÿs est venu livrer au Sanctuaire de Lourdes le buste de bronze, en taille réelle, représentant le fondateur des processions de Lourdes, le Père Marie-Antoine, que l'on surnommait de son vivant le "saint de Toulouse" (1825-1907).
Le buste commémoratif a été installé à la sortie du chemin de croix des Espélugues, en contrebas de la colline qui surplombe la Grotte des apparitions.La renommée de Sébastien Langloÿs est internationale. En 2013, il a par exemple crée les bustes d’Aimé Césaire pour Basse-Pointe en Martinique, de Pierre Fabre, de Jean Cocteau, de Luis Mariano, de Soljenitsyne, de Jean-Paul II pour la basilique Saint-Sernin. Sébastien Langloÿs cette même année a aussi créé des bas-reliefs comme celui d'Henri Perrier sur le fronton d'un bâtiment d'Airbus et de celui de Gilbert Bonnemaison pour la ville d’Épinay-sur-Seine. Pour la commune de Goussainville, il a aussi créé une sculpture en bronze intitulée "La Liberté" : elle représente l’abolition de l’esclavage.

sculpteur Marie-Antoine     Marie-Antoine 001
                                                                      Le modèle le Père Marie-Antoine Cliché des Sanctuaires

Capucin


Et l'article de donner ces précisions :
Repères 
"La célèbre procession aux flambeaux de Lourdes, dont l'image est connue dans le monde entier, fut introduite à Lourdes dès 1863 par le Père Marie-Antoine, un capucin surnommé "le saint de Toulouse." Le 31 août 2013, une plaque évoquant cette création a été inaugurée dans le Sanctuaire, en attendant que la sculpture réalisée par Sébastien Langloÿs soit achevée pour la surmonter. La plaque commémorant les 150 ans de la procession, située à la fin du Chemin de Croix des Espélugues, avait été inaugurée par Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse, en présence de Mgr Jean Legrez, archevêque d'Albi, Mgr François Fonlupt, évêque de Rodez et du Père Hubert Calas, ministre provincial des Capucins de France."
En fait, ce capucin qui venait souvent à Lourdes fut chargé d'organiser les premières processions par le mandement de l'évêque (avril 1863). Mais, c'est surtout en tant qu'organisateur de pèlerinages (plus de 100) qu'il est connu. Son premier pèlerinage fut réalisé en 1869, pèlerinage de Riscle. Il fut surtout organisateur de processions le long du chemin des Espélugues (Calvaire). Les processions aux flambeaux ne furent opérationnelles qu'en 1872, lors du pèlerinage de Lunel le 19 juillet.



Henri-Charles Maniglier (1826-1901)

À la demande de l’architecte des Sanctuaires, Léopold Hardy, le sculpteur Maniglier, grand prix de Rome 1856 et pensionnaire de la Villa Médicis de 1857à 1862 a réalisé en 1890, ce tympan de la basilique, dit de la Vierge remettant le Rosaire à saint Dominique. La pierre utilisée est de la pierre de Charente. Initialement la vierge tenait dans sa main gauche un lys à trois fleurs qui a disparu mystérieusement vers 1954 (comme la plaque de remerciement au Maréchal). Il a été remplacé en 2008, par une copie en cuivre, doré à la feuille, réalisée par la société Socra et offerte par le pèlerinage du Rosaire. h ttp://fr.wikipedia.org/wiki/Henri-Charles_Maniglier

PS : A droite  avec cette nouvelle fleur.

 Maniglier 001    Maniglier

Vierge remettant le Rosaire à saint  Dominique, basilique du Rosaire, Lourdes


Tacetti

Aux Sanctuaires, lorsque l’on prend le chemin de gauche pour atteindre la basilique supérieure, on est étonné par la présence d’une très belle statue de marbre blanc de Carrare représentant saint Roch. Une statue de 3mètres de haut, sculptée par Tacetti, d’après un modèle original dû au sculpteur Bassan. Elle se trouve là depuis 1966, date de la création de la chapelle extérieure dédiée alors à Bernadette où elle se trouvait depuis 1913, avant un bref passage dans la chapelle voisine de « la Guadalupe ». Elle a été offerte par le diocèse de Montpellier.  On doit à ce sculpteur, le monument aux morts de La Boissière dans l'Hérault, réalisé en pierre de Lens en 1924.

St Roch




 

Louis Richomme (1883-1975)

Frère trappiste sous le nom de père Marie-Bernard était un artiste sculpteur à l'origine de nombreuses sculptures de facture sulpicienne. Dont des statues représentant sainte Thérèse de Lisieux.
Il est l'auteur de la statue de Bernadette en habit de soeur de Nevers, placée dans les sanctuaires.

frère marie-10   Frere Marie-Bernard

Sainte Thérèse de  Lisieux  en marbre de Carrare, 1933. Sur l'eplanade des Sanctuaires de Lourdes

Maria Zsuzsa de Faykod (1952- )

Cet artiste sculpteur est surtout connu dans la région, par son superbe chemin de Croix en marbre blanc de Carrare, placé sur la pelouse des Sanctuaires de Lourdes.  Afin de permettre aux  pèlerins handicapés, une plus grande  accessibilité à un Calvaire, celui des Espélugues ayant une trop forte déclivité, les autorités religieuses des Sanctuaires, demandèrent à cette artiste française d'origine hongroise, de réaliser 17 sculptures, symbolisant la passion du Christ. Sculpté  entre 2003 et 2008, ce nouveau chemin de croix fut  inauguré à l’occasion du 150e anniversaire des Apparitions. La finesse de son travail inspiré par la Renaissance,  donne une part importante à l’étude des plissés et des drapés des voilages englobant ses personnages.
La visite de son musée à Aups dans le Var, permet de découvrir en un seul lieu, toute l’étendue de son art. Elle a réalisé plusieurs commandes publiques, dont certaines à Dignes et à Draguignan. À Paris, elle est l’auteur du Monument national aux évadés de guerre dans le XVIe arrondissement.

Faykod chemin-de-croix-de-lourdes-16e-station-la-resurrection article large Faykod 2
   Au centre : 16e station, à dtroite : détail. Photo de l'artiste

Pour en savoir plus : http://maria.faykod.pagesperso-orange.fr/indexchcr.htm
ou le chemin de croix :
http://www.musee-de-faykod.com/chemindecroix.html


Auteur inconnu

Vierge villa 2  Vierge villa

Statue de la vierge en marbre de Carrare se trouvant dans les jardins du pool médical, route d'Argeles, ancienne villa des soeurs espagnoles  



                                                         Statues de Bernadette à Lourdes 

 

 Bernadette 2  Bernadette 3

  Bernadette 4
En haut à gauche "Jeune fille à la chèvre" de F. Vilon, que nombre de visiteurs prennent pour Bernadette. Au centre statue de Bernadette en extase devant le musée des sanctuaires. Elle a été réalisée par Firmin Michelet, sculpteur de Tarbes. À droite, statue de Bernadette en bronze, réalisée par Thymoty Hooton. Offerte par le sanctuaire Sainte-Bernadette d'Alburquerque à New-Mexico, USA, elle a été inaugurée en juin 2008.

 

Bernadette 6n
Bernadette église Ber. hospices  

À gauche, statue de bronze de Firmin Michelet , sculpteur de Tarbes. Placée dans l'une de niches à gauche de l'esplanade du Rosaire.  Au centre Bernadette par F. Vilon à l'entrée de l'église paroissiale. À droite, à l'intérieur de l'Hospice, copie de la statue de Hartmann.  Photos J. Omnès

Hartman  Hartmann
La statue en marbre blanc de Carrare d'Hartmann à droite a fait l'objet de statuettes en résine, à gauche, en vente dans les boutiques lourdaises.


Hartmann signature
Signature JS Hartmann.

Bernadette 10   Bernadette rocher
Bernadette entrant de Bartrès avec son cabas sous le bras, surmontant un bassin peuplé de poissons rouges. Bronze de 1934 de J-S Hartmann devant l'hospice, à l'entrée de Lourdes. L'aménagement d
u site a été réalisé par le maire Antoine Béguère en 1958, pour remplacer le monument qui se trouvait là, depuis 1933.



            bernadette soubirous       Bernadette 1844  2
                                                                      Monument de 1933. Carte postale ancienne

À gauche, Bernadette en marbre blanc de Carrare, intitulée Bernadette à l'agnelet par J-S Hartmann, commandée en 1935 par l'évêque de la ville Mgr Gerlier. Elle a été inaugurée en 1936, et se trouve dans l'allée de l'Esplanade entourée moutons un peu désuets.
À droite, Bernadette dans une pose curieuse de mendiante. Statue de bronze de soeur Margaret Beaudette offerte par l'American Damas of Malta. Inaugurée le 19 juin 1998, elle se trouve à droite de l'hôtel du Centre, devant l'ancien presbytère, celui des Apparitions où logeait l'abbé Peyramale.

St Bernadette mairie   Bernadette
Adrien Lacrampe 1934, mairie de Lourdes. Photo J. Omnès

    Vilon  Bernadette 2
Bernadette de F. Vilon au château fort. À droite, Bernadette lisant, bronze de Gabrielle Vignesoult situé à côté de l'ancien presbytère. Elle a été inaugurée en 1979, par le maire de la ville, François Abadie. Photos J.Omnès

             Bernadette 8 signature Bernadette

            Bernadette3 0f

 

À droite, Bernadette de l'église paroissiale sous la toile restaurée de Bender. La statue a été réalisée par Firmin Michelet ; sculpteur de Tarbes
Au dessus Bernadette nonne et priant. Statue en marbre de Carrare inaugurée en 1933. Elle a été réalisée par Louis Richomme (1883-1975), alias frère trappiste  Marie-Bernard, sculpteur dans l'Orne. Cette statue se trouve dans les Sanctuaires.


Bernadette St Thomas
Elle se trouve devant l'hospice Saint-Thomas d'Aquin à 20 mètres de l'Unitalsi. Il n'y a pas de signature. C'est un copie de la statue de J-S Hartmann.

Faykod Bernadette

Bernadette par Maria Faykod. Cette sculpture se trouve devant l'hôtel d'Unitalsi.

Bernadette sanctuaires      Bernadete hospice
Au Sanctuaire, Statue de Timothy S. Hooton offerte par le sanctuaire Sainte-Bernadette d'Albuquerque aux USA, Nouveau Mexique, 2008.                      
À droite, statue en marbre blanc de Carrare de A. Lucchini, à la chapelle de l'hospice Ste Bernadette.
Photos J. Omnès

Bernadette 9  Bernadette 4

Statue semble t'il en ciment moulé située dans le jardin du Bon accueil à Bartrès. Un nettoyage lui serait profitable.

Divers


Croix irlandaise Croix irladaise bis
                                         Croix offerte par les Irlandais en 1913, à la sortie du Calvaire. Photo J. Omnès

 

 

 

 

 

                   

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 






 

 

 

F Vilon bergers