www.patrimoines-lourdes-gavarnie.fr

Blasons des villages

ImprimerArcizans Dessus off 65       100px-Blason ville fr Ourdis-Cotdoussan 65.svg             100px-Blason ville fr Julos 65.svg   Ger  65
       
Certains blasons de nos communes font partie de notre patrimoine médiéval, au même titre que les châteaux. Ce sont parfois les armoiries des anciens seigneurs locaux. Mais les communautés qui étaient dotées d'une personnalité juridique et d'une armoirie communale au Moyen Age, étaient peu nombreuses.
Plus tard, entre 1860 et 1880, les regroupements communaux ont vu réapparaître nombre de nouveaux blasons englobant deux, voire trois villages fusionnés. Réalisés souvent par des novices, influencés par la production fantaisiste de Jean Védère (Voir plus loin), l’héraldique communale locale ne respecte pas toujours la règlementation en la matière. Pour des raisons élémentaires de visibilité, il est interdit en héraldisme de superposer un métal sur un autre métal, une couleur sur une autre couleur. C’est ce que l’on appelle armes fautives. Ci-après la définition exacte de l’arme fautive par Wikipédia.
La création d'armoiries communales nécessite une procédure qui demande d'avoir des connaissances héraldiques, or nombre de nos communes se sont contentées de réutiliser par simplification, les armoiries Védère sans esprit critique.
Il n’en demeure pas moins que ces nouveaux blasons  évoquent, soit la richesse, soit les éléments dominants de la commune, soit une histoire légendée qui l’a marquée. Reviennent très souvent : la vache, véritable richesse de nombreuses communes, la corneille, symbole de fidélité (et armes des vicomtes du Lavedan)  et son cousin le corbeau, la truite, le château ou la tour,  et la montagne, bien sûr.

 
Règle de la contrariété des couleurs :
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A8gle_de_contrari%C3%A9t%C3%A9_des_couleurs 
Rappel : Du 27 août 1957 au 9 décembre 1959, Jean Védère avait publié dans La Nouvelle République des Pyrénées, une rubrique sur les blasons municipaux. Grâce à la direction des archives départementales nous avons pu voir la totalité des articles ''engrangés" par ordre alphabétique dans trois classeurs. Il nous a été demandé de bien préciser que plusieurs erreurs ont été relevées par l'ancien directeur des archives, Monsieur Le Nail. C'est la raison pour laquelle ces classeurs ne sont pas en salle de lecture publique. Une demande spéciale doit être faite. Il n'en demeure pas moins que Jean Védère a fait un travail intéressant, mais qui a été catastrophique par la suite, vu le nombre de communes qui se sont servies de ses textes, même s'il ne correspond pas souvent à l'exigence souhaitée par des chercheurs professionnels.
  
En 1957, André Fourcade a dans son ouvrage, Echos d’Azun fait un relevé des blasons des villages du canton d’Aucun.
Le conseil général, en juillet 2008, avait créé une commission départementale d'héraldique. Elle était destinée à répondre aux demandes de plus en plus nombreuses des communes du département désireuses de remettre à l'honneur leur blason ou de rechercher leurs armoiries. Cette commission, composée d'élus et de professionnels de l'héraldique, ne semble pas avoir eu beaucoup d’impact sur les choix des blasons les plus récents de nos communes villageoises. Elle est actuellement en sommeil.
 
Le langage héraldique  assez technique, demande la connaissance de certaines définitions peu courantes dans le langage commun, comme :
Parti : partition verticale en deux  ;  coupé : partition horizontale.
Terrasse : partie basse de l’écu,
de gueules  :  couleur rouge,
de sable : couleur noire,
or : couleur jaune,
sinople : couleur verte.
Les blasons officiels  des  communes sont indiqués par un (BO). Les blasons conformes au plan héraldique et historique par un (CO). Ses attributions sont évolutives en fonction de nos recherches. L’indication de la date est celle de la fusion des communes ou de la naissance d’une nouvelle commune : point de départ de recherche par une municipalité d’un blason représentatif de la commune.

La source de ces blasons vient en premierhttp://www.passion-bigorrehp.org/grand-armorial-hautes-pyrenees.html
 puis de http://www.armorialdefrance.fr  pour les mises à jour. Les principaux contributeurs de ces armoiries sont Jean-Paul Fernon et Daniel Juric. 

Origine et mobiliers du blason municipal
Le blason municipal est né entre le XIe et le XIVe siècle, lorsque les villes et bourgades obtinrent de leurs seigneurs, des chartes de franchise  qui les dégageaient de leurs liens de vassalité. Ces communes libres pour authentifier leurs actes administratifs, utilisèrent alors des sceaux et des armoiries, symboles de leur indépendance. Le sceau de Paris date de 1204.    
  
La vache. Comme le précise Patrice de la Condamine dans l'un de ses ouvrages « l’héraldique municipale en Bigorre, peu de lions, beaucoup de vaches…. » Nous serions tentés d’ajouter, beaucoup de corneilles et de corbeaux.
Comme en Béarn, la vache, richesse locale, est l’emblème roi de l’héraldique municipale,  11 villages en Lavedan l’ont cooptée :  Adé, Aspin, Gazost, Geu, Germs-sur-l’Oussouet, Lézignan, Argelès-Gazost, Arbéost, Bun, Gaillagos et Viella.
Pour être complet, il faut préciser que la vache est également le témoignage de l’attachement de la Bigorre au Béarn. Dès 1283, les Bigourdans rendent hommage à Constance de Béarn et en 1407, la Bigorre fut conquise par Jean de Foix, héritier de Béarn et lui fut rattachée en 1425. La vache est généralement colletée et clarinée d'azur (collier et cloche de couleur bleue).
La corneille. Emblème des vicomtes du Lavedan et de leurs lignées, la corneille très présente en Lavedan, symbole de fidélité et son cousin le corbeau, se retrouvent dans les armes de 16 à 17 villages : Viger, Berbérust-Lias, Germs-sur -l’Oussouet, Juncalas, Arcizans-Avant, Ayzac-Ost, Beaucens, Pierrefitte-Nestalas, Préchac, Saint-Savin, Soulom, Arbéost, Arcizans-Dessus, Arras- en- Lavedan, Sireix, Chèze et peut-être  Esterre (merles ?) .
La présence de fleur(s) de lys marque généralement la réunion de la Bigorre à la couronne de France par l’édit de 1607 d’Henri IV. La Bigorre cesse d’avoir des comtes ; Henri de Navarre était le 34e.Il y aurait des exceptions : quand le roi de France accordait des privilèges à certaines abbayes (non vérifié). 
La présence de quelques pals sang et or (1) marque le passage  en 1425, de la Bigorre au comté de Foix. Jean Ier de Foix-Grailly comte de Foix en tant que  vicomte de Béarn, devint comte de Bigorre. (La maison de Foix-Grailly s'éteint en 1483, et le comté passe à cette date à la maison d'Albret, puis en 1563 à celle des Bourbon).

 
 Foix-Grailly      Ecartelé aux 1 et 4 d'or, à trois pals de gueules ; et aux 2 et 3 d'or, à deux vaches, accornées, accolées et clarinées d'azur ; sur le tout d'or, à deux lions léopardés.   
     
Nous avons ici les vaches clarinées du Béarn, les pals de Foix et les lions léopardés de Bigorre.

La documentation la plus sérieuse nous vient de  l'Armorial de Bigorre de l'abbé de Vergès de Sazos. Né en 1737, il est surtout connu pour ses travaux de généalogie des grandes familles.


(1) Aucun, Beaucens, Argelès-Gazost.


blasons livre  Un des rares ouvrages sur les blasons locaux. Société académique des Hautes-Pyrénées, 2009-2010

LES COMMUNES DE HAUTE-BIGORRE SANS BLASON

Il y a 15 villages répertoriés sans blason officiels.

65 001 - ADAST
65 020 - ARCIZAC EZ ANGLES
65 045 - AUCUN
65 056 - AYZAC OST
65 107 - BOURRÉAC
65 164 - ESCOUBES POUTS
65 202 - GEZ
65 011 - LES ANGLES
65 348 - OURDIS COTDOUSSAN
65 352 - OUZOUS
65 355 - PAREAC
65 396 - SAINT SAVIN
65 420 - SERE EN LAVEDAN
65 458 - UZ
65 463 - VIELLA

 


 En gras, notre tentative d'interprétation. Elle évoluera  en fonction des trouvailles et des courriels des lecteurs


                                                                  Lourdes

Blason de la ville de Lourdes 65(BO)   Ancien blason de Lourdes  Blason du XVIIIe siècle
       

De gueules aux trois tours d'or, ouvertes, ajourées et maçonnées de sable, celle du milieu plus élevée et sommée d'une aigle contournée d'argent, tenant dans son bec une truite du même, à la champagne cousue d'azur, chargée d'une chaîne de six montagnes d'or, posées sur une rivière aussi d'or, ondée d'argent mouvant de la pointe.

Blason évoquant l’histoire légendée de Mirat d'après le moine anglais Marfin au XIIe siècle (G. Marès le situe en 1118, d'autres auteurs évoquent le XIIIe siècle sans précision), visant à confirmer les droits du Puy -en -Velay et du roi de France sur la Bigorre (Procès de Bigorre). On peut remarquer que le manuscrit évoque un poisson et non une truite comme dans le blason.  Et que la truite n'était pas le poisson le plus répandu dans les plats locaux. Le brochet était le poisson roi et le lac comme l'étang de l'You proches étaient des viviers à brochets
Le blason initial de la ville au XVIIIe siècle (1720), un héron au poisson dans son bec, venait peut être du blason de Jean de Béarn. Voir ci-dessus :
d’argent au héron de sable dévorant un poisson de même.



De nombreux villages n'ont pas encore de blason officiel  Ce sont :  Adast, Arcizac-ez-Angles, Aucun, Ayzac-Ost, Bourreac, Escoubes-Pouts, Esterre, , Gez-Argelès, Ourdis-Cotdoussan, Ouzous, Sère-en-Lavedan, Uz ,Viella. Au fur et à mesure d'adaptation d'un blason, nous le mentionneront avec un BO (Blason officiel)
 

                                                            Canton Lourdes-Ouest

Adé  (BO)

  600px-Blason de la ville dAdé 65 svgParti, au premier d'argent à la tour de sable ouverte et ajourée du champ, au second d'or à la vache passante colletée et clarinée de gueules sur une terrasse de sinople.

Ce blason représente l’ancien château d’Adé (à la place de l’église paroissiale) et la vache lourdaise (origine à Adé). Il ressemble à celui de Geu et de Barthe.
 


Aspin-en-Lavedan (BO)

   Blason de la ville dAspin-en-Lavedan Hautes-Pyrénées svgD'or à la vache de gueules accompagnée de trois taons de sable.

Les  pâturages  d'Aspin,  propices  à    l'élevage  de  la  race  laitière lourdaise, amenaient  avec leur rassemblement, une prolifération  de taons qui se montraient forts agressifs envers les passants. D’où le sobriquet, les taons pour les habitants. En 2015, la commune a légèrement modifié les meubles : la vache est statique et les taons ressemblent plus à des  avions !

 aspin en lavedan 2

Bartrès
 (BO)

BARTRES-65
 D'azur à la croix latine tréflée d'or, chargée au pied de la lette B capitale de sable, accompagnée en chef de deux étoiles aussi d'or .

La lettre B symbolise-t-elle la présence de Bernadette dans le village chez sa nourrice ou la première lettre de Bartrès ? Aucune information ne nous a été donnée par la mairie. Jean Védère fait mention d'une croix de rogations.


Omex (Aumets) 

 OmexD'or à la bande d'azur chargée de trois étoiles d'argent, adextrée d'un annelet de gueules.

Il s’agirait d'après Léon Sarniguet de la représentation du blason du seigneur d’Omex, Guillaume de Castelnau. Les Castelnau-Laloubère, Henri-Philippe et son fils Guillaume, furent effectivement au XVIIIe siècle, seigneurs du domec d'Omex. Ils le revendirent en 1751, aux Coufitte.

 D’après L. Sarniguet, la bande d’azur chargée des trois étoiles fait allusion à leur alliance et l’anneau rouge représente l’
anneau de soumission des anciens chevaliers. Il est une marque de grandeur, de noblesse et de juridiction. Nous retrouvons les trois étoiles et l'anneau rouge dans le blason de Ségus.

Armorial de Bigorre de l'abbé Vergès, présence de seigneur d'Ossen au même blason ainsi décrit : D'or à la bande d'azur chargée de trois étoiles d'argent et adextrée d'un annelet de guele par concession du baron de Bazillac dont il était hommager.

La municipalité n'a pas retenu le blason des d'Estibayre, vieille famille noble béarnaise (Pontacq) installée à Omex en 1538 et dont le rayonnement dépassait la vallée de Batsurguère. Ils étaient également abbé lay d' Ossen
Elle  avait pour blason un écu d'argent à 2 faucons d'azur affrontés en chef, becqués, onglés et grilletés d'or, au lévrier de gueules passant en pointe, colleté et bouclé d'or, devancé d'une flèche de sinople en pointe du canton dextre. Dom Denis d'Estibayre (1771).

Famille dEstibayre

Blason des d'Estibayre, seigneurs du domec d'Omex après le mariage en 1538 de Roger, avec Jeanne, fille d'Antoine de Domec d'Omex. Blason dessiné par Robert Lacrampe pour Mémoire du Pays de Lourdes no5. 

Armorial de Bigorre  de l'abbé Vergès :  Seigneur Estibayre, son blason est identique à celui décrit ci-dessus.
 

Ossen (Aussen) (BO depuis 2013)

 Blason ville fr Ossen 65.svg       blason ancien  dOssen

 
D'or au levrier de gueules surmonté de deux corneilles (ex faucons) de sable.

Nous retrouvons  le lévrier des d'Estibayre, mais les faucons ont été remplacés par des corneilles.


Poueyferré (BO)

   Poueyferré  65 D'argent à la levrette dressée d'azur, colletée de gueules, accompagnée en chef de trois branches de cerisier fruitées au naturel.

Blason de la famille de Navailles, dont Dominique-François (1702-1727) suivi de J-B Xavier de Navailles ont été marquis de Poueyferré. En héraldique le lévrier est le chien le plus répandu.

 

Ségus (Segús) (BO)

Segus  65D'azur à une tour donjonnée de trois tourelles d'argent, celle du milieu plus élevée, le tout maçonné de sable, sommant un mont de sinople chargé  d'un annelet d'argent, au chef cousu d'azur chargé de trois étoiles d'argent.

D'après L. Sarniguet, ce seraient les armoiries de Guillaume de Castelnau, seigneur d’Omex, de Ségus et d’Osse.
L’anneau rouge représenterait l’anneau de soumission des anciens chevaliers. Il serait une marque de grandeur, de noblesse et de juridiction
D'après Jean Védère, l'annelet serait signe de la valeur guerrière.
Nous avons vu pour Omex, que les premiers seigneurs de ce village étaient les d'Estibayre dont le blason était d'argent à 2 faucons d'azur affrontés en chef, becqués, onglés et grilletés d'or, au lévrier de gueules passant en pointe, colleté et bouclé d'or, devancé d'une flèche de sinople en pointe du canton dextre. Dom Denis d'Estibayre (1771). Voir Omex
 
   


Viger (Biger)

Viger
D'argent à trois corneilles de sable.

Blason proche de la famille Lavedan. Ces trois corneilles proviennent des armoiries des familles de "Pujo d'Espourins", seigneur d’Espourrins, vicomtes de Viger, Lugagnan, Ger, dont le château se trouvait à l’entrée du village.




                         Canton de Lourdes-Est

 

Les Angles

 A.B.AD'azur à la bande d'or, accompagnée en chef d'une aigle au naturel essorante au vol adossé et élevé d'argent, et en pointe d'un lion aussi d'or.

Il s'agit en fait du blason de l'association ABA chargé de l'animation de la baronnie, d'où blason identique pour Jarret  et Sère-Lanso

Arcizac-ez-Angles

Arcizac-ez-Angles
De gueules au mont alésé de sinople* sommé d'un château de sable, accompagné de trois étoiles de six rais d'or.
* Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives.

Ce blason évoque l’ancien château sur butte du XIVe siècle (ruines) qui dépendait de la baronnie des Angles.

 
Arrodets-ez-Angles (BO)

 Arrodets-es-Angles
D'azur au mont d'or chargé d'une roue de gueules et sommé d'une croisette latine d'argent, au chef d'or chargé d'un grillon passant de sable.
Village de crête qui dépendait de la baronnie des Angles. Cette croix sur la colline évoquerait l'histoire légendée de la croix à miracle d'un ermite et qui revenait chaque fois à sa place lorsque des bergers facétieux la faisaient rouler en bas, dans le ravin
(Voir le dossier légende). Quant à la roue, elle viendrait de l'activité de ses habitants qui fabriquaient, du XVIe au XVIIe siècle, des roues,  des timons de charrue etc., d'où le nom du village. Le  grillon  évoquerait le sobriquet donné aux villageois : ets grilhous. Dans l'inventaire du CPIE 2000, nous apprenons que les villageois élevaient des grillons dans les ateliers, ils les nourrissaient d'un mélange de farine et de débris" de bois ?



ArtiguesD'or à l'arbre terrassé de sinople, accosté de deux ânes affrontés de sable, au chef d'azur chargé d'une croisette cléchée, vidée, pommetée de douze pièces d'or accostée de deux étoiles du même.

Rare blason avec la croix des comtes de Toulouse (?) . Jean Védère nous fait part des riches pâturages où paissaient nombre de vaches (race lourdaise), d'ânons et de petits mulets (race de Batsurguère). Blason similaire à ceux de Campistrous, Grailhen, Poumarous et Pintac.

Berbérust-Lias, 1846 (BO).

Berbérus-Lias
De gueules au mont de sinople sommé d'une tour donjonnée de trois pièces d'argent, au chef du même chargé d'un chien de sable accosté de deux corneilles du même.

 
Village perché, où un seigneur local aurait élevé un château au XIVe siècle. Il ne reste aucune trace de ce bâtiment.
Jean Védère évoque un renard au lieu et place du chien.

Bourréac

?

Cheust (BO)

Blason ville fr Cheust 65.svgDe gueules à un château donjonné d'argent ajouré de sable posé sur une colline de sinople et surmonté d'une couronne antique d'or ; au comble cousu d'azur chargé d'une étoile à quatre rais accostée de deux étoiles à six rais, le tout d'or.

Il s'agit probablement du château de Castelloubon des vicomtes du Lavedan surmonté de leur couronne.


Escoubes-Pouts, 1846.

Escoubes Poust
D'or à une tour de sable avec son mur crènelé de chaque côté, soutenue de deux loups affrontés du même.

Nous ignorons pour l'instant l'origine des loups sur ce blason. Allusion aux seigneurs de Castelloubon ou au dernier seigneur de Couhitte, Jean de Couhitte ? Il avait épousé en 1526, Jeanne de Castelnau-Laloubère ; les loups étant représentés sur le blason de son épouse : les loups de Laloubère.


Gazost (BO)

Gazost
D'or à deux vaches de gueules, clarinées d'azur, passant l'une sur l'autre.

Identique au blason du Béarn et proche des blasons de Bun, Gaillagos, et Mazerolles

Ger

      Ger  65 D'azur au mont  de sinople sommé d'une maison de sable, ouverte et ajourée d'argent, surmontée d'un soleil d'or
Ces armes sont fautives.

Il évoque l'origine du peuplement du village. La tradition veut que la première maison édifiée dans le secteur ayant comme nom Yer (?), devenu Ger, Jer ou Gers (1), était celle de serfs. Par économie, ils édifièrent une grande maison, éloignée de tout hameau, sans étage et pouvant abriter trois familles. Cette maison est appelée maison chinoise dans l'inventaire du C.P.I.E.  En fait ce nom  a été donné à cette maison par les autochtones, car elle ne ressemblait en rien aux maisons locales. Le secteur fut appelé quartier chinois. Le village est parti de ce noyau urbanistique. Il se trouve maintenant au bout de la rue principale sur la droite, près de l'ancien presbytère.
Ce blason est illustré dans le Rôle des vassaux de Castelloubon (1721-1786) sous le no B5600 aux archives des Pyrénées-Atlantiques. Il a été reproduit par la mairie sur  ses actes administratifs. De cette maison viendrait le sobriquet des descendants de ces premiers habitants : ets cagalets, les chiches. "L'économie des gens de Ger irait jusqu'à l'avarice" Rosapelly.
(1) L'origine du nom serait Yer qui serait devenu Ger. Et qui voudrait dire en bigourdan, terrain gazonné sur la montagne


Germs-sur-l’Oussouet, commune en 1810. (BO)

Germs sur lOussouet
Parti au premier d’argent au merle de sable posé sur une branche de même, au second de sinople aux deux vaches passant l’une sur l’autre ; le tout sommé d’un chef d’azur chargé d’une fleur de lys d’or accoste les deux flèches haute de même, celle de dextre en barre et celle  de senestre en bande.

Tous les attributs classiques du Lavedan après 1607 : les deux vaches, la fleur de lys et la corneille qui est ici un merle ( ?). Les deux flèches comme sur le blason d’Arbéost. Aucune information de la mairie pour l'instant. Jean Védère pour les deux flèches opte pour l'évocation "du caractère fier et batailleur des autochtones." 

Geu (BO)

  Geu 
Parti de gueules à la tour crénelée de quatre pièces d’or ouverte et ajourée du champ sur une terrasse d’azur, au second de sinople à la vache d’or accolée et clarinée d’azur passant sur une terrasse de même.

La tour évoque le castet Gelos du XIVe siècle sur sa butte (ruines), ancienne résidence d’Arnauton du Lavedan, sénéchal de la Bigorre. Démantelé par le parti anglais en 1404, avec des tentatives de reconstruction à leur départ de Bigorre. Voir le dossier château
.


Gez-ez-Angles (BO)

Blason de la ville de Gez-ez-Angles Hautes-Pyrénées.svgD'or à la bande de sable, au chef d'azur chargé d'une croisette d'argent.

 
Jarret  (BO) commune en 1836.

 
Blason officiel Jarret D'azur à la bande d'or chargée  de l'inscription JARRET en lettres capitales de sable et accompagnée, en chef, d'une aigle au naturel essorante au vol adossé et élevé d'argent et, en pointe, d'un lion d'or.

Même blason que celui de Sère-Lanso et des Angles. Il s'agit en fait du blason de l'amicale ABA qui s'occupe des animations de la baronnie.

 
Julos (BO)

Blason ville fr Julos 65.svgDe gueules à un château d' d'argent maçonné de sable posé sur un mont en sinople et accompagné de trois étoiles de six rais d'or posées deux en chef et une en pointe.

Ancienne possession de seigneurs de Laloubère.
D'après Jean Védère, le château  serait censé rappeler lou castera, l'ancien castrum romain sur la hauteur de Julos.   


Juncalas (BO)

100px-Blason ville fr Juncalas 65.svg
D'azur aux deux corbeaux affrontés de sable posés sur une branche de sinople, au chef d'argent chargé d'une étoile de six rais d'or.

Rappel du sobriquet des habitants ets courbachs, les corbeaux, venant de leur origine espagnole ? Jean Védère nous fait part d'une étoile à 8 branches (?).


Lézignan (BO)

LEZIGNAN-65
D'or à la vache de sable.

Etonnante vache noire (non clarinée d'azur). Les habitants étaient éleveurs de la laitière de race lourdaise. 

Lugagnan (BO)

Lugagnan 
D'azur à la croix d'or

Blason probablement très ancien d'un seigneur local dont nous n'avons à ce jour, trouvé aucune trace.
Jean Védère nous propose deux pistes : la commémoration d'une histoire légendée évoquant une nuit fort ancienne du 29 novembre où une "croix  d'étoiles" fut aperçue dans le ciel, et la seconde, l'érection d'une croix sur l'un des contreforts de la montagne lors de la création de la première ardoisière. Tout cela reste à vérifier.


Blason choisi par la mairie en 2014, pour rappeler les tailleurs de pierre qui ont fait la prospérité du village.

CIMG9571 2


 Ossun-ez-Angles (BO)

Blason ville fr Ossun-ez-Angles 65 svgDe gueules à la croix estrée d'argent cantonnée aux 1 et 4 d'un ours en pied d'argent, aux 2 et 3 d'une feuille de fougère en barre du même.

Jean Védère citant le paléographe Jean Larcher évoque un marquis d'Ossun (seigneur d'Azereix, de Bartrès, Les Angles et de Saint-Luc dont les armoiries seraient identiques.  


Ourdis-Cotdoussan,
1960.

Ourdis Cotdoussan
D'argent aux deux chauves-souris volantes de sable, l'une sur l'autre, au chef d'azur chargé d'une fleur de lys d'or.

Il évoque le sobriquet des gens  d’Ourdis : ets tinhahus d’Ordis (Rosapelli). De nombreuses chauves-souris venaient la nuit dans les étables s’alimenter en insectes. L’histoire légendée dit aussi qu’elles étaient nombreuses sur le mont Prat, près d’un tombeau. 
 
 Ourdon
(BO)
 
Ourdon   65D'or  à la cotice en barre de gueules chargée de l'inscription OURDON en capitales d'argent posées à plomb et accompagnée de deux taons de sable, au chef de sinople chargé d'une croisette d'argent

 Il y a probablement un rapport avec le sobriquet, les taons donné aux habitants. Voir le dossier sobriquets, patrimoine linguistique.
 D'après Jean Védère, ce blason viendrait du Second Empire et mettrait à l'honneur les taons, qui au Moyen Age, avaient attaqué le seigneur local, fort mal disposé envers ses serfs, et dont le cheval en se cabrant tua son maître. D'où l'origine du sobriquet.


Ousté (BO)

blason Ousté   
D'azur à la chaîne de montagnes de sinople aux pics enneigés d'argent mouvant des flancs et de la pointe, et à trois vautours éployés d'or, deux en chef sur l'azur, celui de senestre la tête contournée, et un en pointe sur la chaîne de montagnes.   
                 
   
D'après J-L Laplagne, ancien maire: " Ousté domine les deux villages les plus peuplés de la vallée, Juncalas et Saint-Créac. Perché, il surplombe. Autrefois, la végétation moins dense révélait mieux le clocher et la "falaise" des maisons fortes à l'aplomb. On pouvait prendre ce village pour un nid de vautours. L'autre explication tient aux surnoms d'animaux nuisibles déjà évoqués, partagés par tous les voisins de la vallée et qui se répondent de village à village. La dernière explication est la plus évidente : les habitants d'Ousté sont vraiment des vautours."

Pour simple info les anciens blasons :

Ousté
D'argent à la fleur d'églantier feuillée de trois pièces au naturel, à la bordure de sable chargée de six besants d'or
.
Un autre blason présenté par J-L Laplagne, ancien maire d'Ousté

Ousté 2Ici, nous avons une fleur d'aubépine. Et aucune réponse sur l'existence de ces deux blasons et leur signification. De plus, la mairie a demandé en 2005 à un artiste lourdais, de réaliser un nouveau blason, devenu le blason officiel  (au-dessus). Il est censé représenter trois vautours qui évoqueraient le sobriquet réel sur les oustéens, sauf que ces vautours ressemblaient à s'y méprendre à l'aigle polonaise, avant une reprise par l'auteur pour mettre la collerette de plumes autour du cou et modifier le bec. 

                                 
 
Paréac

Blason inconnu malgré la description. En attente. De gueules au mont isolé cousu de sinople sommé d'un château de sable, accompagné de trois étoiles à six rais d'or.


Saint-Créac

Saint Créac
D'azur à la croix latine d'or issant de deux fasces ondées d'argent.

 

Sère-Lanso,
1846.

Sère-Lanso off 65D'azur à la bande d'or chargée  de l'inscription SERE-LANSO en lettres capitales de sable et accompagnée, en chef, d'une aigle au naturel essorante au vol adossé et élevé d'argent et, en pointe, d'un lion d'or.

Même blason que celui de Jarret, en fait c'est celui de l'amicale ABA chargée de l'animation de la baronnie des Angles.


   

                                                  

                         Canton de Saint-Pé- de-Bigorre

 Barlest  (BO ) (CO)

BarlestD'azur au pal engrêlé d'argent, à la croix du même brochant sur le tout.


Loubajac (BO)

  Loubajac off 65        
                                                   D'azur à la tour donjonnée d'or, accompagnée en chef de deux oiseaux de sable et en pointe d'une fleur de lys d'argent.

Un château à Loubajac ? Même blason que celui d'Arcizans-Dessus, qui en revanche a un lys d'or (?)
 

Peyrouse (BO)

 PeyrouseD'azur à une tour donjonnée d'or maçonnée de sable sur une montagne au naturel chargée d'une navette d'argent, au chef cousu d'azur chargé d'une étoile de 6 rais d'or surmontée d'une couronne du même accostée de deux quenouilles d'argent , celle de dextre en bande et celle de senestre en barre.

La colline rouge aurait un rapport avec le nom : Pierre rouge. Depuis le XVIIIe siècle, les habitants étaient d'habiles tisserands. D'après Jean Védère, la tour serait une tour à signaux sans précision. Ne serait-ce pas la tour de l'ancienne bastide ? 

Saint-Pé- de- Bigorre (BO, CO)
  
    Couronne ducale
 

Saint-Pé      


 D'azur à la main de carnation tenant une palme d'argent, brochant sur deux clefs du même passées en sautoir, le tout accosté des mots SAI et NPE en lettres capitales d'or, surmonté d'une couronne royale du même, accompagné de trois étoiles de huit rais aussi d'or, celle de la pointe surmontée des lettres R et S capitales du même.

Ce blason moderne est une copie approximative de l’ancien blason du monastère de Saint- Pierre, Saint-Pé, en langue locale et qui date de 1022. C’est la date de son édification par le duc de Gascogne, Sanche Guillaume. Ici, la couronne ducale a été remplacée par une couronne royale. Sanche Guillaume  avait été guéri par l’eau de la fontaine miraculeuse de Génères (ancien nom du lieu, sur la route de Saint-Jacques très fréquentée par les jacquets). Les clefs et SAINT PE évoquent saint Pierre, devenu saint patron du village. Le RS était en fait sur le blason d’origine DRS, le D étant entrelacé. Ce mot signifierait semble-t’il Deus Regem Salvet. Les étoiles peuvent être interprétées comme les étoiles célestes. La main tenant ce que je pensais être une plume en souvenir du tribunal des ordalies, serait une palme, probablement la palme du martyre de saint Pierre.






                                                              Canton d’Argelès-Gazost

Adast

Adast       armes dEspourrins   EspourrinsA droite, blason de la famille d'Espourrins rectifié par Jean-Paul Fernon.  Avec son aimable autorisation.

                

D'azur aux deux massues de sable passées en sautoir, liées d'argent, accompagnées de trois têtes de maure de sable, le tout surmontant trois épées de gueules en pal. 
* Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives.
Les trois épées représentent les armoiries des d’Espourrins (Despourrins) dont la mère de Cyprien, Gabrielle de Miramont possédait le château local. On les retrouve, mais celle du milieu inversée (la pointe en pal), sur les colonnes commémoratives d’Accous en Béarn et sur le chemin face au château de Miramont. Elles ont pour origine l'histoire légendée concernant le père de Cyprien , qui durant la guerre de Succession se battit contre trois officiers. Il tua le premier, blessa le second et  désarma le troisième. Puis emporta les trois épées.
Les trois têtes de maure proviennent du blason originel de la famille (d'Esparros) qui vient d'Aragon (acte de Sallent de 1328). Elles ornaient les blasons des familles nobles ayant combattu les Sarrasins. Quant aux deux massues ?

Armorial de Bigorre de l'abbé Vergès : la famille d'Espourrins-Esparros, seigneur de Miramont était aussi abbé lay de Viger. Le blason est identhique : d'azur à deux massues d'argent liées et passées en sautoir accompagnées de trois têtes de maure de sable en chef et de trois épées de gueules en pointe.

Agos –Vidalos, 1846. (BO)

 Blason de la ville dAgos-Vidalos Hautes-Pyrénées.svgD'azur à une tour carré d'argent maçonnée , ouverte et ajourée de sable accostée de deux chèvres affrontées d'or grimpantes, le tout  sur un pont de sinople ; à la champagne ondée d'or chargée de 2 burelles ondées aussi de sinople.


La tour évoque celle du château de Vidalos. Construite en l’an 1175, sous le règne de Centulle III dit Centot, elle était un poste de guet du château fort de Lourdes. Les chèvres étaient la richesse du pays dont  le surnom de ses habitants était eths crabers (les chevriers). Dicton : "Que vau mes estar crabèr a Agos que curè a Viscòs ou "Que baou es esta crabé à Agos que curé de Biscos" - Mieux vaut être chevrier à Agos que curé à Viscòs. Les chèvres étaient pour les locaux, une bonne source de revenus.

Arcizans-Avant (BO), reproduit vers 1990 par la mairie.

  Arcizans-Avant
D'azur au château d'argent maçonné de sable et ajouré du champ posé sur une motte isolée de sinople soutenue d'une paire de ciseaux ouverts aussi d'argent, au chef du même chargé d'une étoile de six rais d'or accostée de deux corneilles de sable becquées et membrées de gueules.
* Il y a là non respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives. 

La tour représente le château faussement dit du Prince Noir. D’après Roger Roucolle, dont la famille paternelle est originaire du village, une très jolie légende voudrait que, combattant les maures sous la bannière d’un roi d’Aragon, un seigneur d’Arcizans aurait proposé à ce dernier une entreprise si périlleuse que le souverain la regardant comme impossible, lui aurait promis un merle blanc s’il arrivait à ses fins. Il faut croire qu’il réussit, les Arcizanais blasonnaient « d’azur à merle d’argent » sur l'emblème d’origine, dont nous ignorons où il se trouve. Pour Jean Védère, ancien fonctionnaire à la préfecture, il s'agirait des corneilles de la vicomté.  D'après lui également l'étoile d'or ferait allusion au courage des seigneurs des lieux qui s'illustrèrent dans les croisades, contre le parti anglais et les huguenots béarnais. 
Quant aux ciseaux en terrasse qui datent du XVe siècle, ils viennent probablement du sobriquet  sur les habitants : d’Estalhanceta (estalhants veut dire ciseaux). Les habitants étaient réputés comme tisserands avec un esprit affuté.
Jean Védère rappelle la légende de la "hount d'era encantado" où une jeune fille, Margalide, fut attirée par un ruban flottant sur l'eau de la fontaine. Elle tira longtemps sur celui-ci qui paraissait fort long. Sa mère l'appelant, elle coupa le ruban avec ses ciseaux pour récupérer le morceau qu'elle tenait dans ses mains. Elle ne savait pas qu'au bout du ruban se tenait une fée qui attendait d'être délivrée. Furieuse celle-ci jeta une malédiction sur la mère de Margalide qui mourut le lendemain.


Argelès-Gazost (BO)

Argeles-Gazost
Écartelé : au premier d'argent à la hure de sanglier en rencontre de sable défendue aussi d'argent soutenue de trois pieds aussi de sanglier de sable de front rangés en pal, au deuxième d'azur à l'ours en pied d'or descendant d'une montagne d'argent surmontée d'une étoile aussi d'or, au troisième d'or à la vache de gueules allaitant son veau contourné du même, au quatrième coupé au I d'azur au roc d'échiquier d'or et au II d'or aux deux fasces de gueules.

Écusson complexe : il représente les quatre principales familles qui ont occupé les deux seigneuries d'Ourout et de Vieuzac.  Au premier,  en haut à gauche : la hure et les trois pieds de sanglier pour la famille de Vieuzac ; au second en haut à droite, l’ours gravissant  la montagne, pour la famille Ourout d’origine ;  pour le troisième, la vache et son veau pour la famille Majoureau ; au quatrième, en bas à droite pour la famille d’Ourout.

Ourout 2
L'ours du château d'Ourout. Photo J. Omnès

Historique

L’idée de prévoir un blason représentant la ville d’Argelès-Gazost vient de la demande du Musée Pyrénéen du château fort de Lourdes qui avait  décidé lors de la création du Touring club, de faire figurer dans une de ses salles des panneaux représentant les armoiries des cités pyrénéennes, de l’Océan à la Méditerranée.La demande effectuée  par voie de presse en 1924, fut suivie par la ville d’Argelès-Gazost par un rapport réalisé par M. Gaurichon. Les archives communales avaient été consultées en vain, sans découvrir de renseignements utilisables pour la réalisation du projet de ces armoiries. Une recherche historique a été réalisée.  Le nom de Gazost a été ajouté en 1891, à la suite du branchement des sources de Gazost sur Argelès.  Le mot Argelès qui remonte à 1290, vient du quartier septentrional du village d’Ourout qu’il absorba et déborda sur le village de Vieuzac qu’il finit également d’englober suivant une ordonnance royale de 1824. Les deux villages absorbés étaient le siège d’un doumec..

Le blason retenu représente les familles nobles de ces deux doumecs.
Le premier quart (la hure de sanglier) correspond au blason de la famille de Vieuzac,  le deuxième (l’ours) à celui de la famille primitive d’Ourout , le troisième (la vache)  correspond à la famille Majereau, seigneurs d’Ourout et de Vieuzac et le quatrième (le roc d’échiquier), au blason des seigneurs d’Ourout. Ces armes proviennent d’un vieux manuscrit du livre de raisons du comte Maxime de Roquette. Manuscrit repris sur un tableau du comte de Roquette Buisson offert à la ville d’Argelès-Gazost. Ce sont ces armes qui ont été adressées au musée pyrénéen et ont été adoptées par la municipalité dans sa séance du 14 juin 1924.
D'après Monsieur Larcher, la famille Majereau (Mayourou) d'Ourout "portait d'argent à quatre hures de sanglier de sable aux quatre coins du Béarn," mais d'après Jean Bourdette leurs armes étaient la vache et son veau.
 
Artalens-Souin, 1848 (BO)

Artalens-Soin
D'argent au serpent ailé de sable posé en pal, au chef d'azur chargé d'une étoile de six rais d'or accostée de deux croissants du même.

Rappel de la légende du lac d’Isaby et de son dragon. Voir patrimoines humains, dossier légendes

 

Ayros-Arbouix, 1846 (BO).

Ayros arbouix 65

D'azur à la fasce ondée haussée d'argent, accompagnée en chef des inscriptions AY à dextre et AR à senestre en lettres capitales du même et en pointe d'un arc couché d’or, cordé de gueules, sur lequel est ajustée une flèche d'argent, empennée et ferrée d'or.

Symbole de la fusion des deux communes : AY et AR. D'après Jean Védère, Bouix qui vient de buis, aurait eu sur sa hauteur jadis, une zone en forme d'arc, couverte de buis. Nous avons un doute sur cette interprétation.  



Ayzac-Ost, 1844.

Blason Ayzac-Ost 65                 Ayzac-Ost 2 
                            

 D'azur au rocher  de sable sur une champagne ondée de sinople chargée de trois fasces ondées d'argent, au chef du même chargé d'une étoile de six rais  d'or accostée de deux corneilles de sable.

Il s’agit des fameux rochers de Balandrau, pierres à légendes. Les corneilles représentent la vicomté du Lavedan.

Armorial de Bigorre de l'abbé Vergès : la famille d'Ost ancienne famille du Lavedan. Blason d'argent à trois chevrons d'azur, accompagnés de trois corbeaux de sable, deux en chef, un en pointe.
La famille Mûa, anciens seigneurs d'Ost qui possédait la terre de Barbazan -Debat [Canton de de Séméac] ° et de Sarniguet [Canton de Bordères-sur-Echez]. Son blason : D'azur à la montagne de huit copeaux d'argent, au chef d'or chargé de trois merlettes de sable.

Beaucens (BO)

Blason Beaucens 65
Parti,  au premier d'argent aux trois corneilles de sable, celle de la pointe posée sur une branche de sinople, au second d'or aux quatre pals de gueules.

Siège de la vicomté, les corneilles représentent les armoiries des vicomtes du Lavedan qui logeaient au château. Le Lavedan passa (avec la Bigorre) sous l’autorité du vicomte de Béarn, de Foix Grailly , en 1425, d’où les pals sang et or. Le château de Beaucens, fin du Xe siècle, faisait partie des trois châteaux des vicomtes du Lavedan, avec Castelloubon et Geu. Leurs possessions comprenaient la vallée de Barèges, l'Extrême de Castelloubon, les villages de Ger, de Geu et de Lugagnan.


Armorial de Bigorre de l'abbé Vergès : Estrade, seigneur de Couhitte, ancien fief de la commune de Beaucens, dont il reste de nos jours une maison seigneuriale. Son blason : De gueules au palmier d'or posé sur une terrasse de sinople, un liond'argent appuyé contre l'arbre.
Famille Lavedan, anciens vicomtes du Lavedan dans le Castelloubon, barons de Beaucen(s). Famille éteinte. Blason : D'argent à trois corneilles de sable becquées et membrées de gueule.*


Boô–Silhen (BO) 

Blason ville fr Boô-Silhen Hautes-Pyrénées.svg
De sinople aux deux renardeaux au naturel passant l’un sur l’autre.
Allusion probable au sobriquet sur ses habitants : eths vopats de Silhen les renardeaux (Rosapelly) ou ets bonparots, la finesse des petits renards (Robert Palisso dans Lavedan et Pays toy numéro 32).



Cauterets (BO)

Cauterets
D'azur à la montagne d'argent sur une plaine de sinople, sommée d'un choucas essorant de sable accosté de deux chaudrons de gueules.

La montagne rappelle la situation géographique de la ville. D'après le site vppyr.fr, les chaudrons seraient remplis l'un d'eau froide (torrent glacé) et l'autre d'eau chaude (source sulfureuse à 55°C)  Ce qui rappellerait l'origine du nom de la ville : Cauterets = chaud et froid (?).
En fait  Cauterets viendrait de caoutares,  nom bigourdan (caldares en gascon, caldarez en aragonais), signifiant sources d'eau chaude.
Mais Alphonse Meillon, enfant du pays et le philologue Gérard Rohlfs, donnent une seconde signification : celle de chaudron, cautèr en bigourdan. Reste à savoir pourquoi deux cauteres
Le chaudron indispensable à la vie pastorale, ustensile coutumier des bergers qui l'utilisent pour fabriquer leur fromage.
La précision du "choucas", oiseau fréquent dans la région est acceptable, vu la tache grise de l'oiseau derrière la tête. 

 

Gez-Argelès

  Gez 2
D'azur au menhir de sable sur un mont herbeux de sinople, au chef d'or chargé de deux branches de châtaignier aussi de sinople, fruitées du champ.

Le menhir, il s’agit en fait du Calhau de las Brouches, ou Caillou de la Sorcière : "pseudo-dolmen" sur plan incliné à 45°: énorme dalle erratique de 4x5x1,5 m, calée horizon­talement par un 2e bloc de granite de 1,6x1,6x1 m. L'ensemble forme abri. Azimut 64°. Les branches de châtaigniers indiquent la richesse locale réputée : les châtaignes.

Gez     Gez 2
Se trouve dans un site boisé dominant la vallée, après le cimetière nouveau. Photos. J Omnès
 

Lau-Balagnas, 1846. (BO)

Lau-Balagnas 1      Lau-Balagnas 2 Blason Lau
  

D'azur à la fasce ondée d'argent, accompagnée de deux canards cousus de sinople et en pointe d'un canard d'or.

Ce blason fait penser à celui d’une des branches cadettes des vicomtes du Lavedan, les d’Astaing d’Estampes. Mais leur blason familial à quatre quartiers est composé de « trois fasces ondées d’argent et de trois merlettes de sable. » Une merlette est un oiseau représenté de profil, les ailes contre le corps, dépourvu de becs et de pattes. Aurait-on confondu merlettes avec des canards ?

Selon quelques auteurs, les merlettes signifient les ennemis vaincus et défaits ; si elles sont de gueules, elles représentent l'ennemi tué sur le champ de bataille ; si elles sont de sable, elles représentent l'ennemi dans la captivité. Selon d'autres, elles désignent les croisades ; leur bec et leurs pattes coupées marquent les blessures qu'on y a reçues ; d'autres enfin pensent que l'usage de représenter les merlettes sans bec ni membres, est venu des anciens hérauts, qui se servaient de petites pièces d'émail carrées pour figurer ces petits oiseaux sur les cottes-d'armes et boucliers, et ne s'arrêtaient point à en marquer les extrémités.

Sur la reproduction florale, les deux canards cousus de sinople semblent s'être transformés en merles.
En définitive le blason ci-dessous  proposé par Jean-Paul Fernon a été adopté en juillet 2015 comme blason officiel


lau balagnas0002
  D'azur à la fasce ondée d'argent accompagnée en pointe d'une canette d'or ; au chef aussi  d'or chargé de deux corneilles affrontées de sable, becquées et membrées de gueules.

Les deux canards sont remplacés par deux corneilles de la vicomté.


Ouzous

Ouzous  

                                             D'azur à la croix d'argent.
Aucune information .

 

Pierrefitte-Nestalas (BO), 1901.

  Pierrefitte
D'argent au mont de sinople sommé d'une peyrehitte (rocher) de sable accostée de deux noyers aussi de sinople, au chef de gueules chargé d'une fleur de lys d'or accostée de deux corneilles affrontées du même.

Le rocher fait référence à la topographie du village. Peyra-Hita signifie pierre borne. Celle qui limitait Nestalas de Soulom. C'est de cet endroit que partait le chemin muletier conduisant à la communauté de Cauterets et de ses bains. Les corneilles représentent les armes des vicomtes du Lavedan et la fleur de lys la protection royale accordée à l'abbaye de Saint-Savin, propriétaire de la seigneurie de Nestalas.

Pierrefitte
La pierre levée aujourd'hui disparue, se trouvait contre le pignon de la maison au balcon, place Henri Russel. Elle était encore visible en 1925 (Document de M. Poque).

 


Préchac (BO)

Préchac
D'azur à la fasce ondée d'argent, au chef d'or chargé d'un fer de flèche de sable sur lequel sont posés deux oiseaux affrontés du même

Les deux volatiles seraient des corneilles lavedanaises. La fasce ondée d'argent représenterait, d'après Jean Védère, les quatre affluents du gave : Aygue-Berdeu, Bayet  Ylats et Bastillous.



Saint-Savin

Saint-Savin
D'azur à la Sainte Vierge au naturel sur une terrasse de sinople, accompagnée en chef d'une croix de Malte d'argent accostée de deux corbeaux de sable.

La vierge sur un rocher évoque celle du miracle de Poueylaün.  Voir le dossier patrimoine humain, légendes. La croix de l’ordre des chevaliers de Saint-Jean fait référence à l’hospitalet jouxtant ladite chapelle.

Saint-Pastous

Saint-Pastous
D'argent au mont de sinople chargé d'une fleur de lys d'or, sommé d'une aigle essorante de sable tenant avec son bec une clochette du champ.


D'après Jean Védère, ce blason devrait rappeler l'édit royal du 13 octobre 1341, par lequel Philippe IV accorda son patronage à l'abbaye de Saint-Savin (Sen Sabi) dont dépendait Saint-Pastous. D'où, d'après lui, la fleur de lys d'or et la cloche. L'aigle signifierait  l'existence ancienne d'un oppidum (comme à Lourdes). Il paraît que les villes possédant un oppidum avaient l'habitude de mettre un aigle dans leur blason (?).  À vérifier. 

Salles (BO, 2015)

 
  Salles  65De gueules à la tour d'or cousue de sable sur une terrasse de sinople, au chef d'argent chargé de trois oiseaux aussi de sable.

Évoque le château de Salles (château d’Arzaas, XIIe-XIIIe siècle) et les trois corneilles des vicomtes du Lavedan.
D'après Jean Védère, le fond rouge évoquerait  la vaillance des Lavedanaises qui contribuèrent à la victoire des montagnards sur les envahisseurs huguenots (1569)
!?

Sère-en-Lavedan

Sère
D'azur à la croix de Malte d'argent, au chef d'or chargé d'une coquille aussi d'argent accostée de deux croissants du champ.

Village dépendant de la seigneurie de la Pena. D'après Jean Védère, ce blason évoque la présence d'un hospitalet sur la colline de Sère. Le mobilier évoque l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et le pèlerinage à Compostelle.

Armorial de Bigorre de l'abbé Vergès : Famille Lapène famille fondue au XVe siècle dans celle de Barèges de La Hitte. Blason : D'azur à l'aigle éployé d'argent.

Soulom (BO)

Soulom
D'argent aux trois corneilles contournées de sable.
 

Identique au blason de Viger (armoirie des seigneurs d’Espourins)  et très proche du blason de la famille des vicomtes du Lavedan où ce sont des corneilles orientées vers l’ouest : trois corneilles de sable becqués de gueule.



Uz

Uz
D'argent à l'arbre de sinople accosté de deux lions affrontés de gueules.

 

Vier-Bordes, 1847 (BO).

Vier-Bordes
D'azur à la fasce haussée d'argent, au chef d'or chargé d'une cloche de sable accostée de deux fleurs de lys du même.

Sur le blason présenté par Jean Védère la fasce d'argent est une ondée censée représenter les cinq ruisseaux irrigant les pâturages  


 

Villelongue (BO)

Villelongue
D'argent au serpent ailé de sable ondoyant en pal, au chef abaissé d'azur chargé d'une bande aussi d'argent surchargée de cinq billettes aussi de sable posées en bande et accostée, en chef, d'une lettre I capitale d'or et, en pointe, d'une lettre M capitale du même.

Evoque la légende du dragon du lac d’Isaby. Voir dossier sur les légendes. La route (cami) représente la topographie particulière du village tout en longueur de part et d’autre d’un chemin. Quant aux cinq billettes, elles seraient censées représenter les maisons bordant la cami.
 Les deux lettres I et M représenteraient les deux ruisseaux qui traversent le village I pour l Isaby et M pour le Malin.

  

  
                                        Canton d’Aucun

Arbéost, 1743 (BO).

Arbéost  Germs  


                                             
Arbéost                                Germs-sous-l’Oussouet

Parti, au premier d'argent à la corneille de sable perchée sur une branche du même, au second de sinople aux deux vaches d'or passant l'une sur l'autre ; le tout sommé d'un chef d'azur chargé d'une fleur de lys d'or accostée de deux flèches du même, celle de dextre posée en barre et celle de senestre posée en bande.

La fleur de lys ici symbolise l’accession en 1743 du hameau d'Herrère-Dessus en commune : Arbéost, par arrêt du conseil d’Etat. Les "meubles" du blason rejoignent les symboles classiques du Lavedan : la vache et la corneille. André Fourcade dans son ouvrage, a remplacé les deux flèches par deux fers de lance, probable allusion, dit-il , au minerai de fer de la région. Voir le blason de Ferrières. Pour Germs, il évoque pour les deux flèches, la combativité et la hardiesse de ses habitants (?).




Arcizans-Dessus (BO), Dessus a remplacé Soubirou.


  Blason de la ville dArcizans-Dessus 65 svg    
D'azur à la tour donjonnée d'or, accompagnée en chef de deux corneilles affrontées du même et en pointe d'une fleur de lys d'or.
* Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives.Ce blason ressemble à celui de Loubajac.

Évocation d'une probable tour fortifiée des XIII-XIVe siècles, érigée par les vicomtes du Lavedan. Corneille du Lavedan et fleur de lys royal.

Blason mairie Arcizans-Dessus Blason sur la mairie

 

Arras- en-Lavedan (BO). Le blason se trouve sur l’imposte de la porte de la mairie.

Arras  
D'azur à la fasce d'argent chargée d'un sanglier de sable défendu aussi d'argent et amputé de sa patte antérieure dextre, accompagnée, en chef, de trois corneilles aussi de sable becquées et membrées de gueules et, en pointe, d'un château sommé de trois donjons couverts et girouettés d'argent et maçonné de sable.
* ll y a là non respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (Sable/azur). 

Le château à trois tours représenterait, d'après la mairie, le Castel Nou qui domine le village, mais aussi les deux autres châteaux du village : Montperlé et Doumec. Voir le dossier sur les châteaux. Nous opterons personnellement, avec le seigneur actuel des lieux, pour le blason de la famille Castelnau. Le blason de cette dernière, avant sa liaison avec les Laloubère, était représenté par un "château ouvert, crénelé, sommé de trois donjons crénelés et couverts de leur girouelle".
Quant au sanglier, surmonté des trois corneilles du Lavedan, il n’a que trois pattes.  Il s’agit de la commémoration des tributs à verser aux abbés de Saint-Savin, une épaule de tout sanglier tué dans la vallée.

Armorial des Pyrénées de l'abbé Vergès : Famille Majourau qui possédait les terres du Domec d'Arras de Soréac, Talasac, Vieuzac etc. Famille éteinte. Son blason : d'argent à trois pieds de sanglier de sable surmonté d'une hure de même.

Arrens-Marsous (BO) 
  
100px-Blason Ville fr Arrens-Marsous 65.svg
Cet ancien blason d’Arrens est devenu le blason officiel. Il se trouve dans la salle de réunion du conseil municipal.  Il représente la Vierge de Poueylaün sur son rocher et les corneilles du Lavedan.
 


Aucun

Aucun  
D'or aux deux burelles de gueules, au chef d'azur chargé d'un roc d'échiquier du champ.

Blason énigmatique : que représente le roc d’échiquier ? André Fourcade opte pour un rappel des montagnes environnantes sous le ciel bleu. Les deux burelles de gueules rappelleraient peut être, toujours pour André Fourcade, « la crête de Pan et les cimes de Spandelles et Bazès qui coupaient le territoire communal. » Personnellement j’opterai plus pour les pals sang et or (bien que mis à l’horizontale) du vicomte de Foix-Grailly, devenu vicomte du Lavedan (et de la Bigorre) en 1425. Ces armes sont celles de la famille d'Ourout que nous retrouvons dans le blason d'Argelès-Gazost. André Lafourcade évoque la création éventuelle de ce blason par Arnauton du Lavedan Arnaud IV, alors sénéchal de Bigorre, décédé en 1422. J’opterais pour Arnaud V son fils, seigneur de Lavedan, de Castelloubon et de Beaucens, chambellan du roi, capitaine de Lourdes, après le passage de la Bigorre dans le patrimoine des vicomtes de Foix et Béarn. La question reste ouverte. Jean Védère a aussi plusieurs idées sur l'origine du blason ; mais étant aussi farfelues les unes que les autres, je m'abstiendrai de les mentionner.  

Bun (BO)

Bun  
D'or aux deux vaches de gueules, accornées, onglées et clarinées d'azur, passant l'une sur l'autre.
Identique aux blasons de Gaillagos, Viella et du Béarn.



Estaing, commune en 1836.  (BO)   
                                                         300px-Héraldique Meuble Couronne Comtale.svg
Couronne comtale, Wikipédia, Ludovic Baillet 
Estaing   
De sinople à deux burelles ondées d'argent soutenues chacune d'une truite de même, au chef d'or chargé d'une couronne comtale d'argent.
* Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives.

Commune créée en 1836, sous Louis Philippe avec la fusion des Bats d'Aucun et de Bun (deux écarts de cadets) Evocation du lac et de ses poissons, sous la couronne comtale à neuf perles des comtes de Bigorre. André Fourcade évoque une couronne vicomtale (?).

Ferrières, commune en 1790, anciennement hameau Houagarou (fougère) (BO).

Ferrières
De gueules aux deux fers de lance d'argent.

Evocation des mines de fer de Baburet. Voir dans le dossier patrimoine naturel, les mines. La mairie n’a pas d’archive sur ce blason. Ce blason ressemble à celui d'Estarvielle.
 

Gaillagos (BO)

Gallagos
D'or aux deux vaches de gueules, accolées et clarinées d'azur, passant l'une sur l'autre.

Village connu pour ses vaches tachetées. Blason  identique à ceux de Bun, Viella et du
Béarn.

Sireix (BO)

Chèze ET Sireix  65D'azur à deux chèvres affrontées d'argent sur un mont de sinople chargé d'une fleur de lis aussi d'argent, au chef chargé d'un mont de sinople sommé d'une corneille de sable.

Toujours la corneille du Lavedan et la fleur de lys royale. Ressemble à celui de Chèze, mais qui a depuis 2015 une fleur de lys or.
Nous savons, grâce à Jean Bourdette et ses annales, qu'avant l'an 1000, le seigneur de Montperlé, d'Arras, vassal des vicomtes du Lavedan possédait les terres dites de Sirèch (Sireix) ; il les donna en fief à des cadets et cadettes d'Arras qui voulaient s'y établir. Cette colonie est à l'origine du village de Sireix. Les cadets du Lavedan, pauvres, s'étaient spécialisés, comme ici et à Arbéost, dans la fabrication de fromage de chèvre.
  



 
                           Canton de Luz-Saint-Sauveur

Barèges, devenu commune en 1946 (BO)

Bareges
Tranché : au 1er de gueules à l’isard d’or, contourné et regardant à dextre, au 2e d’azur à la fontaine jaillissante d’or; à la paire de ski d’argent, posée en bande et brochant sur la partition.

Isard, paire de ski et source thermale, la trilogie de la richesse locale

 

Betpouey
( BO-CO)

Betpouey
De sinople au mouton paissant d'argent, sur un tertre herbeux du champ, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.

Le mouton paissant sur une estive représente la richesse locale, appelée mouton de Barèges. Il a obtenu une AOC.  Voir à ce sujet le site www.buvettedesalpages.be 

  moutonniers
 


Chèze (BO)                

                                                                   
Cheze 65D'azur à deux chèvres d'argent affrontées sur un mont de sinople chargé d'une fleur de lys d'or ; au chef d'or chargé d'un mont de sinople mouvant du trait du chef et sommé d'une corneille de sable 

Blason très proche de celui de Sireix qui a une fleur de lys d'argent.


Esquièze-Sère (-en-Barège), 1846 (BO).

Esquièze Sère
D'argent à une tour de sable sur une terrasse de sinople, accostée de deux sapins du même, surmontée d'une croisette aussi de sable accostée de deux soleils du même.

Château de Sainte-Marie.



Esterre

Esterre
D'azur à une tour donjonnée de sable, accompagnée en chef de deux merles du même et en pointe d'une fleur de lys d'or.
* Il y a là non respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (Tours et merles de sable sur azur).

La tour : château Sainte-Marie ? le blason est identique à celui de Loubajac


Gavarnie, commune  en 1842 (BO).

Blason Gavarnie 65
D'argent au mont de sinople sommé d'un chamois au naturel, au chef de gueules chargé d'une croix de Malte d'argent chargée d'un besant d'or, accostée de deux coquilles du même.

Gavarnie, lieu de passage pour les  pèlerins de Saint-Jacques, d’où les coquilles et la croix de l’hospitalet des chevaliers de l’ordre de Saint-Jean (ordre de Malte). Ce besant d'or ne se trouve pas sur le blason Wikipédia


Gèdre, commune en 1842 BO (CO)

Gèdre wikiDe sinople à deux burelles ondées d'argent chacune surmontée d'une truite du même,  la seconde contournée, au chef d'or chargé d'une couronne de comte d'argent


Même blason que celui d’Estaing. La couronne comtale (origine ?), d’après la mairie était gravée sur une pierre devant l’ancien pont de bois (1712-1878) qui aurait été remplacé par le pont de pierre actuel. De même source, les poissons évoqueraient la dextérité des pêcheurs locaux dont le sobriquet aurait été ets pêscadous de Yédres. D’après Rosapelly, le sobriquet était eths menicoulias : les naïfs, faibles d’esprit. Voir le dossier patrimoine humain, les sobriquets.



Grust (BO)

600px-Blason ville fr Grust 65 svgD'azur à une chaîne de montagne d'argent sur une terrasse de sinople et à une maison de sable brochant, posée aussi sur la terrasse, le tout surmonté d'un soleil rayonnant d'or .



Luz-Saint-Sauveur (BO)

Luz-Saint-SauveurTiercé en fasce de gueules, d'azur et de sinople, au peuplier arraché d'or brochant sur le tout, adextré d'une brebis contournée paissante  d'argent et senestré d'une vache passante du même,  posés sur la ligne de partition entre le 2 et le 3.



Saligos (BO)

Saligos                     
                                           
De sinople aux deux burelles ondées d'argent surmontées chacune d'une truite contournée du même, au chef d'or chargé d'une couronne comtale d'argent.

Blason identique à celui de Gèdre et d’Estaing. Mais ici, par rapport au blason de Gèdre, les poissons vont dans le même sens. JeanVédère pense que les ondées d'argent évoquent les deux torrents issus du gave qui entourent le village. Mystère sur la couronne comtale aux neuf perles.


Sassis (BO)

Sassis
D'argent à un ours de sable passant sur une terrasse de sinople; au chef de gueules chargé d'une croix pattée à huit pointes adextrée d'une crosse posée en bande et senestrée d'une mitre posée en barre, le tout d'or..

Village dépendant de l’abbaye de Saint-Savin. Croix des Hospitaliers de St Jean, avec crosse et mitre du révérend père abbé de St-Savin. L’ours pour rappeler qu’il fut l’ennemi de la métairie des Hospitaliers qui fournissait laitages et beurre aux pèlerins de Compostelle. Après de nombreuses battues, ceux-ci réussirent à le tuer. Son crâne et ses pattes auraient été longtemps conservés dans la sacristie de l’église.

 
Sazos (BO en 2012)

SAZOS-65D'azur à la face ondée d'argent, au chef d'or chargé d'une clarine de gueules accostée de deux fleurs de lys de même.

La "Trucoualhe fleurisée de Sazos", écu souvenir d'un seigneur du lieu, vassal de la vicomté du Lavedan. La cloche, en réalité sonnaille, (trucou) évoque les troupeaux de moutons et d'agneau, richesse du village. L'onde d'argent correspondrait
au patronyme de Sazos (près de l'eau).


Sers (BO, CO)

Sers
D'azur au mont de trois coupeaux de sinople et à la crosse de gueules brochant, senestrée d'un soleil non figuré de même.

Il y a là non respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (sinople et gueules sur azur). Information contraire à celle des archives considérant ce blason comme conforme aux règles héraldiques (?).

La crosse pour rappeler Saint-Justin qui aurait été le premier évangélisateur de la Bigorre, peut-être son premier évêque. Il venait à Sers en ermitage. Voir dossier patrimoine humain.

 
Viella (CO)

Viella
D'or à deux vaches de gueules, colletées et clarinées d'azur, passant l'une sur l'autre.

Identique aux blasons de Bun, de Gaillagos et du Béarn. En 2007 Jean-François Le Nail avait proposé :  de gueules à deux brebis affrontées, d'argent au saint Michel terrassant le dragon d'or et de pointe.

Viey (BO)

VIEY-65D'azur à la brebis d'argent paissant sur un tertre de sinople, au chef d'or chargé de trois violettes au naturel
Les fleurs sont des violettes, qui poussent à VIEY, fin janvier, début février... d’où le "surnom" donné au Village de "Petit Toulouse".
 

 


Viscos  (BO)

  Viscos
De gueules un four de charbon à bois en forme de meule, au naturel, ouvert du champ, d'où s'échappent en chef 3 volutes de fumée d'argent, et posé sur une terrasse aussi au naturel.

Rappel du sobriquet des habitants ets carbouès de Biscos, les charbonniers (charbon de bois) de Viscos



Vizos (BO), créé par JP Fernon et adopté en 2011

600px-Blason ville fr Vizos 65.svgD'azur à la barre d'argent ; au chef d'or chargé de trois branches de prunelier en bande, fruitées chacune de quatre pièces, le tout au naturel.