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1e - Les églises - Canton d'Argelès-Gazost

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De style roman, la plupart de ces monuments ont subi d’importantes dégradations au XVIe siècle, en 1569, par les troupes de Jeanne d’Albret et de Montgomery. En moins d’un mois, au pas de course, la soldatesque huguenote a brûlé un nombre important de lieux de culte. Généralement ce sont les clochers qui ont souffert le plus des saccages. Ils pouvaient servir de tour de guet ou de défense (clocher-tour). Les chevets ont mieux résisté. Plusieurs tremblements de terre ont également été à l'origine de nombreuses destructions.

Argelès-Gazost, Adast, Agos-Vidalos, Abouix, Ayzac-Ost/ chapelle Sainte Madeleine, Beaucens, Boô Silhen/Asmets, Cauterets/chapelle du Mercadau, Gez, Lau-Balagnas/ chapelle Sainte-Castère, Ouzous, Pierrefitte-Nestalas, Préchac, Saint-Pastous/chapelle Sainte- Marie- de- Lurp, Saint-Savin/chapelle N-D-de-Piétat, Salles, Sère-en-Lavedan, Soulom/chapelle Sainte-Haularia/ chapelle Saint-Martin, Uz/chapelle de Pouey Aspé,  Vier-Bordes, Villelongue, Ortiac/chapelle Saint-Orens.



Ce sont généralement de petites églises, à une nef. Lorsque les fidèles devenaient plus nombreux, on édifiait une  galerie, parfois deux, l'une au-dessus de l'autre. Dans les églises reconstruites (un grand nombre d’entre elles à des degrés divers), il reste quelques éléments romans surtout au niveau du chevet. Elles avaient aussi une particularité locale : la présence d'une porte secondaire, souvent dérobée ou latérale. C'était la porte réservée  aux Cagots.


  
                                                                                                      ARGELÈS-GAZOST 

La fusion d'Argelès et de Vieuzac pour former la municipalité d'Argelès,  par l'ordonnance de 1824 par Charles X, n'est pas à l'origine de l'église de la nouvelle commune. Il a fallu  attendre près de 30 ans.

L'église d'Argelès a été construite entre 1857 et 1860 en pierre grise de Lourdes. Vieuzac n'était plus paroisse depuis 1824. Les citadins étaient obligés d'aller dans l'église vétuste d'Ourout. La  construction d'une nouvelle église demandée par l'évêque s'avérait nécessaire. Un terrain fut acquis en 1845, au centre du village, mais il manquait, malgré la souscription publique, près de 20 000 francs pour édifier la nouvelle église. L'empereur séjournant à Saint-Sauveur, il lui fut demandé de l'aide. Celle-ci fut accordée et l'église dédiée à saint Saturnin (patron  d'Ourout) fut inaugurée le 15 août 1861. Les cloches du XVIIIe siècle  proviennent de l'ancienne église d'Ourout.

Eglise dArgelès-Gazost

                                                                                                                           Église d'Argelès-Gazost. Photo J.Omnès

À l'intérieur,  l'immense tableau de Guillemet représentant sainte Blandine dans la fosse aux lions a été offert par l'empereur Napoléon III. Les retables modernes des chapelles latérales ont été commandés en Espagne et offerts par le chanoine Charriez des Sanctuaires de Lourdes lorsqu'il était curé de la ville. Dans la chapelle de droite remarquez la petite statue de Bernadette sur la droite ; son regard est fixé sur la Vierge de Lourdes. Les trois personnages ont  été réalisés par la soeur Mercedes, comme le panneau peint représentant la Cène.
Dans la sacristie, armoire du trésor avec ostensoir et calices. À côté, beaux étendards brodés de fils d'or, dont celui de  Saint -Saturnin.

Argelès tabernacle   Argelès panneau
                                    Tabernacle                                                                     Panneau la  Cène 

     Argeles Gazost    Argelès Vierge                        
                                L'une des deux chapelles latérales.        La chapelle de l'Apparition de Lourdes.


Argelès Ste Anne  1 Sainte Anne enceinte, lisant


         Sainte Blondine     Argelès autel                                         Sainte Blandine.                       Autel tombeau. Photos J. Omnès

 Argelès trésor Argelès étandard
                          Sacristie armoire du "trésor" . Étendard Saint-Saturnin. Photos J.Omnès


                                                                                                  
                                                                                   OUROUT

L'ancienne église d'Argelès à Ourout, mentionnée dans une bulle papale (Alexandre III) de 1167, était dédiée à saint Saturnin. Lors de la fusion en 1824, d'Ourout avec Vieuzac pour former Argelès, l'église d'Ourout sera désaffectée en 1863, après l'inauguration de la nouvelle église (1861) et découronné de son clocher carré à toiture pyramidale, le chimboulet (petit clocheton) sera déplacé. Le retable a disparu, mais le banc seigneurial des d'Antin se trouverait, d'après Henri d'Agrain, chez le comte Roquette-Buisson. Elle abritait deux chapelles, l'une dédiée à sainte Catherine et l'autre au Saint-Sacrement
Elle servit de chapelle et d'annexe au collège voisin géré par le séminaire de Saint-Pé. Puis, elle deviendra propriété de la commune d'Argelès en 1907. En 1910, la municipalité décidera d'en faire une école de garçons. Les murs seront percés de grandes fenêtres. Elle restera école primaire et collège jusqu'en 1996. Elle recevra les ateliers de l'Esat  (Établissement et Service
d'Aide par le Travail) des sept vallées, ainsi que l'École de musique du Lavedan.   À l'exception des murs, subsiste de l'ancien bâtiment, l'entrée latérale, en haut des marches, avec son linteau Pailhasson Lacontre obriers. Ce porche monumental avec son arche de pierre et sa niche sans statue marquait l'entrée de l'enclos du cimetière, qui, d'après Georges Peyruc couvrait 39 lattes soit environ 3000 m² (Bulletin de la SESV 27 de 1996). Il était adossé sur sa partie droite au presbytère.

Ancienne église Ourout   Ourout porche
Partie de l'ancienne église d'Ourout. Chevet, porte, chimboulet.      Porche d'entrée de l'enclos du cimertière de l'ancienne église d'Ourout. Photos J. Omnès

La ville abrite également la chapelle du couvent des soeurs de la congrégation Filles de la croix Saint-André.

La ville abrite également la chapelle du couvent des soeurs de la congrégation Filles de la croix Saint-André. Cette congrégation s’est installée à Argelès en 1834, après un logement provisoire  chez monsieur Saint-Pastous. Elles reçurent l’autorisation d’enseigner à des jeunes filles en 1835, puis édifièrent un couvent à partir d’une maison et d’une grange en 1837. Celui-ci fut agrandi en 1858 par l’achat de bâtiments contigus et une donation. En 1957, un étage est ajouté et transformé en dortoir pour les pensionnaires. La chapelle encore visible sera construite en 1967. Depuis ? le couvent est devenu la Maison de la Communauté des Communes de la vallée d’Argelès-Gazost

 

chapelle OuroutChapelle du couvent


Argeles couvent Ancien couvent devenu la Maison du Pays des Vallées des Gaves.
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Chapelle du Sacré- Coeur -de- Montmartre

        Argelès bas           Villa Sacré Coeur

À  gauche, ancienne chapelle et presbytère construite en 1929, pour la colonie de vacances du Sacré-Coeur de Montmartre, devenue depuis 1991, propriété de la paroisse, pour recevoir  les oeuvres sociales. Voir la villa Bernadette dans le dossier Villas balnéaires.

Chapelle du château d'Ourout Dans: "églises, châteaux ,fortifications de la Bigorre " de Raoul Deloffre et Jean Bonnefous, nous avons les détails suivants :
"A noter enfin dans le parc au sud de la tour ronde, une petite chapelle rectangulaire sans prétention. Elle est orientée Nord- Sud, juchée sur une petite dénivellation et on y accède par un étroit escalier. Elle est également construite en blocs de moraine parmi lesquels domine le granite. Un retable en bois doré provenant d'une chapelle démolie à Esquièze en est le plus bel ornement. Les fresques sur les murs sont inspirées des peintures de la voûte de la chapelle de N.-D. de Piétat au sud de Saint- Savin." Elle abrite l'ancien banc des seigneurs d'Ourout de la vieille église Saint-Saturnin.

                                                                                             VIEUZAC

Vieuzac, second village qui, avec Ourout a formé la commune d'Argelès-Gazost a perdu sa personnalité juridique en 1824, ainsi que sa nomination paroissiale, l'église d'Ourout prenant  le relais. L' église de Vieuzac, dédiée à saint Pierre, fut vendue en 1860 à Mme veuve Lassalle, puis en 1872 à Michel Alicot qui l'a démolie pour agrandir son jardin. Elle se trouvait à proximité de la tour, et était initialement propriété d'un l'abbé laïque. Elle abritait une chapelle dédiée à saint Jacques régie par une confrérie de Saint-Jacques qui venait en aide aux pèlerins. Le maître-autel et une cloche auraient été récupérés pour l'église d'Ourout (1) qui sera partiellement démolie et transformée en école, ils passeront par la suite à l'église paroissiale actuelle d'Argelès-Gazost. Une plaque commémorative rappelant le rôle de l'église Saint- Pierre a été  été inaugurée  le 8 août 2015.

 
Vieuzac Eglise Saint-Pierre, auteur et date de la gravure ou du dessin inconnus.

Plaque Inauguration de la plaque comémmorative

(1) Argelès et ses vallée d'Henri d'Agrain.


 

                                                                                                                              ADAST

C'est  une église romane très remaniée, qui jadis avait un clocher-mur à deux cloches, typique du Lavedan. Une partie de l'église  date du  XVIIIe siècle, mais il y a très peu d'archives sur sa construction. Vers 1857, on y a ajouté la sacristie et la chapelle nord. Le clocher-tour  date de 1887. Il a été construit après effondrement de l'ancien en 1860 qui remplaçait déjà le clocher-mur d'origine. 
Dédiée à saint Barthélémy, cette église parait moderne malgré son tympan roman historié (probablement du XIIIe siècle) en réemploi, situé au-dessus de l’entrée intérieure. Ce dernier possède un chrisme assez peu commun, supporté à bout de bras par un homme accroupi. Orné d'un cercle à palmettes, il représente le christ dans une mandorle.
Il est entouré de personnages énigmatiques : à droite, deux personnages dont une femme (sainte Marguerite ou sainte Mathilde ou Marthe ?) qui maîtrise sous ses pieds un dragon. Elle est flanquée à sa droite par un personnage debout ; à gauche du chrisme, deux enfants dansent sur un personnage allongé. Un panneau explicatif se trouve à l’entrée (1).
Sur l’autel, le petit tabernacle du XVIIIe siècle a été rénové en 2002. Le bénitier a pour base une  fleur, genre fleur de lotus(Voir photo). Les vitraux ont été offerts par les filles du célèbre docteur Calot (Berck), qui était alors domicilié au château Miramont ; ils datent des années 1920.

(1) De mémoire, il me semble avoir lu qu'il s'agit de la légende de saint Michel (?) À vérifier. Sur le panneau d’explication, le personnage se trouve à gauche de la sainte, il est en fait à droite. Cette erreur est reprise par Balencie et Ritter dans leur ouvrage sur la région.

   Eglise dAdast
                                                                              Église d'Adast. Photo J. Omnès
  
Adast autel .      
                                      Autel  et tabernacle    

Adast chrisme
                                                                                      Superbe chrisme

Bénitier de Lau Bénitier Curieux, socle évoquant semble-t-il une fleur de lotus





                                                                                                                   AGOS-(VIDALOS)

L'église dédiée à saint Hippolyte, à la tour carrée, est située sur un monticule, probablement une ancienne motte féodale. Elle a pris la  place en 1826, d'un ancien prieuré. Le village a été peuplé autour de ce prieuré en 1257, grâce à une charte du comte Esquivat de Chabanais qui accordait alors des avantages fiscaux. C'est le comte de la charte de la tour du moulin médiéval de Lourdes. L'entrée se fait par le jardin.

À l'intérieur
, la nef centrale est bordée par deux chapelles latérales dont celle de la Vierge qui possède un beau tableau fin XVIIe siècle (mentionné dans l'inventaire épiscopal de 1781) représentant la Sainte Famille se penchant avec douceur sur l'Enfant Jésus. Le tabernacle du maître-autel de la fin du XVIIe siècle est de l'atelier Jean I  Soustre d'Asté qui travailla avec le doreur Jean Catau. Il ressemble à celui de Vidalos avec son Christ unique surmonté d'une tête d'ange et encadré de deux personnages. Notez à gauche du Christ, la Vierge qui pleure et à droite, Jean avec sa plume qui écrit son évangile. Le bas-relief de droite représente les âmes qui échappent à l'Enfer, aidées par des anges. Derrière l'autel, trône un saint Hippolyte (officier romain avec une épée bien longue) en stuc blanc arborant sa palme de martyr.

Historique
En 1093, l’église d'origine a été donnée au couvent de Saint-Savin (Sén Sabi) par les seigneurs locaux. Cette donation fut confirmée  par le pape Alexandre III. En 1660, lors du tremblement de terre, l’église dut être en partie reconstruite et c’est au XVIIIe siècle que nous avons un descriptif bien précis, lors de la visite épiscopale de 1781. L’église fut rénovée en 1826, et le clocher élevé en 1832-1835. C’est à cette époque que furent construites  la tribune et probablement la chapelle Saint-Joseph et la sacristie. La Vierge de la chapelle de la Vierge fut restaurée en 1963 (dorure à l’or fin). Au XIXe siècle, de nombreux accessoires furent offerts par des villageois, dont les cloches (1818, 1865) des statues (1901-1905), des vitraux (1885). On peut noter que l’église ne possédait pas de confrérie, ni de relique.
« On rapporte que lors de la démolition de l'ancienne  église, il y a environ 30 ans [1828], on trouva une pierre sur laquelle étaient sculptées les armes des Templiers; elle fut enfouie, au dire des uns, sous les dalles du portail de la nouvelle église, au dire des autres sous le seuil de la porte du presbytère. » Bulletin de la société académique des H-P, 1858. Instituteur Beauxis.
Un descriptif précis réalisé par Hubert Mathieu se trouve à la disposition des visiteurs à l’entrée de l’église.

Eglise Agos Vidalos

                                                   


entrée eglise Agos Vidalos 
                       







                                                                                                                                            Entrée de l' église d'Agos

Agos autel   Agos saint 1
                               Autel et tabernacle                                                           Saint Hippolyte. Photos J. Omnès

Agos tabernacle     Agos tabernacle détail
                                                 Tabernacle de Jean I Soustre, détail. Photos J. Omnès

Agos sainte famille        Agos Fonts Bapt
                Chapelle de la Vierge, la Sainte famille                      Fonts baptismaux. Photos J. Omnès

Agos vierge    Agos tribune

Agos chapelle de gauche
Chapelle de gauche, la Sainte famille. Photos J. Omnès

 


                                                                                      ( AGOS)-VIDALOS  
                                    

                                                                                                                                
   Eglise dAgos-Vidalos 1876                                                                        Église de Vidalos Photo J.Omnès

Vidalos tabernacler  Vidalos étendard

                                                               Tabernacle, étendard de Saint-Michel

L'église Saint-Michel a été édifiée au XIXe siècle. Beau tabernacle. La croix processionnelle a la particularité d'avoir le Christ d'un côté et la Vierge de l'autre. Lors des messes d'enterrement, la face du  Christ devait être présentée au défunt ; dans le cas d'une femme, c'était la Vierge qui devait faire face à la défunte.

Vidalos croix   Vidalos croix Marie

                                                 Croix processionnelle avec Jésus et Marie. Photos J. Omnès


 

                                                                                           ARCIZANS-AVANT

L’église Saint-Martin, d’origine romane, a été entièrement restaurée au XVIIe siècle. Elle est classée à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Son clocher barlong (rectangulaire) à double impérial galbé et couvert d’ardoise, date de 1759. Au milieu du toit, un clocheton abrite un chimboulet, c’est-à-dire une petite cloche au son clair qui annonçait l’élévation durant la messe. Un petit chrisme roman orne la porte latérale de 1733.
L'orientation de cette église est assez originale. Elle n'a pas suivi l'orientation habituelle est-ouest (vers Jérusalem), mais a été édifiée avec une entrée sud-est afin que le soleil puisse pénétrer dans l'église, le jour de la Saint-Martin (11 novembre). Rare église ouverte à la visite.

 
Eglise dArcizans-Avant           Chrisme de léglise dArcizans-Avant
                            Église d'Arcizans-Avant et son chimboulet.                               Chrisme simple       Photos J.Omnès 

À l’intérieur
Nous avons une abside circulaire, deux nefs collatérales et une voûte étoilée. Beau retable doré, rococo, à quatre colonnes torsadées où le Christ et la Vierge avec saint Martin côtoient saint Pierre (à gauche) et saint Paul (à droite) abrités dans de fausses niches à décor baroque. À l'attique, le Saint-Esprit domine l'ensemble (1) ; de part et d'autre, deux anges adorateurs. Il aurait été réalisé avec le tabernacle vers 1750-1760. Il est mentionné" tout à fait neuf, très brillant et très délicatement travaillé" dans l'inventaire pastoral de 1781. On pense aussi l'attribuer (avec le tabernacle) à Claverie, à cause de sa facture identique à celle de Villelongue.
Lutrin en bois polychrome. Le bénitier  en marbre noir veiné date du XVIIIe siècle. Un second bénitier  monolithe de pierre, aux lignes  épurées, ornée sur le socle, de quatre besants est situé près d'une chapelle latérale. La première tribune à balustres daterait du XVIIe siècle, il est possible que la seconde ait été ajoutée au XVIIIe siècle ; elle est mentionnée dans l'inventaire pastoral de 1781. La cuve baptismale monolithe, daterait du XIe siècle, elle est protégée par une double porte galbée ajourée de très belle facture baroque du XVIIIe  siècle. Elle ressemble à celle de l'église de Villelongue.
Les chapelles latérales sont consacrées à Notre-Dame et à saint Pierre.

(1) Au XVIIIe siècle, le Saint-Esprit remplace Dieu le Père.                                                                           


    Eglise dArcizans-Avant le maître-autel

                                                                                      Le maître-autel. Photo J.Omnès      
 

Arcizans-Avant double tribune à balustres          Arcizans-Avant baptistère du XIe siècle protégé par une belle armoire baroque
                                 Double tribune et baptistère du XIe siècle protégé par une armoire baroque. Photos J.Omnès

Arcizans bénitier        Arcizans trinité  
      Bénitier monolithe médiéval                                     Le Saint-Esprit   Photos J. Omnès



                                                                      La chapelle Saint-Roch

Arcizans-Avant abritait depuis des temps immémoriaux une chapelle dite de Saint Roch.

Nous avons connaissance exacte de son existence dès 1656, grâce à un testament au nom de François Failhe-Debat, au bénéfice de ladite chapelle, rédigé par le curé Ostalis. Puis, de 1658 à 1697 nous apprenons, grâce à divers legs d’objets et ustensiles sacerdotaux, rédigés par le notaire Péré, que la chapelle avait parfois le nom de N-D de la Castère, du nom du lieu-dit.
La préparation des visites épiscopales en 1781, par le curé de la paroisse, Jean Lagarde nous apprend que la « chapelle champêtre » était bien lambrissée, planchéié, bien blanche et éclairée par cinq petites fenêtres (ADHP –G 1465). Par le même curé, lors de l’enquête des paroisses de 1783, nous savons qu’elle « paraissait fort ancienne » et qu’elle était à l’origine de deux pèlerinages, le premier, la veille de l’anniversaire de la naissance de la Vierge et le second à la saint Roch.
Lors de la Révolution, la chapelle et ses terrains attenants ont été vendus aux enchères au sieur Soulé (ADHP-1Q-45).

chapelle Arcizans   Plan de la chapelle réalisé pat André Cuel en 2015

 Le 3 avril 20015, André Cuel, du village, cherchant son emplacement pense l’avoir trouvé au lieu-dit de la Castère, parcelle communale 102, aux croisements des positions VGS 84 (degrés décimaux) latitude  42. 993305556- longitude 0.10650000. En fait c'est au bout du chemin de la Catère (dera Casrtera) sur la hauteur, à droite du pylône. Ses restes de soubassements sont enfouis sous la végétation. Il faut avoir un oeil averti. Espérons que la DRAC sesse un jour à mettre en valeur cette découverte.
Monsieur  a a réalisé un plan de masse qui laisse entrevoir une surface de près de 100 m². (1) . Plan ci-joint.

http://www.archivesenligne65.fr/collection/7593-proces-verbal-de-visite-pastorale-de-la-paroisse/?n=1

(1) Semblables à celles des chapelles St-Barthélémy à Bernicaze ou Saint- Georges (Sen Yorli)  à Aspin


St Roch 2 Il faut monter vers le point blanc.Le rocher est à gauche du chemin

St Roch 2  2 Un débroussaillage s'avère nécessaire, les pierres sont difficilement visibles. Photo J. Omnès, juin 2015




                                                                ARTALENS-(SOUIN)

L'église romane d'Artalens dédiée à saint Pierre  possède un chrisme intéressant avec un S renversé. Au XIVe siècle  (depuis 1342), elle dépendait de Préchac. Elle a été remodelée après le fameux tremblement de terre de 1854. D'où les contreforts du clocher.

 

Eglise dArtalens-Soin

                                                                                              Église d'Artalens-(Souin)


Artalens Photo de Philippe Roques ©

Artalens autel    Aryalens-Souin 1

Artalens chapellle2  Artalens chapelle
 Chapelles latérales. Photos J. Omnès



                                                                                                  (ARTALENS)-SOUIN


L'église de Souin est dédiée à Saint Michel.





                                                                                                  (AYROS)-ARBOUIX 

L’église Saint-Martin en pierre apparente, située sur une butte, aurait été romane, mais elle a été restaurée (très restaurée) au XVIIIe siècle. Clocher rectangulaire (barlong). Le chevet présente quelques modillons sculptés sous forme de boules (besants).
Elle est entourée par son cimetière. Par ailleurs, au XVIIe siècle, une pierre sacrée conservée à l'intérieur avait la réputation de provoquer la pluie si on la trempait dans un cours d'eau.
Cette église est à l'origine de la légende du dragon du lac d'Isaby. Les habitants du village ayant réussi à débarrasser la contrée d'un énorme dragon, utilisèrent ses côtes pour former l'ossature de leur chapelle. A peine construite, elle provoqua des pluies incessantes. Les habitants durent alors reconstruire leur église avec des matériaux plus classiques.
 
Eglise dAyros-Arbouix       



        église 2 Arbouix








  Arbouix 1  

Église d'Arbouix. Photos J.Omnès
Chevet Arbouix    Arbouix Chevet détail
                                          Chevet et détails des modillons. Photos J. Omnès

 Á l'intérieur, le grand tableau de la crucifixion nous présente saint Martin et en arrière-plan saint Pierre. Le tabernacle en bois doré est relativement chargé de bas-reliefs et de statuettes. La partie centrale représente le Christ Ecce Homo, sujet récurent chez Jean Brunelo. Il est surmonté de Dieu le Père, sortant de son fronton en plein cintre, et lui-même se trouve sous une Vierge à l'Enfant. L'ensemble est encadré par deux cariatides. Les ailes du tabernacle, en retrait par rapport au coffre, sont recouvertes de bas-reliefs et de statuettes dans leur niche. Celles des extrémités  représentent deux évêques : saint Martin et, pense-t-on communément, saint Blaise.

Tabernacle Arbouix    Saint-Martin Arbouix
Tabernacle attribué à Jean Brunelo. Photo J. Omnès        Saint-Martin




                                                                                                               AYROS- (ARBOUIX)

Une bien curieuse architecture. Une inscription sur le linteau mentionne 1772. Dédiée à saint Germé, elle possède un petit retable dont le mobilier central est un tableau, représentant une crucifixion avec la présence de la Vierge et du saint patron des lieux. Les deux colonnes  torses agrémentées de grappes, de feuilles et de putti, supportent un attique en relief prononcé, d'où émerge Dieu le Père, tenant un globe dans sa main. Certains experts attribuent ce retable à l'atelier Soustre. Les deux statues de bois doré représentent saint Germé et saint Louis avec son sceptre royal. Le tabernacle est orné du Christ Roi surmonté par Dieu le Père. 

 .Eglise dAyros                                                            


                                                                       














  Ayros 1772


  Eglise Ayros 2
                                                                                                                  Vue du cimetière. Photo J.Omnès

    Ayros chevet    Ayros autel
                 Retable et autel tombeau

Ayros St      Ayros Ste
Saint Germé avec sa crosse d'évêque et saint Louis avec son sceptre et le coeur du Christ planté de clous de la passion



Ayros tabernacle  Ayros rois mages
                                   Tabernacle. Toile les rois mages. Photos J. Omnès

    Ayros t Joseph         Ayros
                                                    Chapelles latérales en marbre blanc


Ayros fonts       Ayros tribune

                                        Fonts baptismaux, on y trouve une fontaine en marbre noir, tribune 


 


                                                                  AYZAC-(OST)


L'église Saint-André d'Ayzac, d'origine romane, a été remaniée aux XVIIe et XVIIIe siècles. En forme de croix latine, à nef unique et  deux chapelles latérales, elle est terminée par un chevet semi-circulaire. Le clocher-porche est protégé par un toit d'ardoise à quatre pentes. La porte initiale située au sud et donnant sur l'ancien cimetière a été murée.

À l'intérieur
Contre une abside en pierres apparentes, trône un admirable retable fin XVIIe-début XVIIIème siècle. Au centre, une crucifixion encadrée par deux statues en ronde bosse : Saint- Jean et Marie-Madeleine avec ses longs cheveux, se détachent d'un fond de nuages peints sur une toile. De part et d’autre de celle-ci, siègent deux grandes statues : à droite, celle de Saint -André, à gauche, celle de la Vierge Marie tenant l’Enfant Jésus dans ses bras. Chacune de ces statues est encadrée par deux colonnes torses avec feuillages. Ce retable avec le tabernacle est attribué à l'atelier Claverie de Lourdes.
La chaire comporte un dorsal surmonté d'un abat-voix à lambrequin.
Deux chapelles complètent l'ensemble, celle de la Vierge à gauche et celle de Saint-Roch à droite.

Eglise dOst     Ayzac Retable 2
L'église d'Ayzac et son retable. Photos J. Omnès
 

Ayzac tabernacle   Ayzac tabernacle 2 2
                                                    Tabernacle richement décoré attribué à Jean Claverie. Photos J. Omnès

Ayzac ViergeAyzac chapelle 2                                                     
                                                      La Vierge et saint André, patron de l'église. Photos J. Omnès
 
Ayzac chapelle 1AyzacSaint Roch
                 Chapelle de la Vierge et chapelle de Saint -Roch avec son chien


Tribune Ayzac  Ayzac fonts
Tribune de l'église d'Ayzac et fonts baptismaux surmontés d'une statue de la Vierge. Photos J. Omnès
 
 

                                                                      (AYZAC)-OST



Eglise dAyzac           Eglise dAyzac 2
                                                           Èglise d'Ost. Photos J. Omnès

                                                                                      
Dédiée à sainte Lucie, elle est d'origine médiévale et fut reconstruite au XIXe siècle. À l'intérieur, plafond en voûte étoilée.
Nous savons que le premier curé fut nommé en 1280. Et qu'en 1342, la paroisse d'Ost (armée) fut placée  sous la juridiction de l'archiprêtre de Salles, avec toutes les paroisses de la vallée de Bat-Surguère.
En 1846, le village fut rattaché à Ayzac et en 1921, Monsieur et Madame de Lavedan de Cazaubon de la famille des seigneurs des lieux, revenant d'Argentine,  restaurèrent l'église et lui offrirent l'autel et le tabernacle en marbre blanc. Le bâtiment et l'intérieur ont été rénovés en 2010.
C'est en 1668, que le clocher-mur traditionnel dans le Lavedan, fut remplacé par un clocher-tour à quatre pans de murs, plus solide pour recevoir des cloches.

Ost église autel    Eglise dOst
Ost, autel et tribune. Photos J. Omnès

À l'intérieur, le choeur, séparé de la nef par une balustre de bois, est dominé par une toile du XVIIe siècle (1651) représentant le Christ au Golgotha. Il est entouré de quatre personnages : la Vierge en robe rouge (la passion), et manteau bleu (la virginité),  saint Jean en vert (l'espérance), Marie-Madeleine, au pied de la croix,  en jaune (la lumière) et sainte Lucie qui semble en présentation.
Le bénitier, en pierre du pays, est supporté par un socle en forme de poire  qui semble surdimensionné par rapport à la vasque.

                                                                                                      La chapelle de la Madeleine

Cette chapelle médiévale située dans une impasse sur le chemin de Tanturas (derrière la Fondation Boé) à nef unique et à chevet en cul-de-four, vendue comme bien national en octobre 1796 (18 vendémiaire an IV) à Lucien Guichard d'Argelès, a été restaurée en 1903, par l'abbé Mengelatte. En 1930 Raymond Hourcastagnou en fit don à la commune. Vers 1957, elle a été sauvée de l'abandon, grâce à l'intervention du guérisseur François-Ferdinand Boé, puis à nouveau restaurée en 1991 par l'employé communal et des volontaires bénévoles. Elle se trouve dans le quartier des Cagots d’Ayzac. Dédiée à Marie-Madeleine, elle possède un imposant chimboulet (clocheton) et un chrisme médiéval fruste. L'entrée est latérale, orientation Nord. Chaque année à la Sainte-Agathe, aux environs du 22 juillet, a lieu une messe dominicale

À l’intérieur
: un bénitier que l’on pourrait attribuer aux Cagots. L’ancienne décoration murale, ciel bleu parsemé d’étoiles dominé par un ange sonnant la trompette, accompagné d’une colombe, a été badigeonnée de blanc en 1991 ; reste la frise composée de feuilles et de fleurs.

                                                           

Ayzac Egise cagote
                Chapelle Marie-Madeleine des Cagots d'Ayzac. Photo J. Omnès

Ayzac Chrisme cagot    Ayzac Marie-M
                Chrisme médiéval

Ayzac cagot bénitier
                   Bénitier des cagots


Question de Guy Trousselle sur Facebook : rapport entre les Cagots et leur choix de Marie-Madeleine pour la dédicace de leur chapelle à Ayzac ?

La réponse est bien difficile car  Marie-Madeleine représente à elle-seule plusieurs personnages : la Magdalena guérie par le Christ, la pècheresse aux parfums délicats et à la belle chevelure et la sœur de Lazare. Laquelle des trois a vu le Christ ressuscité, après avoir assisté à la descente de la Croix ? Cette ambiguïté du personnage en a fit une sainte de tous  les extrêmes « tantôt somptueusement parée de tous ses bijoux, tantôt nue, seulement recouverte de sa longue chevelure en conversation avec un crâne. « Flamboyante pécheresse et modèle de pénitente » aux dires de Jacques Duquesne, elle a évangélisé la Provence. Elle est invoquée pour les peines de cœur. C’est la patronne des cardeurs, des parfumeurs, des plombiers, des prostituées repenties et des tonneliers.

Marie Madeleine 001Marie-Madeleine pénitente par Johannes Pauwelsz




 
                                                                                                                   BEAUCENS


L'église Saint-Vincent, dédiée à Notre Dame de Bédouret  est un ancien lieu de pèlerinage.  Elle remplace l'ancienne église romane. Elle a été reconstruite d'après les plans de l'architecte G. Larrieu,  après le tremblement de terre de 1854.

À l'intérieur, au-dessus de l'autel, trône sous une cloche de verre, une Vierge  de bois polychrome du XIVe siècle. Cette vierge allaitant l'Enfant Jésus, provient de l'ancien hôpital aujourd'hui disparu. Il se situait entre le château de Beaucens et le village d'Artalens (Le panneau indique "Nourrice allaitant un enfant"). Dans la chapelle de gauche, statue en bois doré  de N-D de Bédouret. Elle provient de la chapelle de Bédouret, dont  il ne reste que des ruines.
L'église est ouverte les lundis de 14 h à 17 h, les mercredis de 9 h à 12 h, et les jeudis de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h. 

Eglise de Beaucens    bénitier Beaucens 1                   

                                             Église de Beaucens. Bénitier en marbre noir veiné. Photos J. Omnès


Beaucens N-D de Bédouret         Vierge allaitante                                             
     N-D de Bédouret,                                                                              Vierge allaitant l'Enfant Jésus XIVe siècle.


Beaucens Stales
                        Stalles                    Photos J. Omnès

                                                        Chapelle de Bédouret

Bédouret Beaucens              Bédouret Beaucens1
                                Site de la chapelle de Bédouret, près de Beaucens. Clichés Jacques Miswald


Située sur la route de Saint-Orens, cette chapelle de Bédouret, Sainte Marie Vetule (synonyme de boulaie) aurait été construite en même temps que l'église de Soulom (Voir l'histoire légendée à l'intérieur de l'église de Soulom) En fait, nous savons qu'elle existait déjà en 1037 (ou 1040), car une charte de l'abbaye de Saint-Orens mentionne à cette époque, le pont de N.-D. de Bédouret. La chapelle et un hospice attenant, étaient l'objet de dévotions et de legs. La chapelle en forme de croix avait 10 m de long sur 4 m. de large. L'hospitalet ou espitau se trouvait de l'autre côté du chemin. Durant des siècles, trois femmes qui y vivaient, s'occupaient à soigner les pauvres gens. On les appelait les bedouretas. La dernière a quitté les lieux pour Artalens, quand la voûte de la chapelle s'est effondrée (1).  Le sanctuaire fut acheté en 1794, par le curé constitutionnel de Beaucens. Il le céda en 1828, à la commune. Mais faute de ressources, il fut abandonné et ne présente de nos jours que des ruines éparses. La vierge allaitant l'Enfant a été placée dans une montjoie de la place Sen Sebastia, puis à l'intérieur de l'église de Beaucens.

(1) Information de Robert Aymard dans les Sites religieux au Pays de Lourdes.



                                                                         
                                                                         BOÔ-(SILHEN)
 
À Boô, l'église romane est dédiée à saint Barthélémy. Avec sa tour-clocher et sa porte classique, située sur un petit promontoire, elle a été remaniée au XVIIIe siècle.  La tour carrée coiffée d'un toit quadrangulaire pointu a pu servir de tour de défense au Moyen Âge. Remarquez le petit clocheton (chimboulet) comme à Arcizans. Curieusement, les marches d’accès sont faites de pierres tombales (on va vers Dieu en marchant sur les morts…). Chevet semi-circulaire.
À l'intérieur, étonnant retable en bois peint en trompe-l'oeil encadrant une toile représentant le martyre de saint Barthélémy. Le peintre ne s'est pas contenté de décorer le retable. Il a également fait profiter de son art, la chaire, les fonts baptismaux et la tribune. Tabernacle en bois doré du XVIIIe siècle. Étonnante voûte en bois peint.
L'église est classée aux M.H.                                    
                                                                                              
                                                                                       
Eglise de Boô      Eglise de Boô 2

accès à léglise de Boô Pierres tombales-escalier   
                                                                                          
Retable Boô 2

Eglise de Boô chaire     Retable Boô

Tabernacle Boô

Vous pouvez constater sur la photo, au-dessus à gauche, que le placard des fonts baptismaux  est également décoré. Devant le retable, la statue moderne de la vierge de Lourdes et celle de Bernadette gâchent un peu l'harmonie de l'ensemble.

 





                                                                (BOÔ) - SILHEN

À Silhen, la petite église romane dédiée à saint Vincent (patron des vignerons) est plus tardive, elle est du XIVe siècle. C'est en fait, pensons-nous, l'ancienne chapelle de la maison noble de la famille Ponts, dont on aperçoit quelques ruines en contrebas. Elle faisait partie de l'archiprêtré de Préchac depuis 1342, avec les églises de Boô et d'Asmets.
Située sur un piton, ancienne motte féodale, avec son clocher-pignon à sept redents, elle présente un petit chrisme rond de 58 cm de diamètre, intéressant, sculpté sur le tympan et recouvert d’enduit. Il a la particularité d'avoir le Kristos, le X supprimé.


Eglise de Silhen  Silhen   


Rinceaux Silhen  silhen chaire
                  Rinceaux des travées à Silhen.                                Chaire Photos J. Omnès

À l’intérieur, le retable de la fin du XVIIe siècle est fait de peintures en trompe-l’œil  attribuées à Bernard Donzelot d'Asson. Le décor englobe les portes de la sacristie et les deux travées du plafond lambrissé (un peu comme à l'église voisine de Boô). Le très beau tabernacle de la fin du XVIIe siècle est attribué à l'atelier Soustre d'Asté. Sur la porte, le Christ est accompagné de la Vierge et de saint Jean. Aux extrémités, les deux panneaux sculptés représentent l'Annonciation (Vierge sur le prie-Dieu) et l'Assomption. L'ensemble est surmonté par deux anges adorateurs habillés à l'antique. Très beau décor peint des travées, avec des entrelacs et des rinceaux servant d'abris à des oiseaux  tout en couleur. À gauche du tableau, la statue de l'homme portant un gril (instrument de son martyre ) est celle de saint Vincent, patron des lieux.
L'église est classée aux Monuments historiques. 

silhen tabernacle  2   silhen armoire

                                                                                                                Armoire baptismale


                                                                 ASMETS

Hameau de Boô-Silhen :  sa chapelle est souvent ignorée des passants, car elle est relativement cachée au bout d'une impasse qui donne également accès à une maison privée, ancienne sacristie. Elle ne possède rien de particulier.

Chapelle du hameau dAsmets  Asmet clocher       
   
                                                    
                                                                  CAUTERETS                 
 

L’église Notre-Dame de l'Assomption. Cette église paroissiale est de style néogothique (1886). Elle remplace l'ancienne église devenue trop exigüe. Le clocher-porche est postérieur et une dizaine d'années ont été nécessaires à sa construction (1924-1934).

À  l'intérieur, elle possède un étonnant chemin de croix du peintre Baldi (1er prix mondial de peinture de la biennale d’Art Sacré en 1997). Dans le chœur, on peut admirer un important orgue moderne (1990) des facteurs Michel et Guilbert Pesce. Il est composé de 27 jeux, 2 claviers et 1878 tuyaux. Dans un coin, sur la gauche, la vierge blanche sous cloche est celle devant laquelle priait Bernadette, alors en cure à la pension Lapeyre. À cette époque, elle se trouvait dans le jardin.

 

Eglise de Cauterets

                                                                    Église de Cauterets. Photo J. Omnès 

Cauterets orgues
                           Orgue de 1990
Baldi 2  Baldi 4  Baldi
                                                 Chemin de Croix de Baldi. Photos J. Omnès

Baldi 3

                                                                                     La Cène de Baldi. Photo J.Omnès
Cauteret Bernadette 2     Cauteret Bernadette 1
La vierge que priait Bernadette Soubirous

Le temple protestant

Suite à l’importance grandissante  de curistes français et anglais de religion réformée, la salle de l’hôtel de France d’Edouard Alfred Meillon n’était plus susceptible de satisfaire aux besoins du culte protestant.
Aidé par le pasteur de Bagnères, Emilien Frossard, le Consistoire d’Orthez décida en 1862, la création d’un temple, sur un terrain acheté par le chevalier de Nairac et offert au dit Consistoire (1).
Par la suite, vers 1991, faute de fidèles, le temple fut abandonné et le mobilier vendu au musée du protestantisme d’Orthez à la maison Jeanne d’Albret.
Le culte est toujours assuré dans une petite chapelle de l’avenue du docteur Domer.

(1)    Information Marie-Paule Mengelle SESV 2008.





Cauterets protestants 
Ruines du temple  protestant abandonné vers 1991, faute d'utilisateurs.

La chapelle orthodoxe

Cauteret orthodoxe Maison d'une  princesse russe, le bâtiment sous le dôme servait d'église pour les orthodoxes. Photos J. Omnès

Chapelle du Marcadau

Située après le pont d'Espagne sur le plateau du Marcadau, elle a été édifiée en 1960.

refuge Wallon




 

                                                                                        GEZ

Au sommet d'une butte, son clocher oblong domine la vallée d'Argelès. D'origine romane et cruciforme avec ses deux chapelles latérales, elle a été remaniée aux XVIIe-XVIIIe siècles. La sacristie se trouve derrière le maître-autel. Le linteau de la porte d'entrée est marqué 1611.  L'église est dédiée à saint Germé.

       
     Eglise de Gez 2
                                                          Clocher, église de Gez. Photo J. Omnès

Gez

Linteau église Gez Gez clocher

  Linteau marqué 1611. Photo J. Omnès 

À l'intérieur, petit retable sans grande valeur. Les quatre vitraux datés des années 1920, ont été offerts par la famille Loret



Gez Saint-Jacques                  Gez Saint Louis
                  Deux des quatre vitraux  :  saint Jacques et saint Louis. Photos J. Omnès

Gez autel Gez mision
                        Autel baroque. Noms des donateurs des vitraux et des anges. Photos J. Omnès

 



 
                                                                                                  LAU-(BALAGNAS)

L'église de Lau est à l'origine, romane, de l'époque de la chapelle Sainte Castère (Voir plus avant). Le premier registre paroissial connu est de 1696 ; l'église était alors dédiée à saint Jean-Baptiste. Tombée en ruine vers 1838, ce n'est qu'après la fusion de Lau avec Balagnas en 1846, que l'on reconstruit une nouvelle église, qui, trois ans plus tard s'effondre, suite aux intempéries. En 1856, nouvelle église qui change alors de nom et devient l'église Sainte-Marie-Lau-Balagnas et est dédiée à N-D de l'Assomption.
L'intérieur moderne est décoré de peintures murales de Berdou (1996). Notez la belle  Assomption du chevet.
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Eglise de Lau  Lau Peintures intérieures
                   Église de Lau                                                                Peintures de Berdou. Photos J.Omnès    

Lau fonts  Lau tribune  
                            Tribunes. Photos J. Omnès



         


                                                                                                          (LAU)-BALAGNAS

L'église de Balagnas  du XIXe siècle est  dédiée à saint Laurent . Elle a subi plusieurs travaux en 1874 et 1878 (clocher et mur de soutènement),  1890 ( charpente), 1898 (ajout de la sacristie). Toute en hauteur et dans un cul-de-sac, elle a été entièrement restaurée en 2010 avec son cimetière.

Eglise de Lau Balagnas     Autel Balagnas
                     Église de Balagnas. Photo J. Omnès
Tabernacle Balagnas Balagnas St Laurent 3

               Tabernacle de l'église de Balagnas. Saint Laurent et son grill, objet de son supplice.  Photo J. Omnès                                        

 

                                                                         Chapelle Sainte-Castère

La chapelle Sainte-Castère : à droite de la D921, juste après le pont, sur le rocher de Pentas, au lieu-dit Castet d’Avillac. Laissez la voiture au parking en face et montez la butte à pied. Environ 25 minutes d’un agréable sentier en milieu forestier, présence de nombreux moutons. Cette chapelle, très ancienne, restaurée fin XVIIe siècle par un capitaine au long cours qui avait fait voeu de la restaurer s'il sortait d'une tempête la vie sauve, est citée par une bulle papale de 1168, celle d'Alexandre III. Agnès Mengelle dans  la plaquette Sutton, Mémoire en image, évoque la possibilité d'utilisation de "quelques éléments d'un édifice médiéval" sans autre précision.
La façade est surmontée d’un petit clocher carré à redents à cinq paliers (penàus). Son petit chrisme ressemble à celui d'Artalens. Mais, réalisé sur une pierre friable, l'alpha et l'oméga ont pratiquement disparu. Subsistent cependant les "chaînettes" brisées qui les retenaient, telles des breloques.

Elle a été restaurée en 1882 (toiture), puis en 1991, avec le don du maître-autel, par la famille Bergugnat. C’est tout ce qu’il reste du village de Castet, qui a été abandonné à la fin du XVIIe siècle, suite à des épidémies de peste.

sainte Castère   Sainte Castère chrisme

À l’intérieur, on peut apercevoir, à travers la grille de fermeture, une statue de bois trônant au-dessus de l’autel. Il s'agit de la copie de la statue romane de la Vierge au long pouce. L'original  est visible au musée de Saint-Savin. Il semble que cette Vierge tenait un bâton (oriflamme ?) dans sa main, vu l'espace entre ses doigt. De même, l'Enfant Jésus aurait pu tenir un quelconque bâton. La statue repose sur un support décoré du XVIIIe siècle.
 Les cloches enfouies dans le sol pour éviter de partir à la fonte en 1789, n'ont jamais été retrouvées.
 
Chapelle de Sainte-Castère                                            

              Chrisme Sainte Castère


te Castère vierge  Vierge long pouce 2
La Vierge médiévale au Long pouce.                Notez l'espace entre les doigts, à droite l'originale. Photos J. Omnès




STE Castere 1 STE Castère 2 STE Castere 4
Évolution de  la création par Martine Palacio et Dimitri Lederet, auteurs de la restauration de la vierge enceinte de N-D de Piétat


                                                                               
                                                             OUZOUS

L’église des XVII-XVIIIe siècles est consacrée à Notre-Dame (Noustra Dama) de l’Assomption. Le bâtiment datant des XVIIe et XVIIIe siècles est classique ; il a été rénové à maintes reprises.

 À l'intérieur, il abrite une statuette en bois doré de la vierge à l’Enfant et à la pomme du XVe siècle. Elle était autrefois au centre de la procession pour la fête locale du 15 août (Noustra Dama). La protection de la sainte vierge n’a cependant pas empêché, en décembre 1906, que des pluies torrentielles provoquent un important éboulement, emportant une partie du village et tuant neuf personnes.
Retable sobre encadré de colonnettes torses. Il est surmonté d’un tableau représentant l’Assomption de la Vierge.  Remarquez la belle croix de procession.
Clé en mairie. 

La chapelle de la Gleisette
À la Révolution, le curé réfractaire vint se réfugier pour dire la messe, dans l'une des trois grottes d'Ouzous, la plus grande, appelée  Gleisette-Gleisieta (petite église), surplombant le village. À l'intérieur, séparé de l'extérieur par un mur, il creusa une niche qui aurait servi de bénitier. L'histoire légendée nous apprend que le maire, refusant sa présence, le chassa. Mais avant de quitter les lieux, le curé lui aurait dit : "je souhaite qu' il t'arrive malheur." Près de cent ans plus tard, en décembre 1906,  de fortes pluies entraînèrent d'importants éboulements qui recouvrirent de boue, personnes et maisons, dont celles de la famille du maire. À la sortie du village, une stèle commémore l'évènement.

Voir plan dans le dossier préhistoire.

Eglise dOuzous    Ouzous V à la pomme  
                                                Église d’Ouzous. Vierge à la pomme.  Photos J. Omnès

Ouzous nef  Ouzous autel


 La Gleiseita                                                                 Grotte de la Gleiseita. Clichés Lavedan65.free.fr Voir aussi le dossier patrimoine  naturel : grottes



 
 
                                                                      (PIERREFITTE)-NESTALAS

L’église Saint-Pierre de Nestalas (des nestes = torrents) du XIIe siècle vient d’être superbement rénovée (2011). Le sanctuaire a été fortifié vers le XIVe siècle. Au-dessus de son chevet d’origine, présence de mâchicoulis avec un chemin de ronde reposant sur des contreforts en arcs plein cintre. et à chaque extrémité sur une console à triple redents.
L’entrée des Cagots à la base du mur de l'abside (certains évoquent une fenêtre romane) a été murée. Sa réouverture est prévue à la fin des travaux de rénovation (1). Les corbeaux soutenant le linteau sont décorés de deux sculptures : un oiseau à gauche et deux poissons à droite.
Le clocher-tour à bulbe avec sa porte est du XVIIIe siècle, il remplace l'ancien clocher-mur. Il a un peu souffert lors du tremblement de terre de 1854. Le petit jardin qui se trouve devant la façade Sud, a pris la place de l'ancien cimetière.
La légende veut, d'après M.de Lagrèze, qu’en 1369, les villageois refusèrent de participer à la garde et à l’entretien du ‘’château’’ de Saint-Savin sous prétexte que leur église nouvellement fortifiée suffisait à leur défense.



Porche de léglise de Nestalas
Porche classique de l'église de Nestalas. Photo J.Omnès



Eglise de Nestalas      

                                                                 Église de Nestalas. Photo J. Omnès




Eglise de Nestalas 2     Nestalas aigle 
  Église de Nestalas et l'ancien presbytère.  Détail d'un des deux corbeaux de la porte latérale dite des Cagots Photos J. Omnès

Nestalas détail 2
Second détail corbeau de la porte latérale. Photo J. Omnès


À l’intérieur du bâtiment à deux nefs, le plafond bleu étoilé à nervures est décoré vers l'autel de fresques dont le centre est occupé par la tête du Christ. Celle-ci est encadrée par les quatre Évangélistes et leurs attributs. Derrière l'autel principal, on peut admirer un beau retable, fin XVIIe siècle, en bois peint et doré. Il est attribué à Jean Brunelo comme le tabernacle. Il représente saint Pierre regardant Dieu au-dessus de lui, dans son paradis, entouré d'angelots. Saint Pierre avec deux clés (?) est encadré par deux   colonnes torses décorées de pampres et de putti. Il repose sur un socle dominant un tabernacle richement décoré. Les panneaux latéraux avec leur aileron à enroulement sont décorés de têtes d'anges d'où pendent des guirlandes de fruits.
Ce tabernacle aux personnages plus fins, que l'on attribue aussi à Brunelo, évoque sur le panneau de droite, l'Annonciation et sur celui de gauche, la Nativité.

Les deux chapelles latérales du XVIIIe siècle, aux voûtes de bois peint, sont dédiées à saint Joseph et à Notre-Dame. Celle de Saint-Joseph abrite une statue sur fond de fausse tapisserie. Celle de Notre- Dame, avec son retable en forme de temple grec est composée d'un fronton triangulaire supporté par quatre colonnes lisses à chapiteaux doriques en imitation marbre. Le tableau représente saint Roch et son chien (1852). Il est l'oeuvre de Jean Chevauty, peintre de la ruralité catholique gasconne. Dans le cartouche de l'autel à la Romaine, les lettres A et M entrelacées signifient Ave Maria.
Les culots supportant les nervures de la voute ont une particularité que nous n'avons trouvé dans aucune église du pays ; ils sont composés d'un cornet conique garni semble-t-il de grenades (le fruit).
Le fonts baptismaux de belle facture bigourdane, possèdent leur trou d'évacuation, détail assez rare et des portes sculptées à claire-voie.
 L'ancien bénitier dit des Cagots a été transféré dans la nouvelle église, il date du XIVe siècle. Après rénovation de l’église Saint-Pierre, en cours de finition, espérons qu’il reprendra sa place d’origine. À voir quelques belles maisons anciennes dans le secteur, rue Bossuet. 


Nestalas retable  Nestalas Saint
                                                     
Retable de Saint- Pierre. Photos J. Omnès


 Nestalas tabernacle 2

Tabernacle, panneau de gauche, belle Nativité, à doite l'Annonciation. La finesse des personnages et de leurs têtes est loin des traits grossiers  des anges des colonnes torses

Nestalas tabernacle


. Nestalas plafond   Nestalas chapelle
                  
Fresques du plafond.                             Chapelle de la Vierge du XVIIIe siècle. Photos J. Omnès


Nestalas st Pierre

La chapelle de droite dédiée à saint Joseph



Nestalas Vierge    st roch 3 

Saint Roch et son chien.  Sur le panneau de droite qui se trouve à la cathédrale de Tarbes, l'ange a quitté son bosquet et est venu soigner avec une plume semble t'il, la plaie de Roch.                              

Confessionnal Nestalas



Confessionnal avec armoire ajourée typique en Bigorre. Photos J. Omnès


Le tableau de Saint Roch
Ce tableau daté de 1852 est de Jean Chavauty, peintre d’origine italienne, de la ruralité chrétienne de l’Aquitaine. Il représente le saint assis à côté de son chien fidèle, qui venait tous les jours lui apporter de la nourriture. Roch montre à Dieu, symbolisé par les nuages rayonnants, la flèche plantée dans sa jambe et tirée par un ange se cachant à l’arrière, dans un buisson fleuri. De sa main gauche, il dirige le regard vers le Livre Sacré qui le sauvera de la mort. L’auteur semble dire que si Roch, atteint par la peste, symbolisée ici par la flèche de l’ange, respecte les commandements de l’Évangile, il sera sauvé.

Nestalas Fonts   nestalas Culot grenade
                       Fonts baptismaux                                                          Culots aux grenades. Photos J. Omnès

(1) Pour avoir plus d’information, adressez-vous à l’office du tourisme ouvert  le matin.

 



 
                                                                                  PIERREFITTE- (NESTALAS)
 

Cette église cruciforme  dédiée à saint Pierre est récente (1959-1960). Elle abrite l’ancien bénitier roman de Nestalas daté du XIVe siècle sur l'inventaire Mérimée (à vérifier). Ce dernier n’a toujours pas réintégré son emplacement d’origine. L’indication « Sans Gasia de Lacasa me fecit » est le nom du sculpteur des deux personnages, deux Atlantes qui soutiennent la vasque avec leurs épaules. L’un a les bras allongés le long du corps avec les mains reposant sur les cuisses. La cuve et les personnages sont sculptés dans un seul bloc, la base ronde dans un autre. Ces deux blocs s'emboîtent l'un dans l'autre.   
Le sujet, celui des Atlantes, est le même que celui de l’église de Saint-Savin et celui de l’ancienne église paroissiale de Lourdes qui se trouve au château fort, mais dans un piteux état, car il est resté à l’extérieur depuis son déplacement de 1907.
Construite après la loi de 1905, l'église appartient à l'évêché et est gérée par une association diocésaine.

 

      Eglise de Pierrefitte
                                               Église de Pierrefitte. Photo J. Omnès 



Bénitier Pierrefitte                       Bénitier des Atalantes 
Bénitiers Atlantes de Pierrefitte et de l’ancienne église paroissiale de Lourdes. Photos J. Omnès



Pierrefitte orgue Les orgues avec l'organiste Pierre Barthez  de Toulouse. Photo J. Omnès




 

                                                                                                                    PRÉCHAC

Cette église romane est dédiée à saint Saturnin. Elle date de 1342, création de l'archiprêtré. Elle dépendait de l'abbaye de Saint-Savin, d'où la richesse de son mobilier. Les larges contreforts ont été réalisés pour consolider l'édifice après le tremblement de terre de 1854. Le presbytère a dû être reconstruit après ce séisme. Il se trouvait antérieurement en entrant à droite où il reste les traces d'une porte qui devait y donner  accès.  Le portique classique a été restauré en 1727 comme le clocher.
La mairie s'est installée dans le presbytère restauré.

Eglise de Préchac    Préchac porte                        
                                  Église de Préchac, porte classique 1727. Photo J. Omnès

Préchac 2 Préchac dans l'ancien temps

À l’intérieur, le retable baroque du chœur a été très remanié avec ses colonnes torsadées dont deux sont surmontées par des anges et son fronton. La statue de l'évêque serait celle de saint Sernin, celle de la femme, de Sainte Anne ou sainte Élisabeth. Certains experts pensent y déceler le travail de Jean Brunelo. En attique, Dieu le Père sort d'un nuage, le monde dans sa main gauche sous un ciel étoilé. Sur les côtés deux tableaux en mauvais état. Celui de droite représenterait pense t-on, sainte Anne ; celui de gauche représente saint Saturnin (Sernin) et le taureau de son martyre.

 

Préchac retable 

Préchac statue 1      Préchac statue 2

                  Sainte Anne ou Elisabeth                                            Saint Saturnin (Sernin). Photos J. Omnès

Préchac  Christ    Préchac attique
Toile du retable,                                                                       en  attique Dieu le Père. Photos J. Omnès

 Préchac toile 1     Préchac St Sernin
                               Sainte Anne et la Vierge                                           Saint Saturnin (Sernin). Photos J. Omnès

Préchac toile vierge        Préchac tribune

Toile en cours d'analyse, mentionné sur la feuille : la vierge est couverte d'une coiffe bigourdane. Tribune et lutrin


Les deux chapelles latérales méritent une attention particulière pour leur tabernacle respectif . Celui de droite en bois polychrome très coloré, semble pouvoir être attribué à l'atelier Soustre, fin XVIIe siècle. Le coffre présentant Jésus sur sa croix est encadré de deux panneaux sculptés en bas-relief, délimités par deux paires de colonnettes torses. Le panneau de gauche qui  attire notre attention par l'originalité du sujet, représente Jésus allongé, dépouillé de ses vêtements, avant sa crucifixion.

Le tabernacle étroit de la chapelle de gauche en bois doré est probablement antérieur (1670-80). Il peut être attribué, avec ses colonnettes sculptées au tiers inférieur, puis lisses, à l'artisan méconnu, Simon Boisson, originaire de Montpellier.

Préchac chapelle      Préchac  chapelle4
                                                   Chapelle de droite. Photos J. Omnès
                                                              
Préchac autre chapelle    Préchac Vierge
                 
Chapelle de gauche, tabernacle XVIIe siècle.  Vierge à l'Enfant. Photos J. Omnès

 




                                                                      SAINT- PASTOUS (Saint-Pasteur) 

                         Eglise de Saint-Pastous                                 Saint Pastous 5 St Pastous modillon
Eglise et son cimetière vers 1900                                           Modillons

Église romane très remaniée au XVIIIe siècle (entre 1783 et 1786) avec un portique de 1786, elle possède un chevet à modillons sculptés. On y voit une tête d’humain sur l’un et une fougère sur le modillon voisin. La communauté de Saint-Pastous possédait au XVIIIe siècle, trois paroisses : Saint-Pastous, Sainte-Marie et Saint-Germès. En 1768, l'église de Saint-Germès fut fermée, les paroissiens furent rattachés à Sainte-Marie. Il ne subsiste de l'église qu'un chrisme en réemploi sur une grange,  proche de l'ancien bâtiment. Saint Pastous a bénéficié d'une des cloches de Saint-Orens qui avait été enterrée sous la Révolution pour lui éviter la fonderie. Le presbytère sera rénové en urgence en 1860 et une cloche sera remplacée en 1873. Plusieurs réparations furent effectuées vers 1908.

st Pastous

   St Pastous modillons 2   Chevet de Saint-Pastous


À l'intérieur, le retable se résume en un grand tableau représentant une crucifixion encadrée par la Vierge et un jeune garçon, probablement saint Pasteur. Toile de médiocre qualité.
Le tabernacle en bois doré, de grande dimension est par contre d'une grande richesse, entre les colonnes torses, les statuettes, les putti et les anges cariatides relevant leur draperie vers le nombril. Le coffre est orné d'un christ surmonté de la colombe du Saint-Esprit au-dessous de Dieu le Père enserré par deux arcs brisés en volutes d'un fronton d'une facture rare.
Ce coffre est encadré par deux bas-reliefs sous forme de médaillon en bois doré représentant à gauche l'Annonciation et à droite la Visitation. Quatre statuettes décorent l'ensemble. Elles représentent Pierre et Paul et aux extrémités, saint Roch sans son chien, tenant un hypothétique bourdon de sa main droite, et Jean l'Evangéliste.


                                Saint Pastous 5 001 3

                                                                                Tabernacle de Saint-Pastous.

                                                     Saint Pastous 5 001 4Le tabernacle

La chapelle de droite abrite une Assomption symbolisée par une Vierge rigide entourée de quatre anges. Le tout, en bas-relief de bois doré, probablement du XVIIe siècle. L'encadrement rocaille est plus récent. La chapelle de gauche abrite une belle statuette en bois doré de saint Roch.

Saint pastous chapelle 001 3 St Pastous saint Roch 001 4
Chapelle de droite : l'Assomption.                                                                        Saint Roch du retable central

                                                                                    Sainte-Marie-de-Lurp

On vous conseille de visiter l’adorable petite chapelle romane : Sainte-Marie-de-Lurp, un peu plus loin.
Une bulle papale (Alexandre III) de 1167 confirme les moines de Saint-Savin (Sen Sabi) dans leur propriété du village de Lurp, mais cette bulle ne mentionne pas cette église. Il faut attendre 1342, lors d'un inventaire de l'évêque Pierre Raymond  de Montbrun, pour voir mentionnée cette église et comme annexe de Sen Pastous (1).

Bien que remaniée au XVIIIe siècle, abandonnée, et récemment restaurée avec soin, grâce à des dons, elle possède un certain charme avec son imposant clocher-pignon à redents qui domine la vallée. Sa corniche d’abside du XIIe siècle, repose sur de petits modillons (consoles sur corbelets). Certains de ces modillons sont sculptés. Les motifs frustes sont souvent géométriques ; trois d'entre eux sont anthropomorphes ou zoomorphes. Elle possède un petit chrisme en provenance d’une église disparue (Saint-Germès) et deux portes latérales (en plus de la grande porte du clocher)  dont une, celle du Nord, reste encore emmurée. Cette porte  donnait accès à une petite chapelle ou à une sacristie. Il n'en reste que les traces au sol.

À l'intérieur,  les murs de la nef, étaient au XVIe siècle, recouverts de fresques. Il en reste des traces. Frédéric Vidaillet dans la revue de la Société des Sept Vallées de 1984, a essayé de les reconstituer. Celles du mur ouest sont les mieux conservées. Elles font penser à un personnage identique répété en six exemplaires. L'abside hémicycle de 4, 30 m de diamètre et voûtée en cul de four. Elle est éclairée de trois baies, dont deux latérales et une axiale.   .
Classée Monument historique, l'église est éclairée la nuit et visible de loin.
Clé en mairie.
(1) J.B. Larcher, glanages, T.I. no 74, pp.173-174. 



Sainte-Marie-de-Lurp              Sainte-Marie de Lurp
Vue de la chapelle Sainte-Marie-de- Lurp sur son piton.  Photo J. Omnès         Plan de la chapelle avec l'emplacement des fresques, 1983, F. Vidaillet.


Lurp chrisme Lurp modillon 1
Chrisme et modillon

Lurp chevet 3

Lurp chevet Lurp fresque 2


 

                                                                                               SAINT-SAVIN

Histoire légendée

L’origine de l’abbaye est incertaine. La tradition veut qu’une première abbaye de bénédictins placée sous la protection de saint-Martin, pourfendeur itinérant du paganisme, ait été construite sur le site actuel pour recevoir le corps de saint Savin. Elle aurait été détruite par les Maures vers 732, puis, reconstruite par Charlemagne en 778 lors de son passage à Lourdes. Roland y serait venu faire bénir son épée. Au Xe siècle, Raymond Ier de Bigorre aurait cédé aux bénédictins des droits féodaux sur la vallée, à charge pour eux d’ouvrir des bains et de construire une église à Cauterets. L’origine de cette charte qui serait datée de 945 est contestée par de nombreux historiens. Certains ouvrages évoquent une incursion normande (Vikings) avec pillage et destruction du monastère. Les Vikings étaient « basés » à Bayonne entre 840 et 980 et avaient saccagé Beneharnum (Lescar) vers 850 puis Iluro (Oloron) et bien d’autres villes de la région. Peu de textes affirment cette incursion dans la vallée d’Argelès. Ces Vikings auraient été chassés par le comte Donat.
Lire : Essais historiques sur la Bigorre de Davezac-Macaya, 1823.

Abbatiale de Saint-Savin

                                                                                    Abbatiale de Saint-Savin. Photo J.Omnès


Saint-Savin JACOTTET 1 030                                                                           Saint-Savin au XIX e siècle. Litho Jacottet


 Abbatiale
                      L'abbatiale, entrée façade ouest. Photo J. Omnès


Histoire

Ce qui est sûr, c’est que le monastère a été construit par des moines bénédictins vers le IXe siècle sur l’emplacement d’un palais que l'on pense romain, le Palatium Aemilianum ou Palais Emilien (1), succédant lui-même à une exploitation agricole du nom de Bencus ou villa Bencer (nom du village établi autour du monastère). Le site avait pour nom Saint-Martin de Bencer, puis Savin remplaça Martin. Après sa destruction par les Arabes en 732, et sa reconstruction par Charlemagne en 778, de nombreuses donations leur furent accordées. Le comte Centulle Ier affilia ce monastère à l’abbaye de Saint-Victor à Marseille, en 1080, en remerciement de son intervention auprès du pape pour l’annulation de son mariage. Les dons affluèrent et permirent de construire vers 1100, l’église actuelle qui reçut alors les reliques de saint Savin. Mais vers le XIIIe siècle, les lieux devinrent rapidement un centre de débauche peu compatible avec les règles de la congrégation des bénédictins. En 1246, bon ordre y fut mis par Bernard Mayrozio. La puissance des moines était sans limites. De cette capitale monastique, ils géraient une vaste étendue de terres qui allait jusqu’à Cauterets.
Les guerres de Religion du XVIe siècle furent fatales au monastère. En 1609, les bâtiments en délabrement n’hébergeaient qu’une douzaine de moines. En 1790, l'abbaye devint église paroissiale,celle du village, l'église Saint-Jean étant trop délabrée. Elle fut détruite par le tremblement de terre de 1854 (2).                                   L'abbatiale devint hôpital pour les militaires venus prendre les eaux à Barèges. Le monastère fut vendu comme bien national. Une commission syndicale, créée en 1840, lors du classement et du commencement de sa restauration grâce à l'intervention de Prosper Mérimée, a pris la relève dans la gestion des biens monastiques : forêts, estives et thermes.
La croix de pierre de la place est de 1783. Le village, qui a su garder le cachet de jadis, a servi de décor au tournage du film Bernadette de Jean Delannoy. Et de toile de fond au roman de Paulo Coelho : Sur le bord de la rivière Piedra, je me suis assise et j ‘ai pleuré.


(1) Jean Bourdette doute de la présence des Romains du Lavedan. Il date le Palais après 711, construit par les Wisigoths chassés d''Espagne arabo-berbères
(2) Elle se trouvait à l'emplacement du monument aux morts actuel. Il est aisé de se rendre compte où se situait le chevet. 

Portail Saint-Savin                          Chrisme St Savin                    
                               Portail de l'entrée principale et son chrisme de l'abbaye de Saint-Savin. Photos J. Omnès

Chapiteau1 St-Savin              Chapiteau 2 St-Savin
                                                                  Détails des chapiteaux. Deux monstres face à face  gardent l'entrée Photos J. Omnès

St Savin pierre en réemploi
Pierre en réemploi, façade Sud, au-dessus de l'entrée dite des Cagots : un berger, son béret et son bâton  et un oiseau  ou un pèlerin en route vers Compostelle ?

 
L’église abbatiale (ouverte tous mes jours)

En forme de croix latine, elle a été érigée au XIIe siècle. Elle possède de vastes dimensions. Sous un oculus classique, se présente à nous, un beau portail roman avec en tympan, un christ en majesté dans une mandorle, encadré par les quatre Évangélistes sous leur forme symbolique. Il est proche de celui de Sère. Les voussures en plein-cintre reposent des deux côtés du portail sur cinq colonnes de marbre à chapiteaux frustes. Les chapiteaux proches de l'entrée sont les plus historiés, dont deux avec des hiboux. Les autres sont plus usés. L'ouverture en demi- lune sur le côté gauche, n'est pas un enfeu. Pour certains, ce serait une fenêtre utilisée par les Cagots pour participer aux offices. Cette version semble peu probable, dans la mesure où ces exclus avaient leur propre église au quartier Mailloc.
La porte latérale du côté sud surmontée d'un chrisme en réemploi provenant de l'ancienne église paroissiale Saint-Jean, ne date que de 1859.
Au XIVe siècle, les défenseurs étaient protégés par le clocher octogonal, surmonté d’une flèche d’ardoise en éteignoir, et par le chemin de ronde crénelé. Lors du tremblement de terre de 1854, la voûte a été fortement lézardée et le presbytère presque détruit.

Saint Savin porte latérale  Porte latérale de 1859

L’intérieur
abrite un très beau buffet d’orgues du XVIe siècle de l'Ecole Toulousaine (1557), reconnu comme le plus ancien de France. Il porte les armes de l'abbé de  Foix-Candale. Restauré en 1923 et en 1996, il est orné de masques (mascarons) dont la bouche tire la langue et  les yeux roulent, lorsque  l’on joue, et ce, grâce à l'impulsion des soufflets. Certains érudits y voient la représentation de l'Europe, l'Asie et l'Afrique (le monde connu à l'époque). Ils sont mis en action lors du Festival annuel de musique sacrée de Lourdes à Pâques, et un dimanche par mois, lors de la messe. Le soubassement a été refait grossièrement au XVIIIe siècle.
Ces orgues étaient également utilisés pour des fêtes profanes qui se déroulaient à l'intérieur de l'église. 
Le grand Christ en croix, au torse décharné est un bois polychrome sculpté des XIIIe--XIVe siècles. Il est d’origine espagnole.
Le sarcophage de saint Savin en marbre noir qui sert de maître-autel date de 1036. C'est le second tombeau du saint.
Derrière l'autel, une tour eucharistique des XIVe-XVe siècles, en bois doré de six mètres de haut, sur trois étages, abrite le tabernacle fait d'un cristal de roche (voir plus avant). La voûte du premier étage est ornée de l'agneau pascal entouré par six anges musiciens.  On pense que le récipient contenant les hosties était suspendu avec une chaîne. C'était l'ancêtre du tabernacle.
De nombreux visiteurs se posent des questions sur la présence de l’imposant cristal de roche dans le ciborium. Les autorités locales ont pensé qu’il serait bon de pourvoir le maître-autel d’un tabernacle et de rendre au ciborium du XIVe siècle sa fonction première. Aussi, ils demandèrent à un artiste, David Pons,  imagier à Paris, de réaliser un tabernacle de conception moderne. Ce fut fait en 2005, avec ce cristal de roche évidé, dans lequel  se trouvent les hosties consacrées. Le cristal possède une petite ouverture à l’arrière. Il repose sur un socle en bronze doré,  soulevé par six anges et évoquant la Jérusalem céleste. L’inspiration de l’œuvre vient du livre de l’Apocalypse.
Sur les côtés du chœur en cul-de-four, deux vastes panneaux de bois peints du XVe siècle narrent en dix-huit scènes, la vie de saint Savin, celui de gauche a été nettoyé Les encadrements sont également du XVe siècle. La lecture se fait par le bas de gauche à droite, en remontant les trois étages. Exemple sur le panneau 1, on voit  Savin quitter sa mère veuve.
Stalles en noyer à double rang du XVe siècle, l'une d'entre elles est décorée des armes de Mgr François de Foix- Candale abbé de 1540 à 1606.
Dans la chapelle de gauche ou chapelle de la Vierge, ancien maître-autel, en mosaïque de marbre des Pyrénées, du XVIIIe siècle. Dans la chapelle de droite, un très ancien autel de pierre date du IXe siècle. À côté, dans l'épaisseur du mur est niché un enfeu de la même époque. Il est  surmonté d'une statue de Saint Antoine. Il abriterait un couple, probablement le père et la mère de l'abbé Arnauld (1059) bienfaiteurs de l'abbaye. Monseigneur Laurence a fait ouvrir le tombeau en 1850. C'est à son ouverture que l'on a trouvé, posés sur des barres  fer, les squelettes de  l'homme et de la femme. 
Dans le croisillon sud, marqué H sur le plan,  trône un bénitier du XVe siècle, dit improprement des Cagots et qui ressemble à celui de Pierrefitte ou de l'ancienne église de Lourdes. Il se trouvait en 1859, à l'extérieur du portail. Deux Atlantes (?)  supportent la cuve sans ornement. L'histoire (légendée ?) veut qu'il provienne de l'ancienne chapelle des Cagots située à Mailhoc ou Mailloc (quartier au bas de Saint-Savin). Il viendrait, je pense, de l'ancienne église paroissiale Saint-Jean. À Oloron-Sainte-Marie, les Atlantes qui supportent le trumeau central de l'église sont visiblement des maures, ce qui ne semble pas être le cas ici. Certains affirment que ce sont des Cagots, le doute subsiste.
Dans l'épaisseur des murs, à gauche de l'entrée, marqué B, sur le plan, départ bouché de l'escalier qui jadis atteignait une tribune. 
Vers le bénitier dit des cagots, dans l'épaisseur des murs, à l'emplacement marqué C sur le plan, la porte de style hispano-mauresque abrite l'escalier conduisant au clocher et aux combles. Une barre côté intérieur barricadait la porte pour se défendre des assaillants

Saint Savin porte   Saint Savin autel 3
                                                                       Autel de pierre du IXe siècle. Photo J. Omnès
Le tombeau-maître-autel
De forme parallélépipédique rectangle et  monobloc en porphyre noir, la pierre de ce tombeau viendrait d’une carrière proche vers N-D de Piétat. Sur la face principale,  quatre arcatures plein cintre reposent sur des colonnes géminées à chapiteaux ornés de feuilles. Les faces latérales sont lisses. À l’origine, sur ce sarcophage, que l’on peut dater du XIe siècle (1), était posée une grosse dalle de schiste. Il abrite dans deux vases ronds en poterie, placés par Mgr Laurence dans un reliquaire en fer, une matière terreuse mélangée à des débris d'ossements provenant du reliquaire du Musée.
L’emplacement du tombeau a varié au cours des siècles, tantôt il se trouvait seul, tantôt il servait de maître-autel, avec à l’arrière, la tour eucharistique toujours présente actuellement. Au XVe siècle, (avant 1656), il se trouvait avec la tour eucharistique, au milieu du chœur. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle, sous Louis XV, que les moines installèrent un autre maître-autel en marbre de toutes les couleurs, bombé à la Romaine et plus proche du goût de l’époque, réalisé par les frères Mazetti. Il a fallu attendre 1948 et la restauration du sarcophage pour qu’il reprenne sa place initiale comme maître-autel. L’autel Mazetti fut alors déplacé dans une chapelle latérale, celle de la Vierge.
(1) 1036 Date de la construction de la nouvelle abbatiale pour recevoir plus dignement les restes du saint, objet de pèlerinage.

 St Savin Tombeau
Autel tombeau saint-Savin   
Christ St Savin St Savin Christ

                                                                                                      Christ du XVe siècle
SSavin Enfeu           Cristal de roche
  Enfeu surmonté d'une statue de saint Antoine.           Cristal de roche dans le ciborium. Photos J. Omnès


 L’abbaye
Vendue pendant la Révolution, puis gravement dévastée, elle fut sauvée en 1838 de la démolition totale par Prosper Mérimée, alors inspecteur des Monuments historiques sous le Second Empire. Il classa le bâtiment, du moins ce qu’il en restait, aux Monuments historiques en 1840. Sous l’Empire, l’abbaye servit un certain temps d’hôpital aux soldats venus se soigner aux eaux d’arquebusades de Barèges. Mais elle fut très endommagée à nouveau, à la suite d’un tremblement de terre en 1854. Il subsiste cependant la salle capitulaire aux baies romanes et aux voûtes gothiques primitives, entièrement restaurées depuis peu.
 
.Orgue de Saint-Savin St Savin fonts
                                                           Orgue                                                 Armoire des fonts baptismaux. Photos J.Omnès

    Tour eucharistique St Savin vie
     Tour eucharistique et son cristal de roche.  Panneau du XVe siècle, relatant la vie du saint. Photos J. Omnès

Bénitier des Cagots     Bénitier Pierrefitte
   Bénitier dit des Cagots (Atlantes).                       Bénitier de Nestalas. Photos J.Omnès

      

                                                                                                                  
 

                                                                               plan Abbaye de Saint-Savin                                                                               Saint-Savin. Relevé de E. Caddau 


     Chapelle de Saint-Savin      Chapelle de Saint-Savin 2
       Chapelle de droite , autel droit du XIe siècle           Chapelle de la Vierge, autel Romain baroque.  Photos J. Omnès

Le trésor : tel : 05-62-97-02-23. Dans la salle capitulaire.

Ouvert en juillet et en août, tous les jours, sauf le dimanche matin, de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h 30. En basse saison, de septembre à juin, de 14 h 30 à 18 h 30. Participation : 2 € ; gratuit pour les enfants de moins de 16 ans. Visite guidée sur demande. On peut y admirer une statue de la Vierge Noire des Croisades et une Vierge au long pouce du XIIe siècle (venant de la chapelle de Sainte-Castère), une belle armoire aux reliques du XVIIe siècle, la châsse de Saint -Savin du XVe siècle, sous forme d’un petit château en cuivre argenté, des vêtements liturgiques et des bustes reliquaires ainsi que des chapiteaux du cloître disparu. La vierge noire aurait été rapportée de Palestine par Centulle II, comte de Bigorre, lors de la première croisade avec Godeffroy de Bouillon et Gaston IV de Béarn. Le long pouce de la seconde statue serait le symbole de la puissance de la miséricorde de la Vierge. Vente d’une monographie intéressante sur la chapelle N-D de Piétat.

Le reliquaire de Saint -Savin Ce reliquaire de Saint-Savin se trouvait avant la Révolution, dans l’abbaye, puis fut déplacé en 1793,  lors de sa fermeture, dans une sacristie édifiée dans le bâtiment qui allait devenir l’annexe de l’hôpital de Barèges. Enfermé dans une armoire aux reliques, il rejoignit en 1992, la salle du trésor nouvellement créée.
La châsse de cuivre argentée réalisée au début du XVe siècle, à la forme d’une boîte rectangulaire, flanquée aux angles, de quatre tours cylindriques à toit en pinacle et surmontée d’un toit à forte pente. Le tout, repose sur quatre lions assis. La face principale est ornée de trois fenêtres, dont une  centrale, plus grande, de forme gothique encadrée de deux autres, de forme rectangulaire. La fenêtre centrale permet d’apercevoir quelques ossements du saint. Cette ouverture est surmontée d’une statuette en ronde-bosse tenant une crosse abbatiale (bien que Savin ne fût jamais abbé) ou un bâton de pèlerin orné de feuilles ; les avis des experts divergent. Les sommets de la boîte et du toit sont ornés de trèfles finement ciselés. Sous la statuette on peut lire : « sancte Sabine ora proni bis ».

Saint Savin reliquaire Reliquaire 4
Reliquaire de Saint -Savin. Carte postale ancienne

Clocher 5 Clocher 8
Clocher 2 Clocher 7 2
Le nouveau toit posé au XIVe siècle sur l'ancien toit en lauzes est soutenu par de gros poteaux.

Clocher 11 1 Clocher 3
Le clocher comporte quatre cloches
Pour en savoir plus, très intéressant  petit film : http://patrimoines.midipyrenees.fr/visites-virtuelles/Hautes-Pyrennes/Saint-savin/fr/saint-savin/videos/chapitre-1.php


Entrelacs St Savin   Entrelacs Aras 
Deux décors à entrelacs fréquents au Moyen Âge, à gauche chapiteau de St-Savin, à droite entrelacs château d'Arras (coll. privée). Photos J. Omnès 

Chapiteau tressé
Entrelacs médiévaux, exemple de l'abbatiale de Saint-Pé

Entrée salle capitulaire St Savin  Chapiteau 1 St Savin
     Entrée salle capitulaire                                                                          Chapiteau, détails. Photos J.Omnès

Chapiteau 2 St Savin      Chapiteau 3 St Savin
 


                                                                                     La chapelle des Cagots, Marie-Madeleine

L'église (chapelle)  des Cagots se trouvait dans le quartier bas du village, le quartier Mailhòc ou Mailloc (maillet). Ces derniers avaient obtenu le droit de construire leur propre chapelle par le concile de Latran de mars 1179. Ils construisirent eux-mêmes la chapelle Marie-Madeleine et édifièrent leur propre cimetière à proximité. D'après Jean Bourdette cette chapelle s'écroula après la Révolution en 1794. Une grange fut construite à sa place. Ce serait,  d'après les locaux, la grange qui se trouve sur la droite en descendant, face au lavoir abandonné et recouvert de lierre. Lors de travaux de pose d'égouts des ossements et des pierres tombales épaisses y furent mises au jour.

Mailloc Cagots  Mailloc lavoir
                               La dénommée chapelle des Cagots et le lavoir abandonné en face. Photos J. Omnès
                                                

                                                                 La chapelle N.-D. de Piétat

Cette chapelle est située sur une butte, au milieu d’une châtaigneraie, à 800 m du village. On la voit de loin. L’édifice roman primitif aurait été agrandi aux XIIIe et XIVe siècles et remanié au XVIIIe siècle (en 1740, chapelle de droite et la sacristie et en 1754, le clocher). Les portes latérales ont été remplacées par la porte centrale située à l’ouest et visible actuellement. La partie la plus ancienne correspond à la chapelle latérale gauche. Vue superbe à plus de 240 degrés sur les Pyrénées. Le premier texte qui en fait mention date de 1493, la chapelle appartenait à la Confrérie Notre-Dame de Pïétat. Ce n’était ni une église paroissiale, ni une dépendance de l’abbaye. Constituée de prêtres et de laïcs, et maintenue jusqu’à la Révolution Française, elle comptait, en 1555, près de 160 membres dont 12 prêtres. Vendue comme Bien National à la Révolution, cette chapelle sera restaurée et rendue au culte au milieu du XIXe siècle par Monseigneur Laurence, évêque de Tarbes et Lourdes. Elle est inscrite sur l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1935.


À l’intérieur, retable du début XVIIIe siècle, attribué à Jean Brunelo. De grande dimension, en bois peint et faux marbre, il abrite trois  statues dont une Piéta  encadrée par saint Jean l'Evangéliste à gauche et  par saint Joseph à droite. Tous deux encadrés de deux colonnes torses. A l'attique, Dieu  le Père montre du doigt, son fils Jésus.

La chapelle abrite la célèbre Vierge d’art populaire du XVe siècle (N-D de l’Espérance). La statue originale en bois peint a été déplacée au Trésor de Saint-Savin, suite à une tentative de cambriolage en octobre 2002. En 2007, Martine Palacio et Dimitri Lederet ont réalisé une « copie » un peu plus petite, en argile crue. Avec sa chevelure en forme de bonnet et sa main sur son ventre, cette statuette d’art populaire fait plus penser à un Nat birman qu’à une Vierge chrétienne. Il parait que le petit dessin sur sa robe, au bas du cou serait un lys renversé symbole de Joseph son époux, la pointe est dirigée vers son ventre qui engendrera Jésus.
Tribune, la belle voûte en plein cintre est décorée de peintures du XVIIIe siècle, représentant des oiseaux. 
Jadis, avait lieu chaque année en septembre, un pèlerinage dédié à la Vierge : "La nostra Dama de Septembre". Les fidèles venaient en procession de tous les villages voisins. La messe dite des enfants a un rapport lointain avec l'histoire légendée de la chapelle. Voir le dossier patrimoine oral, les légendes. C’était le jour où l’on sortait la Vierge au long pouce de Saint-Savin.
Lors d'une récente rénovation, ont été mises au jour quelques traces de fresques représentant une tête, ornée d'une barbe.

Fresque N-D Piétat  Pietat tronc
Fresque découverte récemment                     Tronc à l'extérieur, sur le chevet (arrière), 1903. Photos J.Omnès

Fermée aux visiteurs, sauf sur rendez-vous pour les groupes. Tel : 05-62-97-02-23. Dans un avenir proche, il est prévu d’organiser des visites de Pâques à fin octobre, tous les dimanches et les jours fériés de 15 h à 18 h ; en juillet et août, tous les jours, sauf le samedi, aux mêmes horaires.

 


N-D de Piétat             N-D Piétat  
                 N-D de Piétat. Photo J. Omnès                                               N-D de l'Espérance (Vierge enceinte), XVe siècle


ND Pietat plafond      Pietat retable

                                                   Plafond lambrissé. Retable Jean Brunelo. Photos J. Omnès


N D Pieta                                                                             Pieta, pièce centrale du retable. Photo J. Omnès

Pietat détail 001 4  N D de Piétat  
Les oiseaux célestes vus par Eric Bielle. Ce décor, proche de celui de l'église de Silhen (Boô-Silhen) fait penser aux cotonnades indiennes en vogue sous Louis XV (Comptoirs des Indes), probablement inspiratrices de cette mode. Photo de droite le Christ aux liens.

Pietat tribune  N-D de Pietat bénitier
                                                                                              Tribune            Bénitier



Piétat Frise sous l'estrade.
                                                                                                                                                                                        

Les donateurs Piétat       N D de Pietat    
Saint Joseph reconnaissable à sa fleur de lys, symbole de pureté (chasteté) entouré des généreux donateurs de la chapelle. Il s'agit probablement d'un ex-voto suite  à l'épidémie de peste en 1650. Ce qu permet de dater le tableau. 
 C'est le personnage de droite en bas qui montre sa plaie à la jambe ; généralement on invoquait saint Roch, voire saint Jacques rarement saint Joseph, lors d'épidémie de peste.  Photos J. Omnès


Piétat porte

Détails de la porte d'entrée.

 Légende de la chapelle de Piétat

Cette chapelle a pour origine une légende qui remonte au XIe siècle : la veuve d’un preux chevalier mort en Terre Sainte voulut marier sa fille à un beau jeune homme revenu des croisades. La veille du mariage, elle apprit l’origine de son futur gendre : il était le fils illégitime de son défunt mari et d’une levantine chrétienne rencontrée à Jérusalem. La jeune promise se suicida et le beau jeune homme se repentit en faisant construire cette chapelle où il se retira du monde. Depuis le XVe siècle, le lieu est voué à Notre-Dame-de l’Espérance. Cette vierge était implorée par les couples désireux d’avoir un enfant et ayant quelques difficultés à en avoir un.

Précisions historiques : l'affaire du tribut

Il est vrai qu’en Lavedan on parle peu de cette affaire. Les archives de l’abbaye n’en détiennent aucune trace. On a surtout retenu les incursions incessantes des voleurs de bestiaux venant de l’Ouest. Ce qui est sûr, c’est qu’un tribut était bien versé régulièrement par l’abbaye et ses 31 communes, à la communauté accouloise depuis 1348. Le versement a été suspendu pendant les guerres de Religion, puis fut repris jusqu’en 1789. Mais, considéré comme un privilège, il fut aboli lors de la nuit du 4 août. De toute façon, le montant versé était devenu si dérisoire, suite aux dévaluations successives, qu’il n’était plus versé que tous les trois ans.
Si Cyprien Despourrins, fils d’Accous, vint s’installer à Saint-Savin-Adast au château Miramont, ancienne propriété de Jacques Chancel, après avoir épousé une Lavedanaise, il n’en oublia cependant pas cette histoire qui avait perturbé, durant des siècles, les relations entre les deux villages. En tant que subdélégué de l’intendant d’Étigny, il chercha toute sa vie à prouver que le texte de Centulle Ier attribuant, en 1080, les terres indivises aux moines de l’abbaye, était un faux. Il a fallu cependant attendre 1840, pour que celles-ci soient gérées par une commission syndicale.
L'ancien ermitage de Saint- Savin se trouve au-dessus d'Uz, près d'une source. Lieu peu connu et assez difficile d'accès.





                                                                                                       SALLES

Église romane. Elle a été remaniée aux XVIIe- XVIIIe (1776) siècles. Avec son clocher en forme de dôme à impériale, et son chevet semi-circulaire, elle est dédiée à saint Jacques. L'histoire  dit que c'est en passant devant cette église en 1380, que Gaston Fébus, allant à Cauterets, aurait retrouvé l'ouïe, en entendant les cloches sonner. Le document, preuve de cette guérison, se trouve à l'intérieur. Beau portàu avec une niche centrale, encadrée par deux têtes énigmatiques. Il fait penser à celui de l'ancien cimetière d'Ourout (Argelès). il abritait une vierge médiévale qui a été volée.
Porche d'entrée classique, au linteau marqué 1776.
R. Ritter dans son ouvrage de Lourdes à Gavarnie nous informe de la présence de "sculptures sur bois assez curieuses" D'après la photo (1936) il s'agit de deux Vierges à l'Enfant, l'une assise , l'autre debout. Celle assise semble tenir une pomme, comme la statue d'Arras. Elle devait s etrouver dans la niche du portàu d'après uneconfidence faitte à Thibaut Loriot de Rouvray, conservateur départemental des objets d'art et des antiquités

Vitraux historiés du XXe siècle. Cf De Lourdes à Gavarnie Balencie-Ritter.

Eglise de Salles    Linteau 1716 Salles  
                                                                               Église de Salles. Porche au linteau 1716. Photo J. Omnès


Salles tête                Portau Salles
                               Portàu avec une niche de la Vierge encadrée par deux têtes énigmatiques


Salles vierge Vierge supposée à la pomme qui a disparu depuis la visite de R. Ritter

À l'intérieur

Nef unique.  Le très riche retable du maître-autel a été acheté en 1734, à la chapelle de Poueylaün. Quatre colonnes torses ornées de pampres et de feuillages encadrent deux toiles, celle de droite représente saint Jacques et celle de gauche, saint Pierre.  Au centre, une niche dominant le tabernacle, abrite une statue de bois ou de terre cuite dorée représentant saint Jacques. Elle est surmontée à l'attique, par une toile évoquant l'Assomption de la Vierge. Ce retable  est attribué à Jean I Ferrère.
Le tabernacle sur sa partie de gauche, représente l'agonie du Christ au Jardin des oliviers. Il est  entouré des trois  apôtres endormis à ses pieds : Pierre, Jean et Jacques. Sur sa partie droite, il représente le portement de la croix avec la présence de Véronique et son voile. Au centre, sur la porte : un christ en croix. Il est généralement attribué à l'atelier Soustre.
L'ensemble est chargé d'une décoration abondante sous forme de pampres, décors végétaux, putti et petits personnages nus.
Présence de quelques statuettes qui méritent une attention particulière.
Deux chapelles latérales : la chapelle sud réalisée en 1723, au riche décor est dédiée à la Vierge.La statue du XIXe siècle, type médaille miraculeuse,  remplace celle qui s'y trouvait.
La seconde chapelle dédiée au Sacré Coeur de Jésus a été édifiée en 1858, elle conserve des éléments du retable anciens.

Retable Salles
Superbe retable, à gauche saint Pierre , à droite saint Jacques, avec la statue au milieu de saint Jacques.
Photo J. Omnès

Tabernacle Salles     Salles St Jacques
 Tabernacle de Soustre                                                               Statue de saint Jacques au centre du retable
                                                                      

Salles Sièges dofficiants

Salles Fonts Baptismaux
                                                                                                                     




                      







     



Salles Fébus
Document de 1380 offrant 200 florins pour une fondation, en remerciement de la guérison de Fébus.
Photo J. Omnès


   Salles Saint-Jacques
 Saint Jacques du retable  

Salle chapelleSalles chapelles 1
Chapelle sud de la Vierge

 

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Chapelle nord dédiée au Christ                                                                     





                                                                       SÈRE-EN-LAVEDAN

L’église vouée à saint Blaise a fait l’objet d’une restauration complète il y a peu. C’est une construction romane du XIIe siècle avec un massif petit clocher-porche du XIIIe siècle, dont la partie supérieure a été construite au XIXe siècle sur les bases de l’ancien clocher. Dans un rapport de l'Académie des H-P de 1859, d'après le curé M. Laffon, l'église était à son origine, la chapelle du château qui se trouvait à côté, et dont il ne reste qu'une tour en ruine. Elle aurait été édifiée par les Templiers dont les armoiries d'après ledit curé, se trouveraient à gauche de l'entrée (?). Son portail du XIIe siècle a conservé un tympan composé d’un Christ en majesté dans une mandorle encadrée des attributs des quatre Evangélistes. Il est soutenu par une paire de colonnettes et de chapiteaux historiés. Les sculptures assez grossières semblent présenter à gauche deux évêques encadrant une tête sans corps et à droite un carnivore (un ours ?) dévorant un bœuf ou un mouton. Certains, dont R. Ritter y voient "un tigre coiffant un éléphant" (?). Le vantail ancien (XVIe siècle) comporte une ornementation en bois découpé et une serrure à loquet décoré, probablement roman. Les murs ont été surélevés au XVIIIe siècle, en même temps que la construction de l’harmonieuse sacristie côté sud, avec son toit à trois pentes.

Eglise de Sère-en-Lavedan 
 Eglise de Sère-en-Lavedan. Photo J. Omnès

Portail de léglise de Sère-en-Lavedan    Chevet Sère-en-Lavedan
Portail et chrisme Sère-en-Lavedan. Photo J. Omnès                                      Chevet de l'église       
 
                                            
Détail entrée du portail côté gauche                  Détail du portail de léglise côté drot
Détail entrée église de Sère-en-Lavedan, sur les côtés gauche et droite des piliers. Photos J. Omnès

Sère pilier Colonne de gauche. Photo J. Omnès

D'après R. Ritter, dans son ouvrage De Lourdes à Gavarnie, page 85, une mention à l'encre, sur cette colonne et datant des années 1500 et dont le dernier mot subsistait en 1936 (sortie de l'édition), a disparu en 2015. Il s'agissait du mot Galhagos.

À l’intérieur
Dans le chœur, éclairant la nef, sur les cinq baies, deux sont romanes. Elles sont encadrées de chapiteaux historiés et sont inscrites à l’Inventaire des Monuments historiques. Elles présentent quelques sculptures grossières de bêtes monstrueuses et au centre celles de deux évêques et d’une tête (comme à l’entrée). Le panneau d'information à l'entrée évoque en partant du nord (à gauche de l'autel)  un monstre accroupi, un hibou, [fenêtre suivante] un cavalier et un personnage à pied. [À la troisième fenêtre], Samson, et deux animaux soudés avec une tête commune. Il est sûr qu'un meilleur éclairage permettrait de mieux analyser ces motifs.

Sère. cavalier   Sère  pélican  Sère. boeuf JPG 1
Un cavalier et personnage à pied                   Hibou ou pélican?              Monstre accroupi ou taureau ?

Sère chapiteaux  Sère évêque
       Samson    ?                               Deux évêques et une tête. Photos J. Omnès

Le poli très brillant du nouveau sol en marbre gris détonne un peu.
Le panneau d'information à l'entrée de l'église, annonce également deux paires de colonnes, nous n'avons vu qu'une paire et un chrisme en réemploi au fond de l'église.

Intérieur de léglise
                                                       Intérieur et tribune de l’église de Sère. Photo J. Omnès

     Abside en cul de four de léglise de Sère

                                        Abside en cul-de-four de l'église de Sère-en-Lavedan. Photo J. Omnès




 
                                                                                                    SOULOM

C'est l’église la plus ancienne et la plus curieuse de la vallée. Sa présence est attestée par une charte de 1100. Édifiée en l’honneur de saint André à la fin du XIIe siècle, elle a été fortifiée au XIVe. Elle possède un clocher-mur barlong, surmonté d’une galerie couverte et crénelée avec mâchicoulis, placée sur encorbellement. Un second chemin de ronde percé d’ouvertures régulières entoure l’abside et la nef. L'édifice a été très restauré au XIXe siècle.  Elle est inscrite aux Monuments historiques depuis 1942, après avoir été notifiée sur la base Mérimée.
 

Eglise de Soulom gravure de Bédouret
                              Soulom, gravure de Jacottet. 


Eglise de Soulom
                                                                        Église de Soulom. Photo J.Omnès

 

À l'intérieur, la nef sans transept est recouverte d'une charpente qui repose sur des piliers cylindriques creux. Le retable et son  tabernacle en bois doré sont du XVIIIe siècle. Ils sont  l'oeuvre de Castaignese, un sculpteur de Luz-Saint-Sauveur. Un tableau représente le Christ en croix entouré de saint André sur sa croix et de saint Étienne en diacre. La porte du tabernacle est décorée par une statuette de la Vierge, flanquée par celles de saint Pierre à droite et de saint Étienne à gauche. 
Les chapelles latérales sont du XIXe siècle, elles sont dédiées à la Vierge et à saint Joseph.
Tableau de N.-D. du Bon Secours ; belle statuette de bois doré d'une Vierge à l'Enfant, Notre-Dame des Agonisants.
Clé en mairie. 

Soulom tabernacle                                                                              Tabernacle                                                                                                                                                           


Soulom vierge  Vierge à l'Enfant

   Soulom chapelle latérale      Soulom chapelle 1
                                                    Chapelles latérales. Photos J. Omnès

Légende

La tradition veut que cette église ait été construite en même temps que la chapelle N-D de Bédouret au-dessus de Beaucens. Les ouvriers étaient si pauvres qu’ils devaient se partager les truelles. Aussi se jetaient-ils les outils dont ils avaient besoin, par-dessus la vallée qui sépare les deux bâtiments. On dit que la Providence a permis que les deux édifices soient terminés en même temps. Par contre, il ne reste que des tas de pierres de la chapelle de Bédouret au-dessus du château de Beaucens. Voir photos des ruines au chapitre Beaucens.

                                                             Chapelle Sainte Haularia

Parfois appelée sainte Aularia  ou sainte Haulaire (carte de Cassini). Cénac-Moncaut (1856) parle d'ermitage d'Aoulari, il s'agit en fait de sainte Eulalie en aragonais. La Bigorre était alors vassale de l'Aragon.

Ruines d’une chapelle romane dont il ne reste que l'abside. Elle est située à 30 minutes de marche, au Buala, au-dessus de Soulom. C’est l’une des promenades favorites des habitants et un but de découverte pour les touristes. Cette chapelle était administrée depuis le XIIIe siècle par l'abbaye de Saint-Savin, et ce, jusqu'à la Révolution, mais fut abandonnée par les religieux dès la fin du Moyen Age. Elle est administrée depuis 1841, par la Commission syndicale de Saint-Savin.
Certains chercheurs pensent qu'il s'agit d'un site
cultuel ancien, de l'époque celtibère ( 150 avant J.-C), christianisé (1). La chapelle est orientée nord-est /sud. Les marches sont taillées dans le schiste ainsi qu’une sorte de trône et une armoire liturgique. Présence de fenêtres meurtrières au centre du chevet et sur les côtés de la nef.
 Le site a été réaménagé en juillet 2005, par Jeunesse et Reconstruction, association qui regroupe des jeunes archéologues du monde entier, et ce  après débroussaillage et  traçage d'un itinéraire par trois Soulomnais (H.Bataillès, J. Boyrie et  R. Fabrégat).
Dans les déblais de la chapelle avant ces travaux, quelques pièces de plomb ou de bronze blanc ont été trouvées. Comme un adorable chandelier miniature et une plaque de pèlerin du XIVe siècle (Coll. privée). Preuve du passage des pèlerins par ce site.  Mais aucun denier celtibère. En revanche il existait vers 1902, d'après le Capitaine R.(2)  :" sur ce qui fut l'autel, [...] deux morceaux de bois juxtaposés, naïvement sculptés au couteau par quelques pieux bergers et figurant la sainte. La statue est informe, écaillée et la foudre l'a fendue longitidunalement, insensible à ces misères."

L‘ermite local qui devint évêque d’Auch vers 410 jusqu’en 440 est saint Orens (Sanctus Orientus). Il est mort à Auch. Il est probable qu’il y eut un ancien village vers le gave, du fait de nombreuses ruines ; aucune fouille n’a été faite à ce jour.

(1) Des morceaux de poteries celtibères auraient été trouvés. Nous ignorons sur quel support ces trouvailles ont été publiées.
(2) Bulletin pyrénéen 1902.

St aularia 3      St Aularia 2

                          Chevet et marches d'accès taillées dans le schiste. Clichés Jacques Miswald

St Aularia 4        St Aularia
                                 
Armoire liturgique, périmètre de la chapelle. Clichés Jacques Miswald

                                                                 Chapelle Saint-Martin

Située au hameau du Boussu, elle n'a laissé aucune trace de son existence.

 



                                                                                                             UZ

La petite église d'Uz dédiée à saint Laurent a été reconstruite en 1868, après un incendie et avec une chapelle supplémentaire, celle du Nord. La chaire en chêne, de style roman, date de 1873. La statue de saint Laurent, de 1895. 
L'église possède dans une niche, une statue peu connue. Elle symbolise l'un des miracles de l'ermite Savin, la guérison de l'aveugle Chromasius implorant le pardon, lors du retour des reliques du saint vers l'église abbatiale. Le chrisme provient de la chapelle de Pouey Aspé, sur les hauteurs. L'intérieur de l'église a été rénové en mai 2013

 Uz          Chrisme Uz
                                        Èglise de Uz.                             Chrisme restauré en 2013 Photos J.Omnès


Uz monument aux morts               Uz autel
                     Petit monument aux morts                                                                 Autel simple


                                                                           Chapelle de Pouey-Aspé

La Chapelle de Pouey- Aspé : c’est à Pouey Aspé que l’ermite Savin, né en Espagne et disciple de saint Martin, vint vers 430. Il creusa son tombeau de pierre dans lequel il dormait et méditait par esprit de mortification. Pour atteindre la chapelle construite au XIXe sur l’emplacement de l’ermitage, près d’une source, traversez le village d’Uz jusqu’au parking. Du parking, comptez environ 25 minutes à pied sur les flancs de l'Escornecabre pour atteindre la chapelle. La source où venait se désaltérer Savin est en contrebas à 150 m. On peut rejoindre par là la route. Une lucarne dans la porte permet de voir l'intérieur

Poey 0

   Pouey 1                                                           

Poueyaspé2 3                                                                   Au fond, à droite, la pierre où dormait l'ermite


Pouey 2   Pouey source

Chaque année, le dimanche le plus proche du 9 octobre (jour de la Saint-Savin), la statuette du saint se trouvant au Musée de l'abbatiale est amenée en procession à la chapelle de Pouey Aspé.

Statuette Stv Savin 
 
 

                                                                    
                                                                                             VIER- (BORDES)

Cette église d'origine romane, à nef unique et à chevet en hémicycle, est dédiée à saint Laurent. Détruite en 1791 par une avalanche, elle a été reconstruite en 1856, avec son ancien linteau, mais en conservant son ancien clocher- mur. Celui-ci menace de s'écrouler en 1871, on descend alors les cloches. Puis en 1873, on remplace le clocher-mur et l'on procède à des réfections diverses avec l'adjonction de deux chapelles. Dans celle de gauche, présence d'une statue de bois dorée représentant la Vierge écrasant le démon, sous la forme d'un serpent vert.


Eglise de Vier   Vier St Laurent 
Église de Vier.                                                                           Saint Laurent    Photos J.Omnès

Vier autel        Vier pendule

                                                                           Autel. Pendule?


Vier Virge                    Font baptismal église de Vier
            Vier : Vierge au serpent                                                        Fonts baptismaux. Photo J.Omnès

                                                                                               (VIER)-BORDES

Chapelle très ancienne de montagne. Sa construction daterait du XIe siècle.On atteint son clocher- mur ainsi que la tribune par un escalier extérieur. Chevet en cul de four. Belle serrure ancienne. En façade quelques traces de corbeaux laissent à penser que l'église était protégée par un auvent.
À l'intérieur, présence de morceaux  de fresques au-dessus de l'autel et sous l'arche donnant accès à la chapelle latérale. Fonts baptismaux monolithes creusés dans un bloc de pierre de forme carrée.

Bordes église

Bordes chevet  Bordes escalier


Bordes serrure

Bordes fresques1   Bordes-autel
                                     Fresques dans la voute et au-dessus de l'autel. Photos J. Omnès


Bordes tribune   Bordes-fonts
                                                       Tribune et fonts baptismaux de pierre. Photos J. Omnès


 
 

                                                                                                 VILLELONGUE

L’église de Villelongue, archiprêtré de Préchac depuis 1342, abrite les reliquaires, bustes en bois doré du XVIIIe siècle, de saint Orens et de sa mère sainte Patience. Ils furent légués à l’abbaye de Saint-Orens, lors de la translation des reliques d’Auch, où il termina sa vie, vers Huesca, sa ville natale. Les reliques à l’intérieur des bustes (cheveux, os et bout de chaîne) furent volées en mai 2002, probablement par des illuminés.
L’église romane dédiée à N-D de l'Assomption, avec clocher-mur à redents, a vu au XVIIIe siècle, l’adjonction de deux chapelles. Elle a subi avec son presbytère quelques dégâts, lors du tremblement de terre de 1854. 


Eglise de Villelongue
                   Église de Villelongue. Photo J.Omnès

À l'intérieur, la chapelle de gauche avec son autel tombeau à la romaine possède un tabernacle qui provient de l’abbaye de Saint-Orens. On l'attribue généralement aux ateliers Soustre d’Asté. C'est un très beau tabernacle en bois doré avec cariatides et pots à feu. Il est encadré par deux colonnes torses couvertes de vignes et est surmonté par une imposante statue de Joseph avec l'Enfant Jésus.
La chapelle de droite abrite une imposante Piéta insérée dans une niche néoclassique avec ses colonnes lisses aux très beaux chapiteaux de la seconde moitié du XVIIIe siècle (1775-1780). Le tout est généralement attribué à Dominique Ferrère. À l'attique, des angelots entourent le Saint-Esprit.
Le retable de la chapelle de gauche proviendrait, d'après certains auteurs, de l'abbaye de Saint-Orens. Il aurait été déplacé à la Révolution, lors de la vente des biens du clergé. Il est daté de la seconde moitié du XVIIe sicèle et proviendrait des ateliers Ferrère (Jean Ferrère) de par le positionnement, peu habituel, des grappes et feuilles de vigne.

Les fonts baptismaux sont protégés par un ouvrage en bois sculpté et ajouré du XVIIIe siècle, provenant des ateliers lourdais Claverie. Cette armoire présente à son attique, dans du bois sculpté, le baptème du Christ par Jean-Baptiste inspiré d'un tableau célèbre de Pierre Mignard. La scène est encadrée par deux ailerons.

Reliquaire de saint Orens                 Ste Patience                                                                
Reliquaires de saint Orens et de sainte Patience sa mère, en bois doré. Le creux correspond à l'emplacement où se trouvaient les reliques avant leur vol.
 En mai 2014, un inconnu a rendu les reliques (sans la chaînette ?). Voir ci-dessous la lettre du curé de Villelongue :

  Villelongue chapelle gauche 001 4chapelle de droite              
Chapelle de gauche                                                        Chapelle de droite. Photo J. Omnès

Villelongue fonts 001 4 Reliques
Sommet de l'armoire baptismale. Baptême de Jésus.                Les reliques retrouvées. Photo SESV No 46

Orens lettre curé
                                                                                            
 
Ce n'est que, lors de la remise  en place des reliques retrouvées, avec un nouvel acte d'authentification de l'abbé Jouanolou (l'ancien ayant disparu) que l'on s'est rendu compte, que le morceau de la fameuse chaînette au pouvoir surnaturel se trouvait caché dans le pied du reliquaire, abandonnée par les malfaiteurs. Une cérémonie officielle, le 15 août 2014 officialisa le retour de ses reliques.
L'acte d'authentification note la présence d'un sac contenant : "une vertèbre cervicale (Atlas), une mâchoire, un radius et un cubitus, des fragments de vertèbre lombaire et de côte, deux mèches de cheveux, une boite métallique dans une pochette en tissus orange, tissu coloré avec mèches de cheveux et une chaînette aux vertus curatives"                                                                  
                                                                    
                                                                              La chapelle d'Ortiac

Adorable chapelle au clocher à pénaus  du XVIe siècle, consacrée en 1580 (1) et dédiée à sainte Catherine. Elle a été restaurée en 1961.

Eglise ortiac       Chapelle Ortiac
À l'intérieur, la chapelle de petite dimension, 5m X 11m, abrite un étonnant bénitier à quatre chapiteaux, dit de l'abbaye de Saint-Orens. Il s'agit en fait, d'un chapiteau d'angle orné de têtes et de feuillages de l'ancien cloître récupéré après le tremblement de terre et creusé au XVIIe siècle par un artiste local. Le tabernacle du XVIIIe siècle, en bois taillé, abrite trois statuettes : une Vierge à l'Enfant encadrée en avant, à gauche, par sainte Catherine d'Alexandrie avec sa roue et sa palme de martyre, et à droite, probablement par saint Orens en habit d'évêque d'Auch. La Vierge est coiffée d'une coupole à grosses côtes.  Ce tabernacle se trouvait sur le maître-autel qui a disparu. Nous savons depuis peu qu'il a été réalisé par l'atelier Soustre.
Les fonts baptismaux sont représentés par une grande cuve en calcaire blanc de près de un mètre de diamètre, reposant sur un pied cylindrique d'époque récente.Cette vasque venant de l'abbaye de Saint-Orens est décorée de 14 boules-besants. Les deux gravures sous la forme d'une fleur de lys stylisée et d'une tige à trois paires d'arêtes pourraient être la signature du sculpteur.
Les deux crédences encastrées viennent également de l'abbaye d'Orens
En 1781, dans l'inventaire pastoral, il y avait un petit tableau représentant la sainte.
Belle charpente en bois de tilleul. Clé à la mairie. Voir le site de la mairie.

Ortiac    Tabernacle

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 Charpente Ortiac     
                                                                    Charpente en bois de tilleul. Clichés Hugues Fabien

Ortiac bénitier    Fonts baptismaux 


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     Signes du tailleur de pierre des fonts ?   Dessin de Robert Lacrampe  

                                                                                                                                                                                       

(1) D'après un parchemin détenu par Me Jean Corbeille, notaire à Tarbes. Voir le bulletin de la S.E.S.V. 43, page 61



                                             
                                        L'abbaye de Saint-Orens
(Voir photos dans la rubrique trésors)


Pour atteindre l’abbaye de Saint-Orens, il faut compter quarante minutes de marche depuis la chapelle pittoresque du hameau d’Ortiac (très belle vue sur la vallée) situé au-dessus de Villelongue. La montée est sérieuse, pensez à vous équiper de bonnes chaussures. On peut approcher son véhicule de 500 m sur le chemin pastoral de Houré, jusqu’au panneau (vétuste) indiquant le sentier, sur la gauche, qui mène à l’abbaye. On rencontre une cavité dans une falaise, la grotte d’Aouradé, c’est là qu’aurait vécu l’ermite Orens. Après avoir traversé le ruisseau d’Isaby, on aperçoit sur un replat des pentes méridionales du pic de Nerbiou, les trois absides décapitées de l’église abbatiale de Saint-Orens. Le site est actuellement un peu abandonné.

Histoire du monastère et de l'abbaye : 

Le monastère a été fondé fin VIIe, début VIIIe siècle, sur les lieux où vécut durant une quinzaine d'années, l'ermite Savin. C’est le plus ancien lieu de culte du Lavedan. Nous savons que la comtesse Faquile, veuve du comte de Bigorre Donat-Loup lui offrit,  vers le milieu du neuvième siècle, pour le salut de son âme, d'importants domaines et de superbes habits sacerdotaux. Plus tard vers le dixième siècle, l'évêque de Bigorre, Amelius, lui fit donation du village de Siuros-Beaucens. Et en 1040, après la construction d'une abbaye, celle-ci  fut exempte de tout impôt  et reçut un droit de pêche dans le ruisseau de l'Isaby, par les vicomtes du Lavedan. Aussi, elle connut son heure de gloire du XIe au XIIe siècle. C’est à cette époque que  s’installa l’ordre de Cluny. Cet ordre était rattaché au prieuré de Saint-Orens d’Auch. Un chapiteau très ouvragé, utilisé en bénitier à l’église d’Ortiac, donne une idée de sa richesse. Riche des seigneuries de Villelongue et d'Artalens, le monastère se trouvait cependant  trop près de celui de Saint-Savin, son concurrent direct. Il périclita lentement au profit de ce dernier.  Il sera abandonné au XVIIIe siècle, vers 1720, après un déclin amorcé au XIIIe et un sérieux tremblement de terre en 1660, tremblement qui démolit le cloître. Vendu comme bien national, il n'y avait plus de bénédictins dans les lieux en 1790, il a été utilisé en carrière de pierres.

Depuis 1974, il a été réhabilité par la dynamique Société d’Études des 7 Vallées qui l’a sauvé de la ruine totale, grâce à de nombreux bénévoles qui déblayèrent les ruines et à la main-d’œuvre du régiment des premiers hussards de parachutistes de Tarbes qui entamèrent les premiers travaux de consolidation. Puis, il a été racheté, pour un euro symbolique, par Laure Latanne qui s’est lancée avec son association, dans une longue et difficile restauration. Voir le dossier Trésors du Lavedan.

Petite histoire et légende de saint Orens :

Orens naquit vers 370 en Espagne (Huesca), comme Savin. Ses parents furent tous deux béatifiés. Sa mère, sous le nom curieux de sainte Patience. Afin d’éviter l’énorme héritage qui lui revenait à la mort de son frère aîné, il s’enfuit vers les Pyrénées pour s’établir en Lavedan. Il choisit le vallon d’Isaby pour étancher sa soif d’ascétisme et trouver de l’inspiration : il était poète. Il aurait construit le premier moulin à eau du Lavedan. Après de nombreuses mortifications et devant sa renommée d’homme pieux, il fut appelé vers 410 pour occuper le siège épiscopal d’Auch. Il hésita par humilité, mais son bâton pastoral s’étant couvert de branches et de feuilles, il y vit un signe de Dieu. Il se rendit à Auch (Augusta) pour remplacer l’évêque qui venait de décéder. Plus tard, il sauva la ville de Toulouse des assauts du général romain Littorius. C’est du moins ce qu'en pensaient ses habitants (comme sainte Geneviève à Paris devant les Huns). Au XVIIe siècle (1609), ses reliques furent rendues à Huesca qui les réclamait. Il nous reste son poème Monitoire où il parle joliment des tentations qui se présentent au chrétien et qui sont autant d’obstacles à franchir pour son salut. Il fut canonisé à sa mort.

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La chapelle de droite abrite une Assomption symbolisée par une Vierge rigide entourée de quatre anges. Le tout en bas-relief de bois doré, probablement du XVIIe siècle, l'encadrement rocaille est plus récent. La chapelle de gauche abrite une belle satuette en bois doré de saint Roch.