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1d - Les églises - Canton de Saint-Pé-de-Bigorre

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Barlest,
Loubajac, Saint- Pé/ Chapelle Saint-Marc, Rieulhès, Bétharram

 
                                                                      BARLEST


Église romane dédiée à saint Martin, souvent remaniée au cours des siècles et avec un clocher du XIXe siècle. Sur le rebord d'une fenêtre, à droite de la porte d'entrée romane, une inscription  mentionne Napoléon. On pense qu'il s'agit d'une inscription commémorative d'un don : probablement la cloche. On accède à l'église par une belle calade.

Barlest 2   porche barlest


Barlest Napoléon Il est mentionné NAPOLEON EMPEREUR DES F. ET ROY D'ITALIE 1808

L'intérieur
qui fut rénové en 1977, possède une vaste nef unique avec transept. Décoration simple avec quelques statues de plâtre. Au-dessus de l'autel, un tableau présente saint Martin, évêque de Tours. Les chapelles latérales sont dédiées à la Vierge de Lourdes et à saint Joseph.
Le bénitier sculpté de style "médiéviste" récent vient d'Espagne. Il a été ramené par l'ancien curé d'origine basque espagnol. Il semble que le retable soit de la même origine espagnole.

Barlest BBarlest St Martin
Bénitier d'origine espagnole                                                                 Tableau représentant saint Martin

Barlest  retable  2
Chapelle Saint-Joseph. Sous la statue, épisode de la vie de saint Martin



LOUBAJAC


L’église d’origine romane (Ve-VIe siècle) bâtie sur des fondations médiévales est visible de loin avec sa tour-clocher fortifiée sur le chevet. Cette église dédiée à saint Saturnin dépendait de l’abbaye de Saint-Pé.
Historique
Cette importante église est l'une des plus anciennes de notre région. Elle dépendait de l'abbatiale de Saint-Pé. L'historien béarnais Marca évoque l'église de Ludux (ancien nom de Loubajac), lors des obsèques de Guillaume-Ramon de Bartrès en 1083. On pense qu'elle a été construite sur l'emplacement d'une chapelle mérovingienne, suite à la découverte de sarcophages, et de traces de cette chapelle primitive. Les fortifications ont été rapidement rendues nécessaires à cause des invasions régulières des Béarnais. Elles ont été réalisées par le vicomte de Bigorre avec l'édification de la tour- refuge de 15 mètres, dont l'entrée primitive se trouve en hauteur, sous la toiture de la nef. On y accédait par une échelle mobile.
L'église  a été brûlée pendant les guerres de Religion, en 1569 par le capitaine Laborde. Puis reconstruite (la nef) en 1620, avec deux chapelles supplémentaires grâce aux ouvertures en voûte. Un accès extérieur longeant la tour a été construit afin de permettre d’atteindre l’étage du clocher.
En 1983, ont été dégagées les voûtes couvertes de lambris, permettant de découvrir de superbes fresques médiévales.
Les sarcophages
découverts autour de l’édifice ont été disséminés dans les jardins privés pour servir d'abreuvoir. Un a été détruit par l'entrepreneur chargé des travaux.

L’ensemble est classé Monument historique, tandis que le portail du cimetière, son emmarchement et l’allée de galets, ou
calade, sont inscrits à l’Inventaire supplémentaire


.calade loubajac   clocher loubajac

Loubajac entrée Les deux barres horizontales de la croix rayonnante du linteau semblent avoir été buchées. Conséquences de la Révolution ?

 À l’intérieur, la nef unique est recouverte d’une voûte de bois.
Les peintures murales découvertes lors des travaux de réfection de la nef en 1983, par le curé d'Uria, illustrent l’épisode du Jugement Dernier : le Christ apparaît dans une mandorle, encadré par des anges. Deux groupes (les élus) de personnages agenouillés entourent le Christ : ils portent des attributs permettant une identification plausible : peut-être Charlemagne en cuirasse, un roi de France (Charles VIII ou Louis XII) avec la cape d’hermine et, agenouillé, peut-être le vicomte de Béarn. L'ange à la trompette démesurée annonce le jugement dernier et le réveil des élus. Ces peintures sont datées du début du XVIe siècle. La partie qui manque, suite à l'ouverture au XVIIIe siècle de la voûte pour la réalisation de la chapelle de la Vierge, devait probablement évoquer l'Enfer.

Loubajac fresques Fresques découvertes en 1983.

Loubajac fresques 6 Fresque 3
Loubajac Fresque 4 Loubajac les clercs
Les nobles et princes de l'Eglise et les clercs à la droite du Christ (à gauche sur la fresque).

Le mobilier intéressant est très riche (de la fin XVIe au XVIIIe siècle). Belles stalles et armoire baptismale.
Le superbe retable tout en dorure, est dominé par une grande statue de saint Saturnin reposant sur un socle. Il est encadré de colonnes torses ornées de pampres et surmontées de cassolettes. Les panneaux latéraux sculptés de splendides bas-reliefs, évoquent, à gauche, la mort du saint et à droite,  l'histoire d'Héliodore. Le tout, avec le tabernacle, viendrait des ateliers Claverie de Lourdes. Le maître autel est composé de marbres locaux de Saint-Béat et de Campan. lI a été restauré  par un certain Antoine Abadie en 1891. Puis en 1977 et en 1983.

Loubajac retable 2                                                                       Retable principal. Photo J. Omnès





Loubajac  autel Loubajac tabernacle
Détail du maître-autel et tabernacle où deux anges nous présentent la trinité surmontée de deux têtes d'ange


Loubajac panneau 2    Loubajac panneau             
À gauche, mort de saint Saturnin (Sernin), compagnon de route de saint Pierre et évêque de Toulouse. Il a été tué par un taureau auquel il fut attaché par les païens du Capitole. A droite, histoire d'Héliodore qui, désirant voler le trésor du Temple, fut chassé par des anges. Photos J. Omnès
 
Dans les chapelles latérales, nous pouvons admirer deux retables, l'un, à gauche est consacré à sainte Catherine, celui de droite à la Vierge. Il abrite un tabernacle en bois peint et doré représentant le Christ ressuscité. Il daterait de 1678, du fait de la connaissance d'un contrat avec Sarrat, maître sculpteur. 

Loubajac Ste Catherine  
Chapelle Sainte-Catherine, la roue dentée de son martyre se trouve à gauche. Photos J. Omnès

         Loubajac ch de la Vierge      Loubajac  tabernacle
                        Chapelle de la Vierge fin XVIe siècle et tabernacle XVIIe siècle. Photos J. Omnès




Juncalas bas relief

Loubajac toile 1 Loubajac Catherine 2 
Toiles encadrant le bas-relief,  à gauche saint Dominique, à droite Sainte Catherine. Photo J. Omnès

Les portes demi-circulaires des fonts baptismaux de taille imposante, sont surmontées d'un bas-relief  de bois représentant le baptême du Christ par saint Jean. Si la cuve des fonts d'une pièce monobloc en pierre du pays a une dimension hors du commun : un mètre de diamètre sur 35 cm de profondeur, c'est que jadis depuis le XIIe siècle, on y plongeait le nouveau-né.

  Loubajac armoire    Loubajac fonts                                                                            Armoire baptismale et ses fonts                                             

Sur le mur sud de la nef, le panneau en cuir de Cordoue (antependium) apposé, constituait un devant d’autel, comme à l’église d’Aucun. 
 
Loubajac antependium 4 Antépendium. Photo J. Omnès

Belle chaire en bois sculpté avec rampe d'accès au décor de palmes.

Loubajac  chaire  Loubajac  stales
La chaire et les stales du XVIII e siècle. Photo J.Omnès
Le retable central a été restauré  par Antoine Abadie en 1891. D’autres restaurations datent de 1977 à 1983. C'est de cette église qu'est parti le premier pèlerinage à Lourdes.                                                 


Loubajac bas relief 1

Lobajac Bas relief Loubajac plafond
Panneaux bas- reliefs à droite et gauche du retable, scènes de la vie de saint Saturnin. Plafond représentant en stuc or et azur, Dieu le père éternel accueillant les élus. Photos J. Omnès.

Dans la sacristie fontaine du XVIIIe siècle et beau meuble à chasubles
Loubajac fontaine Fontaine avec évier de pierre


Loubajac grenier  Loubajac grenier 3
                                                 Grenier du clocher. Photos J. Omnès
 


 

PEYROUSE

Il existe peu de documentation sur cette église dédiée à saint Martin. Son imposant clocher-mur à deux niveaux de baies, dont l'un (celui du bas) est aveugle pour y recevoir les statues de saint Roch et de saint Christophe est surmonté d'une toiture insolite. Elle-même est surmontée d'un clocheton. Sur le linteau de la porte une date :1633. Mais le bâtiment a été reconstruit au XIXe siècle. Les pierres tombales de l'entrée sont celles des curés de la paroisse.
L'implantation de ce bâtiment est tardive, car il a été édifié, du moins la première église, sur l'emplacement d'une ancienne bastide, réalisée en 1308, par le sénéchal de Bigorre, Pierre de Crozes (Pey de Cros). Il eut les plus grandes difficultés pour y faire venir les toys de la montagne. Ces derniers se plaignaient du manque d'eau. Les Cagots, par contre, s'y installèrent en grand nombre.
L'intérieur sobre à nef unique a été recouvert de peintures murales en trompe- l'oeil, exécutées par le Lourdais Demoisy vers 1997 (celui qui a décoré la fontaine-lavoir d'Adé). La fontaine  en marbre noir qui se trouvait dans la sacristie est située maintenant au nord-ouest de la nef, armoire baptismale. Dans la sacristie, belle armoire béarnaise à pointes de diamant.


eglise peyrouse   Peyrouse 2 clocher mur 3                                                                                                                                    
Église de Peyrouse au clocher-mur.

Peyrouse
                                                                                    Beau portail XVIIIe siècle
Demoisy 2 Demoisy 3
Chapelles latérales : fresques en trompe l'oeil J-P Demoisy vers  1997. Photos J Omnès

Détail Demoisy 4    Bénitier
Détail fresque Demoisy.  Bénitier-fontaine en marbre noir encastré, pour semble-t-il, éviter les vols ? Photos J. Omnès

Poueyferre chrisme2 2  Chrisme sur un mur de la route de Peyrouse à Poueyferré, celui de l'ancienne église Sen Germès de Poueyferré
Photo J. Omnès
                                  



SAINT-PÉ

La création de l’abbaye de Saint-Pé (Pierre en français) de-Générés remonte à 1022, lorsque les moines de Saint-Sever-de-Rustan vinrent s’installer dans la région afin de se « positionner » sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Dès le XVIe siècle, une petite industrie s’installa dans la région. Il y avait l’énergie nécessaire grâce aux moulins, et des clients en nombre suffisant (pèlerins). Les habitants fabriquaient des peignes de buis, des chapelets, des coquilles Saint-Jacques, des objets en bois, du tissage en lin et chanvre et surtout des clous qui ont fait la réputation des Saint-Péens. Le minerai de fer venait de Ferrière et d’Asson ; il était échangé contre du charbon de bois dont Saint-Pé était devenu un gros producteur (forêt de Trescrouts). La plupart des croix de mission aux croisées des chemins du Lavedan proviennent des fours de Saint-Pé. On appelait d’ailleurs les Saint-Péens, les « claouétous » (les cloutiers). 
Les constructions et rénovations des charpentes et des lambris de l’abbatiale et des différentes chapelles de la ville apporta un travail considérable aux Cagots, nombreux dans la région. Installés dans la commune (ils possédaient une petite église), ces derniers furent à l'origine de l’attribution du sobriquet « ahumats », les enfumés (1), propre à leur groupe, qui s'étendit à la population locale. 
(1) Ils fabriquaient du charbon de bois 
  
Petite histoire
L’importance de l’abbaye de Saint-Pé et la présence de la relique, appelée « clef de saint Pierre », avaient fait de la petite ville le centre de procédures judiciaires plutôt étranges, appelées ordalies. Le justiciable devait prêter serment sur la dite relique, puis plonger un bras dans de l’eau bouillante versée dans un chaudron. Il devait en retirer la pierre qui se trouvait au fond. Son bras était ensuite bandé durant trois jours. Passé ce délai, s’il n’y avait aucune trace de brûlure, il était jugé innocent et relaxé.
saint pierre
Saint Pierre, patron de Saint-Pé. Photo J. Omnès


L’église abbatiale romane du XIe siècle (a été fondée par le duc Sanche V de Gascogne suite à une guérison en 1022, dans ces lieux. Terminée vers 1096, elle a été remaniée aux XIIe et XIIIe siècles. Elle fut ravagée en 1569 par les huguenots de Jeanne d’Albret, vicomtesse de Béarn et reine de Navarre, commandés par Montgomery. Les cloches sont emportées pour être fondues. Par la suite,  elle fut sévèrement touchée par le tremblement de terre de 1660, qui fit s’écrouler en 1664, le superbe dôme de 40 m de haut, qui en faisait avec ses imposantes dimensions (60 m X 25 m), le plus grand sanctuaire roman des Pyrénées. Elle fut reconstruite en 1680, par les moines bénédictins de Saint-Maur, sans le dôme, mais avec le clocher actuel et une modification de l'entrée. Initialement celle-ci se trouvait du côté de la place, lieu de marché et centre de l'activité de la petite ville. Ce qui correspond au chevet actuel. Cette entrée était composée d'un portail monumental orné de douze statues représentant les apôtres. Le bâtiment fut vendu à la Révolution comme bien national. Des forges sont installées le long de l'absidiole droite (entre M et N sur le plan). En 1822, Mgr Laurence, évêque de Tarbes, restaura les ruines de l'église et fit ajouter un petit séminaire. Ce dernier fut transformé en 1966 en établissement scolaire mixte (fermé depuis 1999).  La partie la plus ancienne se trouve vers le clocher où l'on peut admirer des chapiteaux sculptés du XIIe siècle (point B sur le plan). C'est là que se trouvait le choeur des moines.  L'église est classée Monument Historique depuis 1977. Des expositions temporaires y sont souvent présentées et une plaquette réalisée par Thibaut de Rouvray, conservateur des antiquités et objets d'art des Hautes-Pyrénées est distribuée sur place.
Le bâtiment a été restauré en 1995, par l'entreprise Cazenave de Bordeaux.

St Pé plan     St Pierre calade.
Plan de l'Office de tourisme (Thibaut de Rouvray). L'entrée jadis se faisait là où setrouve le chevet marqué L  
    Porche, statue de saint Pierre, point A sur le plan                     


La clé de saint Pierre de l’abbatiale de St Pé

La relique dite clef de Saint-Pierre aurait été réalisée avec les chaînes qui auraient retenu prisonnier le fondateur de l’Église catholique. Elle aurait été envoyées (vendue ?) par Rome (1), aux moines de l'abbaye et à d’autres paroisses sous la protection du saint. Historiquement, le Vatican sous Grégoire le Grand (VIIe siècle)  fit confectionner nombre de ces clés que les Romieux achetaient pour les mettre sur le tombeau du saint comme exvoto. Devant le succès commercial, le Vatican  en fabriqua un certain nombre pour les évêchés, dont les églises étaient dédiées à saint Pierre. Progressivement, un rite du toucher de la clé pour éloigner les maladies pris forme, puis fut complété par celui l’application de la clé rougie au feu sur le front des animaux solidement attachés  censés être atteints de la rage. Ce rite cruel qui tenait plus de la magie que de la prophylaxie et qui était appliqué par le curé ou le forgeron perdura jusqu’après 1885 (date de la découverte du vaccin contre la rage de Pasteur) dans certaines paroisses dont Sunhar en Béarn (2). Par précaution,  certains bergers faisaient subir ce traitement à leur chien. La vénération de la clé de saint Pierre était  très vivace encore au XIXe"* siècle. Lors de la fête de l'apôtre, le 29 juin, elle était alors présentée aux fidèles durant les messes, puis lors de la procession du jour.

 À l’abbatiale de Saint-Pé, la relique était également vénérée par les pèlerins en route pour Santiago

(1) La Ville Éternelle conserve toujours, dans l'église Saint-Pierre-Aux-liens, deux chaînes réputées provenir des prisons de l'apôtre, à Jérusalem, puis à Rome. 
(2) Mentionné par Olivier de Marliave dans Saints, sources, sanctuaires du Pays Basque.

 Origines du statut protecteur de la clé

Il existe deux origines communément avancées :
lorsqu'il prêche, l'apôtre Pierre a en face de lui des opposants, dont l'un, Simon le Magicien qui le jalouse. Ce dernier lui offre de l'argent en échange d'obtenir la capacité de faire des miracles. Pierre refuse. Simon dresse alors des chiens pour l'attaquer, mais Pierre les met en fuite d'un simple signe de croix. Le lien est alors facile à établir pour les croyants : puisque Pierre se préserve de l'attaque des chiens par une bénédiction, il est normal de lui demander sa protection après avoir été mordu.  

La clef évoque aussi l'épisode cité dans les Evangiles lorsque le Christ fait symboliquement de Pierre le gardien du Paradis céleste : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise. Je te confierai les dés du Royaume des Cieux. Tout ce que tu lieras ou délieras sur terre sera lié ou délié aux cieux » Évangile de Matthieu, XV M8-I9)". La clé était censé délier de la maladie.


abbatiale saint pe01
Saint-Pé, chevet de l'abbatiale. Photo J. Omnès

abbatiale saint pe02                              


                                 labbatiale St Pé au Moyen Age
Photo J. Omnès                                                  Le fameux dôme tel qu'il devait être au Moyen Âge, et l'entrée côté place des Arcades, à la place du chevet actuel.

St Pé chrisme.  St Pé entrelacs
Le chrisme qui se trouve sous l'ancien chrisme, provient de la porte principale d'entrée qui se trouvait initialement dans le chevet actuel.


À  l'intérieur
En entrant à gauche (point B sur le plan), se trouve la partie la plus ancienne de l'abbatiale (XIIe siècle). Elle abrite les fonts baptismaux modernes et les bannières des confréries, avec quelques chapiteaux. Le baptistère est récent :1956-57 : pierre de Lourdes (base) et de Charente (cuve), couvercle en chêne (ateliers de l'abbaye de Tournay). Architectes : Waldshmidt et Prunet. Avant les fonts étaient abrités par une boiserie dans le vestibule de l'église, ils ont disparu (1).
(1) Information Thibault de Rouvray

Dans le choeur, le baldaquin est surmonté à l'attique, d'une partie de l'ancien retable qui a disparu. Elle représente Dieu le Père.


 St Pé baptistère 1
 Baptistère à l'entrée, dans la partie la plus ancienne (XIIe siècle), au fond chapiteaux de l'ancien cloître. Photos J.Omnès

St Pe chapiteau1 St Pé chapiteaux2
Chapiteaux divers

St Pé bannières  Cloutier
                                                                                  Confrérie des cloutiers. Bannière représentant saint Éloi, évêque de Noyon (558-660). Patron des orfèvres, il est aussi celui de tous les utilisateurs de marteau, donc des cloutiers, nombreux à Saint-Pé. Toile peinte cousue sur tissus rouge. Fin XIXe siècle. 1980 X 1370 mm.

Carrier    Scan 2
Confrérie des carriers. Photos J. Omnès

À droite : gros plan sur la bannière de l’abbatiale de Saint-Pé (celle du milieu sur la photo du haut) exposée au musée pyrénéen de Lourdes de juin à octobre 1981. Elle représente saint Isidore (1070-1130), patron des laboureurs. Tenant un chapeau à large bord de sa main gauche, il est habillé en paysan avec des sabots, des hauts-de-chausses bruns, serrés aux genoux retenant des guêtres blanches et une tunique brune serrée à la taille par une ceinture. De sa main droite, il tient une houe. À l’arrière-plan, un ange laboure, aidé par deux bœufs. Cette toile peinte est cousue sur un tissu rouge. Du XIXe siècle, elle mesure 1565 X 1310 mm.

Plusieurs confréries à la fin du XVIIIe siècle, avaient pour siège l'abbatiale, nous y trouvons les banières des confréries suivantes :
La confrérie des carriers, représentée par l'Ascension du Christ.
La confrérie Saint- Eloi, plus tardive était en fait celle des orfèvres, mais aussi tous les corps le métier qui utilisaient le marteau, c'est pourqui les cloutiers, fort nombreux à Saint-Pé, ont adopté ce saint protecteur. Ici saint Eloi est présenté en habits d'évêque Aux quatre angles, les instruments de la forge : marteau et pinces.
La confrérie Saint-Marc dont la chapelle est située à l'entrée du village.
La confrérie de Saint Eutrope, patron des tisserands.
Les confréries du Saint-Sacrement et de Saint-Antoine.
La confrérie Saint-Isidore des laboureurs.

Clef de Pierre St Pé chapelles

La dite clef de saint Pierre                                                              Chapelle latérale. Photos J. Omnès


choeur St Pé                                                                                Lors d'une visite avec Thibault de Rouvray : Autel principal et son baldaquin

  St Pé Décor autel
                                                  Décor de l'autel

    Vierge de St Pé         St Pé stales                               
Notre-Dame-de-Saint-Pé. C'est une statue de la Vierge assise à l'Enfant daté du XVe siècle, en pierre polychrome au manteau bleu fleurdelisé d'or, à la robe rouge et au voile blanc. Elle tenait un sceptre dans sa main droite L'Enfant Jésus qui donne sa bénédiction tient un globe terrestre, qui ressemble à une pomme, dans sa main gauche. Sauvée du vandalisme des Huguenots durant les guerres de Religion où la Vierge et l'Enfant furent décapités, elle perdit une main à la Révolution, un sans culotte local lui ayant asséné un coup de sabre en s'écriant "A bas la mariole" Cette absence de main et les raccords des têtes reconstituées probablement au XVIIIe siècle, vu le côté joufflu des personnages, furent cachés jusqu'en 1930, par de précieux habits brodés.
Elle a été restaurée en 1979 par l'atelier Mainponte de l'Isle-en -Jourdain
D'après le conservateur, Thibaud de Rouvray, : "cette œuvre s'apparente à de nombreuses statues de la Vierge en majesté présentes dans la région, à la différence qu'elle est en pierre et non en bois.  Elle était située dans le bas-côté sud devant un petit retable baroque, environné d’ex-voto".
Elle est classée Monument Historique depuis le 30 juillet 1907.

A droite : stalles du XVIIe siècle, celles du prieur et du père abbé  ont été séparées et se trouvent dans la nef. Photos J. Omnès.

St Pé vierge St Pe vierge
Photos Thibaud de Rouvray

"Voici un cliché de la statue en haut à droite, avant son passage dans l'atelier Mainponte (1981), lorsqu'elle était présentée devant le petit retable baroque du collatéral sud. Elle n'a plus ses vêtements en soie mais conserve ses couronnes. On distingue la main cassée de l'enfant et celle de la Vierge devait aussi être mutilée (cachée par une fleur en plastique). Au niveau du cou de la Vierge on aperçoit une cassure et celui de l'enfant paraît entouré d'un ruban, peut-être pour dissimuler le même accident."
Thibaud de Rouvray


St Pé ange adorateur St Pé tabernacle
Ange adorateur.  Les deux anges, celui-ci et son pendant, ont été acquis en 1858 chez Colomès, marchand de Tarbes, pour 260 francs. Information Thibaut de Rouvray.                                                                 Tabernacle

La présence de sculptures représentant un aigle y compris le lutrin nous rappelle l'importance de Jean l'Evangéliste dans ces lieux, l'aigle étant sa représentation symbolique.

Un grand tableau daté de 1681, peint par le Toulousain Fayet, a été accroché  dans un coin peu visible à droite du choeur. La scène principale représente le Christ donnant la clé à saint Pierre à genoux. En arrière, sur le côté, le marquis d'Angosse, vêtu à la mode Louis XIV est à genoux devant un moine de l'abbaye (non visibles à gauche). À leurs côtés, une dame et deux jeunes garçons sont accompagnés d'un chien. Cette œuvre a été offerte comme ex-voto, en remerciement pour la guérison d'une morsure.Il a été restauré en 1980, par les ateliers toulousains Excet.

St Pé toile4

Sur le bas-côté gauche de la nef, un triptyque dit de l'Annonciation du XVIIe siècle (Point E sur le plan). La toile représentant le Christ à l'entrée (point C sur le plan), contre le mur cachant la chaudière, a été offerte par Napoléon III en remerciement du dévouement d'une habitante du village pour avoir accompagné la gouvernante de l'enfant impérial,  chercher de l'eau "miraculeuse" à la grotte Massabielle de Lourdes.
                       

  St Pé Vierge  St Pé N D du Mont Carmel
                                                                        N-D du Mont Carmel, patronne des ardoisiers, 1732. Photo Guy Trousselle.
St Pé chaire 1  St Pé attique
Chaire copie XIX siècle du XVIIe siècle (Point J sur le plan).     Dieu le Père, reste de l'ancien retable.
Photos J. Omnès                                        

St PE cloche    St Pé cagots

La seule cloche sauvée de la Révolution, elle servait pour annoncer le tocsin ou les séances des assemblées révolutionnaires;
Beau bénitier en marbre noir dit des Cagots. Ceux-ci étaient fort nombreux à Saint-Pé et avaient leur quartier près du Gave, au fond de la Culaque (vers Norma Sud). 

 

StPé sts antoine
Les deux St Antoine, saint Antoine l'anachorète et saint Antoine de Padoue. Photo Eric Bielle de Lourdes

      St Pé sacristie
                                                                                                                St Pé sacristie2

                 La sacristie et ses belles boiseries XVIIIe siècle, fontaine en pierre du pays .

65 SPE loi 1901   Application de la loi de 1905 pour l'inventaire. Celui-ci ne s'est pas fait dan la sérénité. Fonds A. Dole

                                                                  
                                                                    Chapelle Saint-Marc

Elle est située à la sortie du village sur la route de Lourdes. On ignore l'époque de sa fondation. Par contre, nous avons des textes affirmant sa présence au XVe siècle. Elle était administrée par une Confrérie qui s'appelait "Confrérie Blanche de N-D et de Saint-Marc. Considérée comme le mausolée de la famille Nicolau-Batbie, elle regroupait 40 familles du village. Vendue comme bien de la Nation à la Révolution, elle est depuis juillet 1999, propriété de la commune. La toiture et l'intérieur ont été rénovés.

St Marc St Marc2
Photos J. Omnès

                                                                                 Chapelle du petit séminaire


Le petit séminaire a été fondé en 1822. Les bâtiments utilisent partiellement, dans l'aile Est, des vestiges de l'ancienne abbaye. Ils s'ordonnent autour d'une cour rappelant un cloître. Au sud-ouest de cette cour, la chapelle est l'élément le plus remarquable de l'ensemble. Ce "petit séminaire" est devenu Collège ou institution libre, puis Lycée Saint-Pierre jusqu'en 1994, date de sa fermeture. Depuis, les batiments recherchent preneurs. Une congrégation des chrétiens d'Orient serait intéressée.

St Pé cloître Le "cloître". Photo J. Omnès

65 SPEcollègeFonds A.Dole

La chapelle : Il s'agit d'un édifice à nef unique se terminant à l'ouest par un chevet composé d'une abside centrale à pans coupés, bordé de deux absidioles. La nef est couverte d'un plafond polychrome. L'ensemble évoque les basiliques paléochrétiennes ou carolingiennes. Les quelques chapiteaux romans doubles, historiés ou à décor végétal proviennent  du cloître disparu de l'abbaye
ravagée par les Huguenots. Ils témoignent de sa richesse ornementale. Si quelques chapiteaux nous présentent de simples feuillages à triple volutes, d’autres admirablement composés évoquent plusieurs passages du Nouveau testament. Le premier double chapiteau présente l’annonciation, la visitation, la publication sur la montagne de la venue du Sauveur et l’adoration des bergers. Le second, l’arrivée des mages chez le roi Hérode, à l’étable de Bethléem et la présentation au temple,
Ils ont été remontés sur des colonnes de marbre afin de supporter la tribune d'orgue.
Deux ensembles picturaux ornent l'abside majeure : en partie supérieure, le cul-de-four est orné d'une fresque monumentale de Dauvergne. C'est une commande de l'Etat en 1859, qui représente la parabole du Christ laissant venir à lui les petits enfants. Au registre inférieur, les arcatures sont couvertes par dix toiles marouflées de René Marie Castaing. Ils représentent en pied des saints locaux ou représentatifs de l'histoire religieuse en France depuis les origines.

Propriété: le petit séminaire est la propriété d'une association source.loomji.fr/seminaire-23571.htm

St Pé chapelle       St Pé chapelle 2  


Saint Pé 2  st Pé  acnathe
                                                        
St Pé coupleSt Pé rois mages                                                    
St Pé Floral St Pé Nativité
Photos J. Omnès
                                                     
                                           Chapelle des soeurs du désert de l'Immaculée  

Sur les hauteurs de Saint Pé, après Rieulhes, au monastère des moniales de Bethléem, une chapelle moderne se cache au milieu des bois de buis, dans un centre monacal en pleine nature.

St Pé nonnes A droite et gauche, stalles pour les soeurs. Photo J. Omnès

          
                                 

                                                       HAMEAU DE RIEULHES

Avant d'arriver à Saint-Pé sur la gauche. Chapelle dédiée à l'archange saint Michel. Elle permettait aux habitants d'éviter d'aller jusqu'à Saint-Pé pour suivre la messe. Elle a été édifiée en 1892 et inaugurée officiellement en 1898,  par le père Lacrampe Quinta, missionnaire du Sacré-Coeur-de-Bétharram, sur un terrain appartenant à sa famille. Les habitants apportèrent bénévolement leur contribution pour les travaux. La chapelle resta dans la famille Quinta jusqu'en 1994-95, date à laquelle elle fut rachetée par la commune de Saint-Pé-de-Bigorre.


  église de Rieulhès        Rieulhès détail
Chapelle de Rieulhès et son chevet. Photos J.Omnès

Rieulhes
Intérieur simple et sobre. Photo J. Omnès




                                                                     En supplément Bétharram

Betharram 2   Bétahrram calvaire
Façade XVIIe du site                                                         Calvaire. Photos J.Omnès