www.patrimoines-lourdes-gavarnie.fr

2 - Les animaux sauvages

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La chaîne des Pyrénées et le parc national en particulier sont une zone refuge pour les grandes espèces de vertébrés. Il s'agit d'animaux sauvages (isards, ours, grands rapaces...) qui trouvent  là, leur dernier espace de liberté. Ces animaux sauvages ne doivent compter que sur eux-mêmes pour survivre au sein de milieux naturels dont ils dépendent entièrement.
Le parc national des Pyrénées offre une plaquette qui décrit succinctement cette faune sauvage ainsi que la flore qui en font la richesse. Le parc abrite 75 espèces de mammifères sur les 167 de la faune française.
 
www.parc-pyrenees.com


                                      Quelques animaux sauvages 

  * L’ours brun
 
L’ours brun des Pyrénées avait comme ancêtre l’ours des cavernes à qui il a repris la niche écologique il y a près de 15 000 ans. Bien que présent à cette époque dans la nature, cet ours est cependant assez rare dans l’art quaternaire. Si les grottes de Tibiran et de Gargas nous offrent quelques peintures pariétales, dans la région qui nous concernent, ce sont surtout des représentations sur pierres gravées. Les Espélugues de Lourdes, nous offrent plusieurs exemples grâce aux fouilles de Léon Nelli. Les peintures rupestres ayant toutes disparues pour diverses raisons.

ours musée ours brun 001

Pierre gravée des Espélugues, à droite d'après une reproduction de l'abbé H. Breuil, musée Saint- Germain -en-Laye. Photo J. Omnès

 Il vit 20 à 25 ans dans des conditions naturelles et atteint sa maturité sexuelle vers 4-6 ans. Le fameux ours brun des Pyrénées a été pourchassé par les paysans et les bergers durant des siècles. Il faisait épisodiquement des dégâts dans les troupeaux des estives. Au XIVe siècle, Gaston Fébus, un expert en la matière, dans son livre sur la chasse, le décrit comme un animal peureux et ce n’est que pressé par la faim due au long jeûne hivernal qu’il lui arrive de s’attaquer à un être vivant. À partir du XVIIIe siècle, il fut considéré comme animal nuisible, aussi les bergers reçurent des primes pour chaque ours tué. Un certain Pierre Py de Cauterets se vit offrir par Talleyrand une pension à vie pour en avoir tué un grand nombre : 21 au total, pour la plupart dans le massif du Vignemale.

Ours Ariège 2

Depuis 1972, Martii (Martin) est protégé et sa chasse interdite. Le Parc National et l’A.D.E.T. (Association pour le Développement Économique et Touristique) essayent tant bien que mal de sauvegarder la demi-douzaine d’ours qui a survécu au massacre, en indemnisant les dégâts occasionnés aux troupeaux. Mais les mentalités n’évoluent guère : des bergers n’hésitent pas à utiliser des appâts empoisonnés. Alors que le taux de mortalité accidentelle des bêtes dans les estives est d’environ 3 % (accidents, orages, maladies…), soit 15 000 têtes, on attribue à l’ours 0,008 % des dégâts, soit environ 178 bêtes pour l’ensemble des Pyrénées françaises (chiffres 2001). La présence de l’ours est bien compatible avec le développement pastoral et son image très positive auprès de l’ensemble des Français ne peut qu’apporter un plus à la région. Mais si l’ours se contente de peu : une brebis de-ci de-là, car omnivore, mais essentiellement végétarien, il effraie par contre le troupeau qui peut se jeter dans un ravin ou qui devient difficile à traire de par le stress qu’il a vécu. Il paraît que la peur peut faire tourner le lait. Très mobile à la belle saison, il peut parcourir jusqu’à 25 km en une nuit. Trois ours de Slovénie ont été transplantés pour sauver la race locale, deux femelles en 1996 et un mâle en 1997. Leur adaptation et leurs déplacements sont suivis par l’A.D.E.T.  05-61-97-48-44. Une ourse a cependant été tuée par accident (? !) en 1997.



fiche ours

Les deux ourses ont donné naissance à cinq oursons. Si en 1968, à la création du P.N., une trentaine d’ours survivaient, aujourd’hui, malgré les réintroductions, la disparition de l’espèce semble inéluctable en France, surtout si les derniers pasteurs du cru s’opposent toujours avec entêtement et violence à l’ours et à l’État salvateur (comme en mai 2003 dans la vallée de Luz). L’État se retranche derrière ses engagements européens en matière de protection de la faune sauvage et du maintien de la biodiversité : l’un des grands défis du XXIe siècle. Les 40 brebis attaquées en 2003 par un ours au comportement atypique soulèvent des débats passionnés. Est-ce une raison suffisante pour éliminer à jamais l’emblème des Pyrénées centrales et du Stado tarbais ? Ne peut-il y avoir aussi une réflexion approfondie sur le mode actuel d’élevage des ovins ?
Une adresse hors Lavedan : A.M.O.P.Y.C. (Association des Amis de l’Ours des Pyrénées Centrales). Rue de l’Église 31440 Estenos.  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  http : // ours-en-pyrenees-centrales.chez.tiscali.fr  Site très pédagogique.
Une info : L’ours, histoire d’un retour, excellent documentaire de 52 mn réalisé par Michel Tonelli. Le réalisateur, sans prendre parti, nous fait vivre dans la tanière de l’animal afin de bien comprendre son comportement. Vidéocassette en vente chez Blizzard production (Aventignan).


Ours brun 3
                                                           Ours brun. Photo J. Omnès

À propos de Martin
On appelait jadis ce plantigrade lo Mossou (le Monsieur), du fait de sa ressemblance avec l'homme. En effet, il se tient debout et utilise ses pattes avant comme des bras et les femelles allaitent leurs petits à la manière d'une femme qui donne du lait à son enfant. L'ours serait un homme puni des dieux.
La plupart des montreurs d’ours qui fréquentaient jusqu’au début du siècle dernier les fêtes et foires de Bigorre et d’ailleurs, venaient de l’Ariège. On les appelait en Lavedan les oursaillès. Certains étaient reconnus comme mages-guérisseurs, du fait de la connivence mystérieuse (pour les badauds) qui existait entre le maître et son animal. Comment un plantigrade aussi redoutable pouvait-il obéir à un homme dont la seule arme était un bâton et répondre à ses demandes de pitrerie ? Jadis aussi, le jour de Carnaval (Mardi gras) à Gèdre, des danseurs vêtus d’une peau d’ours mimaient des scènes de chasse.
 
mascotte randonneur
Mascotte du guide « Le Randonneur de Lourdes à Gavarnie ». Photo J. Omnès

Petite histoire :
L’ours baladeur béarnais en pays toy (Bigorre). En 2001, puis surtout en 2003, un ours au comportement atypique disions-nous ci-dessus, faisait des dégâts dans les troupeaux du pays toy, voisin de la vallée d'Ossau. Peut-être lui aussi avait-il entendu parler de l’excellence de la viande des ovins locaux qui venaient d’obtenir une A.O.C. ? Cet ours autochtone n’avait pas de collier émetteur. Certains pensaient même le transplanter ailleurs, surtout depuis sa dernière descente en octobre 2003 à Sers, encore en Bigorre. Heureusement que le Martin incriminé et retrouvé début 2004 n’était pas Slovène, il s’agissait du vieil ours emblématique du Béarn, baptisé Papillon. On lui a simplement mis un collier émetteur. Il est décédé de vieillesse peu après.
RÉFLEXIONS
Toute la polémique créée, souvent artificiellement par des élus, autour de l’ours, devrait permettre un débat élargi et dépassionné : la vie sauvage a-t-elle encore de l’avenir en France ou ne doit-elle être que l’apanage des pays dits sous-développés ? En d’autres termes, le développement économique d’une région doit-il automatiquement détruire la vie sauvage ? Ne peut-il y avoir un développement harmonieux qui préserverait la diversité des biotopes ? Si la présence du Mossou est acceptée dans les Pyrénées comme partie intégrante de l’authenticité du pays, il est certain que l’élevage dit « traditionnel » doit respecter certaines règles tout aussi traditionnelles. Elles vont de la surveillance des troupeaux à l’utilisation des patous, en passant par la rénovation des cabanes et la surveillance des chiens errants. Si le refus inconditionnel de la présence de l’ours, de la part de certains éleveurs, pourtant indemnisés, a de quoi surprendre, celui de certains politiques pourtant défenseurs du bien commun, est encore plus incompréhensible.

Un crime contre la nature en vallée d’Aspe
Début novembre 2004, des chasseurs béarnais, lors d’une battue aux sangliers, en vallée d’Aspe, n’ont pas hésité à tirer sur le dernier ours autochtone. Et ce, dans un secteur où ils n’auraient jamais dû se trouver. Ils ont tué une femelle, au nom de Cannelle. Elle protégeait son petit de l’intrusion, sur son territoire, de cette équipée accompagnée de plusieurs chiens. Malgré le non-respect des règles consensuelles en vigueur, qui veulent qu’aucune battue n’ait lieu lors de la présence d’un ours et « l’assassinat » d’un représentant d’une espèce animale protégée, aucune garde à vue n’a suivi cette « catastrophe écologique irréversible ». Les chasseurs locaux ont traité l’évènement de simple « accident ». Des années de travail collectif ont été mises à bas par une simple cartouche.
 Après cette malheureuse affaire et l’abattage de deux louves dans les Alpes, la France se retrouve au ban de l’Europe pour son incapacité à protéger la biodiversité. Les politiques, qui ont longtemps tergiversé, vont être obligés de prendre des décisions rapides sur de nouvelles introductions d’ours slovènes, s’ils veulent sauver l’espèce. Et des mesures draconiennes de protection de l’espèce. Celle-ci ne sera, hélas, plus pyrénéenne. En janvier 2005, le ministre de l’Écologie annonce un doublement de population par introduction de femelles échelonnée sur trois ans. La première, Palouma, a été lâchée en avril 2006. Affaire à suivre.

Lo Mossou Ours1
L'animal emblématique du Pays. Au parc animalier d'Argelès-Gazost. Photos J. Omnès

Ours des cavernes ours des cavernes, musée pyrénéen. photo J.Omnès

L'ours brun et sa symbolique

 Dans les temps les plus reculés l’ours en Europe  était objet de vénération, voire de culte. Il était symbole de force et de puissance. Roi des animaux, il était présent sur de nombreux blasons afin de donner aux cités qui l’adoptaient une aura d’invincibilité, telles Bern, Berlin ou Madrid. Le plus légendaire des rois celtes, Arthur, n’avait-il pas emprunté son nom à l’ours : arth. Ce qui le rendait doublement roi.

Ours 6 001 Position de la tête qui peut permettre de penser à un rite

Mais avec l’avènement du christianisme, et surtout après les conquêtes de Charlemagne sur les nations païennes, il devint de plus en plus nécessaire de rabaisser l’ours, objet de culte, et de lui donner une aura négative, comme le fit l’Eglise conquérante envers d’autres animaux. De brave, fier, courageux on lui attribua les pires vices : lubrique, colérique, paresseux. Non contente de le décrédibiliser, l’Eglise en fit un valet de saints, tout juste bon à porter les bagages des prédicateurs. L’histoire proche de la légende, rapporte que l’évêque de Couserans (Ariège) Monseigneur Valier, aurait offert un âne à son collègue et ami de Tours, Monseigneur Martin (futur saint Martin), pour lui faciliter les prêches dans la région. Le pauvre âne aurait été dévoré par un ours, que Monseigneur Valier captura et apprivoisa avec facilité car l’ours reconnut la suprématie de la vraie religion. En souvenir de cette mésaventure, il aurait donné le nom de Martin à celui qui avait apprécié la monture de son ami. La tradition populaire, par analogie, baptisa Martin les ours et… les ânes. Mais cette histoire légendée se multiplia avec de nombreux autres prêcheurs, comme saint Amand et saint Hubert. 

ours saint Ours réduit à un portefaix de moines prêcheurs

Être malfaisant, il n’en fallait pas plus pour qu’il fût chassé sans vergogne. Devenu de plus en plus rare, donc moins dangereux, il a fallu attendre le XXe siècle pour qu’ il symbolise la douceur et la tendresse et 1903 avec l’aventure de Théodore Roosevelt qui donna naissance à Teddy Bear et la multiplication des ours en peluche. Le nounours était né.

Un youtube résumant la symbolique de l'ours à travers les âges, par Michel Pastoureau :
https://www.youtube.com/watch?v=m62F7VLpoVo

L'ours de Desca statue de la fontaine des 4 vallées à Tarbes :

ours Fontaine du Marcadal à Tarbes

Ours 001 Ours utilisés contre l'inventaire des églises en 1903.


* L’isard ( Rupicapra pyrenaica)

C’est le nom donné au chamois des Pyrénées. Il est de taille plus petite que son cousin des Alpes, environ 70 cm au garrot. Vous pourrez en admirer tôt le matin dans le Parc National . Ce dernier a réussi à sauver l’espèce en voie d’extinction. Il vit généralement en hardes, dans les hauteurs protectrices, jusqu'à 2500 m d'altitude, où il escalade les parois abruptes. Sa tête marron et blanche est surmontée d'une paire de petites cornes. Il se nourrit d'herbacées, et l'hiver dans la forêt, de mousse et de lichens.
N’oubliez pas vos jumelles, on peut  les voir souvent l'été près des éboulis et des alpages. La population actuelle du Parc National est estimée à 6 000 têtes. En 1993, ils ont été implantés avec réussite sur le massif du Viscos, par la société de chasse de Saint-Savin. Puis à partir de 1995, sur le massif du Cabaliros, par une association regroupant plusieurs sociétés de chasse de ce secteur ; on y dénombre actuellement près de 250 bêtes.

isards       Isard
  Isard, musée Arrens-Marsous. Photo J. Omnès                                  Isard. Photo J. Omnès

 

 


* Le mouflon
 
Cet ovidé introduit dans plusieurs massifs européens est originaire de Corse. Curieusement, la nourriture des Pyrénées plus riche que celle de l’île de Beauté a développé des variétés différentes : l’espèce locale est plus grosse, à l’inverse de celle de la Corse ; ici, seuls les mâles ont de grandes cornes recourbées. Des mouflons ont été introduits en 1980 dans la Réserve naturelle volontaire du Pibeste et d'Aoulhet (RNR de 5110 ha). Aujourd’hui, on en dénombre près de 350 qui ont tendance à se diriger vers l’ouest du massif, moins exposé aux sécheresses. L'ascension du pic d' Alian est un bon objectif pour en apercevoir..
Excellent grimpeur, il vit en petits groupes familiaux, allant de quelques individus à une trentaine, au-dessus de 1500 mètres d’altitude sur les estives et les pentes abruptes. La période du rut a lieu en octobre. La femelle met bas une fois par an, au printemps, de un à deux petits. L’animal mesure environ 70 cm au garrot et 140 de long, les mâles peuvent peser jusqu'à 60 kg. L’animal mange de l’herbe et surtout des feuilles et l’hiver des écorces, des glands, des châtaignes et du lichen. La cohabitation avec les isards ne semble pas poser de problèmes. Sur les estives, il n’est pas rare de voir paître des mouflons avec les troupeaux de brebis.

Mouflon          Mouflons du Pibeste
Mouflon, cliché Google.                         Panneau à la porte des Vallées sur les mouflons du Pibeste. Photo J. Omnès. 



* Le bouquetin (capra pyrenaica) 

Il a disparu du versant français en 1900, victime de la pression cynégétique. Il subsistait encore côté espagnol en Aragon en 2000. Ce bouquetin dans sa forme pyrenaica diffère de celui des Alpes par des cornes en lyre (à double courbure), alors que l’Alpin est à grande courbure simple. Il a été durant des dizaines de milliers d'années reproduit sur les murs des cavernes pyrénéennes, dont celles de Niaux en Ariège.
Ce robuste caprin qui pèse jusqu'à 90 kg, bien campé sur ses pattes est muni de sabots parfaitement adaptés à
ses déplacements sur les pentes escarpées. Il ignore le vertige.
Il fait l’objet d’un projet de réintroduction par les parcs nationaux français et espagnols (Ordesa). En l'an 2000, il avait fait l'objet d'une tentative de clonage; le nouveau-né est mort quelques heures après sa naissance.

Le plan de réintroduction du bouquetin
Ce programme franco-espagnol prévoit la réintroduction de 160 capras pyrenaicas provenant de Gredos (Castille et Léon) et de Tortosa (Catalogne). Il doit s'étendre sur 9 ans, pour un coût global cde 1,1 M€.
Il était prévu, pour commencer, d'introduire dans la zone coeur (le PNP) à Cauterets, en avril 2013, vingt bouquetins, dont dix mâles et dix femelles. L'expérience devait être renouvelée en 2014, puis étendue dans le secteur du Pic Néouvielle, dans la vallée d'Ossau,  et dans le Couserans en Pyrénées ariègeoises, En tout, 160 unités, pendant les  prochaines années sur tout le territoire des Pyrénées. Avec les reproductions, on devrait atteindre à la fin du programme, 200 animaux. 
L'espèce est protégée en France depuis le 15 septembre 2012. En Espagne, où elle prolifère dans les autres massifs, elle fait l'objet de plans de chasse, vu le nombre d'individus (près de 60 000). Certains éleveurs français, principalement les adversaires de l'introduction de l'ours, voient d'un mauvais oeil cette introduction. Ils ont peur d'une transmission de certaines maladies. L'administration a dû leur fournir toutes les garanties possibles, dont la mise en quarantaine des nouveaux venus. Ce n'est finalement qu'en juillet 2014, le 19, qu'aura lieu le premier "lâcher" à Cauterets, sous l'égide de Ségolène Royal, alors ministre de l'écologie.

 

Bouquetin-Ordesa
Capra pyrenaica. Cliché Google     



* La marmotte
 
Animal disparu des Pyrénées depuis le quaternaire. En provenance des Alpes, il a été réintroduit, en 1948, à Barèges par le docteur Courturier, aidé de deux locaux, J.-M. et H. Sabatut, où il a parfaitement proliféré. Il se trouve de nos jours, présent dans tout le parc national et même en Espagne. Ce gros rongeur bien sympathique est reconnaissable de loin lorsqu’il fait le guetteur. Assis sur ses pattes arrière, dans la position du chandelier, il alerte la colonie du moindre danger par ses sifflements stridents. Celle-ci se replie alors dans ses terriers, dont l’entrée se trouve sous de grosses pierres. La marmotte hiberne pendant 6 mois. On peut dire que le retour de ce petit mammifère a été très bénéfique pour la survie de l’aigle royal. Il existe un DVD retraçant cette épopée vendue par René Theil : "Mémoire du Pays toy".

 

marmottes
Marmottes au Parc animalier d'Argelès-Gazost. Photo J. Omnès

Petite histoire d'introduction.  Il semblerait que tout ait commencé par les relations entre le chirurgien Couturier de Grenoble et J-M et H. Sabatut accompagnés d'A. Knobel. Ils décidèrent d’introduire des Alpes, le petit animal devenu l’un des emblèmes du Pays des vallées des Gaves.  Six animaux furent prélevés de Var et introduits à Luz au sous- sol d’un chalet EDF, en attendant leur lâcher au cirque de Lys au fond du Barrada vers Pragnères. Par la suite, 2 ou 3 ans après,  monsieur Couturier envoya 2 mâles aux protagonistes. Il fallut attendre 10 ans  pour voir arriver le petit rongeur à  l’Yse, au sud de Luz, et 15 ans au cirque de Troumouse.


Le Lynx.

En attendant sa réintroduction, un superbe exemplaire au parc animalier d'Argelès-Gazost

Lynx
Lynx, photo J. Omnès


Lynx


* Le desman des Pyrénées (galemys pyrenaicus)
 
C'est un petit rongeur endémique de la famille des hérissons, vivant le long des cours d’eau et appelé communément rat-trompette. C’est en fait un genre de taupe au corps couvert de longs poils noirs formant une fourrure dense et imperméable. Son long appendice nasal lui permet de capturer sa nourriture : œufs et petits poissons. Adapté à la vie aquatique avec ses pattes palmées, ses narines et trous auditifs obturables, sa queue servant de gouvernail, il ne revient à l'air libre que pour respirer.
Fort discret, ne supportant aucune pollution, il se fait de plus en plus rare ; il faut grimper à plus de 1 500 m pour le rencontrer. Mais, très vif et en agitation permanente, son observation est très difficile. Ses seuls cousins connus se trouvent dans le Nord-Ouest de l'Espagne, au Portugal  et dans le massif de l’Oural (espèce un peu différente). Son unique ennemi est l'homme qui pollue son biotope.
Un petit film : http://www.parlons-jeunes.com/?page_id=5042
Un petit film étonnant du parc national  : http://www.youtube.com/watch?v=sgjP-xlkyhc&feature=youtu.be
Une adresse : Institut européen d’études et de conservation du desman des PyrénéesCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
" abp="924">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.



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Desman des Pyrénées. Photo J. Omnès Musée Arrens





* L’oreillard (plecotus macrobullaris)

Il s’agit d’une très petite chauve-souris dotée d'impressionnants appendices auditifs, presque aussi grands que le corps, d’où son nom. Cet animal endémique des Alpes et des Balkans a été répertorié récemment dans les Pyrénées par pur hasard. C’est une collision en août 2001, avec le pare-brise d’un agent de l’Office national des forêts pyrénéennes qui a permis d'identifier ce chiroptère après analyses génétiques, comme originaire des Alpes. Il se serait adapté aux cavernes de nos montagnes. Son pelage long et doux est de couleur gris terne, à part au niveau de la gorge et du ventre où il est gris blanchâtre à jaunâtre. Il vit dans des cavités, des arbres creux, des grottes, proches de zones boisées. Il se nourrit essentiellement de papillons de nuit. Ce chiroptère atteint la maturité sexuelle entre 1 et 3 ans, selon le sexe et l'espèce. La portée compte généralement 1 seul petit, mais elle peut compter 2 petits dans le cas de jumeaux.Ce petit mammifère fait partie des espèces protégées.

Oreillard Guano
Oreillard, cliché fr.academic.ru                                                Guano de chauves-souris, engrais naturel. Photo J. Omnès


      
* L’euprocte (calotriton asper) 
Genre de salamandre de couleur grise à peau rugueuse, avec parfois une raie jaune sur le dos. Endémique des Pyrénées,  ce petit batracien urodèle (avec queue) de 8 à 14 cm, vit dans les cours d’eau bien oxygénés entre 175 et 3 000 mètres d’altitude. Certains vivent dans des cours d’eau souterrains.On le trouve également en Corse et en Sardaigne.
Sa tête est plate et ses pattes sont relativement courtes. Il se complaît dans les rivières où il se nourrit de larves d’invertébrés. Il entre en léthargie à l’approche de l’hiver. Sa durée de vie : 20 ans. Au printemps, à la fonte des neiges, l'animal sort d'un état léthargique pour regagner le torrent dont la température avoisine les 6 °C. Il est actif tant que la température de l'eau ne dépasse pas les 15 °C, température à partir de laquelle il se réfugie en profondeur. À l’approche de l’hiver, lorsque la température de l'eau devient inférieure à 6 °C, les adultes commencent leur vie terrestre ; ils sortent de l'eau pour entrer en léthargie dans un refuge : terre des berges ou anfractuosité de rochers. Durant cette période, les larves s'enfouissent dans le sable des torrents. Ovipare, la femelle pond une douzaine d’œufs l’été qu’elle dépose sous une pierre.

Euprocte Gilles Pottier
Euprocte, cliché Gilles Pottier




Les lézards des Pyrénées (Iberolacerta bonnali)

Il existe dans la chaîne des Pyrénées trois espèces endémiques de lézards. Ces mini dinosaures vivent à plus de 2000 mètres d’altitude. On les rencontre surtout au Balaïtous, au Vignemale, au Néouvielle, au mont Perdu et près de la Mongie. L’espèce vieille de plusieurs millions d’années, côtoie parfois le lézard commun gris de la plaine (podarcis muralis), dans les zones d’estives près des pierriers.
Les trois espèces ont été découvertes  récemment. La première espèce la plus importante, au nom de  lézard pyrénéen de Bonnal  (Iberolacerta bonnali ) a été découverte en 1922 par le botaniste Jean-Louis Bonnal près du lac Bleu.
Ovipare de 10 à 15 cm de long, le lézard pyrénéen à l’écaille lisse, se reproduit après trois hivers, par une ponte unique de quatre à douze œufs. Les mâles entament des combats territoriaux au moment de la période de reproduction. L’accouplement se déroule entre la fin du mois de mai et le début du mois de juin. Il se nourrit d’araignées, myriapodes et insectes. L’espèce est protégée en Europe par Natura 2000.
Les deux autres moins connues ont été inventoriées en 1990. Ce sont le lézard pyrénéen du Val d’Aran (Iberolacerta aranica) et le lézard pyrénéen d’Aurelio (Iberolacerta aurelioi ).
Pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9zard_des_Pyr%C3%A9n%C3%A9es

Lezard bonnali 
 Lézard de Bonnal

Problèmes rencontrés en 2014, pour  l'augmentation du domaine skiable de Barèges-la Mongie

http://www.sudouest.fr/2014/09/01/un-lezard-en-travers-de-la-piste-1656450-706.php




 * Le crapaud accoucheur (Alytes obstetricans)

C'est une espèce d’amphibien de la famille des Alytidae.
Petit  crapaud  dodu de couleur gris brun,  il atteint  4 à 5 cm de longueur. La femelle est plus grande que le mâle. Il se différencie du crapaud commun (Bufo bufo) par ses yeux proéminents aux pupilles verticales et ses pustules lisses et peu visibles. Le mâle reproducteur est dépourvu de callosités nuptiales et de sac vocal. En été, il porte les œufs pondus par la femelle, sous forme de chapelets agglutinés autour de ses pattes arrière. Son chant, fait d’une suite de notes flûtées est caractéristique de l'espèce. La reproduction (15 à 80 œufs) a lieu en montagne, une fois l’an, vers avril-mai. Sa durée de vie est de cinq ans.
On le trouve dans les Pyrénées jusqu’à 2400 m d’altitude. Il vit près des zones humides et hiverne hors de l'eau, dans des fissures ou des creux. L’espèce est protégée en France, Belgique et Luxembourg.
Depuis 2011, ces crapauds succombent en masse à cause d’un champignon qui sévit et que l'homme pourrait avoir propagé quand il se servait de batraciens comme tests de grossesse vivants.
Sa reproduction est relativement complexe à tel point qu’au XVIIIe siècle, lorsque le chirurgien Pierre Demours la décrit, les scientifiques ne le croient pas. Ce n’est qu’en 1872, que sa thèse fut accréditée par le naturaliste A. De L’Isle de Dréneuf.

Crapaud accoucheur 0    Crapaud accoucheur 4  
Crapaud accoucheur, cliché wikimédia, Christian Fisher

 

 


  
* La truite fario 
Truite des Pyrénées, grise, tachetée de points noirs, longue de 40 cm environ ; elle se distingue de la truite gold (importée des U.S.A.) par sa taille : 60 cm et par sa couleur, laquelle est pratiquement jaune rosé. Alevinage en montagne héliporté :http://vimeo.com/99806699 . Voir également le dossier gastronomique : truites.

Truite du Gave
Truite du Gave, ciché F. Duplan

 


 

* La loutre d'Europe
Elle est bien présente en Vallées des Gaves.

Texte du PLVG : "En tant qu’espèce d’intérêt communautaire, la loutre d’Europe fait partie des espèces ciblées par la démarche Natura 2000. En 2008, les inventaires réalisés dans le cadre de l’élaboration du document d’objectifs du site « gaves de Pau et de Cauterets » ont mis en évidence une population bien établie, avec un noyau reproducteur situé entre Lourdes et Pierrefitte. Mais les crues de 2012 et 2013 ont considérablement marqué son lieu de vie : les arbres et rives utilisés comme abris ou gîtes ont été emportés, le couvert végétal limité à ce constat s’ajoutent les nombreux travaux post-crue, qui ont pu être source de dérangement ou de nouvelles modifications de son habitat.
Suite à ces perturbations importantes pour l’espèce, le PLVG, animateur du site Natura 2000 des gaves, a souhaité évaluer l’état de colonisation des principaux cours d’eau du bassin du gave de Pau par la loutre d’Europe. Le travail a été confié au Parc National des Pyrénées pour l’amont et à l’Office National de la Chasse et la Faune Sauvage pour l’aval du territoire.
Les résultats des prospections menées entre février et mars 2016 sont très encourageants. En effet la loutre d’Europe a recolonisé l’ensemble des cours d’eau de la vallée des gaves : gaves de Pau, de Cauterets et d’Azun, le Bergons et le Bastan abritent tous l’espèce. Celle-ci fréquente aussi le lac de Lourdes dans lequel elle trouve une bonne source de nourriture."

Loutre Au parc animalier d'Argeès-Gazost





 


                                                                            Les insectes

* L'araignée Zélote agregioide

Une araignée endémique. Il s’agit d'une araignée de genre Zélote appelée egregioide. De petite taille, environ 6mm, entièrement noire, elle a été découverte sur la commune de Betpouey par Sylvain Dejean et Samuel Danflous, naturalistes au Conservatoire d'Espaces Naturels de Midi-Pyrénées (CEN-MP), en 2012, à 1650 mètres d’altitude. Elle a la particularité de ne pas tisser de toile et de capturer la nuit sa proie au sol à découvert. Le jour elle se repose sous les pierres. Un seul spécimen a été découvert à ce jour celui de la photo.
Il s'agit d'une femelle le Parc poursuit ses recherches pour trouver d'autres spécimens.


Zelotes-egregioides Cliché Wkipédia

 




*
Le carabe des Pyrénées (carabus iniopachy pyrenaus)


Ce petit insecte de la famille des carabidés est présent dans toute la chaîne des Pyrénées, depuis le Pays Basque jusqu'au Canigou. Il vit entre 1800 et 2500 m d’altitude. Il est actif de mi-juin à mi-septembre et se complait dans les amas de pierre et de rochers, dans les éboulis. Il se nourrit  de larves d'insectes, de chenilles, de vers de terre, de mollusques... Les larves également carnassières vivent dans le sol. Elles se transforment en nymphoses après deux mues.Cet insecte fait partie d'une famille de près de 900 espèces, dont les plus connues sont : le carabe doré (carabus auralus), le carabe violacé (carabus violaceus), le carabe granulatus, le carabe sylvestre, le carabe embrouillé et le carabe clathratrus.
Le pyrenaus a la particularité d’avoir une carapace dont les coloris varient selon la région, alors que les pattes et les élytres restent noirs. Cette carapace peut varier  du noir au vert métallique en passant par un rouge orangé.

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*Le Bessoniella procera

Jean Pierre Besson, ancien élève du Lycée climatique d’Argelès devenu un éminent biospéléologue est à l’origine de nombreuses découvertes  d’arthropodes (1) cavernicoles  dans les Pyrénées, essentiellement vers le gouffre de la Pierre-Saint-Martin. L’insecte qui a fait sa réputation et a hérité de son nom est le Bessoniella procera. Il apparaît comme un véritable fossile vivant dont la présence dans les Pyrénées et la localisation au massif Cézy-Pic de Ger restent des énigmes biogéographiques. C’est une découverte  remarquable puisqu'elle constitue, d’après les savants, le premier représentant européen de la sous-famille des Corynothrichinae, au sein de laquelle on peut lui reconnaître de lointaines affinités avec les genres Orchesellides d'Asie et Australotomurus d'Australie. Description : c'est un Orchesellide d'assez grande taille, dépigmenté (normal puisque vivant à l’abri de la lumière), sans cornéule (facette de l’œil), ni organe postantennaire. Il se caractérise par des griffes très longues et très fines, par un court mucron trilobé (extrémité-pointe en trois partie) et par la présence de macrochètes (ou soies) dorsaux très longs et peu nombreux. Cette nouvelle espèce est le premier représentant européen de la petite sous-famille des Corynothrichinae.  Je n’ai trouvé aucune photo de ce Bessoniella procera (1) Invertébré au corps segmenté muni d’appendices articulés (Crabe, scorpion)

http://fr.wikipedia.org/wiki/ArthropodeJ-P   Macrochètes Chétotaxie du thorax dorsal
                        J-P Besson                           Macrochètes d'insecte



* La rosalie des Alpes

Rosalie
Rosalie des Alpes. Cliché www.valleeduthouet.fr
Habituée des hêtraies sans bouder les chênes et les frênes, elle a l'habitude de prendre le soleil aux heures chaudes d'été.


                                                                                  Les Papillons 

* L'Apollon (Parnassius apollo pyreneica) 
Il appartient à la famille des Papilionidae. Ce beau papillon de grande envergure est facilement reconnaissable par ses ailes postérieures toutes blanches et  constellées d’ocelles rouges cernés de noir, et ses ailes antérieures également blanches mouchetées de larges taches noires. On le voit voleter sur les pentes de nos montagnes, au-dessus de 1 200 mètres, de juin à août. Il est plus grand que son cousin alpin.Sa chenille est noire tachée de rouge et sa chrysalide blanche. Il est protégé et interdit de chasse.

lApollon
Cliché Détours en France no 7

* Le Fadet des laîches
 
Papillon rare, présent dans les tourbières du lac ce Lourdes.
Les tourbières bigourdanes et en particulier celles du lac de Lourdes abritent un papillon menacé d’extinction et protégé par l’Union européenne. Il s’agit du fadet des laîches ou de son nom latin du Coenonympha oedippus de la famille des Nymphalidae (sous-famille des Satyrinae) ; elle appartient au genre des Coenonympia. Ce papillon est communément appelé l’Œdipe et en anglais False Ringlet (le faux Ringlet). Le nom espagnol est plus poétique Lindos ojos = les beaux yeux.

Description : c’est un petit papillon de couleur marron dont les extrémités des ailes sont ornées de petits cercles ou ocelles (petits yeux) noirs plus grands et cerclés de jaune chez la femelle. Il ne vit que le temps d’un vol de juin à août ! S’il a pratiquement disparu en Belgique, Allemagne et Bulgarie, en France, l’espèce ne prolifère que par petits groupes dans des régions marécageuses.

Strictement protégé en Europe, en France le Fadet des laîches est inscrit sur la liste rouge des insectes  par l’article 2 de l'arrêté du 23 avril 2007 qui  fixe la liste des insectes protégés sur le territoire national. A Lourdes, dans la  tourbière du lac, une action de sauvegarde et  développement est menée conjointement entre la municipalité et Natura 2000

Fadet des laîches   fadet femelle
Photo Google 




                                                                           Divers
* Le lynx  pardelle 

Depuis 1967, de nombreux témoignages assurent avoir vu un lynx dans la région. Un cadavre a été trouvé en 1969, des traces en 1976 et des poils en 1982. Qu'en est-il exactement ?
Attente d'une réponse de l'ONCFS, antenne Massif Central et Pyrénées.



                                               Les Oiseaux
                                        Les plus emblématiques

* La palombe

C'est le nom du pigeon ramier dans le Sud-Ouest. Elle est reconnaissable à sa collerette blanche et son poitrail rosé. La palombe d’Europe du Nord, non sédentaire passe au-dessus des Pyrénées lorsqu’elle va hiverner en péninsule ibérique, de fin septembre à fin novembre. Le 19 octobre est généralement le point culminant. C’est « à la Saint-Luc (qu)’il y a grand truc ». Le grand truc est un mythe, jamais vérifié. En fait, le pic de passage se situe plutôt actuellement le 27 octobre à la Saint-Jean (l’Évangéliste) avec un battement possible d’une semaine qui n’inclut jamais la Saint-Luc. 
   Malheureusement pour elle, elle fait l’objet d’une chasse sans merci par certains locaux qui n’hésitent pas à louer très cher une cabane de tir, installée aux sommets des arbres (palombières), dans les meilleurs endroits de passage. Chasse très prisée, elle est à l’origine d’un véritable culte qui oblige certaines entreprises à travailler au ralenti durant la période de passage. C’est la « palombite ». Le gouvernement et les associations d’écologistes essayent avec difficulté de faire appliquer la réglementation européenne sur la chasse ; celle-ci n’est hélas pas toujours respectée par les loueurs de palombières et parfois par les politiciens eux-mêmes. Un train rapide reliant Pau à Paris a été baptisé La Palombe bleue.


Palombe     Palombe couvant
                                                     A droite palombe, couvant son oeuf.    Photos J.Omnès   
                                                            


* La perdrix des neiges ou lagopède alpin (lagopus mutus)
 
Rare oiseau de la famille des gallinacés, adapté au froid. Son abondant plumage, l’hiver, devient blanc… comme neige. Camouflage indispensable pour survivre en haute montagne entre 2000 et 3 000 mètres. C'est le seul oiseau à avoir trois mues dans l'année, de gris pierre à blanc immaculé ; son mimétisme est adapté aux saisons. Oiseau étrange aux pattes ornées de raquettes plumeuses, il se nourrit d’insectes, d’aiguilles de conifères, de mousses et de lichens, comme le grand tétras. On le trouve également dans les Alpes. La nidification se fait à même le sol, dans une cuvette grattée,à l'abri d'un rocher et "aménagée" de quelques plumes, duvets et mousse. La ponte a lieu en juin et 6 à 8 oeufs sont couvés pendant quatre semaines environ. Sa population semblerait se stabiliser dans le parc. Pour en savoir plus : Wikipédia

Lagopède
Lagopède en tenue d'hiver. Cliché Wikipédia


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* Le grand tétras ou coq de bruyère (tetrao urogallus) 

Gros volatile, c’est le plus grand gallinacé d’Europe, il peut atteindre 1, 20 m d'envergure. De couleur bleue et noire avec au-dessus des yeux une tache rouge, il mesure environ 90 cm de haut et pèse près de 3,50 kg. Il vit surtout en moyenne montagne dans les forêts de pins et de sapins ainsi que dans le massif du Néouvielle. Il se nourrit essentiellement de fruits, d’insectes (de fourmis) et l’hiver, d’aiguilles de pin. Assez farouche, sensible aux dérangements, on note surtout sa présence, lors des parades nuptiales en mai, car il attire la femelle en gonflant ses plumes et étalant sa queue, par de curieux cris bien audibles. Après l’accouplement, la femelle prépare le nid à même le sol, ce qui rend, hélas, l’espèce très vulnérable aux chasseurs. La ponte comprend six à neuf oeufs que la femelle couve durant quatre semaines.Voir les très beaux plans sur ce volatile dans le film Un homme un vrai des frères Larrieu.



grand tétras
Grand tétras, cliché www. oiseaux.net 

 


                                                                           Les Rapaces

Le Parc national et la réserve naturelle du Pibeste abritent 19 des 22 espèces de rapaces diurnes recensées en France. Leur importance vient du fait que les milieux naturels leur sont favorables, tant pour la nidification (falaises biens exposées) que pour la variété des terrains de chasse.

* Le vautour fauve (gyps fulvus) 

Rapace de grande envergure. Avec ses ailes déployées, il peut mesurer jusqu’à 2,80 m. Il se déplace en groupe, en haute altitude, pour bénéficier des courants ascendants sur lesquels il peut planer plusieurs heures. Sa vue perçante lui permet de repérer de très haut sa pitance, souvent des cadavres de moutons. Les plus forts, après une parade d’intimidation, sont les premiers à manger. Ils sont nombreux dans la réserve d’Ossau. Ils ont tendance à se déplacer vers le Lavedan où l’on en dénombre près de 340 couples. L’Espagne en possède près de 4 500 couples ! Soit neuf fois plus que du côté français où il y avait seulement 70 couples en 1970. Ils nichent en groupe sur des corniches de falaises. Le nid volumineux fait de branchages ne reçoit qu' un oeuf qui sera couvé par le mâle et la femelle à tour de rôle durant deux mois.  
Cette prolifération mentionnée ci-dessus, inquiète certains pasteurs surtout béarnais, qui constatent le changement d’attitude de ces rapaces. Ils auraient moins peur de l’homme que jadis. Comme pour l’ours, les vieux fantasmes ressurgissent : l’« animal du diable » serait capable de s’attaquer aux troupeaux ! Or le vautour ne tue pas ses proies, il n’est pas suffisamment armé. Malgré cela, la rumeur commence à aller bon train afin d’éliminer ces « bêtes de la mort » (association aux charognes). Les empoisonnements (au pesticide) commencent à se multiplier dangereusement. Espérons que les « anti-vautours » les plus virulents sauront écouter la voix de la sagesse, celle de Didier Peyrusqué, garde au Parc : « Quand les vautours n’auront plus à manger, certains d’entre eux ne pondront plus et la nature se régulera par elle-même. »  Cette prolifération de vautours autour de carcasses vient du fait qu'une directive européenne oblige à couvrir les cadavres des bêtes des troupeaux mortes en montagne, ceci afin d'éviter toute épidémie. La nourriture faisant défaut, chaque carcasse abandonnée  fait l'objet d'un assaut impressionnant de  rapaces, et c'est également l'une des raisons de leur agressivité naissante. Aussi, en Béarn, en 2014, une expérience de plateforme de nourrissage a été tentée à Aste-Béon. Devant le succès de l'entreprise six autres plateforme devraient être installées en 2015.


                        vautour fauve 2                    Vautour fauve
                          Vautour fauve 2, assoc.vautour Baronnies                           Tête de vautour fauve, cliché J.-M.  Lamblard

Vautour fauve                Rapace Arras
 Vautour fauve, Argelès-Gazost. Rapace vu par un artiste soudeur d'Arras (Semaine de l'Abbadiale septembre 2012. Photos J. Omnès



* Le percnoptère d’Égypte (neophron pecnopterus)
 
Ce petit vautour migrateur, au superbe vol, est assez rare en France. Une cinquantaine de couples dans les Pyrénées, dont une quinzaine en Bigorre et trois dans la réserve naturelle du Pibeste. On l’appelle « Dame Blanche » dans le Val d’Azun et « Maria Blanca (Marie Blanque) » en Béarn voisin. Dans les vallées des Pyrénées, c’est lui qui annonçait le début des grandes lessives, lors de son retour au printemps. Tout comme les saumons, les percnoptères reviennent chaque année sur les lieux de leur procréation. Avec son plumage blanc cassé, ses ailes bordées de noir, il est facilement identifiable de loin, surtout grâce à sa queue, en  forme de plume de stylo à encre. Sa drôle de tête pointue, toute jaune, se termine par un bec presque conique.
Après avoir traversé l’Afrique subsaharienne, Mali et Mauritanie, il vient nidifier, en mars, le long de parois abruptes ou sur des corniches abritées. Dernier charognard dans la chaîne alimentaire, cet éboueur des cimes se nourrit de cadavres qu’il dépèce jusqu’aux os, de petits reptiles, d’insectes et même de bouses. Pour les charognes, vu sa petite taille, il doit attendre son tour après les charognards plus corpulents. Il a la particularité, surtout en Afrique, d’utiliser un caillou serré dans son bec pour casser les œufs à la coquille trop dure. Le couple, comme les pigeons, reste uni jusqu’à la mort. La femelle, que rien ne distingue du mâle, tant par l’apparence que par le comportement parental, ne pond généralement qu’un à deux oeufs par an. D'un blanc cassé, tachetés de rouille , ils sont déposés dans un grand nid sur une corniche ou dans une cavité. Quand il devient adulte, vers 4-5 ans, une huppe blanche se forme derrière la tête.
Afin de mieux le connaître et de le protéger, un plan de sauvegarde et de réintroduction a été lancé par le ministère de l’Environnement en mars 2002.
Un site :www.avimania.com

percnoptères 2       Percnoptère essayant de casser un oeuf avec une pierre au Donjon des aigles (Beaucens) Photo J. Omnès

Légendes et histoire sur le percnoptère :
Cet oiseau sacré des Égyptiens a été, pour les civilisations antiques du bassin méditerranéen, (son nom lui a été donné par Aristote : ailes marquées de noir), puis pour les religions du Livre, le symbole de la mère.
De la mère des mères, et parfois d’une déesse. Car il a été conçu par le souffle du vent. Ce souffle céleste, proche des dieux, puis du Dieu unique, fécondait l’animal en plein vol. Dans les croyances anciennes, comme rien ne distinguait le mâle de la femelle et que les coïts n’étaient jamais observés, il ne pouvait y avoir que des femelles. Cette croyance en la fécondation parthénogénétique fut amplement reprise par les religions qui voyaient dans cette procréation, l’absence de souillure et d’impureté. C’était le souffle de Dieu, l’« âme subtile » qui devint rapidement l’Esprit saint, qui donnait la vie. Ce qui permit aux premiers prédicateurs et évangélistes de faire comprendre comment Marie avait pu engendrer sans avoir « connu » d’homme (et même sa mère Anne). D’après Luc (I, 35), l’archange Gabriel aurait dit à Marie : « … l’Esprit (le souffle-pneuma) viendra sur toi, la puissance du Très haut te couvrira de son ombre… ».
C’est la raison, pense-t-on, pour laquelle on aurait donné très tôt ce surnom de Dame Blanche ou Maria Blanca, au percnoptère. Ce n’est qu’une hypothèse. Pendant longtemps, ce rapace servit d’exemple aux premiers religieux pour expliquer la naissance du Christ, hors de la souillure et du péché originel, ainsi que la virginité de sa Mère. La Renaissance relégua ce volatile au simple rang de charognard, plus proche de la mort que du souffle divin. Mais les croyances populaires ont la vie dure. Marie-Bernarde Soubirous, un certain 11 février 1858, vit dans la grotte de Massabielle « une Dame Blanche (1) », qui annonça le 25 mars, à la petite bergère lourdaise, être l’Immaculée Conception. Celle que le pape Pie IX avait fait proclamer telle, quatre ans plus tôt. Extraordinaire rencontre fusionnelle de la légende, de l’histoire et du sacré, qui donnait raison à Saint Luc et au pape, mais tort à Saint Paul qui croyait que le Christ était né d’une femme et non d’une vierge. Si Marie donna son surnom au percnoptère des Pyrénées, celui-ci donna son nom à son col préféré en Béarn, entre Escot et Bielle.

6a00d8341f05b853ef00e54f3812468833-800wi       Percnoptère dEgypte 
                        Percnoptère en Lavedan. Cliché F. Duplan              .

(1) En fait elle disait au début, après aqueró, une demoiselle.
Voir Le Guide du Curieux Pays de Lourdes, même auteur, même éditeur.
Un livre : Le vautour, mythes et réalités de Jean-Marie Lamblard Éd. Imago, 2001.
Une chanson par Escota si plau :http://escotasiplau.free.fr/frances/actu/CD2010/chant8.htm

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Percnoptère d'Egypte, cliché nonox.net 




* Le gypaète barbu (gypaetus barbatus) 

Vautour de 3 m d’envergure et qui peut peser jusqu’à 6 kg. Le dessus des ailes est brun noir, le dessous et le dos argentés et son poitrail blanc ou orangé. Le poitrail est plutôt orangé-rouille dans l'espèce des Pyrénées car le rapace se baigne dans des sources et des boues ferrugineuses, absentes ailleurs. C’est la touffe de poils noirs de son bec qui lui a donné son nom. Avec sa vue perçante, il a la particularité de se nourrir de déchets, lambeaux de peau, carcasses et os. Os qu’il transporte haut dans les airs, puis laisse tomber sur des rochers afin qu’ils se brisent. Son système digestif lui permet de venir à bout des os et des cartilages. Situé au sommet de la pyramide alimentaire, il est très sensible aux polluants chimiques. En Espagne, on l’appelle le quebrantahuesos.
C'est le vautour le plus rare d'Europe. Il se laisse porter par les courants chauds qui s'élèvent du versant ensoleillé des vallées. Véritable voilier des airs, il n'a besoin que de quelques battements d'ailes pour se lancer. Le nid est construit sur des rebords de falaises abruptes entre 1000 et 2000 mètres d'altitude. La ponte est tôt dans l'année : janvier-février et ne comprend généralement qu'un ou deux oeufs que la femelle couve durant 8 se
maines. Pendant la nidification, le couple parade près du site en décrivant de grands cercles.
On estime à 150 couples dans la totalité des Pyrénées dont 36 du côté  français, couples étroitement surveillés. On en rencontre en Corse et dans les Alpes, suite à une réintroduction réussie. En mai 2014, nous avons eu la naissance d'un poussin dans la réserve naturelle du Pibeste.


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Gypaète barbu, cliché oiseaux.net , Yvon Toupin (9595) et  J-M Laffitte


* Le circaète-Jean-le-Blanc

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Photo Yvon Toupin (Google)
Il est présent dans le massif du Pibeste
(reserve naturelle)



* L’aigle royal (aquila chrisaetos)
 

Symbole de puissance et d’adresse, il a longtemps été pourchassé, car il était supposé pouvoir capturer des moutons dépassant sa propre masse (3 à 6 kg). En fait, il se nourrit de lièvres, marmottes, écureuils, hérissons… Très protégé actuellement, il fait son nid sur des corniches inaccessibles. Chaque couple est cantonné dans un espace de 90 à 130 km². L'espace moyen entre deux nidifications est d'environ 10 km. Le nid est fait de gros branchages. La ponte a lieu vers mars. On estime la population du parc à 30 couples.


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Aigle royal  







                

Aigle royal, musée d'Arrens-Marsous. Photo J. Omnès



* Le milan noir (milvus migrans) 
Ce rapace de 60 cm de long, de couleur sombre, est un grand charognard, hôte habituel des décharges, où on peut le voir en véritables colonies. La proximité de l’aéroport de Tarbes-Lourdes a obligé la pose de filets sur certaines décharges pour en limiter la présence. Il se distingue du milan royal par son plumage plus sombre et sa queue moins fourchue. Il sait s'adapter aux régions peuplées et se nourrit, en plus d'insectes, oeufs, oisillons, etc., de toutes sortes de déchets et de poissons morts qu'il trouve le long des gaves. Migrateur, il arrive dans les Pyrénées vers le début de mars. Il niche en lisière de forêt au sommet de  grands arbres. Les nids faits de toutes sortes de matériaux reçoivent généralement vers avril, 2 à 3 oeufs incubés durant une trentaine de jours. Quand il peut il récupère le nid d'une corneille, l'effort n'est pas sa première qualité.

Milan noir
Milan noir, cliché Aurélien  Audevard 




* Le milan royal (milvus milvus)

Il se différencie du milan noir, son proche cousin, par une queue plus fourchue et un  plumage moins sombre, avec une zone claire sous les ailes à la base des grandes rémiges (plumes). Il est en partie charognard, car il est mauvais chasseur. Mais, devant l’imposante masse des vautours fauves, il attend sagement son tour quand il ne va pas dérober les proies  (lapins, batraciens, oiseaux, reptiles…)à des rapaces plus petits. Quand il vole, il est facilement reconnaissable à sa queue-gouvernail très échancrée et ses ailes fortement courbées avec leur tache blanche aux extrémités. Son envergure est d’environ 1, 50m

En partie sédentaire à la différence du milan noir, il devient rare dans les Pyrénées où il est en diminution. La femelle pond en avril  2 à 3 œufs dans un nid fait de matériaux divers, généralement installés au faitage des arbres situés en Piémont, dans des bocages L’incubation d’ure environ un mois et les « poussins » ne deviennent indépendants qu’au bout de plus de deux mois. Les milans migrateurs qui nichent en Europe de Centre et du Nord se rassemblent  en fin de journée sur des dortoirs nocturnes. Ils peuvent rassembler jusqu’à 300 individus.

Si l’espèce est en danger, c’est qu’elle  est particulièrement exposée aux risques d’intoxication et d’empoisonnement (produits chimiques dont la bromadiolone (pesticide anticoagulant) utilisés dans la lutte contre les campagnols ou dans la composition des engrais, aliment des vers de terre. Dans le cadre du dispositif Vigilance Poison du Programme Pyrénées Vivantes, de nombreuses analyses sur des individus morts démontrent en Haute-Bigorre, l’utilisation irresponsable et illégale de ces poisons, qui anéantissent tous les efforts de préservation des grands rapaces.
À ces causes, il faut ajouter le braconnage, l’électrocution, et les collisions contre les câbles électriques Mais, la baisse importante des effectifs laisse perplexe. On pense que cela est surtout dû à la modification des pratiques et des milieux agricoles.

L’espèce est protégée sur l'ensemble du territoire national. Elle est inscrite à l’annexe I de la Directive Oiseaux et à l’annexe II des conventions de Bern, de Bonn et de Washington, plus l’annexe CI Règlement CEE / CITES. Son classement en  France est en cours de révision à cause de son état de conservation défavorable dans le pays.
L’espèce bénéficie d’un plan national de restauration sur l’ensemble de son aire de répartition en France dont les Pyrénées qui abritent de 15 à 20 % de l’effectif national  Ce plan a été  validé par le Ministère de l’écologie et du développement durable en 2002.


milan-royal-08                                                                                                                                                  Cliché Jean-Loup Pidou

Fait divers dans le presse « 11 juillet 2012, dans la commune de Campan, près de Bagnères-de-Bigorre dans les Hautes-Pyrénées, un Milan royal est découvert inanimé. Alors pris en charge par la Clinique vétérinaire de Juillan, ce représentant d‘une population en fort déclin est actuellement soigné par Hegalaldia, centre de soins affilié à l’UFCS (Union Française des Centres de Sauvegarde de la Faune Sauvage) situé à Ustaritz, dans le Pays Basque. Son relâché aura lieu ce jeudi 2 août, à 10h30 à Campan, dans les environs de son site de découverte. »




                                                                 Les Corvidés

* Le chocard à bec jaune (pyrrhocorax graculus) 

Hôte le plus bruyant de nos montagnes. Ce petit corvidé noir, à bec jaune, et pattes rouges, pousse des cris stridents qui font écho en montagne. Il niche dans les crevasses des rochers situés entre 1300 et 1500 m. Un certain nombre de ces oiseaux noirs vit près du Pic du Midi. En vol, ils forment un "carrousel" : vol groupé, ailes déployées et tendues, puis d'un coup descente en piqué avec diverses acrobaties. Il se nourrit d'insectes, de chenilles, de petits rongeurs, de baies et de fruits dans les pâturages d'altitude. C'est aussi un opportuniste qui sait profiter de la présence humaine et de ses déchets, autour des refuges de montagne. La ponte à lieu en mai, avec 3 à 5 oeufs couvés durant 18 jours.

Chocard à bec jaune
Chocard à bec jaune, cliché Google



* La corneille

Symbole des vicomtes du Lavedan, la corneille se trouve sur tous les blasons des villages dépendant de la vicomté.


                                                                                           Divers
* Le cormoran
 
Surprise ! En longeant le gave, vous avez cru reconnaître la silhouette d’un cormoran. En effet, cet oiseau marin remonte depuis quelques années le Gave de Pau (comme la Garonne). Les pêcheurs du Lavedan qui ne l’ont pas invité, voient d’un très mauvais œil la présence de ce volatile qui pille leurs rivières à truites. D’après l’association de défense du Gave de Pau et de son environnement ce seraient de 200 à 250 kg de truites par mois que pêcheraient ces oiseaux, rien que dans la portion le long de la 2X2 voies. Près de soixante cormorans s’y seraient sédentarisés. Certains pêcheurs... pourraient devenir chasseurs.

Cormoran
Cormoran , cliché Google


  
Le venturon montagnard (serinius citrinella)

C’est un petit passereau montagnard de la famille des fringillidés. C’est un migrateur, mais  certains sont devenus sédentaires et ce sont installés dans les forêts de pins à crochets dans la réserve du Néouvielle et autour du cirque de Gavarnie. Il se nourrit de graminées et d’insectes. Il installe son nid au sommet des pins et pond deux fois par an, en avril-mai et en juin-juillet. La femelle couve les quatre ou cinq œufs à chaque couvée, durant  environ deux semaines.


venturon montagnard  
Venturon des Pyrénées. Cliché T. Wisniewski 


 
Le pic noir
   En préparation