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1c- Les églises - Canton de Lourdes-Est

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                   Baronnie des Angles, vallée de Castelloubon

Arcizac-ez-Angles, Arrayou-Lahitte, Arrodets-ez-Angles, Artigues, Berberust-Lias, Bourreac, Cheust, Escoubès-Poust, Gazost, Ger, Germs-sur-L'Oussouet, Geu, Gez-ez-Angles, Jarret-Ayné, Julos, Juncalas, Les Angles, Lézignan, Louzourm, Lugagnan, Ourdis-Cotdoussan, Ourdon, Ousté, Ossun-ez-Angles, Paréac, Saint-Créac/ Justous, Sère-Lanso. 






                                                                                         ARCIZAC-EZ-ANGLES

C’est l’un des premiers villages sur la route de la vallée de Castelloubon, en partant de Lourdes.
Pas grand-chose à voir, si ce n’est l’église Saint-Caprais (ancien évêque d’Agen), avec son clocher-mur du XVIIIe siècle, couvert d'ardoises et sa fenêtre romane près de l'entrée.
À l'intérieur, sa nef unique et ses deux chapelles latérales à chevet plat ont été redorées en 1864.
Elle abrite un retable sur fond bleu ciel du XVIIIe siècle (vers1770). On l'attribue, avec l'autel à la romaine, à l’atelier Dominique Ferrère. Il représente saint Caprais encadré par deux saints et quatre colonnes en imitation faux marbre. Un petit dôme recouvre la partie centrale.
Notez les beaux drapés des anges adorateurs, de part et d’autre du tabernacle, sculpté en 1737, par Cazaux d’Asté. À voir également son beau mobilier : confessionnaux, chaire, siège de célébrant...
La toile au-dessus des imposants fonts baptismaux  estimée du XVIIIe siècle, représente le baptême du Christ. 
Petits retables du XVIIIe siècle, des chapelles latérales dédiées à saint Pierre et à la Vierge
Bernadette et sa famille vécurent une dizaine de mois dans ce village qui possédait alors quatre moulins et deux scieries, alimentés par l’eau de l’Échez. Celui de la famille Soubirous se trouve au bout de l'impasse du Moulin. Il ne reste rien de l'ancien bâtiment et des meules.

Eglise dArcizac               

                                              Église d’Arcizac-ez-Angles, chapelle de droite avec sa niche. Photo J. Omnès

Arcizac  retable
                                                                                                 Le retable de Ferrère. Photos J. Omnès

Arcizac attique   Arcizac ange
Le dôme                                                                                        Détail un ange

Arcizac ange   2
Au dessus de la chaire



Arcizac chapelle Arcizac Fonts
Tabernacle du retable central    . Fonts baptismaux et toile représentant le Christ. Photos J. Omnès

Arcizac chapelle  2     Arcizac Chapelle vierge
Chapelle Sain-Pierre,                                                 Chapelle de la Vierge. Photo J. Omnès
Arcizac vitrauxTous les vitraux sont modernes de ce style
  
Saint Caprais, afin d'éviter les persécutions de l'empereur Maximien, se cacha dans une grotte. Mais encouragé par le courage de sainte Foy, il en sortit pour accepter son martyre. Une source aurait jailli de l'intérieur de la grotte.

                                                         





                                                                               ARRAYOU (-LAHITTE)

Église au clocher-mur renforcé par un contrefort. Elle est dédiée à saint Martin. Son origine ancienne ne fait pas de doute, mais elle a subi de nombreuses transformations au cours des siècles. Les piédroits du portail sont gravées d'inscriptions peintes : à droite Dulac, à gauche Moulié. Ce sont les noms de maires qui ont réalisé la rénovation du bâtiment.
À l'intérieur, elle possède un petit retable du XVIIIe siècle, dont deux petites figurines représentant des anges ont été volées. Une Vierge à l'Enfant en bois doré au-dessus du tabernacle, restaurée en 2014 est encadrée par deux statuettes représentant saint Martin et saint Jean Baptiste.
La sacristie a été restaurée en 1989.

Arrayou
Arrayou autel

Arrayou vierge   Arrayou retable

Arrayou tribune




                                                                                                        (ARRAYOU)-LAHITTE


Si le clocher- porche est récent  (1912), l'église  dédiée à saint Michel a été restaurée aux XVIIIe et XIXe siècles et a conservé en réemploi à l'arrière, un petit chrisme et une pierre gravée d'une coquille Saint-Jacques datée de 1731. Ils devaient probablement appartenir à l'église antérieure.
À l'intérieur, le sol a été restauré  en 2014. De nombreuses plaques d'ex-voto ou commémoratives décorent la tribune.Nous n'avons pas trouvé de trace du retable et de la statuaire du XVIIIe sècle de la chapelle latérale Nord, mentionnés dans l'inventaire du CPIE 2000.


Lahitte  pierre            Lahitte  3    
Arrayou
                                                                                                                             

 Lahitte  Autel   Lahitte 2

                                                                                                         Saint Michel terrassant le diable. Photos J. Omnès


 

                                                                         ARRODETS-EZ- ANGLES

C'est un petit édifice du XIXe siècle à contreforts et clocher- tour dédié à la Toussaint. Il a été détruit par un incendie en 1747, qui détruisit aussi nombre de maisons du village.
À l'intérieur, la nef unique et le chevet en hémicycle abritent une toile représentant une crucifixion datée de 1702, venant probablement de l'église de Labassère.


Eglise Arrodets    Arrodets autel

Église d'Arrodets-ez-Angles.                                                                         Autel. Photos J. Omnès


Arrodets fonts  Arrodets tribune

                        Fonts baptismaux                                                                  Tribune. Photo J Omnès
                                                                 



 

                                                                                                    ARTIGUES

L’église de la Décollation de Saint-Jean-Baptiste, avec son retable du XVIIIe siècle, offre aux fidèles le macabre spectacle d’une décapitation. Le porche classique est daté de 1752.   

 

Eglise Artigues



 
                                                            Artigues 1

                                                                                                 La décollation de Jean Baptiste. Photo J. Omnès

Artigues 2    Artigues vierge

                            Détail, la décollation de Jean-Baptiste. Vierge au chapelet. Photos J. Omnès



Tribune Artigues   Artigues confessional

                                              Tribune. Beau confessionnal du XVIIIe siècle. Photos J. Omnès


 


                                                                            BERBÉRUST-(LIAS)                         

Église de l’Assomption à Berbérust. Elle a eu tous ses murs lézardés, surtout aux angles, lors du tremblement de terre de 1854. D'où les adjonctions de contreforts. Petite église des XVIIe-XVIIIe siècles à nef unique.
A l'intérieur, son retable, de l'atelier Claverie, ressemble un peu à celui de Gez-ez-Angles, avec sa Vierge en bois doré entourée de putti sur fond bleu. Il représente sur son médaillon central, une Assomption comme dans l'église de Juncalas. Elle est encadrée de saint Jean-Baptiste et de saint Pierre. Le tabernacle à structures tripartites est surmonté d'une imposante croix, il est attribué à Soubervie et est  daté de 1670, à l'exception des ailes qui sont du milieu du XVIIIe siècle. Le toit lambrissé en carène de bateau est constellé d'étoiles.
Présence d'un ex-voto de marbre blanc en remerciement au Bon Pasteur, pour le retour des prisonniers de guerre de 1945.

Eglise de Berbérust    Linteau Berbérust
Linteau avec croix 1856

                                                                                                                                           
  
Rretable  Berbérust  Attique rretable  Berbérust
                            Retable Berbérust attribué à Jean Claverie. Photos J. Omnès

Berberust St jean          Berberust 3
                                                               Saint Jean et saint Pierre

Berberust tabernacle
                                      Tabernacle de 1670 (Soubervie)


Chapelle Berbérust 1  Tribune Berberust
                      Chapelle latérale                                                                       Tribune Photos J.Omnès

 




                                                               (BERBERUST)- LIAS


L'église de Saint-Jean-Baptiste de Lias est plus petite. Elle est imbriquée dans son environnement proche. Son clocher-mur possède deux baies géminées. Beau porche début XVIIe siècle, protégé d'un auvent.

Eglise de Lias 
 
 CIMG0893          Église de Lias.  Beau porche, début XVIIe siècle. Photo J. Omnès

À l'intérieur, son retable du XVIIIe siècle est composé d'une toile représentant la Crucifixion : la croix est encadrée par Marie et  saint Jean. Elle est bordée de deux statues de bois doré : Saint-Jean-Baptiste à gauche et Saint-Faust, en habit d’évêque, à droite. Le plafond vouté est composé de lambris de bois. Balustrade en bois tourné de la tribune. En 1783, existait un presbytère proche.

Lias 3  Lias attique
                                                        Retable  et son attique. Photos J. Omnès                                                                                                      

Lias    Lias 2
                                                   Saint Jean-Baptiste  et saint Faust. Photos J. Omnès

 


 

                                                                                               BOURRÉAC
 
Dominant du Nord, le centre du village, à l'origine d'un domaine gallo-romain (Burrius ou Burrinus), elle est dédiée à tous les saints, comme l’église de Lézignan. Son clocher-mur reconstruit au XVIIIe siècle, abrite (sous l'escalier) depuis 1889, une cloche avec son battant, datée de 1640. Avec la mention1640-IHS-MA-SIT NOMEN DOMINI BENEDICTUM . Il est dit que c’est l'une des cloches les plus anciennes du patrimoine national qui a échappé à la Révolution. En fait, plus de 300 cloches ont pu être sauvées de la fonte, dont celle de Saux qui date de 1506. Les deux cloches actuelles datent de 1967 et 1990. L'église a souffert du tremblement de terre de 1854 : "murs très lézardés",  qui ont depuis été restaurés. Le clocher a été consolidé par des contreforts toujours visibles. L’excellence de son acoustique en fait un endroit idéal pour les prestations des Chanteurs montagnards de Lourdes. www.bourreac.com,  .
Son mobilier est restreint : il est composé d'un bénitier en marbre gris encastré et orné d'un bandeau horizontal et de godrons, probablement du XVIIIe siècle, de fonts baptismaux en pierre locale, de quelques statues du XIXe siècle et d'un autel en marbre blanc avec incrustations d'onyx. Il a été offert par Romain Dubarry (1) Monsieur Thibaut de Rouvray, conservateur des antiquités et objets d'art  a fait un inventaire complet en avril 2016.
(1) Inventaire de 1906.



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Eglise de Bourreac   
                                                                             Église de Bourréac. Photo J. Omnès                                      

Détail du clocher de Bourréac    Bourréac
Détail du clocher avec ses contreforts, 

             Bourréac Cloche 1766     Eglise Bourreac Tribune 1  
                    
La cloche de 1664, sous les escaliers.  Tribune de l'église de Bourréac. Photos J. Omnès                                   



 
                                                                                              CHEUST


Eglise de Cheust     Cheust clocher
             
Église et clocher-tour.                 Photos J. Omnès                                                                                                



Cheust pierre 3
                                         Plaque gravée 1654. Photo J. Omnès


Au sujet de cetta plaque que j'ai faite anaylsée par J.-F Le Nail fin septembre 2016. Sa réponse :
l'état d'usure de cette inscription latine laisse subsister pas mal d'obscurités...
Je lis (ou crois lire) :
1re ligne: O N ou M, puis à l'extrémité, peut-être S P puis un jambage incliné appartenant à un M ou un N
2e ligne: AR (lettres liées?) I M EX ELEMOS
3e ligne: INIS . P R EX SUMPB et signe abréviatif des lettres us
4e ligne: ECLAE (ces deux dernières lettres liées) FUIT FACTA
5e ligne: AO (lettres surmontées d'un signe abréviatif) 1654 puis un signe symbolique

La première ligne est trop usée pour être interprétée. Elle devait indiquer l'objet de la construction, un mot latin au féminin (porte, fenêtre, sacristie?). Le début de la seconde ligne reste obscur. On lit ensuite EX ELEMOSINIS (grâce aux aumônes) P R (?) EX SUMPTIBUS ECLESIAE FUIT FACTA (fut faite aux frais de l'église) ANNO 1654, suivie de la marque probable du graveur ou du maçon-entrepreneur.

Pour résumer, cette inscription me paraît garder le souvenir d'une modification apportée à l'édifice, faite en 1654 (époque de la peste), grâce à des aumônes et aux frais de la fabrique.
Sait-on si cette pierre est en place ou si elle a pu bouger ? Il faudrait la voir dans son contexte, l'élément d'architecture où elle est placée. Je ne sais si un nouvel examen sur place nous éclairerait. Cela vaudrait quand même la peine d'essayer.
Affaire à suivre...

L’église Saint-Celse, sur un promontoire, est entourée de maisons (ancien presbytère)  et de son cimetière. Son accès n’est pas évident : il faut ouvrir la porte d’un porche daté de 1654, au sommet d’un escalier. Le presbytère est constrtuit sur ce porche, ce qui fait dire "quand on se rend à la messe on passe sous la chambre du vicaire". C'est probablement une ancienne église fortifiée au clocher-tour. Elle a été remodelée aux XVIIe-XVIIIe siècles, avec une entrée dans le clocher datée de 1785. Ce dernier est surmonté d'un rare clocheton.

Retable 2 Cheust
                                                                                                                                       Retable. Photos J. Omnès

Cheust lattique
Attique : Dieu le père encadré par deux colonnes surmontées de cassolettes et encadrées par deux anges sonnant de la trompe. 

À l’intérieur, l'église à trois nefs abrite un très beau retable composé de trois volets encadrés de colonnes torses ornées de pampres. Le panneau central au bas-relief de bois polychrome, présente l’apothéose de saint Celse, ancien diacre. Les deux autres panneaux plus petits, résument la vie du saint : la présentation de Celse jeune à son père spirituel saint Nazaire et sa mort par décapitation. Cet ouvrage serait de l’atelier de Jacques Galy de Toulouse. L'inventaire du C.P.I.E. 2000, le date de 1661. Il a également réalisé le retable de Cotdoussan, d'où la similitude de la scène de décapitation. Le tabernacle encadré par deux anges serait de Dominique Ferrère (1760-1770). L’autel est de style rocaille. 
La chapelle N-D abrite une toile représentant une vierge à l'Enfant peinte en 1676, par Suberbie de Bagnères.
Le  plafond vouté en plein cintre, du type nef de bateau renversée est recouvert de lambris de couleur rouge. Beau lutrin en forme d'aigle, doré à la feuille. Mobilier XVIIIe siècle qui mérite un détour comme la chaire, la chaise de l'officiant et le meuble à chasubles dans la sacristie. Statue de vierge à l'Enfant qui tient la nuque de sa mère. En bois doré et peint, elle date du XVIIIe siècle. Dans la sacristie, belle croix de la Passion
D'après l'inventaire du C.P.I.E. 2000,  il est fait menton de "plats de quête intéressants"
Un escalier donne accès à l'unique tribune.

L'ensemble a été admirablement restauré.

                                                      Cheust tabernacle

Tabernacle attribué aux Ferrère. Photo J. Omnès

Cheust siège servant    Lutrin    Saint Celse
Chaise de l'officiant, lutrin et statue de saint Celse. Photos J. Omnès


Armoire à chasubles Cheust Croix       
Meuble à rangement de chasubles, la double porte a disparu. Croix de la Passion. Photos J. Omnès




Truibune                  Tribune. Photo J. Omnès

Saint Celse ? : Wikipédia Saint Celse : http://fr.wikipedia.org/wiki/Celse_de_Milan






                                                                  ESCOUBÈS- (POUTS)


L'église d'Escoubès est dédiée à saint Jean Baptiste. Du XIXe siècle (1889), elle offre peu d'intérêt, si ce n'est le linteau sculpté en réemploi sur la façade Est de son porche.

Eglise  Escoubes Entrée Escoubes

À l'intérieur, présence d'un bas-relief mettant en scène la crucifixion. Il y aurait dans la sacristie un "banc à quête" qui servait à trier la monnaie. Statuaire des XVIIIe et XIXe siècles.

Le linteau
Il s'agit d'après R. Ritter d'un linteau de fenêtre de la fin du quinzième siècle, "orné d'étranges sculptures." Ce linteau en pierre de Lourdes, de petite taille, daterait de la fin du XVe siècle. Il proviendrait de l’ancienne église.  Il manque la partie de droite qui probablement représentait les deux portes identiques à celles de la partie gauche et qui évoquerait symboliquement, la Jérusalem céleste qui en fait comportait douze portes. Voir le linteau de l’église de Viey.

Le panneau central divisé par une crucifixion à son zénith est composé de deux scènes dans une figure géométrique.
Celle de droite, abrite une Piétat ou Vierge de la Pitié. Assise, en robe, la tête couverte d’un voile descendant sur les épaules, elle tient sur les genoux le corps de son Fils couronné. Elle lui passe le bras droit sous les aisselles et relève avec sa main gauche le bras qu'elle applique contre son sein.
Celle de gauche, plus énigmatique, représente une femme debout tenant dans la main droite un glaive avec lequel elle frappe la tête couronnée du corps qui s’allonge à ses pieds et de la main gauche porte une boite. La signification échappe à de nombreux érudits. Le corps allongé serait-il celui du Christ ? La boite, le livre de la Loi ?
Certains voient dans cette femme, le symbole de la Synagogue juive à l’origine de la mort de Jésus et de citer saint Augustin : « Et vous aussi, six juifs, vous l'avez tué. Comment l'avez-vous tué. Avec le glaive de la langue, car vous avez aiguisé vos langues. Et quand l'avez-vous frappé, sinon en criant : crucifiez-le, crucifiez-le » (St Augustin, œuvres complètes).
Et pour compléter leur interprétation, ils pensent que sur le fragment disparu, ce n’est pas la suite de la Jérusalem céleste qui aurait été sculptée mais « autant pour symétrie artistique que pour antithèse avec le temple à gauche, le sculpteur [a] probablement ciselé une basilique, qui est une caractéristique de l'Eglise, comme le temple, l'est pour la Synagogue. »
L’absence de cette partie n’est hélas pas là pour confirmer ou infirmer cette interprétation.
Plus simple serait la représentation de sainte Barbe foulant à ses pieds, son père persécuteur. Elle est souvent représentée avec un livre et une épée, celle de son martyre.
Saint Paul est également représenté ainsi.
Sous les deux scènes, un lys, symbole tant de la royauté que de la pureté (celle de sainte Barbe ?).  Il a été classé monument historique en juillet 1907.

Escoubes linteau 2

Escoubes linteau 1 2 Partie gauche

 
Escoubes linteau droite 2 Partie droite

Viey chrisme Linteau de l'église de Viey avec les arcades de la Jérusalem céleste

Escoubes église2 2



                                                                                               (ESCOUBES)-POUTS

L'église de Pouts à nef unique,  dédiée à saint Pierre est des XVIIe-XVIIIe siècles. Avec son clocher-mur, elle est plus pittoresque que celle d'Escoubes, bien que de taille plus modeste. À l'intérieur, le tabernacle baroque en bois doré surmonté d'un petit dais et qui ressemble à celui d'Arcizac-ez-Angles, réalisé en 1737, par Cazaux d'Asté, serait d'après l'inventaire du C.P.I.E.2000, de Jean Claverie.
Il est surmonté d'un tableau représentant saint Pierre en pied, peint par Benezet en 1883.
Imposant bénitier du XVIIIe siècle.

 Pouts  Pouts2

 Pouts tabernacle Pouts tabernacle2
Saint Pierre
                                                   Pouts anges
                                                                                     Tabernacle orné d'angelots

 

Arcizac tabernacle 
Tabernacle d'Arcizac-ez-Angles, à quelques kilomètres

 Pouts tribune 2

 


  

                                                                               GAZOST


Eglise de Gazost

   Gazost bases
                                   Église de Gazost.           Bases médiévales de l'encadrement de part et d'autre de la porte. Photos J. Omnès


L’église Saint--Jean-Baptiste au clocher-mur est des XVIIe-XVIIIe siècles, mais l’entrée repose sur deux bases médiévales en réemploi. Suite au tremblement de terre de 1854, les murs ont été très lézardés.

À l’intérieur, la nef unique est bordée de deux chapelles latérales. Au centre, une toile représentant la crucifixion, est encadrée par une statue de bois  représentant saint Jean et une seconde représentant saint Faust (rare dans le Lavedan). Belle voûte en plein cintre en bois. Tronc de saint Antoine en bois sculpté. Il représente une église avec clocher.
On aurait trouvé en 1908, pendant des travaux, un autel votif païen dédié à Balco (Belcon), la déesse des eaux portant l'inscription BELCO DEO, JUIUS CERTU. Il se trouvait dans la sacristie de l'église. De 20cmX 60cm de hauteur, il a été scellé dans le mur à environ 1, 30 cm de hauteur. Etudié par Simon Cahuzac, il a disparu depuis. Mais une photo prise en 1909 est visible en mairie. L'inventaire du C.P.I.E. pense que l'auteur serait un colon romain arrivé dans la région au 1er siècle avant J.-C.. Il aurait appartenu aux légions du proconsul Crassus Marcus Vicinius.
L'église a été restaurée récemment.

Gazost toile          Gazost saint

                           Cruxifition                                                                                     Saint Faust

Gazost abside       Gazost chapelle
                               Abside                                                       Chapelle latérale.Photos J. Omnès



                                                                                              GER

Adorable église romane au clocher-mur avec porche  surmonté d'un clocheton (chimboulet). Reconstruite au XVIIIe siècle, elle est dédiée à saint Gilles, saint du VIIe siècle. Elle a été construite sur cet emplacement en 1860 après son déplacement du bas du village, trop proche des eaux stagnantes du gav. Elle possède une nef unique et deux chapelles latérales, ainsi qu'une entrée peu courante à l'est. Son édification serait liée à la fondation de l'abbaye de Saint-Gilles dans le Gard. Les attributs de Gilles sont la biche, la crosse et le lys.

À l'intérieur
, le décor est moderne. Les deux statues anciennes des chapelles sans références représentent dans la chapelle de droite, saint Joseph et dans celle de gauche, la Vierge.
Le tabernacle qui provient de l'ancienne église, repose sur le maître autel, sans retable. Il est en bois doré du XVIIIe siècle, on ignore l'auteur. Il représente, accompagné de colonnettes torses et d'angelots joufflus, l'Annonciation de l'ange Gabriel devant la Vierge. Les tableaux du chemin de Croix auraient été offerts par Napoléon III.
L'inauguration de la rénovation de la place avec la fontaine a eu lieu le 25 novembre 2011.


Eglise de Ger
                                                                   Église de Ger. Photo J.Omnès


Porche église de Ger    
               Porche de l'église de Ger                                                         

 
Jer retable 2

Jer tabernacle


Jer chapelle 2 Jer chapelle 1
Les chapelles latérales

 Jer bénitier  Ger 9 3

Bénitier, armoire baptismale

   Ger callage
                                 Ancienne calade à l'entrée de l'église. Photos J. Omnès

Saint Gilles, abbé bénédictin  du VIIIe siècle, décédé en 725, conseilla Charles Martel.
Petite histoire du village : https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=1774930649485798&id=100009066414429


 

                                                                                      GERMS-SUR-L'OUSSOUET

Cet ancien écart (hameau d'été) de Cotdoussan au pied du pic de la Clique, a été érigé en commune en 1810.
L'église Saint-Jacques au clocher-tour et porche a été construite par le curé du village avec une souscription locale et des aides financières extérieures, entre 1887 et 1889. Mais la voûte ne sera terminée qu'en 1904. Nous pensons qu'il y avait une chapelle avant, vue la position dominante des lieux. Plusieurs contreforts renforcent le bâtiment. Problèmes de tremblements de terre ? . Statue de la Vierge réalisée par le père Pibou en 1876.

À l'intérieur, beau confessionnal du XVIIIe siècle. Nous n'avons aucune autre information sur cette église, mais la balustrade de la tribune est ancienne, elle est identique à une balustrade du XVIIIe siècle. Récupération ? A vérifier

Germs église      Plaque Germs  Germs confes   Germs
                     Commémoration de la construction 1887. Beau confessionnal du XVIIIe siècle. Photos J. Omnès



Germs autel
                           Autel




                                                                           GEU

L’église de Saint-Martin, avec son pignon à penàus (redents) et son clocher-tour carré à courte flèche est cependant d'origine romane du début du XIIIe siècle. D’une grande simplicité, cet édifice à nef unique, sans transept et à chevet semi-circulaire à pilastres (contreforts) et à modillons frustes, mérite un détour. Deux des quatre contreforts sur la façade nord ont été supprimés pour réaliser deux grandes ouvertures. Et certains modillons  (4) côté sud, paraissent sculptés. 
Son entrée à trois voussures, dont la première a été réalisée dans deux contreforts plats, est surmontée du plus petit chrisme du Lavedan. À l'ouest, le bâtiment se termine par un mur pignon à redents protégés par de larges dalles de schiste.  À l'est, au centre du chevet dans l'arcature plein cintre, se trouvait une meutrière encore visible. Le clocher et la sacristie sont pus tardifs. 

Eglise de Geu                                                                               Église de Geu. Photo J.Omnès


Geu eglise tympan Geu eglise chrisme


Geu arcature
Meurtrière et modillons

À l'intérieur,  sa nef unique est couverte d'une voûte en berceau brisé. L'abside est voûtée en cul-de-four. Cette église à nef unique et sans transept abrite un bel autel de bois blanc sculpté et une vierge en majesté assise sur son trône d'origine médiévale (début du XIVe siècle). Elle a perdu l’Enfant Jésus qu’elle tenait sur ses genoux. Elle fait penser à celle de sainte Castère. Elle est inscrite au Monument Historique depuis 1999 et mériterait une restauration. La statue en bois doré au-dessus du tabernacle représente saint Martin en habit d’évêque, il est surmonté par le Saint-Esprit rayonnant.
Les fonts baptismaux sont  protégés par un encadrement de bois de forme arrondie typique de la région. Les peintures des voûtes et des murs datent de 1869. Elles ont été exécutées par le peintre décorateur tarbais C. Malherby.
Une trappe de bois  près des fonts baptismaux cacherait selon la légende un tunnel donnant accès au château.


Geu église 8


Geu nef   Geu confessionnal
                                                                                                        Fonts baptismaux. Photos J. Omnès


Geu église 6                                                                                        La tribune Photo J. Omnès

  Geu St Martin Geu église 5
                    Saint-Martin                   La trappe donnant accès au tunnel selon la légende. Photos J. Omnès

Geu vierge    Geu vitrail
Vierge du début XIVe siècle. Photo J. Omnès


Geu église 4  Geu église 12




                                                                    GEZ-EZ-ANGLES

Minuscule village de 21 habitants. L'église est dédiée à saint Louis, protecteur de la France et de la monarchie (1214-1270). Elle date du XVIIIe siècle. Le porche de 1752 donne accès à une nef unique, voûtée en plein cintre avec du lambris.
À l'intérieur, son maître-autel tombeau à cadre et médaillons ainsi que son retable aux couleurs vives sont attribués au Lourdais Claverie. Le retable est composé d'un grand tableau représentant une crucifixion, il est encadré à gauche, d'une statue de saint Jean Baptiste et à droite d'une statue de saint Pierre. Le tabernacle est attribué à l'atelier Soustre.
Les panneaux latéraux représentent la Visitation et l'Annonciation. Très beaux fonts baptismaux. Le bâtiment a été rénové en 1991-1993.


Eglise de Gez                                                                    Église de Gez-ez-Angles. Photo J.Omnès

Gez Retable  Gez autel
                                                                Retable et son maître-autel. Photos J. Omnès

Gez St Jean   Gez St Pierre
                                                          Saint Jean-Baptiste et saint Pierre. Photos J. Omnès

Gez tabernacleSuperbe tabernacle attribué l'atelier Soustre. Photo J. Omnès

Gez tabernacle détail 1  Gez tabernacle détail 2
                                                           La visitation et l'Annonciation. Photo J. Omnès

Gez Fonts baptismaux         Gez Vierge
Fonts baptismaux au très beau soubassement de pierre, armoire arrondie typique de la région.


 

                                                                                              JARRET

L'église de Jarret en pierres apparentes est relativement discrète, derrière une maison et sur un petit monticule, probablement une motte féodale. D'origine romane, à nef unique et à chevet plat, elle a été très remaniée. Son  clocher-mur à deux baies  a été surélevé à la suite d'un tremblement de terre au XVIIIe siècle. On aperçoit encore les traces des deux ouvertures anciennes. Le portail est gravé d'un 1767.

À l'intérieur
, un retable plat abrite trois statues de bois dorées : au centre saint Martin, il est encadré par saint Pierre à gauche et saint Paul à droite ; il tient une épée dans sa main gauche. Il est inscrit avec le tabernacle à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Très beaux vitraux récents.




Eglise de Jarret      Jarret
Église de Jarret . Photo J. Omnès                                                                         Retable. Cliché Cathy Moreno


L’église voisine Saint-Roch d’Ayné, en pierres apparentes, avec son clocher-mur à deux baies et sa nef unique, date de 1758. Le maître-autel et son retable ont été inscrits à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques, de même que le tabernacle et les trois statues en bois polychrome attribués à l’atelier des Ferrère (XVIIIe siècle). Les statues représentent, à droite, saint Pierre, au centre, saint Martin en habits d’évêque et à gauche, saint Paul avec son épée.

Jarret vitrailVitrail vu de l'extérieur représenatnt Bernadette.

 

                                                                        AYNÉ

Hameau pittoresque de Jarret, avec son bassin à canards. L'église au clocher-mur dédiée à saint Jean-Baptiste se trouve au fond du village, accolée à une maison privée. La clé du portail marque 1768.
Elle abrite un retable plat simple, composé de trois statues de bois polychromes, surmontées d'une gloire représentée par la colombe du Saint-Esprit. Les statues elles, représentent le saint patron statue en plâtre, encadré par Marie à l'Enfant et Joseph.
Les fonts baptismaux couverts de peintures en trompe-l'oeil,  imitant des plaques de marbre, rappellent ceux de l'église de Boô.

Eglise dAyné
                         Église d'Ayné. Photo J. Omnès

 

                                                          

Ayné retable        Ayné Fonts baptismaux

                                                                   Retable et fonts baptismaux d'Ayné

 À côté de l’église, présence d’un très beau corps de ferme ancien, la ferme Sens, avec ses incontournables palmiers ; la maison fait gîte. Cette propriété datée de 1868, est située sur l’emplacement d’une abbaye laïque, qui, au XVIIe siècle, appartenait à la famille Sens. Certains membres de cette famille furent au service de l’église d’Ayné, sous le nom de Sanctis. De cette époque, il ne reste qu’un passage entre les bâtiments actuels de la ferme et l’église, ainsi que la disposition du toit qui couvre celui de l’église.


 

                                                                                              JULOS

L’église Saint-Pierre. Belle église romane à clocher-mur du XIIe siècle et chevet à pan coupé. Sur une hauteur, elle était probablement entourée d'une enceinte fortifiée. Son clocher, dont on peut voir la trace de deux anciennes baies a été surélevé.
Le tympan de l'entrée, avec son chrisme, a été réemployé, lors de la réfection de la porte et sert de pilier à droite. Le monogramme du Christ est bordé par une clé faisant référence à saint Pierre et une fleur de lis stylisé. Le poteau supportant l'auvent est marqué 1651.
Cette église était rattachée à l'abbaye de Saint-Pé. À l'arrière de l'église, subsiste dans le chevet, une ouverture médiévale surmontée d'une petite tête humaine
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Eglise de Julos




 Julos tête
                                                                                     Église de Julos et son ouverture à la tête d'homme. Photo J. Omnès


Eglise de Julos le chevet       Eglise de Julos le porche
              Julos, chevet à pans coupés et son ouverture médiévale              Détail du porche. Photos J. Omnès



Julos poteau    Julos tympan
1651, date de la reconstruction de l'église. Le tympan à droite est placé à la verticale comme support du la nouvelle imposte. On remarque le rond de la clef à droite et la fleur de lys stylisée à gauche. Photos  J. Omnès

À l’intérieur, l’abside polygonale de la nef centrale est décorée par un important retable représentant le reniement de saint Pierre. Ses trois volets sont séparés par des colonnes torses enroulées de pampres. Seul le panneau central : le Christ remettant les clefs à Pierre est ancien, il date du XVIIe siècle. On l’attribue à Jean Ferrère. Les statues  de chaque côté du panneau central représentent saint Pierre avec sa clé et saint Paul avec son épée. Ce panneau central est surmonté par l'Assomption de la Vierge, encadré par les attributs des deux saints : l'épée de Paul et la tiare du premier pape de l'Eglise, Pierre. Les deux bas-reliefs au pied du retable représentent une scène de la vie de Pierre.
La gloire en attique semble avoir été posée ultérieurement par l'atelier Claverie. Elle montre la Trinité sous forme de triangle rayonnant, entourée d'une nuée d'angelots. 
Notez l’originalité du tabernacle, très rocaille et sans ailes, où l’agneau pascal couché sur un livre (l’Ancien Testament ?) est surmonté d’une ombrelle. Encadré par deux anges, il est aussi attribué à Jean Claverie. L'autel est très travaillé et présente un ovale dans lequel on peut reconnaître le "reniement de saint Pierre" à Rome. L'homme est à genoux et le coq se trouve perché sur le côté gauche et sa clé symbolique accrochée à une branche.
Le plafond en fausse voûte, revisité au XIXe siècle est peint en trompe-l'oeil sous forme de briques.

Belle armoire baptismale du XVIIIe siècle, à panneau ajouré, classique en Bigorre.
Le tableau en relief à gauche, représente la Crucifixion avec la Vierge et Jean accompagnés de Pierre, il s'agit probablement d'une partie d'un retable disparu. Sur la voûte, les trois peintures évoquent des épisodes de la vie de Saint Pierre, symbolisée par le coq, la barque, la mitre de premier évêque de l’Eglise catholique romaine et la clef.
L’édifice a été superbement restauré en 1994, avec  la terre et la pierre du pays .


Julos retable        Détail Retable 1 Julos
                                           Retable XVIIe siècle de Ferrère. Tabernacle de Claverie. Photos J. Omnès


Julos tabernacle Julos plafond
                                       Tabernacle.                                                  Attique Photos J. Omnès


Saint 1Julos               Saint 2 Julos
                                       Saint Paul avec l'équerre et saint Pierre avec la clef. Photos J. Omnès



Julos bas-relief 1    Julos armoire baptismale
    L'un des deux panneaux bas-relief                                                   Armoire baptismale à panneau ajouré

Tableau Julos                                    Le Christ, la Vierge, saint Pierre (à gauche) et saint Jean à droite. Photos J. Omnès                    


Julos Les Granges Photos J. Omnès

Chapelle de Julos-Les Granges, située avant Julos. Elle a été bâtie sur les vestiges d'une église plus ancienne.
Elle est dédiée à saint Martin.  Photo J. Omnès  




                                                                                    JUNCALAS


L’église de l’Assomption  des XVIIe et XVIIIe siècles est classique avec son clocher-mur et sa nef centrale voûtée en berceau plein cintre. Portail classique daté de 1679. Lors du tremblement de terre de 1854, le mur sud a été très endommagé, il a dû être consolidé.


Eglise de Juncalas   Juncalas portique
                         Église de Juncalas.                    Beau porche classique du XVIIe siècle .         Photos J. Omnès

À l'intérieur, elle abrite un beau retable monumental en trois volets représentant l’Assomption de la Vierge. Elle est emportée par cinq anges, et sort d'un tombeau à moitié couvert d'un linceul blanc. Elle est encadrée par saint Michel avec sa balance et et son épée, terrassant le diable-dragon, et N.-D. du Rosaire, accompagnée de saint Dominique et de sainte Thérèse. Ces trois panneaux de bois sculpté polychrome, très rocailles sont séparés par des colonnes torses à rinceaux, couverts de pampres enlacés. On les attribue aux ateliers Soustre (1705-1707) d'après un acte notarié d'octobre 1705, de Maître Guichard, notaire à Juncalas (1). Le CPIE l’attribue à Jean Claverie de Lourdes, et le date de 1768, d'après un "bail à besogne" déposé dans le minutes de Me Caubotte notaire de Lourdes (2). En fait, seul le panneau du maître-autel serait de l'atelier lourdais.
À l'attique, Dieu le père tenant le globe terrestre, entouré d'angelots domine la scène. À noter les deux oiseaux (aigles ou cormorans ?) en bois doré aux extrémités des panneaux latéraux ; cette présence animalière est peu courante dans les églises bigourdanes, à l'exception du Pélican, symbole du Christ. L'ensemble est très surchargé. Voir le symbolisme de l'aigle plus bas.
Le tabernacle du XVIIIe siècle remplace celui du XVIIe siècle qui a disparu.
Beaux retables du XVIIIe siècle dans les deux chapelles latérales. L'une est dédiée à la Vierge, l'autre au Christ. Ils sont presque identiques avec les angelots en attique, le tableau de fond et la grande statue de bois doré encadrée par deux colonnes.
Dans la chapelle de gauche est suspendue une belle croix ornée des instruments de la Passion : échelle, tenaille, marteau...
Une plaque commémorative de marbre rend hommage à Mgr Laurence (1790-1870), évêque de Tarbes et Lourdes qui vécut à Juncalas comme barbier du médecin du village.
(1) ADHP
(2) Le tetxte se trouve dan le bulletin de la SESV d'Argelès-Gazost de 1987, page 188.

Juncalas retable 2

                                                                   Monumental retable de l'église de Juncalas. Photo J. Omnès

Juncalas tabernacle juncalas aigle 001 2
                    Juncalas tabernacle. Photo J. Omnès. En attique les deux aigles (ou cormoran ?). Dans la symbolique chrétienne, l’aigle est censé représenter l’image de Dieu  et parfois du Christ, car il est le symbole de la résurrection. Il parait que lorsqu’il vieillit, son plumage se fait lourd et sa vision se voile. Aussi, sentant la fin proche, il se rapproche du soleil qui lui brûle le voile de ses yeux et plonge trois fois dans l’eau qui le rajeunit.  Photo Eric Bielle pour le Bestiaire baroque, édition Jour des Arts,2015.
 

Juncalas St Michel   Juncalas Asomption
                                                              Panneaux latéraux du retable : saint Michel et N-D du Rosaire. Photos J. Omnès

Juncalas maître aute   Juncalas fonts baptismaux

                             Maître-autel avec la colombe du Saint-Esprit de Claverie. Fonts baptismaux. Photos J. Omnès

Juncalas chapelle 2 1  Juncalas chapelle 2 2
                                                        Chapelles latérales dédiées à  Marie et Jésus. Photos J. Omnès

Juncalas chaire   Juncalas croix
                Chaire surmontée de l'ange. Photo J. Omnès           Croix de la  passion. Photos J. Omnès


Plus loin, avant le cimetière : chapelle Saint-Roch. Ce saint est fort répandu tout le long de la chaîne pyrénéenne, sur les routes des pèlerinages (Rome et Saint-Jacques). Pèlerin en grande tenue avec son chapeau à large rebord, orné de la coquille Saint-Jacques, vêtu de la cape avec son esclavine ou couvre épaule de cuir, et avec les accessoires de la longue marche : le bâton (bourdon), la gourde et la besace. Sans oublier le chien, compagnon de voyage. Cette chapelle a été édifiée après une épidémie de peste en 1690. Vendue sous la Révolution à un habitant de Juncalas (M. Noguès), elle a beaucoup souffert du tremblement de terre de 1854 et a dû être reconstruite. Elle a été rendue au culte en 1889. Les locaux avaient pris coutume de faire bénir le bétail devant l’édifice. Vers 1890 (à vérifier), une souscription a permis d'ériger à l'extérieur une statue de la Vierge de Lourdes.

Chapelle Saint-Roch 
     Chapelle Saint-Roch. Photo J. Omnès


                                                                                                  JUSTOUS
Hameau de Juncalas.

Justous 2   Justous


Justous 8 Justous 6

Justous 3   Justous 4


Justous fonts Fonts baptismaux




                                                                                           LES ANGLES



L’église Saint-Étienne du XVIIe-XVIIIe siècle, avec son clocher-mur, est inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Chrisme en réemploi en chaînage d’angle. Il proviendrait de l'ancienne chapelle haute ou faderne. Escalier à l’arrière du clocher pour accéder aux cloches. Chevet à pans coupés. Vitraux contemporains.

 À l’intérieur, a été classé à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques, en décembre 2002, l’ensemble du mobilier du XVIIIe siècle, dont le retable en trois panneaux encadrés de colonnes torses et le tabernacle. Le panneau de droite représente la Lapidation et celui de gauche le Jugement de saint Étienne. Le tabernacle évoque La Fuite en Egypte et la Nativité. Les deux statues d’ange en bois doré, de chaque côté de l’entrée du chœur, sont attribuées à l’atelier des célèbres Ferrère (Marc et Jean).
Le retable fait actuellement l'objet d'une complète rénovation par l'atelier Moreno d'Odos.
La chapelle latérale dédiée à sainte Catherine et son retable sont du XVIIIe siècle. De même que les confessiannaux, datés de 1739..


Chrisme Les Angles Chrisme en réemploi. Photo J.Omnès



Les Angles le chevet
Les Angles- Le chevet. Photo J.Omnès

Les Angles panneau central  Les Angles panneau de gauche
Retable et tabernacle, panneau central saint Étienne. Panneau de gauche : le jugement de saint Étienne

Rénovation Les Angles 2 Les Angles ange de gauche
Rénovations de l'atelier Moreno.   Photos J.Omnès                            L'ange de gauche a été descendu de sa place.

Autel Les Angles 1                                 Bénitier Les Angles

                                                                                                           Bénitier monolithe, marbre du pays. Photos J. Omnès

                                                                      Chapelle Saint - Barthélemy-des-Angles

Entre les Angles et Anclades sur la colline  Et Arbes, près de la borde de Bordolou où se trouve une montjoie, il y avait une chapelle dite prieuré d'Auzon ou Azon. Elle a servi de carrière de pierres pour les maisons voisines. Il parait que régulièrement les labours font resurgir des moellons (CPIE, inventaire tome 1). Le dernier prieur connu fut Cyprien Larmand 1769-1793. Le bâtiment fut rasé à la Révolution.

                                                                                            La faderne

Cette maison propriété d'un parent a été jadis la chapelle du château, puis détruite en partie pendant les guerres de Religion, elle a été transformée en faderne. Une porte en pierre de taille au linteau en arc en accolade se trouve toujours à l'intérieur. En 1860, la bâtisse a servi d'école et de local à archives. L'instituteur était logé dans l'aile sud.


    
                                                                           LÉZIGNAN

Église de la Toussaint (anciennement Saint-Pierre) au clocher-porche. Construite fin XVIIe siècle, elle a été largement remaniée, surtout le clocher, au XIXe siècle, après le tremblement de terre de 1854. On accède à l'intérieur par un porche classique de la fin du XVIIe siècle, en marchant sur des dalles tombales.
Très beau retable. Si le panneau central d'origine inconnue est daté de 1690, date mentionnée sur le panneau d'information, les panneaux latéraux sont attribués à Jean Ferrère : colonnes torses, rinceaux et grappes très baroques. Le superbe panneau central et le tabernacle, eux, seraient de Dominique Ferrère (donc plus tardif). Ce panneau représente l’Assomption de la Vierge, entourée d'un grand nombre d'angelots. Elle est encadrée par la statue d'un évêque et celle de saint Jean. D‘après l’Académie de Lourdes dans sa plaquette (2006), la somptuosité de ce retable serait due aux fermiers généraux qui souhaitaient faire du village leur « quartier général ». Afin d’asseoir leur prestige, ils auraient décidé de mettre en valeur l’église et son retable.
Le tabernacle classique du XVIIIe siècle, restauré en 1999, est gardé par  deux anges adorateurs, invention du Bernin, en bois taillé, peint et doré.
Les deux retables latéraux seraient de Claverie.  Ils sont respectivement dédiés à la Vierge de douleur et à saint Blaise.

Clé en mairie ou chez le marguiller au fond d'une impasse, à côté de la fontaine.  

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Eglise de Lézignan        Porche église de Lézignan                               Lézignan                                                                                                                                       Porche de l'église de Lézignan

Eglise Lézignan1 Lézignan retable 1
                                                                                                         l'Assomption de la Vierge. Photos J. Omnès
Lézignan Retable détail    Lézignan
               Retable, détail : ange adorateur de gauche                      Pierre encastrée dans le chevet. Nous ignorons ce qu'elle représente

 Eglise Lézignan


Eglise Lézignan Mater dolorosa        Lézignan chapelle latérale 2
                                                 Chapelles latérales. La Vierge de douleur et saint Blaise. Photos J. Omnès

Lézignan Vierge à lEnfant 
            Vierge à l'Enfant. Photo J. Omnès


                                                                          
                                                                                                            LOUZOURM

Hameau de Jarret. Totalement à l'écart des voies de passage, ce hameau possède une petite église au clocher-mur dédiée à saint Jean-Baptiste.

L'intérieur est sobre, le retable est composé d'un tableau daté de 1852, encadré au- dessus par le saint-patron, et sur les côtés par Marie et Joseph. C'est Joseph qui tient l'Enfant Jésus. Bénitier monolithe en pierre du pays en  assez  mauvais état.


Louzourm      Louzourm Bénitier monolithe

Louzourm Fonts baptismaux   Louzourm retable 1
                                         Fonts baptismaux, retable. Photos J. Omnès


                                                         
                                                                        LUGAGNAN

Église de Saint-Saturnin : petite église rurale bien discrète à  nef unique  et au clocher-mur à deux baies. Ce dernier est renforcé par un imposant contrefort abritant une grande horloge. Le bâtiment daterait de 1724, c'est indiqué sur un moellon de marbre de la porte d'entrée : templum dei 1724. Dans la niche centrale, au-dessus de la porte a été posée une statue de saint Saturnin ; elle est depuis peu protégée par une vitre. Cette église a servi de décor au peintre Louis Capdevielle : sortie d'un office à Lugagnan. Elle a été entièrement rénovée, extérieur et intérieur en 2013. La grande horloge hors de service a été enlevée et la niche découverte a reçu une petite horloge en état de marche.

À l'intérieur, belle boiserie avec chaise de desservant et chaire. Le maître-autel en pierre de pays réalisé par Voldoire de Lourdes, est encadré par deux statues, l'une représentant une vierge à l'Enfant et l'autre, saint Saturnin. Fonts baptismaux typiques de la région, avec sa fermeture en volets de  bois de forme convexe. Le vitrail moderne en entrant à droite a été réalisé par un maître vitrier local.

Eglise de Lugagnan    Lugagnan sortie église
L'église avant 2013.                  Sortie d'église par Louis Capdevielle, coll. privée, Lourdes. Photos J. Omnès

Lugagnan Après la rénovation de 2013.

Lugagnan 2
L'église après rénovation. Photo J. Omnès

Lugagnan vitrail  Lugagnan vierge  Lugagnan Chaise
Saint Saturnin et le taureau de son martyre. Photos J. Omnès
Lugagnana autel Valdoire St Savin fonts
   Autel réalisé par Voldoire, en pierre du pays .                                         Fonts baptismaux XVIIIe siècle
   

 


 
                                            
                                                       OURDIS-(COTDOUSSAN)

La chapelle d’Ourdis, adorable petite église dédiée à saint André, à abside demi-circulaire ressemble à une grange surmontée d’un petit clocher. Elle a été offerte par Ricaut Abadie. Son nom est gravé sur le porche afin que personne ne l’oublie.

Ourdis

Ourdis 1  Ourdistabernacle 1
                                                                                                    Tabernacle
                                                                       
Ourdis retable4  Ourdis st Andre3
                                                       Petit retable avec saint André (sa croix est en forme de Y)




                                                                     (OURDIS)-COTDOUSSAN

L’église Saint-Jacques de Cotdoussan, au petit clocher-mur est une grande église à nef et chevet romans, voûtée de bois. Elle a été restaurée en 1662, après le tremblement de terre, avec les pierres récupérées au château. Des contreforts sont venus renforcer l'ensemble. L'entrée latérale est classique, du XVIIIe siècle. Il y avait probablement une entrée sur la façade ouest, remplacée par des contreforts contre les effets des tremblements de terre après 1662 . La cloche qui a survécu au vandalise révolutionnaire de 1793  est marquée 1730. Elle abrite une inscription latine : "Hostein repelas longius/ Repousse au loin  l'ennemi".Fondue par Louis Dencausse, membre d'une dynastie de fondeur de Soues, elle vient d'être inscrite en septembre 2016, à l'inventaire des M.H. L'église est classée depuis juin 2011, au Patrimoine mondial, au titre de lieu du CSJC (Chemin de Saint-Jacques-de- Compostelle).

 .
 


Eglise Cotdoussan
                                                                                                                    Église de Cotdoussan. Photo J. Omnès

                        Cotdoussans contreforts        Cotdoussan entrée                                                                                                                                                                                                                                                                                                             
À l'intérieur, le pavage est en dalles deschiste. Le maître-autel, le tabernacle et le retable sont classés Monuments historiques. Le retable représentant saint Jacques aurait été sculpté par le Toulousain Jacques Galy, habitant Cotdoussan. Il était associé à Hélie Courau de Lourdes. L’ensemble monumental en bois doré a fait l’objet d’une importante restauration, avec la volonté de restituer l’état d’origine, décrit dans un contrat de l’époque (1662) rédigé par le curé Jean Bale. Terminé en 1669, le panneau central présente la montée au ciel de saint Jacques, entre deux jacquets à genoux, portant besace, gourde, galérus (1) et imposant bourdon ; avec pour « toile » de fond, l’église du village. Il est séparé des panneaux latéraux par des colonnes torsadées. Sur le panneau de gauche, Jacques sort de sa prison, et sur celui de droite, il est décapité sur ordre d’Hérode et devant celui-ci.
Le tabernacle de bois doré posé en 1683, soit quatorze années plus tard (2), est dédié au culte marial. Il représente à gauche, Marie et l'archange Gabriel, au centre la crucifixion en présence de Marie et de Jean l'Evangéliste et à droite, l'Assomption de la Vierge. Il est attribué à Jean I Soustre et au doreur Jean Catau. Quelques statuettes ont été volées.
Exposition à gauche de l'autel d'un bâton de confrérie, il manque une pièce au sommet.
Vers l'entrée, présence d'un mur orné de sculptures en forme de coquille : certains érudits pensent à la sépulture d'un jacquet. Il est daté de 1661, un peu trop récent pour une enfeu surtout présent au Moyen Âge.
D'après l'inventaire du CPIE de 2000, l'église aurait abrité une confrérie du Très-Saint-Sacrement de Notre-Dame- de- Montserrat et de saint Jacques le Majeur. Et d'après cet inventaire, le mur sculpté aurait été le dossier du banc de la confrérie.
Dans la sacristie, un coffre de confrérie des XVIIe ou XVIIIe siècle, en bien mauvais état, mériterait une restauration.
Il possède trois serrures, ce qui nécessitait la présence de trois membres de la confrérie pour l'ouvrir. Il a servi aussi de
 tronc, d'où les fentes sur la couvercle.

     Cotdoussan coffre 3       Cotdoussan fente
 
Clé  tenue par Marie-Lou Lacure.

(1) Chapeau à larges bords
(2) Contrat ADHP, 3E.44/303

Cotdoussan Dieu      Cotdoussan autel
                     Attique : Dieu le père                          Maître-autel à la romaine en bois peint. Photos J. Omnès

Cotdoussan cariatide     Cotdoissan détails
                   Détail cariatide                                                     Détail d'ornementation. Photos J.Omnès

Cotdoussan tabernacle 2

 

        Cotdoussan Jacques 2        Cotdoussan Jacques
          Panneau de gauche ; sortie de prison, la corde au cou. De droite : décapitation devant Hérode. Photos J. Omnès

Cotdoussan retable

                                                                              Panneau central : l'apothéose du saint

Cotdoussan tabernacle

                                Le tabernacle, manquent les statues des extrémités. Photo J. Omnès


Cotdousan
Un des panneaux : Sainte Catherine d'Alexandrie

Cotdopussan bourdon Cotdoussan enfeu
 
                              Bâton de confrérie,                      mur gravé  daté de 1661                                                  

Cotdoussan cloche 
Cloche datée de 1730. Cliché de J-L Laplagne

Cotdoussan fonts  Cotdussan Fonts
Les fonts baptismaux

Cotdoussan pierre 1     Cotdoussan pierre
Pierre de linteau XVIIe siècle, la première datée164(7 ?) trouvée dans l'enceinte de l'église et la seconde datée de 1616, inserrée dans un mur proche de l'église.  Photo J. Omnès                                                                                                                                                                                       



                                                                                   OURDON


L’église romane à nef unique et à chevet semi-circulaire est dédiée à saint Pierre aux liens. Située sur la butte, suite au tremblement de terre de 1854, elle a été reconstruite en 1898 et restaurée en 1999. Son fragment de fresque sur la façade (tentation d’Adam et Ève) a pratiquement disparu : Ève en femme serpent, enlacée autour de l'arbre tendait la pomme à Adam ; reste l’emplacement. Les piédroits du portail sont gravés de plusieurs croix de tailles différentes.
À voir, le petit autel votif gallo-romain encastré dans le mur sud avec l’inscription « Julia Paterna VS LM ». Il manque la partie supérieure. On pense qu’il est du Ier ou du IIe siècle.


    

 

Eglise dOurdon








 Ourdon fresques
                                                           
                                            Église d’Ourdon et l'emplacement de la fresque. Photo J. Omnès

Eglise dOurdon le chevet Ourdon porte
                                            Église d'Ourdon, le chevet.             Porte au-dessus une date en fer forgé : 1898. Photo J. Omnès

Ourdonénef          ourdon fonts

                                                                                      Nef  et fonts baptismaux. Photos J. Omnès

À l'intérieur, pas de retable, ni de tabernacle  baroque, peu de mobilier sous la voûte plein cintre lambrissée. Sur le mur nord, ouverture par un arc plein cintre, sur une chapelle.
Lavoir avec son cabenèro pour rafraîchir le lait. La belle maison du curé Vergé (1845), une des rares encore debout, a servi de mairie et d’école. Notez le beau fronton gravé sur le linteau. Ainsi que les deux rangées de chevrons peints en alternance en vert et rouge.


   
                                                                            OUSTÉ


L’église dédiée à saint Pierre a été reconstruite après le séisme de 1660, puis après celui de 1854. Le presbytère a été rajouté en 1783, mais a dû également être reconstruit après le tremblement de terre de 1854. Des contreforts ont été rajoutés.

À l’intérieur, étonnante fontaine en marbre noir veiné du XVIIIe siècle. Au-dessus du font baptismal, dans une armoire, est exposée une poterie médiévale trouvée dans le chœur de l’ancienne église. Quelques statues de plâtre. Le tabernacle est curieusement situé dans la chapelle latérale.
La poterie découverte par le curé lors du tremblement de terre de 1857, se trouvait dans le tombeau de l’autel. Il l’a replacé après avoir mentionné sur une note, sa trouvaille et ce qu’elle contenait : « des reliques authentiques. » Récupérée par la suite, elle a été analysée par Roland Coquerel. D’après lui, ce serait une poterie du haut Moyen Âge, entre le VIe et Xe siècle. Ce pot en pâte grise foncée, ne porte aucune décoration, anse et bec verseur ; quant aux reliques, qui à ma connaissance, n’ont pas été analysées, il est pratiquement sûr qu’elles ne viennent pas de saint Pierre.


. Eglise dOusté
                                                                                                       Église d'Ousté. Photo J. Omnès

Ousté fontaine  Ousté poterie
Fontaine XVIIIe siècle                                                         Fonts baptismaux avec poterie romaine. Photos J. Omnès

Ousté chapelle                   Ousté vierge


Ouste 001Cliché de Jean Landelle


  

                                                               OSSUN-EZ-ANGLES

Petite église classique des XVIIe XVIIIe siècles, dédiée à saint Pierre, au curieux clocher- mur transformé en clocher- tour sur contreforts.

Ossun église Ossun église 2                                                    
À l'intérieur, l'église à nef unique abrite un beau plafond récent en carène de bateau. Le tabernacle restauré aux couleurs vives restauré en 1990 est de l'atelier Ferrère d'Asté (XVIIIe siècle). Il s'apparente à celui d'Ossen (Vallée de Batsurguère). Il est encadré par deux toiles représentant saint Pierre avec la clé du Paradis et saint Paul avec l'épée.


Ossun Angles tabernacle     Ossun Angles Pierre Saint Pierre

      Ossun Angles   Ossun Angles plafond
          Saint Paul .                           Plafond rénové en carène de bateau. Photos J. Omnès
                                                             



                                                                                           PARÉAC


L’église de l’Assomption au clocher-mur des XVIIe-XVIIIe siècles, mériterait une restauration. Un escalier extérieur en bois permet d’accéder aux cloches. Des traces de polychromie étaient visibles sur l'encadrement de la porte en 2000 (C.P.I.E.). Je ne les ai pas retrouvées. Des deux côtés de la porte sont sculptées une fleur de lys et une feuille de chêne avec un gland.                                
Paréac accès aux cloches
Paréac 1  

   Pareac 3  Pareac 2
Sculptures à droite représentant une fleur de lys et à gauche une feuille de chêne avec un gland. Photos J. Omnès

À l’intérieur, des fresques des XVe et XVIe siècles ont été mises au jour  lors de travaux, puis restaurées ; on peut y distinguer saint Michel avec son épée en tenue d'ange et une frise aux cygnes.
Le superbe retable baroque provient du célèbre atelier de Marc Ferrère. Cette œuvre, classée Monument historique et datée d'environ 1715, représente l’Assomption. La toile  encadrée de pilastres est doublée par les statues de Jean l’Évangéliste avec son aigle et de saint Joseph avec la fleur de lys. Le C.P.I.E. mentionne dans son inventaire saint Matthieu. À vérifier.
Le tabernacle représente, sur deux panneaux, l'Annonce à Marie par l'archange Gabriel et la visite de Marie à sa cousine Elisabeth. Quatre niches abritaient les statuettes de Matthieu, Marc, Luc et Jean. Deux ont disparues  : Marc et Luc.  À l'attique, deux anges allongés sur un fronton en plein cintre, tendent leurs bras vers la Vierge de l'Assomption. Le très bel maître-autel en bois doré du XVIIIe siècle représente, dans un médaillon, N-D de l'Assomption entourée d'angelots. Le plafond bleu constellé d’étoiles vient a été restauré en 1995. L’église possède une rare statue en bois doré, une Vierge à l'Enfant du XVIIIe siècle, qui ne peut être exposée, vu sa valeur.
Une belle chaire en bois peint du XVIIIe siècle se trouve sur le mur nord de la nef. Les stalles de la même époque sont apposés de chaque côté de la nef.
                               
 Paréac église


Paréac  tabernacle Tabernacle, panneau de gauche l'annonce à Marie , de droite, la visite de Marie à Elisabeth. Photo J. Omnès

Paréac chaire   Paréac attique  2
Chaire en bois peint. Attique du retable. Photos J. Omnès

Paréac fresques 2 Paréac ange
                                                          Fresques aux cygnes, ange Photo J. Omnès

 


  

                                                           SAINT-CRÉAC 

Église au clocher-mur à nef unique, remaniée maintes fois et dont l’accès est protégé par une étonnante verrière sur ossature en fer. Elle est dédiée à saint Cyriaque. La cloche de droite est datée 1866. En septembre 2013, l'église a été entièrement rénovée par l'entreprise Cantero et la verrière a été enlevée.

À l’intérieur, les fresques de l’abside (1935) sont l’œuvre de Mathieu, peintre lourdais. Le bénitier polygonal en pierre, restauré à plusieurs reprises, présente quelques sculptures difficilement visibles : une fleur de lys, une croix, un marteau, un nœud et un serpent avec un oiseau.


.Saint-Créac   St Créac
                     Église Saint-Créac. En rénovation en septembre 2013. Photos J. Omnès

St Créac nef   St Créac 2
                                                         Fresque, fonts baptismaux. Photos J. Omnès

St Créac 1 Deux anges  présentent dans un médaillon, un personnage de profil.

Saint Créac ou Cyriaque, patriarche de Constantinople au VIe siècle, aurait eu le pouvoir d'arrêter miraculeusement une crue devenue dangereuse pour le village, du torrent le Neez.

                                                                                                          JUSTOUS

Cet hameau de Saint-Créac possède une petite église à nef unique et a chrisme. Le décor intérieur est en faux marbre. Le tabernacle du XVIIIe siècle.




                                                                 SÈRE-(LANSO)

L’église Saint-Vincent de Sère-Lanso, au clocher oblongue, possède un portail daté de 1754. Celui-ci est protégé par un long auvent d'ardoises. Le clocher a dû être reconstruit après le tremblement de terre de 1854.

À l'intérieur, l'église abrite un maître-autel surmonté d’un retable (avec tabernacle). C’est une œuvre du XVIIIe siècle, de la main de Jean Claverie. Il représente une grande statue de saint Vincent avec sa palme de martyre, encadrée par les statues de la Vierge et de saint Michel et surmontée du Saint-Esprit sous sa forme symbolique. Deux doubles colonnes de marbre, à chapiteau corinthien sont surmontées par des anges de bois doré. L'ensemble (retable plus tabernacle) est classé Monument historique.  Le mobilier comprend également un moule à hostie, aussi du XVIIIe siècle, mais nous ne l'avons pas trouvé. Intéressants fonts baptismaux.  Aucune information n'est offerte sur place et la porte de l'église est souvent fermée. Voir la clef à l'entrée du village chez Mr le Maire.


Eglise Sère-Lanso      Porche Sère Lanso

                                                                                Église et portail de Sère-(Lanso). Photo J. Omnès

Retable Sère                                                                           Saint Vincent au centre. Photo J. Omnès

Sère statue 1                              Sère statue 3
                              La Vierge                                                        Saint Michel. Photos J. Omnès

 Sère -statue 2      Sère tabernacle
                          Saint Vincent                                                         Tabernacle Jean Claverie. Photos J. Omnès

Sère tribune  Sère autel
                            Tribune                                                                                    Maître autel à la romaine. Photos J. Omnès
Sère fonts  moule 2 1
        Fonts baptismaux. Nous n'avons pas trouvé le moule à hostie. Ici un exemple de presse trouvé au Petit musée d'Aucun.
Photos J. Omnès  Celui de Sère présente la Crucifixion, l'Agneau mystique et l'Ascension.

moule 2 2

                                                                                         (SERE) LANSO

À l'extrémité Nord du village, cul de sac séparé de Sère par une dépression, accessible par un sentier. L'accès par la route est différent de celui de Sère. La route part du col de Lingus. Il s'agit d'une petite église romane reconstruite après le tremblement de terre de 1752. Elle possède un petit chrisme sur son portail sud, hélas recouvert par de l'enduit . À nef unique, elle abritait une confrérie N.-D. de Montserrat.


Lanso 10

Lanso 12  Lanso 13
Petit chrisme, sacristie. Photos Jean Omnès.

Lanso 11
Eglise sur la butte.